1 753textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2015.
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28 359Propositions · Communications · Initiatives
82 754Accord international · PESC · Traité
22 943Budget · Avis · Résolution · Divers
163 117Cet arrêt du Tribunal de l'UE déclare irrecevable le recours en annulation d’Oil Turbo Compressor Co. contre son inscription sur la liste des personnes et entités soumises à des mesures restrictives (gel des fonds) en lien avec le programme nucléaire iranien. La tardiveté du recours, introduit hors du délai de deux mois prévu à l'article 263 TFUE, est le motif principal de cette irrecevabilité, la demande en indemnité étant également rejetée comme irrecevable. Pour un professionnel du droit français, cette décision rappelle la rigueur procédurale des délais de recours en contentieux européen, même en matière de sanctions internationales.
23 octobre 2015
Le Tribunal de l'UE a rejeté le recours de TrekStor Ltd contre la décision de l'OHMI annulant la marque verbale « MovieStation » pour des produits et services liés à la vidéo. La marque a été jugée dépourvue de caractère distinctif et descriptive au sens de l'article 7, paragraphe 1, sous b) et c), du règlement n° 207/2009, car le consommateur moyen la perçoit comme une simple indication de la fonction ou de la destination des produits (un poste de visionnage de films). Cet arrêt confirme l'application stricte des motifs absolus de nullité pour les marques composées de termes génériques ou descriptifs dans le secteur des technologies.
23 octobre 2015
Le Tribunal de l'Union européenne rejette le recours de Calida Holding contre le refus d'enregistrement de la marque figurative « dadida » pour des vêtements. Il confirme l'existence d'un risque de confusion avec la marque verbale antérieure « CALIDA », en raison de similitudes visuelles et phonétiques entre les signes, ainsi que de la similarité des produits. Cette décision illustre l'application stricte de l'article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement sur la marque communautaire (n° 207/2009) en matière d'appréciation globale du risque de confusion.
23 octobre 2015
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de TrekStor Ltd contre le refus d'enregistrement de la marque verbale "SmartTV Station" par l'OHMI. Il a confirmé que ce signe est dépourvu de caractère distinctif et purement descriptif au sens de l'article 7, paragraphe 1, sous b) et c), du règlement n° 207/2009, car il désigne une fonction ou une destination du produit (une station pour téléviseur intelligent). La décision rappelle également que l'acquisition d'un caractère distinctif par l'usage (article 7, paragraphe 3) n'a pas été démontrée.
23 octobre 2015
L'arrêt du Tribunal de l'UE du 23 octobre 2015 (affaire T-597/13) confirme le refus d'enregistrement de la marque figurative "dadida" en raison d'un risque de confusion avec la marque verbale antérieure "CALIDA". Pour un professionnel du droit français, cette décision illustre l'application stricte de l'article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement n° 207/2009, en retenant une similitude visuelle et phonétique entre les signes, malgré leurs différences conceptuelles, dès lors que les produits sont identiques ou similaires.
23 octobre 2015
Le Tribunal de l'Union européenne a déclaré irrecevable le recours en annulation introduit par la société Oil Turbo Compressor contre les mesures restrictives (gel des fonds) prises à son encontre dans le cadre du régime de sanctions contre l'Iran, au motif que le recours avait été formé après l'expiration du délai de deux mois prévu à l'article 263 TFUE. La demande en indemnité a également été jugée irrecevable. Cette décision rappelle la rigueur des délais de recours en contentieux européen, même en matière de gel d'avoirs.
23 octobre 2015
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de Trekstor contre la décision de l'OHMI annulant sa marque verbale "MovieStation" pour défaut de caractère distinctif et caractère descriptif. L'arrêt confirme que le terme "MovieStation" est perçu par le public pertinent comme une simple indication de la nature et de la destination des produits (logiciels et matériels de lecture multimédia), sans permettre d'identifier l'origine commerciale. Cette décision illustre l'application stricte des motifs absolus de refus (article 7, §1, b) et c) du règlement n° 207/2009) pour les signes composés de termes génériques ou descriptifs dans le secteur des technologies.
23 octobre 2015
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours contre le refus d'enregistrement de la marque verbale "ELMA" pour des produits à base de mastic, en raison d'un risque de confusion avec la marque antérieure "ELMEX" pour des produits d'hygiène bucco-dentaire. L'arrêt confirme que, malgré des différences dans les produits, la similitude visuelle et phonétique des signes, combinée au caractère distinctif élevé de la marque antérieure, suffit à créer un risque de confusion dans l'esprit du public pertinent. Cette décision illustre l'application stricte de l'article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement (CE) n° 207/2009, en soulignant l'importance de l'appréciation globale du risque de confusion, y compris pour des produits non identiques mais complémentaires.
22 octobre 2015
La Cour rejette le pourvoi de la Commission européenne contre un arrêt du Tribunal ayant annulé sa décision qualifiant d'aide d'État le régime grec imposant une charge de 80 % sur des droits d'entrée différenciés pour les casinos. Elle confirme que la notion d'« avantage » au sens de l'article 107 TFUE n'est pas établie en l'absence de démonstration d'un traitement plus favorable par rapport aux règles normales du marché. Cette ordonnance précise les limites du contrôle de la Commission dans la qualification d'une mesure fiscale comme aide d'État.
22 octobre 2015
L'arrêt AC-Treuhand/Commission (C-194/14 P) confirme qu'une société de conseil, même n'opérant pas sur le marché concerné, peut être sanctionnée pour participation à une entente au titre de l'article 101 TFUE (ex-article 81 CE). La Cour précise que la notion d'« accord entre entreprises » inclut toute contribution active et consciente à la restriction de concurrence, et rejette le pourvoi concernant le calcul de l'amende, exerçant sa pleine juridiction.
22 octobre 2015
Dans l'arrêt C-185/14, la CJUE précise que le service de virement postal constitue une activité économique soumise aux règles de concurrence, et qu'un droit exclusif de prestation accordé par un État membre peut constituer une aide d'État incompatible avec le marché intérieur. La Cour exclut ce service du champ d'application de la directive postale 97/67, tout en admettant qu'il peut relever des services d'intérêt économique général sous certaines conditions. Cette décision impose aux États membres de justifier strictement toute exclusivité accordée pour de tels services au regard du droit de la concurrence.
22 octobre 2015
Cet arrêt de la CJUE précise le champ d'application du règlement Bruxelles I (n° 44/2001) en matière de litispendance. Il juge qu'une plainte avec constitution de partie civile, déposée dans le cadre d'une instruction judiciaire pénale en cours devant une juridiction d'un autre État membre, constitue une "demande" au sens de l'article 27 de ce règlement. La Cour clarifie également la date à laquelle une juridiction est réputée saisie pour l'application de cette règle de litispendance.
22 octobre 2015
Cet arrêt de la CJUE, rendu sur renvoi préjudiciel italien, précise que les règles fondamentales du traité FUE (notamment la libre prestation de services) s'appliquent aux marchés publics dont le montant est inférieur au seuil d'application de la directive 2004/18. La Cour juge qu'une législation nationale imposant, sous peine d'exclusion automatique, le dépôt d'une déclaration d'acceptation d'une convention de légalité anti-mafia est admissible, à condition que cette exigence soit proportionnée et ne crée pas une discrimination indirecte injustifiée.
22 octobre 2015
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de l'Enosi Mastichoparagogon Chiou contre le refus d'enregistrement de la marque verbale "ELMA" pour des produits à base de mastic, en raison d'un risque de confusion avec la marque antérieure "ELMEX" pour des produits d'hygiène bucco-dentaire. L'arrêt confirme l'appréciation de l'OHMI (devenu EUIPO) sur la similitude visuelle et phonétique des signes, ainsi que sur le caractère complémentaire des produits, justifiant l'application de l'article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement n° 207/2009. Cette décision illustre l'importance d'une évaluation globale du risque de confusion, tenant compte de la similitude des signes et de la connexité des produits, même en l'absence de preuve d'une renommée particulière de la marque antérieure.
22 octobre 2015
Cet arrêt concerne la compatibilité d'un monopole public allemand sur les paris sportifs avec la libre prestation de services. La Cour juge que l'exclusion générale des opérateurs privés établis dans d'autres États membres est contraire à l'article 56 TFUE, sauf si elle est justifiée par des objectifs de protection impérieux d'intérêt général et appliquée de manière cohérente et systématique. Elle précise également que la transition vers un système de concessions limitées doit respecter les principes de transparence et d'impartialité, et que les règles techniques relatives à ces services sont soumises à l'obligation de notification prévue par la directive 98/34/CE.
22 octobre 2015
Dans l'arrêt Thomas Cook Belgium NV/Thurner Hotel GmbH (C-245/14), la Cour de justice de l'Union européenne précise les conditions strictes du réexamen d'une injonction de payer européenne après expiration du délai d'opposition, en application de l'article 20, paragraphe 2, du règlement (CE) n° 1896/2006. Elle juge que l'incompétence de la juridiction d'origine ne constitue pas, en soi, une circonstance exceptionnelle justifiant un réexamen, sauf si elle est manifeste au regard des exigences du règlement. Cette décision restreint donc les possibilités de remettre en cause une injonction de payer devenue définitive, même en cas d'erreur sur la compétence internationale.
22 octobre 2015
Les conclusions de l'avocat général Sharpston portent sur l'interprétation du règlement (CE) n° 1896/2006 instituant une procédure européenne d'injonction de payer. Elles précisent les obligations de la juridiction saisie pour désigner la juridiction territorialement compétente après l'opposition du défendeur, notamment lorsque la créance concerne une indemnisation pour retard de vol au titre du règlement (CE) n° 261/2004. L'avocat général examine également l'articulation de ce mécanisme avec les règles de compétence du règlement (CE) n° 44/2001 (Bruxelles I).
22 octobre 2015
Dans l'arrêt Trapkowski (C-378/14), la Cour de justice de l'Union européenne interprète les articles 67 du règlement (CE) n° 883/2004 et 60, paragraphe 1, du règlement (CE) n° 987/2009. Elle précise que, dans une situation de divorce, la notion de "personne concernée" ne se limite pas au parent qui a la garde de l'enfant et réside dans un autre État membre ; l'autre parent peut également demander les allocations familiales dans l'État membre compétent si le parent gardien s'abstient de le faire. Cette décision garantit la continuité du versement des prestations familiales et évite une rupture de protection sociale pour l'enfant.
22 octobre 2015
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que les opérations d'échange de la monnaie virtuelle Bitcoin contre des devises traditionnelles constituent des prestations de services à titre onéreux relevant du champ d'application de la TVA. Ces opérations sont toutefois exonérées de TVA en application de l'article 135, paragraphe 1, sous e), de la directive 2006/112/CE, qui vise les opérations portant sur les devises, car elles sont assimilées à des transactions financières.
22 octobre 2015
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que l'article 23, paragraphe 2, de la directive 2004/18/CE s'oppose à une clause d'un marché public de services de santé imposant que les prestations soient exclusivement fournies dans une municipalité spécifique, sans justification objective liée à l'objet du marché. Cette décision précise les limites des spécifications techniques dans les marchés publics de services, en prohibant les exigences territoriales non proportionnées qui restreignent la concurrence. Pour un professionnel du droit français, cet arrêt rappelle la nécessité de vérifier la proportionnalité des clauses de localisation dans les cahiers des charges des marchés publics de santé.
22 octobre 2015