1 387textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2013.
1 387
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Avec texte intégral
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Résumés IA
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En vigueur
Règlement · Directive · Décision · Recommandation
87 451Arrêt CJUE · Ordonnance · Conclusions
46 209Versions consolidées des textes
28 550Propositions · Communications · Initiatives
83 367Accord international · PESC · Traité
23 110Budget · Avis · Résolution · Divers
164 368La Cour de justice précise qu'une autorité nationale de concurrence peut constater une infraction à l'article 101 TFUE sans infliger d'amende, notamment lorsque l'entreprise a agi sur la base d'un avis juridique ou d'une décision antérieure de cette autorité. Toutefois, une telle circonstance n'exonère pas l'entreprise de sa responsabilité, mais peut influencer la fixation de la sanction. L'arrêt clarifie ainsi les conditions subjectives d'imposition d'une amende et le pouvoir d'appréciation des autorités nationales de concurrence.
28 février 2013
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la réglementation d'un État membre qui réserve l'exonération fiscale des revenus perçus pour des travaux effectués dans un pays tiers dans le cadre de l'aide au développement aux seuls contribuables dont l'employeur est établi sur le territoire national constitue une restriction à la libre circulation des travailleurs et à la libre prestation des services. Cette différence de traitement, qui défavorise les travailleurs dont l'employeur est établi dans un autre État membre, n'est pas justifiée par des raisons impérieuses d'intérêt général et est donc contraire au droit de l'Union.
28 février 2013
L'avocat général Cruz Villalón conclut que, pour le calcul du prorata de déduction de TVA d'un assujetti établi dans un État membre, le chiffre d'affaires réalisé par ses succursales situées dans d'autres États membres ou dans des États tiers ne doit pas être pris en compte. Cette interprétation des articles 17 et 19 de la sixième directive TVA limite le calcul du prorata aux seules opérations de l'établissement principal, ce qui a un impact direct sur les groupes d'assujettis uniques et les entreprises disposant d'établissements stables à l'étranger.
28 février 2013
Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne constate un manquement de la Hongrie pour transposition incomplète des directives 91/440/CEE et 2001/14/CE relatives au développement des chemins de fer communautaires. Il précise les obligations des États membres en matière de répartition des capacités d'infrastructure ferroviaire et de tarification, notamment l'indépendance du gestionnaire d'infrastructure. Pour un professionnel du droit français, cet arrêt rappelle l'importance d'une transposition exhaustive et loyale des directives ferroviaires, sous peine de sanctions.
28 février 2013
La Cour de justice de l'Union européenne a condamné l'Autriche pour manquement à ses obligations en matière d'indépendance du gestionnaire de l'infrastructure ferroviaire. En maintenant une structure de holding où le gestionnaire était intégré à une société mère également active dans le transport ferroviaire, l'Autriche n'a pas garanti l'indépendance organisationnelle et décisionnelle requise par les directives 91/440 et 2001/14. Cet arrêt précise les conditions de séparation entre la gestion de l'infrastructure et les activités de transport, imposant une transposition complète et effective des exigences d'indépendance.
28 février 2013
Dans l'arrêt C-427/11 (Margaret Kenny e.a.), la CJUE précise les conditions de justification objective d'une discrimination indirecte fondée sur le sexe en matière de rémunération (article 141 CE et directive 75/117/CEE). La Cour juge que des différences de traitement entre travailleurs à temps partiel (majoritairement féminins) et à temps plein ne peuvent être justifiées par des critères budgétaires ou de gestion administrative sans démontrer un lien de nécessité avec un objectif légitime et approprié. Cette décision renforce l'exigence de proportionnalité et de transparence pour les employeurs publics français confrontés à des écarts de rémunération liés au temps de travail.
28 février 2013
Les conclusions de l’avocat général dans l’affaire C‑542/11 précisent le moment de la naissance de la dette douanière pour des marchandises non communautaires placées en dépôt temporaire puis sous régime de transit externe. L’avocat général estime que la dette douanière naît lors de la mainlevée des marchandises par le bureau de douane de départ, et non lors de l’acceptation de la déclaration de transit, ce qui a des conséquences sur la détermination du débiteur et le calcul des droits. Cette interprétation clarifie les obligations des opérateurs et des autorités douanières dans le cadre du code des douanes communautaire.
28 février 2013
L'avocat général propose d'annuler l'arrêt du Tribunal ayant réduit l'amende infligée à Aalberts Industries pour participation à une entente dans le secteur des raccords en cuivre. Il estime que le Tribunal a commis une erreur de droit en jugeant que la Commission n'avait pas suffisamment démontré la poursuite de l'infraction par Aalberts après 2001, ce qui affecte la qualification d'infraction unique et continue et le calcul de la récidive.
28 février 2013
La Cour de justice de l'Union européenne fixe le montant des dépens que M. Marcuccio doit rembourser à la Commission européenne dans le cadre du litige C‑432/08 P. Cette ordonnance, rendue sur taxation des dépens, détermine les frais récupérables après l'arrêt au principal. Elle précise les critères de calcul des dépens exposés par la Commission, notamment les honoraires d'avocat et les frais de déplacement.
28 février 2013
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la réglementation allemande qui réserve l'exonération fiscale des revenus perçus pour des travaux effectués dans un État tiers dans le cadre de l'aide au développement aux seuls salariés dont l'employeur est établi en Allemagne constitue une restriction à la libre prestation des services et à la libre circulation des travailleurs. Cette restriction ne peut être justifiée par la nécessité de préserver la cohérence du système fiscal allemand. En conséquence, un État membre ne peut refuser cette exonération au seul motif que l'employeur est établi dans un autre État membre de l'UE.
28 février 2013
L'arrêt du Tribunal de l'UE du 27 février 2013 rejette le recours de la Pologne contestant les corrections financières appliquées par la Commission européenne au titre du FEOGA, du FEAGA et du FEADER. Le Tribunal confirme que le système polonais d'identification des parcelles agricoles (LPIS) était insuffisamment efficace et fiable, ce qui justifie l'exclusion de certaines dépenses du financement européen. Il précise notamment que l'article 20 du règlement n° 1782/2003 impose un système garantissant une identification fiable des parcelles, et que la Commission peut appliquer des corrections forfaitaires en cas de lacunes systémiques, même en l'absence de preuves d'irrégularités individuelles.
27 février 2013
Cet arrêt du Tribunal de l'UE précise l'application du critère de l'investisseur privé en économie de marché dans le secteur bancaire, s'agissant de crédits garantis par l'État hongrois et octroyés par une banque de développement. Le Tribunal annule partiellement la décision de la Commission en jugeant que celle-ci a commis une erreur d'appréciation en ne prenant pas en compte la rentabilité à long terme de l'opération pour l'État. Cette décision est utile pour les praticiens du droit des aides d'État, car elle rappelle que l'analyse de la compatibilité d'une mesure avec le marché doit intégrer une perspective économique globale et non se limiter à une approche court-termiste.
27 février 2013
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté comme irrecevable le recours en annulation introduit par des armements grecs contre des règlements de la Commission interdisant la pêche au thon rouge par les senneurs français et grecs. La décision précise que ces actes réglementaires, bien que ne comportant pas de mesures d'exécution, n'affectent pas directement les requérants car ils ne visent pas les navires individuellement, mais l'épuisement des quotas nationaux.
27 février 2013
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de la Pologne contestant la décision de la Commission d'exclure certaines dépenses du financement de l'UE, en raison de carences dans son système d'identification des parcelles agricoles (SIPA). La Pologne n'a pas démontré que son système était suffisamment efficace et fiable pour prévenir les irrégularités intentionnelles dans le cadre des paiements directs, comme l'exige l'article 20 du règlement n° 1782/2003. Cet arrêt confirme que les États membres supportent la charge de la preuve pour démontrer la fiabilité de leurs systèmes de contrôle et que la Commission peut appliquer des corrections financières forfaitaires en cas de lacunes systémiques.
27 février 2013
Cet arrêt du Tribunal de l'Union européenne rejette le recours en annulation d'armateurs grecs contre des règlements de la Commission interdisant la pêche au thon rouge par les senneurs français et grecs en 2010. Le Tribunal juge que ces mesures, fondées sur le taux d'épuisement des quotas nationaux et la capacité de capture réelle des navires, sont légales et proportionnées. Pour le professionnel du droit français, cette décision confirme la large marge d'appréciation de la Commission dans la gestion des quotas de pêche et la validité des interdictions immédiates pour assurer la conservation des ressources halieutiques.
27 février 2013
Le Tribunal de l'Union européenne, dans l'affaire T-387/11, a annulé la décision de la Commission concernant des crédits garantis par la Hongrie et octroyés par une banque de développement à l'entreprise Nitrogénművek. Il a jugé que la Commission avait commis une erreur en appliquant le critère de l'investisseur privé, car elle n'avait pas suffisamment pris en compte le contexte économique et les garanties offertes. Cet arrêt précise les conditions d'application du critère de l'investisseur privé en matière d'aides d'État, notamment pour les interventions publiques dans le secteur bancaire.
27 février 2013
Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne (grande chambre) du 26 février 2013 (affaire C-399/11, Melloni) précise que le niveau de protection des droits fondamentaux garanti par la Charte des droits fondamentaux de l'UE ne peut être relevé par un État membre, dans le cadre de l'exécution d'un mandat d'arrêt européen, si cela compromet la primauté, l'unité et l'effectivité du droit de l'Union. En l'espèce, la Cour a jugé que le droit espagnol ne pouvait pas refuser l'exécution d'un mandat d'arrêt européen émis pour une condamnation par défaut en se fondant sur un standard de protection plus élevé que celui prévu par la décision-cadre relative au mandat d'arrêt européen, car cela remettrait en cause le principe de confiance mutuelle.
26 février 2013
Le Tribunal de la fonction publique de l'Union européenne a annulé la décision de la Commission européenne de résilier le contrat d'agent contractuel à durée indéterminée de Mme Bojc Golob. L'arrêt précise les conditions de validité d'une telle résiliation, notamment l'obligation pour l'institution de motiver sa décision et de respecter le principe de proportionnalité, en vérifiant que la rupture du lien de confiance invoquée repose sur des éléments objectifs et sérieux. Cette décision rappelle aux institutions européennes les limites de leur pouvoir d'appréciation dans la gestion des contrats à durée indéterminée de leurs agents.
26 février 2013
Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne précise que, pour un vol avec correspondances, le droit à indemnisation forfaitaire prévu par le règlement (CE) n° 261/2004 est apprécié en fonction du retard constaté à l'arrivée à la destination finale, et non au regard du retard au départ de chaque segment. Ainsi, un passager peut prétendre à une indemnisation de 600 euros si son arrivée finale est retardée de trois heures ou plus, même si le retard initial était inférieur à ce seuil.
26 février 2013
Le Tribunal de l'UE rejette comme irrecevable ou non fondé le recours de la société Castiglioni contre la Commission européenne, contestant le rejet de son offre et l'attribution d'un marché public de travaux sur le site d'Ispra. L'ordonnance précise les conditions de recevabilité des moyens nouveaux en cours d'instance et rappelle les critères de sélection des offres dans les marchés publics européens. Cette décision confirme la marge d'appréciation de la Commission dans l'évaluation des offres et la rigueur procédurale attendue des soumissionnaires.
26 février 2013