1 082textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2014.
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Résumés IA
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En vigueur
Règlement · Directive · Décision · Recommandation
86 834Arrêt CJUE · Ordonnance · Conclusions
45 517Versions consolidées des textes
28 359Propositions · Communications · Initiatives
82 754Accord international · PESC · Traité
22 943Budget · Avis · Résolution · Divers
163 117Cette ordonnance de la Cour de justice de l'Union européenne fixe le montant des dépens récupérables dans le cadre des affaires C-474/09 P à C-476/09 P, opposant la Comunidad autónoma de La Rioja au Territorio Histórico de Vizcaya. Elle détermine les frais de justice que la partie condamnée aux dépens doit rembourser à la partie gagnante. Pour le praticien français, cette décision illustre la procédure de taxation des dépens devant la CJUE et les critères retenus pour évaluer les frais exposés.
16 octobre 2014
La Cour de justice de l'Union européenne précise la notion d'« établissement stable » du destinataire d'une prestation de services au sens de l'article 44 de la directive TVA (2006/112/CE) pour déterminer le lieu de taxation des prestations intracommunautaires. Elle juge que cette notion implique une présence humaine et technique suffisamment permanente pour recevoir et utiliser les services, ce qui ne saurait se limiter à une simple structure juridique ou administrative. Cet arrêt est essentiel pour les professionnels français confrontés à des opérations transfrontalières, car il clarifie les critères de rattachement fiscal des prestations de services entre assujettis.
16 octobre 2014
Le Tribunal de l'Union européenne a annulé la décision de la Commission européenne qui qualifiait d'aide d'État incompatible le tarif préférentiel d'électricité accordé à Alcoa Trasformazioni Srl en Italie. La juridiction a jugé que la Commission n'avait pas suffisamment motivé sa conclusion concernant l'existence d'un avantage économique sélectif, ni démontré correctement le montant de l'aide à récupérer. Cet arrêt précise les exigences de motivation pesant sur la Commission en matière d'aides d'État et la nécessité d'une analyse rigoureuse de l'avantage conféré par des mesures tarifaires.
16 octobre 2014
L'arrêt du Tribunal de l'UE (affaire T-297/12) précise les conditions d'engagement de la responsabilité non contractuelle de la Commission pour avoir communiqué à des tiers des informations préjudiciables à la réputation d'un soumissionnaire évincé d'un marché public. Il rappelle que la réparation d'un préjudice moral nécessite la démonstration d'une violation suffisamment caractérisée d'une règle de droit conférant des droits aux particuliers.
16 octobre 2014
Le Tribunal de l'Union européenne, dans son arrêt du 16 octobre 2014 (affaire T-291/11, Portovesme/Commission), a rejeté le recours de la société Portovesme contre la décision de la Commission qualifiant de nouvelle aide d'État incompatible le tarif préférentiel d'électricité dont elle bénéficiait. Le Tribunal a confirmé que ce tarif constituait un avantage sélectif, et a jugé que la Commission n'avait pas violé le principe d'égalité de traitement ni méconnu le délai raisonnable dans le cadre de son examen. Cet arrêt précise ainsi les conditions de qualification d'une mesure comme aide d'État nouvelle et la portée du contrôle juridictionnel sur le respect des délais par la Commission.
16 octobre 2014
L'arrêt du Tribunal de l'UE du 16 octobre 2014 (affaire T-444/12, Novartis/OHMI) rejette le recours de Novartis contre le refus d'enregistrement de la marque verbale "LINEX" pour des produits pharmaceutiques. Le Tribunal confirme l'existence d'un risque de confusion avec la marque antérieure "LINES PERLA", en raison de la similitude visuelle et phonétique des signes et de la complémentarité des produits concernés. Cette décision illustre l'application stricte du critère de risque de confusion (article 8, §1, b) du règlement n°207/2009) et rappelle que l'OHMI n'est pas tenu d'examiner d'office des faits non invoqués par les parties (article 76, §1).
16 octobre 2014
Le Tribunal de l'Union européenne a jugé que le règlement (CE) n° 2580/2001 relatif au gel des fonds dans le cadre de la lutte contre le terrorisme est applicable en période de conflit armé. Il a précisé qu'une autorité d'un État tiers peut être qualifiée d'autorité compétente au sens de la position commune 2001/931/PESC, à condition que ses décisions soient fondées sur des éléments factuels sérieux et crédibles. En l'espèce, le Tribunal a annulé le gel des fonds du LTTE, faute pour le Conseil d'avoir démontré que les décisions de gel reposaient sur une décision d'une autorité compétente prise conformément à la position commune.
16 octobre 2014
La Cour a jugé que le règlement (CE) n° 2580/2001 sur le gel des fonds s'applique également en période de conflit armé, et qu'une autorité d'un État tiers peut être qualifiée d'autorité compétente au sens de la position commune 2001/931/PESC. L'arrêt précise que les décisions de gel doivent reposer sur une base factuelle solide, incluant la référence à des actes de terrorisme, et nécessitent une décision préalable d'une autorité compétente.
16 octobre 2014
La Cour de justice de l'Union européenne rejette le pourvoi du Danemark et confirme la correction financière infligée par la Commission pour non-respect des règles relatives au gel des terres. L'arrêt précise que l'obligation de maintenir une couverture végétale sur les parcelles gelées est impérative, et que les contrôles par télédétection constituent une méthode valable pour vérifier ce respect. Cette décision rappelle l'importance de la conformité stricte aux conditions d'octroi des aides de la PAC, sous peine de sanctions financières.
15 octobre 2014
La Cour de justice de l'Union européenne a rejeté le pourvoi du Danemark contestant les corrections financières appliquées par la Commission au titre du FEOGA pour non-respect des règles relatives au gel des terres. L'arrêt confirme que l'obligation de maintenir une couverture végétale sur les parcelles gelées s'impose aux États membres, et que la Commission peut valablement recourir à des contrôles par télédétection pour vérifier le respect de cette obligation. Cette décision précise les conditions de mise en œuvre des contrôles agricoles et les conséquences financières de leur non-respect pour les États membres.
15 octobre 2014
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours d'El Corte Inglés contre le refus de l'OHMI d'opposer sa marque "El Corte Inglés" à la demande de marque verbale "The English Cut". Il a jugé qu'il n'existait pas de risque de confusion ni de risque d'association entre les signes, en raison de l'absence de similitude visuelle, phonétique et conceptuelle, et que les conditions de l'article 8, paragraphe 5, du règlement n° 207/2009 n'étaient pas remplies.
15 octobre 2014
Cet arrêt du Tribunal de la fonction publique de l'UE précise l'étendue du pouvoir d'appréciation de l'autorité investie du pouvoir de nomination (AIPN) lors de la définition des conditions d'éligibilité dans un avis de vacance interne. Il rappelle que l'AIPN peut fixer des conditions spécifiques, mais que celles-ci doivent être objectivement justifiées par les besoins du poste à pourvoir et ne sauraient être arbitraires. La décision souligne le contrôle juridictionnel exercé sur la légalité de ces conditions, notamment en cas de contestation par un candidat non retenu.
15 octobre 2014
L'arrêt du Tribunal de la fonction publique de l'UE (affaire F-55/10 RENV) précise l'étendue du pouvoir d'appréciation de l'autorité investie du pouvoir de nomination (AIPN) lors de la définition des conditions d'éligibilité dans un avis de vacance interne. Il rappelle que l'AIPN peut fixer des conditions spécifiques, mais que celles-ci doivent être objectivement justifiées et ne pas méconnaître le principe de non-discrimination. Cette décision encadre ainsi la marge de manœuvre des institutions dans la gestion de leurs procédures de recrutement interne.
15 octobre 2014
Cet arrêt du Tribunal de la fonction publique de l'UE, rendu après renvoi, concerne le contrôle juridictionnel d'une décision de non-promotion d'un fonctionnaire au titre de l'exercice 2010. Il précise les obligations du Conseil de l'Union européenne en matière d'examen comparatif des mérites, notamment quant à la motivation et à la prise en compte de l'ensemble des éléments pertinents du dossier individuel. La décision rappelle les exigences procédurales strictes auxquelles est soumise l'autorité investie du pouvoir de nomination dans le cadre des promotions.
15 octobre 2014
L'arrêt du Tribunal de la fonction publique de l'UE du 15 octobre 2014 (affaire F-23/11 RENV, AY/Conseil) précise les obligations de l'administration dans le cadre de l'examen comparatif des mérites lors d'un exercice de promotion. Il rappelle que la décision de ne pas promouvoir un fonctionnaire doit être fondée sur une appréciation rigoureuse et individualisée de ses mérites au regard des critères légaux, et non sur des considérations générales. Cette décision fait suite à un renvoi après annulation, soulignant l'importance du contrôle juridictionnel sur la motivation et la régularité de la procédure de promotion.
15 octobre 2014
Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne (grande chambre) précise les conditions d'engagement de la responsabilité non contractuelle de l'Union sur le fondement de l'article 340, deuxième alinéa, TFUE, dans le cadre de mesures d'urgence en matière de quotas de pêche. La Cour juge que l'existence d'un préjudice réel et certain, condition nécessaire à cette responsabilité, ne saurait être déduite de la seule perte d'une chance de pêcher, en l'absence de droits subjectifs acquis à exploiter les quotas concernés. En conséquence, le pourvoi de M. Giordano, qui contestait le refus de la Commission de l'indemniser, est rejeté.
14 octobre 2014
Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne (grande chambre) précise les conditions d'engagement de la responsabilité non contractuelle de l'Union au titre de l'article 340, deuxième alinéa, TFUE dans le cadre de la politique commune de la pêche. Il juge que les quotas de pêche attribués aux États membres ne confèrent pas aux opérateurs économiques un droit subjectif à pêcher une quantité déterminée de poissons, de sorte que l'adoption de mesures d'urgence par la Commission réduisant ces quotas ne constitue pas, en elle-même, un préjudice réel et certain indemnisable. En conséquence, le pourvoi d'un pêcheur français contestant le refus de la Commission de l'indemniser pour la perte de ses possibilités de pêche est rejeté.
14 octobre 2014
Cet arrêt du Tribunal de l'Union européenne confirme la décision de la Commission condamnant Soliver pour sa participation à une entente sur le marché du verre automobile, caractérisée par des accords de partage de marchés et des échanges d'informations sensibles. Le Tribunal se prononce notamment sur la notion d'infraction unique et continue, précisant les conditions de participation d'une entreprise à une telle infraction globale. Pour un professionnel du droit français, cette décision éclaire les critères de preuve et d'imputabilité d'une participation à une entente complexe, renforçant la portée de l'article 101 TFUE.
10 octobre 2014
10 octobre 2014
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la législation allemande imposant une imposition forfaitaire des revenus issus de fonds d'investissement étrangers qui ne respectent pas les obligations de communication et de publication constitue une restriction à la libre circulation des capitaux (article 63 TFUE). Cette restriction n'est pas justifiée par la nécessité de garantir l'efficacité des contrôles fiscaux, car elle est disproportionnée par rapport à l'objectif poursuivi. En conséquence, un État membre ne peut pas traiter de manière moins favorable les revenus de fonds étrangers par rapport à ceux de fonds nationaux en raison d'un simple défaut de conformité aux obligations déclaratives.
9 octobre 2014