1 753textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2015.
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Avec texte intégral
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En vigueur
Règlement · Directive · Décision · Recommandation
86 834Arrêt CJUE · Ordonnance · Conclusions
45 517Versions consolidées des textes
28 359Propositions · Communications · Initiatives
82 754Accord international · PESC · Traité
22 943Budget · Avis · Résolution · Divers
163 117La Cour de justice de l'Union européenne a rejeté le pourvoi de la Commission européenne contre l'arrêt du Tribunal annulant sa décision de suspendre les remboursements à ANKO dans le cadre de contrats de recherche. La Cour a confirmé que la Commission ne pouvait pas se fonder sur des irrégularités constatées dans d'autres projets pour justifier la suspension des paiements, sans lien direct avec les contrats en cause. Cette décision précise les limites du pouvoir de la Commission en matière de suspension des paiements dans les contrats de financement de la recherche.
29 octobre 2015
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la directive 93/13/CEE s'oppose à une réglementation nationale qui impose un délai de forclusion pour contester des clauses abusives dans une procédure de saisie hypothécaire, si ce délai rend impossible ou excessivement difficile l'exercice des droits du consommateur. Cet arrêt renforce la protection des consommateurs en permettant au juge national de relever d'office le caractère abusif d'une clause, même après l'expiration des délais de forclusion prévus par le droit interne.
29 octobre 2015
Cet arrêt du Tribunal de l'UE concerne un litige entre Éditions Quo Vadis et l'OHMI (devenu EUIPO) relatif à une demande de marque communautaire verbale "QUO VADIS". Le Tribunal a rejeté le recours en confirmant que l'opposition fondée sur l'article 8, paragraphe 5, du règlement n° 207/2009 n'était pas fondée, faute pour l'opposant d'avoir démontré que la marque antérieure jouissait d'une renommée suffisante pour les produits concernés. En pratique, cette décision rappelle la rigueur probatoire exigée pour invoquer la protection élargie des marques renommées.
29 octobre 2015
Le Tribunal de l'Union européenne a annulé la décision du Parlement européen de déclarer infructueuse une procédure d'appel d'offres pour le transport de ses membres et d'ouvrir une procédure négociée avec un autre soumissionnaire. Il a jugé que cette décision violait le principe d'égalité de traitement en permettant une modification substantielle des conditions initiales du marché sans respecter les garanties procédurales applicables. Cet arrêt rappelle aux pouvoirs adjudicateurs l'obligation de ne pas contourner les règles de mise en concurrence en recourant à la procédure négociée après une première procédure ouverte.
29 octobre 2015
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de la Lituanie contre la décision de la Commission exigeant le remboursement d'une partie des fonds versés au titre du programme d'aide de préadhésion Sapard. Il a jugé que la Commission était fondée à appliquer les règles de correction financière du règlement (CE) n° 1258/1999, par renvoi de l'article 9 du règlement (CE) n° 1268/1999, et que la convention pluriannuelle de financement ne limitait pas ce pouvoir. Pour le professionnel du droit français, cet arrêt confirme que les principes de gestion financière et de coopération loyale s'imposent dans les relations entre la Commission et les États membres, même dans le cadre de programmes de préadhésion.
29 octobre 2015
L'arrêt du Tribunal de l'UE du 29 octobre 2015 (affaire T-517/13) précise les conditions d'application de l'article 8, paragraphe 5, du règlement (CE) n° 207/2009 sur la marque communautaire. Il statue que l'opposition fondée sur une marque antérieure jouissant d'une renommée peut être rejetée si le demandeur démontre un "juste motif" pour l'usage de la marque postérieure, notamment lorsque celle-ci est utilisée de manière descriptive ou non comme un indicateur d'origine. En l'espèce, le Tribunal a confirmé le rejet de l'opposition de la société Éditions Quo Vadis, jugeant que l'usage du signe "QUO VADIS" par le tiers était justifié par sa signification courante en latin ("Où vas-tu ?") et ne portait pas atteinte au caractère distinctif ou à la renommée de la marque antérieure.
29 octobre 2015
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé qu'une carte topographique ne constitue pas une base de données au sens de la directive 96/9/CE, car ses éléments (comme les courbes de niveau ou les points de repère) ne sont pas indépendants les uns des autres : leur séparation affecterait la valeur informative de l'ensemble. Pour les professionnels du droit français, cet arrêt précise que la protection sui generis des bases de données ne s'applique pas aux œuvres cartographiques, même numériques, lorsque leurs composants sont indissociables et que leur extraction individuelle priverait l'utilisateur de leur utilité contextuelle.
29 octobre 2015
Cet arrêt du Tribunal de l'Union européenne, rendu le 29 octobre 2015 dans l'affaire T-110/13, oppose la République de Lituanie à la Commission européenne. Il porte sur le remboursement d'une partie des fonds alloués à la Lituanie au titre du programme d'aide de préadhésion Sapard, la Commission estimant que certaines dépenses n'étaient pas conformes aux règles applicables. Le Tribunal précise la portée de l'article 9, paragraphe 1, du règlement (CE) n° 1268/1999, qui renvoie aux principes du règlement (CE) n° 1258/1999, et examine l'étendue de la convention pluriannuelle de financement ainsi que le principe de coopération loyale, pour finalement rejeter le recours de la Lituanie.
29 octobre 2015
La Cour de justice de l'Union européenne précise la notion d'« organisme de droit public » au sens de l'article 13, paragraphe 1, de la directive TVA, s'agissant d'une société anonyme chargée de la gestion du service de santé d'une région autonome. Elle juge que le simple fait que cette société soit contrôlée par une collectivité publique ne suffit pas à la qualifier d'organisme de droit public ; il faut également que son activité soit exercée dans le cadre du régime juridique spécifique applicable aux personnes morales de droit public. La détermination de ce régime dépend des modalités de fourniture des services, notamment de leur rémunération, fixées par des contrats de programme.
29 octobre 2015
L'arrêt du Tribunal de l'UE (T-253/12) précise les conditions de qualification d'une aide d'État lors de la vente ou location de terrains publics, en l'absence de procédure d'appel d'offres. Il confirme que la Commission peut recourir à des méthodes alternatives (expertise, critère de l'investisseur privé) pour déterminer le prix du marché, et que l'affectation des échanges intracommunautaires peut être établie même en l'absence d'activité d'exportation directe du bénéficiaire.
28 octobre 2015
Cet arrêt du Tribunal de l'Union européenne précise les conditions d'application de l'article 8, paragraphe 4, du règlement (CE) n° 207/2009 sur la marque communautaire, concernant l'opposition fondée sur une marque non enregistrée. Le Tribunal rappelle que l'OHMI (devenu EUIPO) doit examiner le droit national applicable pour déterminer si la marque non enregistrée antérieure confère à son titulaire le droit d'interdire l'usage d'une marque plus récente. En l'espèce, la décision confirme que le simple usage d'un signe dans la vie des affaires ne suffit pas, sans preuve de l'acquisition d'un droit selon la loi nationale invoquée.
28 octobre 2015
28 octobre 2015
Le Tribunal de l'Union européenne rejette le recours de Ryanair contre la décision de la Commission approuvant l'aide d'État accordée par la Belgique à Brussels Airlines. Il confirme que l'aide au sauvetage et à la restructuration était compatible avec le marché intérieur, et que Ryanair n'a pas démontré une atteinte à ses intérêts concurrentiels justifiant un examen plus approfondi.
28 octobre 2015
Cet arrêt du Tribunal de l'UE annule partiellement le règlement (CE) n° 881/2002 en ce qu'il maintient le gel des fonds des requérants, faute pour la Commission d'avoir assuré une protection juridictionnelle effective. Il consacre l'obligation pour l'Union de communiquer aux personnes visées les motifs précis de leur inscription sur la liste des sanctions, même en présence de considérations de sécurité, afin de leur permettre d'exercer un recours utile.
28 octobre 2015
28 octobre 2015
28 octobre 2015
Le Tribunal de l'Union européenne annule le gel des fonds imposé à des personnes et entités liées à Al-Qaida, faute pour la Commission d'avoir garanti un contrôle juridictionnel effectif et le respect des droits de la défense. L'arrêt rappelle que les mesures restrictives individuelles doivent être fondées sur des motifs suffisamment précis et communiqués aux intéressés, sous peine de violation du droit à un recours effectif.
28 octobre 2015
L'arrêt du Tribunal de l'UE du 28 octobre 2015 (affaire T-576/13) rejette le recours de Verus Eood contre le refus d'enregistrement de la marque verbale "Mirus" pour des produits pharmaceutiques. La décision confirme l'existence d'un risque de confusion avec la marque antérieure identique "Mirus", en application de l'article 8, paragraphe 1, sous a) et b), du règlement (CE) n° 207/2009. Pour le praticien français, cet arrêt illustre l'importance de l'identité des signes et de la similarité des produits dans l'appréciation du risque de confusion, même en l'absence de preuve d'une renommée particulière de la marque antérieure.
28 octobre 2015
Le Tribunal de l'Union européenne constate un non-lieu à statuer dans le litige opposant Lidl Stiftung à l'OHMI (EUIPO) concernant la marque « VITASIA », suite au retrait de l'opposition formée par la requérante. Cette ordonnance met fin à la procédure sans qu'il soit nécessaire de se prononcer sur le fond du droit des marques, illustrant l'effet procédural du désistement en matière de contentieux de la marque de l'Union.
26 octobre 2015
L'arrêt du Tribunal de l'Union européenne du 23 octobre 2015 (affaire T-649/13, TrekStor/OHMI) confirme le refus d'enregistrement de la marque verbale « SmartTV Station » pour des appareils électroniques. Le Tribunal juge que ce signe est dépourvu de caractère distinctif et purement descriptif au sens de l'article 7, paragraphe 1, sous b) et c), du règlement n° 207/2009, car il décrit directement la fonction et la destination des produits (une station pour télévision intelligente). Il précise également que la preuve de l'acquisition du caractère distinctif par l'usage (article 7, paragraphe 3) n'a pas été rapportée.
23 octobre 2015