1 387textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2013.
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Règlement · Directive · Décision · Recommandation
87 451Arrêt CJUE · Ordonnance · Conclusions
46 209Versions consolidées des textes
28 550Propositions · Communications · Initiatives
83 367Accord international · PESC · Traité
23 110Budget · Avis · Résolution · Divers
164 368Dans cet arrêt, la Cour de justice de l'Union européenne interprète l'article 49 TFUE relatif à la liberté d'établissement. Elle juge qu'une législation fiscale nationale qui permet à une société mère de déduire les pertes de sa filiale résidente, mais exclut cette déductibilité pour les pertes d'une filiale non-résidente, constitue une restriction à cette liberté. Une telle différence de traitement n'est pas justifiée lorsqu'il n'existe pas de risque de double déduction des pertes et que la filiale non-résidente a épuisé toutes les possibilités de prise en compte de ses pertes dans son État d'établissement.
21 février 2013
La Cour de justice de l'Union européenne précise les modalités d'exécution directe d'une mesure d'instruction par la juridiction d'un État membre, en application du règlement (CE) n° 1206/2001. Elle juge que cette exécution peut être confiée à un expert dont la mission s'étend partiellement sur le territoire d'un autre État membre, sans qu'il soit nécessaire de recourir à la procédure de transmission par l'autorité centrale de cet État. Cette solution facilite la coopération transfrontalière en matière probatoire, notamment pour les expertises techniques complexes.
21 février 2013
La Cour de justice de l'Union européenne, dans ses conclusions, précise que le droit à une rémunération ou à une prestation adéquate pendant le congé de maternité, garanti par la directive 92/85/CEE, ne peut être subordonné à l'exercice préalable d'une activité professionnelle. Elle juge qu'une convention collective nationale qui refuse le paiement du salaire durant le congé de maternité à une travailleuse ayant interrompu un congé parental non rémunéré pour prendre ce congé est contraire au droit de l'Union. Cette décision a une portée directe pour le droit français, notamment en matière de non-discrimination et de maintien des droits sociaux des travailleuses enceintes, même en cas de congé parental préalable.
21 février 2013
Dans l'arrêt Dumont de Chassart (C-619/11), la CJUE a interprété le règlement (CEE) n° 1408/71 relatif à la sécurité sociale. Elle a jugé que, pour l'octroi de prestations d'orphelin, les périodes d'assurance ou d'emploi accomplies par le parent survivant dans un autre État membre doivent être totalisées, même si le parent décédé n'avait pas lui-même de telles périodes. Cette décision impose à l'État membre compétent de prendre en compte les droits acquis par le parent survivant dans un autre État pour éviter une perte de droits à prestations familiales.
21 février 2013
Cette ordonnance du Tribunal de la fonction publique de l’UE clarifie la distinction entre les différents statuts de personnel non permanent (agents temporaires, contractuels et auxiliaires) au sein des institutions européennes, en application des articles 2, 3 bis, 3 ter, 8 et 88 du RAA. Elle précise les règles applicables à la durée maximale des contrats et examine l’applicabilité de la directive 1999/70/CE concernant l’accord-cadre CES, UNICE et CEEP sur le travail à durée déterminée aux institutions de l’Union. Pour un professionnel du droit français, cette décision est utile pour comprendre les limites imposées à l’emploi précaire dans la fonction publique européenne et les conséquences juridiques du dépassement de ces durées maximales.
21 février 2013
Ces conclusions de l'avocat général portent sur la compatibilité avec le droit de l'Union des législations allemandes subordonnant l'octroi d'une aide à la formation pour des études dans un autre État membre à une condition de résidence préalable de trois ans en Allemagne. L'avocat général y propose à la Cour de juger que cette condition constitue une restriction injustifiée à la libre circulation des citoyens de l'Union, consacrée à l'article 21 TFUE.
21 février 2013
Cet arrêt de la CJUE interprète l'article 6, second alinéa, du règlement Dublin II (n° 343/2003) concernant le transfert d'un mineur non accompagné ayant déposé des demandes d'asile dans deux États membres successifs. La Cour juge que le transfert vers l'État membre de première demande est possible, même en l'absence de membres de la famille sur son territoire, à condition que cette décision respecte l'intérêt supérieur de l'enfant garanti par l'article 24, paragraphe 2, de la Charte des droits fondamentaux de l'UE.
21 février 2013
Cet arrêt du Tribunal de l'Union européenne (affaire T‑9/10) précise les obligations de motivation et d'appréciation de la Commission dans le cadre d'une procédure de passation de marchés publics de services. Il confirme que le pouvoir adjudicateur doit motiver de manière suffisante le rejet d'une offre et l'attribution du marché, en distinguant clairement les critères de sélection (capacités du soumissionnaire) des critères d'attribution (qualité de l'offre). Le Tribunal rejette le recours d'Evropaïki Dynamiki en estimant que la Commission n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en écartant son offre technique.
21 février 2013
Cette ordonnance rejette un pourvoi contre une décision de la Commission refusant le remboursement intégral de frais médicaux. Le Tribunal confirme que l'administration n'est pas tenue de motiver individuellement le refus lorsqu'elle applique des critères médicaux préétablis, et que la production de l'avis médical en justice régularise la procédure. Le pourvoi est jugé manifestement non fondé car il ne démontre pas d'erreur de droit dans l'interprétation de l'article 72 du Statut des fonctionnaires.
21 février 2013
Cette ordonnance du Tribunal de la fonction publique de l’UE déclare irrecevable le recours de M. Marcuccio contre la Commission européenne. La raison principale est que la requête introductive d'instance, bien que déposée par télécopie dans le délai, ne comportait pas la signature manuscrite originale de son avocat, ce qui a entraîné la tardiveté du recours. Cette décision rappelle l'importance du strict respect des formalités de signature pour la validité des actes de procédure devant les juridictions de l'Union.
21 février 2013
La Cour de justice de l'Union européenne a rejeté le pourvoi de Seven for all mankind LLC, confirmant l'arrêt du Tribunal. Elle a jugé qu'il existe un risque de confusion entre la marque verbale antérieure «SEVEN» et la marque figurative contenant l'élément «SEVEN», en raison de la similitude visuelle, phonétique et conceptuelle des signes. Cette décision précise les critères d'appréciation du risque de confusion dans le cadre d'une opposition fondée sur un motif relatif de refus.
21 février 2013
Cette ordonnance du Tribunal de la fonction publique de l'UE déclare irrecevable le recours de M. Marcuccio contre la Commission européenne pour cause de tardiveté. La requête, bien qu'introduite par télécopie dans le délai, était dépourvue de la signature manuscrite de l'avocat conforme à celle figurant sur l'original adressé par courrier, ce qui a empêché la régularisation et a entraîné l'irrecevabilité manifeste de l'action. Cette décision rappelle l'importance du strict respect des formalités de signature et de transmission des actes de procédure devant les juridictions de l'Union.
21 février 2013
La Cour de justice de l'Union européenne a précisé la notion de "tiers" au sens de l'article 9, paragraphe 1, du règlement (CE) n° 207/2009 sur la marque communautaire. Elle a jugé que le titulaire d'une marque communautaire postérieure peut être considéré comme un "tiers" pouvant être poursuivi pour contrefaçon par le titulaire d'une marque antérieure, même si cette marque postérieure est valide. Cette décision clarifie les droits du titulaire d'une marque antérieure face à l'usage non autorisé de son signe par le détenteur d'un droit de marque postérieur.
21 février 2013
L'arrêt Salgado González (C-282/11) précise les modalités de calcul des prestations de vieillesse pour un travailleur migrant, en application de l'article 48 TFUE et du règlement n° 1408/71. Il juge que le droit de l'Union s'oppose à une législation nationale qui, pour déterminer le montant de la pension, applique une formule de calcul moins favorable au travailleur ayant exercé son droit à la libre circulation, en raison de la prise en compte de périodes d'assurance accomplies dans un autre État membre. En substance, la Cour impose que le calcul de la prestation ne pénalise pas le travailleur migrant par rapport à un travailleur qui n'a jamais quitté son État d'origine.
21 février 2013
Cet arrêt du Tribunal de l'Union européenne confirme le rejet d'une demande en nullité de la marque verbale « BIODERMA » pour des produits cosmétiques. Il précise que l'absence de violation des droits de la défense (article 75 du règlement n° 207/2009) et le caractère descriptif ou non distinctif de la marque (article 7, paragraphe 1, sous b) et c)) doivent être appréciés au regard de la perception du public pertinent. Pour le praticien français, cette décision illustre la rigueur avec laquelle la CJUE examine les motifs absolus de nullité, notamment lorsque le signe est perçu comme une indication descriptive de la destination des produits.
21 février 2013
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que le titulaire d'une marque communautaire postérieure peut être considéré comme un « tiers » au sens de l'article 9, paragraphe 1, du règlement (CE) n° 207/2009, et donc voir son usage de la marque interdit par le titulaire d'une marque antérieure. Cet arrêt précise la notion de tiers dans le cadre d'un conflit entre marques communautaires, en excluant toute immunité pour le titulaire d'un droit postérieur.
21 février 2013
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que, pour l'application de la directive 2002/83/CE sur l'assurance directe sur la vie, la notion d'"État membre de l'engagement" est déterminée au moment de la conclusion du contrat. Ainsi, lorsqu'un preneur d'assurance, résidant aux Pays-Bas lors de la souscription, transfère ultérieurement sa résidence habituelle en Belgique, l'État membre de l'engagement reste celui où le contrat a été initialement conclu. Par conséquent, la Belgique ne peut pas imposer sa taxe annuelle sur les opérations d'assurance à un tel contrat, car cela constituerait une restriction à la libre prestation de services.
21 février 2013
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours d'Esge contre le refus d'enregistrement de la marque verbale "KMIX" pour des appareils de cuisine, en raison d'un risque de confusion avec la marque antérieure "BAMIX". L'arrêt confirme que, pour des produits identiques ou similaires, des différences phonétiques et conceptuelles limitées ne suffisent pas à écarter le risque de confusion lorsque les signes partagent une structure et une consonance proches. Cette décision illustre l'application stricte du critère de l'impression d'ensemble dans l'appréciation du risque de confusion au sens de l'article 8, § 1, b) du règlement n° 207/2009.
21 février 2013
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que, pour l'octroi de prestations d'orphelin, les articles 72 et 78 du règlement n° 1408/71 imposent de prendre en compte les périodes d'assurance ou d'emploi accomplies par le parent survivant dans un autre État membre, et non uniquement celles du parent décédé. Cette décision clarifie que le principe de totalisation des périodes s'applique également au parent survivant pour déterminer le droit aux prestations familiales pour orphelins.
21 février 2013
Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne précise les critères d'appréciation de la similitude entre signes dans le cadre d'une procédure d'opposition à l'enregistrement d'une marque communautaire. La Cour rappelle que l'examen du risque de confusion doit reposer sur une appréciation globale des similitudes visuelles, phonétiques et conceptuelles, en tenant compte de l'impression d'ensemble produite par les marques. En l'espèce, la présence de l'élément commun "SEVEN" ne suffit pas à caractériser un risque de confusion si les différences entre les signes sont suffisamment marquantes pour écarter toute association dans l'esprit du public pertinent.
21 février 2013