1 082textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2014.
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Avec texte intégral
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Résumés IA
0
En vigueur
Règlement · Directive · Décision · Recommandation
86 834Arrêt CJUE · Ordonnance · Conclusions
45 517Versions consolidées des textes
28 359Propositions · Communications · Initiatives
82 754Accord international · PESC · Traité
22 943Budget · Avis · Résolution · Divers
163 117Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne précise que, pour un travailleur rémunéré par un salaire de base et des commissions, le montant du congé annuel payé doit inclure les commissions liées à l'activité personnelle du salarié. Il juge que toute composante de la rémunération liée à l'exécution des tâches contractuelles doit être maintenue pendant le congé pour ne pas dissuader le travailleur d'exercer son droit. Cette décision impose donc aux employeurs de calculer l'indemnité de congés payés en tenant compte des commissions perçues, afin de garantir un niveau de rémunération comparable à celui des périodes travaillées.
22 mai 2014
L'arrêt de la Cour de justice dans l'affaire C-35/12 P confirme l'approche de la Commission européenne concernant la notion d'infraction unique et continue dans le cadre d'une entente sur le marché des sacs industriels en plastique. La Cour rejette le pourvoi d'ASPLA, validant ainsi la qualification d'une série d'accords anticoncurrentiels comme constituant une infraction globale, ce qui permet d'imputer à une entreprise la responsabilité de l'ensemble du comportement infractionnel, même si elle n'a pas participé à tous ses éléments constitutifs. Cette décision précise les conditions de preuve et d'imputation d'une infraction complexe en droit de la concurrence de l'Union.
22 mai 2014
Le Tribunal de la fonction publique de l'UE précise les conditions d'octroi de la double allocation pour enfant à charge prévue à l'article 67, paragraphe 3, du statut. Il juge que l'administration, tenue par un devoir de sollicitude, doit mettre en œuvre une solution à l'amiable intervenue suite à l'intervention du Médiateur européen, même si celle-ci n'est pas formellement contraignante. L'arrêt rappelle ainsi que l'administration ne peut se retrancher derrière une interprétation stricte du statut pour refuser d'exécuter un accord transactionnel.
22 mai 2014
L'arrêt du Tribunal de l'UE (affaire T-633/11) précise les conditions d'application de l'article 18 du règlement antidumping de base (n° 1225/2009), concernant le recours aux "données disponibles" en cas de défaut de coopération d'un exportateur. Il juge que le refus de fournir des informations dans les délais impartis, même en l'absence de mauvaise foi, peut justifier que la Commission écarte les données fournies tardivement et utilise les données disponibles, y compris celles de la plainte, pour déterminer la marge de dumping. Cette décision confirme la rigueur procédurale imposée aux parties dans les enquêtes antidumping et la validité des constatations fondées sur les "faits disponibles".
22 mai 2014
Le Tribunal de l'Union européenne a annulé le règlement imposant des droits antidumping définitifs sur les importations de carreaux en céramique chinois, en raison d'une violation du droit de la défense. La CJUE a jugé que le Conseil avait appliqué de manière erronée l'article 18 du règlement antidumping de base en recourant aux données disponibles, faute d'avoir accordé aux sociétés requérantes un délai suffisant pour fournir les informations nécessaires. Cette décision rappelle l'importance du respect des garanties procédurales dans les enquêtes antidumping.
22 mai 2014
22 mai 2014
Dans cette affaire, la Cour de justice de l'Union européenne précise la notion de "services liés à l'utilisation de l'eau" au sens de la directive-cadre sur l'eau (2000/60/CE). Elle rejette le recours de la Commission contre l'Allemagne, estimant que les activités de retenue, de stockage et de dérivation des eaux de surface à des fins de production hydroélectrique, de navigation ou de protection contre les inondations ne constituent pas des "services liés à l'utilisation de l'eau" soumis à l'obligation de récupération des coûts. Cette interprétation restrictive de la notion a une portée importante pour les États membres, qui ne sont pas tenus d'appliquer le principe de récupération des coûts à ces activités.
22 mai 2014
Les conclusions de l'avocat général Sharpston dans l'affaire C-426/12 précisent la notion de "double usage" des produits énergétiques au sens de l'article 2, paragraphe 4, sous b), de la directive 2003/96/CE. Elles clarifient que cette exemption de taxation s'applique lorsque les produits sont utilisés à la fois comme combustible et pour d'autres fins spécifiques, et non lorsqu'ils sont simplement employés dans un processus industriel. Cette interprétation est cruciale pour les professionnels du droit fiscal français confrontés à des litiges sur l'éligibilité des produits énergétiques à l'exonération.
22 mai 2014
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le pourvoi d'un fonctionnaire contestant sa révocation, estimant que la procédure disciplinaire n'était pas entachée d'irrégularité malgré l'existence d'une enquête pénale nationale parallèle. L'arrêt précise que l'administration n'est pas tenue de suspendre sa procédure disciplinaire en attendant l'issue d'une procédure pénale nationale, et que le principe d'égalité de traitement n'impose pas une telle suspension. Enfin, le Tribunal rappelle que l'interdiction de licenciement pendant un congé de maternité ne s'applique pas aux sanctions disciplinaires fondées sur des faits distincts de l'état de grossesse.
22 mai 2014
Le Tribunal de l'Union européenne rejette le recours de BSA contre la décision de l'OHMI (EUIPO) concernant la marque « PRÉSIDENT », au motif que le signe est dépourvu de caractère distinctif pour désigner des services de vente au détail. Cette ordonnance confirme l'application stricte des critères de distinctivité pour les marques verbales courantes, rappelant aux praticiens français que des termes laudatifs ou descriptifs ne peuvent être monopolisés à titre de marque sans preuve d'un caractère distinctif acquis par l'usage.
22 mai 2014
Dans l'arrêt Glatzel (C-356/12), la CJUE valide la norme minimale d'acuité visuelle binoculaire (0,5) pour l'obtention du permis de conduire, fixée à l'annexe III, point 6.4, de la directive 2006/126/CE. La Cour juge que cette exigence, qui ne prévoit pas de dérogation individuelle, ne viole ni le principe d'égalité de traitement ni l'interdiction de discrimination fondée sur le handicap (articles 20, 21 et 26 de la Charte des droits fondamentaux), car elle est objectivement justifiée par des impératifs de sécurité routière et proportionnée. Pour le professionnel du droit français, cet arrêt confirme la marge d'appréciation du législateur de l'Union pour établir des normes médicales minimales harmonisées, même sans aménagement individuel, dès lors qu'elles poursuivent un objectif légitime de sécurité publique.
22 mai 2014
L'avocat général propose d'interpréter le règlement (CE) n° 810/2009 (code des visas) comme s'opposant à une réglementation nationale qui exige, pour l'entrée sur le territoire, que le visa uniforme soit apposé sur un document de voyage en cours de validité. Selon lui, l'annulation du passeport n'affecte pas automatiquement la validité du visa qui y est apposé, tant que ce visa n'a pas été formellement annulé ou abrogé par les autorités compétentes. Cette position clarifie les conditions d'entrée pour les titulaires d'un visa valide mais dont le document de voyage a été annulé.
21 mai 2014
Le Tribunal de l'UE a rejeté le recours de Lian Catinis contre le refus de la Commission de lui donner accès à des documents relatifs à une enquête de l'OLAF sur un projet en Syrie. Il a confirmé que l'exception de protection des objectifs des activités d'enquête (article 4, §2, 3e tiret du règlement 1049/2001) s'opposait à la divulgation, car celle-ci aurait nui à l'efficacité de l'enquête en cours. Pour le praticien français, cet arrêt rappelle que le refus d'accès aux documents préparatoires d'une enquête de l'OLAF est justifié tant que l'enquête n'est pas close, même en l'absence de risque concret de préjudice.
21 mai 2014
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours d'Eni SpA contre le refus partiel d'enregistrement de sa marque verbale "ENI" par l'OHMI. Il a confirmé l'existence d'un risque de confusion avec la marque figurative antérieure "EMI" pour des produits et services identiques ou similaires, en raison de la similitude visuelle et phonétique des signes. Cette décision illustre l'application stricte de l'article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement n° 207/2009 sur la marque communautaire.
21 mai 2014
Cet arrêt du Tribunal de l'UE annule partiellement la décision de la Commission infligeant une amende à Toshiba pour sa participation à une entente sur le marché des transformateurs de puissance. Le Tribunal juge que la Commission a commis une erreur en utilisant, pour le calcul de l'amende, une part de marché fictive de Toshiba sur l'EEE, fondée sur ses ventes mondiales, au lieu de ses ventes réelles dans l'EEE, ce qui a conduit à une amende excessive. Cette décision précise les modalités de calcul du montant de base des amendes, notamment l'année de référence et l'utilisation de parts de marché réelles plutôt que fictives.
21 mai 2014
Le Tribunal de l'Union européenne, dans l'affaire T-347/12 P, a précisé que l'obligation de motivation d'un acte faisant grief doit être appréciée au regard de la décision initiale de non-renouvellement d'un contrat d'agent temporaire, et non des motifs supplémentaires apportés ultérieurement dans la décision de rejet de la réclamation. Cet arrêt rappelle que l'administration ne peut pas régulariser a posteriori un défaut de motivation en invoquant des raisons nouvelles lors de l'examen de la réclamation. Pour le professionnel du droit français, cette décision renforce l'exigence de motivation initiale des actes administratifs individuels en matière de fonction publique européenne.
21 mai 2014
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours d'Eni contre le refus partiel d'enregistrement de sa marque verbale "ENI" pour des produits et services en lien avec l'énergie, en raison d'un risque de confusion avec la marque figurative antérieure "EMI" pour des produits similaires. L'arrêt confirme l'application stricte de l'article 8, §1, b) du règlement n°207/2009, en retenant une similitude visuelle et phonétique entre les signes, malgré leurs différences conceptuelles. Pour le praticien français, cette décision illustre l'importance d'une évaluation globale du risque de confusion, où la similitude des produits peut compenser un faible degré de similitude des signes.
21 mai 2014
Le Tribunal de l'Union européenne annule l'arrêt du Tribunal de la fonction publique dans l'affaire Macchia, jugeant que ce dernier a excédé sa compétence en statuant *ultra petita* et en méconnaissant le principe du contradictoire. L'arrêt précise la notion d'« intérêt du service » dans le cadre de l'article 8 du RAA pour le non-renouvellement d'un contrat d'agent temporaire à durée déterminée, et rappelle l'étendue du devoir de sollicitude de l'administration.
21 mai 2014
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de la société Bateaux mouches contre le refus de l'OHMI d'enregistrer la marque figurative "BATEAUX-MOUCHES". Il a confirmé que ce signe est dépourvu de caractère distinctif et purement descriptif pour désigner des services de transport fluvial touristique, car il décrit directement la nature des services. La preuve d'un caractère distinctif acquis par l'usage n'a pas été rapportée pour l'ensemble de l'Union.
21 mai 2014
Le Tribunal de l'Union européenne fixe le montant des dépens récupérables par l'OHMI (devenu EUIPO) dans le cadre d'un litige en matière de marque de l'Union. L'ordonnance précise les critères retenus pour évaluer le caractère nécessaire des frais exposés, notamment les honoraires d'avocat et les frais de déplacement, en fonction de la complexité de l'affaire et de l'intérêt économique en jeu. Cette décision fournit un éclairage utile pour tout professionnel du droit français amené à chiffrer ou contester des dépens dans le contentieux des marques de l'Union.
21 mai 2014