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AccueilDroit européen

Droit européen — EUR-Lex

1 753textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2015.

1 753

Total documents

429 524

Avec texte intégral

275 256

Résumés IA

0

En vigueur

Grandes catégories

Législation

Règlement · Directive · Décision · Recommandation

86 834

Jurisprudence UE

Arrêt CJUE · Ordonnance · Conclusions

45 517

Textes consolidés

Versions consolidées des textes

28 359

Actes préparatoires

Propositions · Communications · Initiatives

82 754

Relations extérieures

Accord international · PESC · Traité

22 943

Autres

Budget · Avis · Résolution · Divers

163 117

Par année

202420232022202120202019201820172016201520142013
En vigueurAbrogé
Jurisprudence UEAnnée 2015Effacer tout
Jurisprudence CJUE62012TJ0242

Arrêt du Tribunal (septième chambre) du 17 décembre 2015.#Société nationale des chemins de fer français (SNCF) contre Commission européenne.# Aides d’État – Aides mises à exécution par la France en faveur de Sernam SCS – Aides à la restructuration et recapitalisation, garanties et abandon de créances par la SNCF envers Sernam – Décision déclarant les aides incompatibles avec le marché intérieur – Application abusive de l’aide – Récupération – Continuité économique – Critère de l’investisseur privé .#Affaire T-242/12.

Cet arrêt du Tribunal de l'UE annule partiellement la décision de la Commission concernant les aides d'État accordées par la France à Sernam via la SNCF. Le Tribunal juge que la Commission a commis une erreur en retenant le critère de continuité économique pour ordonner la récupération des aides auprès de la SNCF, et précise les conditions d'application du critère de l'investisseur privé en économie de marché.

17 décembre 2015

Détail →
Jurisprudence CJUE62013TJ0295

Arrêt du Tribunal (huitième chambre) du 17 décembre 2015.#République italienne contre Commission européenne.# Régime linguistique – Rectificatifs à des avis de concours généraux pour le recrutement d’administrateurs – Nouvelles procédures de concours – Choix de la deuxième langue parmi trois langues – Règlement n° 1 – Article 1er quinquies, paragraphe 1, article 27 et article 28, sous f), du statut – Principe de non-discrimination – Proportionnalité .#Affaire T-295/13.

L'arrêt du Tribunal de l'UE annule la décision de la Commission européenne de limiter le choix de la deuxième langue à l'anglais, au français ou à l'allemand pour les concours généraux de recrutement d'administrateurs, suite à des rectificatifs d'avis. Le Tribunal juge que cette restriction linguistique constitue une discrimination indirecte fondée sur la langue, non justifiée par un objectif légitime d'intérêt général et disproportionnée au regard des exigences du statut et du principe de non-discrimination. Pour un professionnel du droit français, cet arrêt confirme que l'institution ne peut imposer un nombre restreint de langues pour les épreuves de sélection sans démontrer un lien nécessaire et proportionné avec les besoins réels du service.

17 décembre 2015

Détail →
Jurisprudence CJUE62014CA0239

Affaire C-239/14: Arrêt de la Cour (quatrième chambre) du 17 décembre 2015 (demande de décision préjudicielle du Tribunal du travail de Liège — Belgique) — Abdoulaye Amadou Tall/Centre public d’action sociale de Huy (Renvoi préjudiciel — Espace de liberté, de sécurité et de justice — Directive 2005/85/CE — Normes minimales concernant la procédure d’octroi et de retrait du statut de réfugié dans les États membres — Article 39 — Droit à un recours effectif — Demandes d’asile multiples — Effet non suspensif du recours contre une décision de l’autorité nationale compétente de ne pas poursuivre l’examen d’une demande d’asile ultérieure — Protection sociale — Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne — Article 19, paragraphe 2 — Article 47)

L'arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne (C-239/14, *Tall*) précise que le droit de l'Union n'impose pas un effet suspensif automatique du recours contre une décision de ne pas examiner une demande d'asile ultérieure, pour autant que le juge national puisse ordonner cette suspension en cas de risque de violation du principe de non-refoulement (article 19, §2, de la Charte). Il souligne l'équilibre à trouver entre l'efficacité des procédures et la protection effective garantie par l'article 47 de la Charte.

17 décembre 2015

Détail →
Jurisprudence CJUE62014CA0407

Affaire C-407/14: Arrêt de la Cour (quatrième chambre) du 17 décembre 2015 (demande de décision préjudicielle du Juzgado de lo Social n° 1 de Córdoba — Espagne) — María Auxiliadora Arjona Camacho/Securitas Seguridad España SA (Renvoi préjudiciel — Politique sociale — Directive 2006/54/CE — Égalité de traitement entre hommes et femmes en matière d’emploi et de travail — Licenciement discriminatoire — Article 18 — Indemnisation ou réparation du préjudice effectivement subi — Caractère dissuasif — Article 25 — Sanctions — Dommages et intérêts punitifs)

Dans l'affaire C-407/14, la CJUE interprète la directive 2006/54/CE sur l'égalité de traitement entre hommes et femmes. Elle précise que, en cas de licenciement discriminatoire, l'indemnisation doit couvrir intégralement le préjudice effectivement subi, sans que le droit de l'Union impose l'octroi de dommages et intérêts punitifs. La Cour laisse toutefois aux États membres la faculté de prévoir de telles sanctions supplémentaires, pourvu qu'elles soient effectives, proportionnées et dissuasives.

17 décembre 2015

Détail →
Jurisprudence CJUE62014CA0605

Affaire C-605/14: Arrêt de la Cour (septième chambre) du 17 décembre 2015 (demande de décision préjudicielle du Korkein oikeus — Finlande) — Virpi Komu, Hanna Ruotsalainen, Ritva Komu/Pekka Komu, Jelena Komu (Renvoi préjudiciel — Règlement (CE) n° 44/2001 — Champ d’application — Compétences exclusives — Article 22, point 1 — Litige en matière de droits réels immobiliers — Notion — Demande de dissolution par vente d’une copropriété indivise sur des biens immeubles)

La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que l'article 22, point 1, du règlement (CE) n° 44/2001, qui attribue une compétence exclusive aux juridictions de l'État membre où l'immeuble est situé pour les litiges en matière de droits réels immobiliers, s'applique à une demande de dissolution par vente d'une copropriété indivise sur des biens immeubles. Cette action, visant à mettre fin à l'indivision par une vente forcée, porte directement sur la détermination des droits réels des copropriétaires et leur transfert, ce qui la rattache à la compétence exclusive du for de la situation de l'immeuble.

17 décembre 2015

Détail →
Jurisprudence CJUE62014CB0580

Affaire C-580/14: Ordonnance de la Cour (sixième chambre) du 17 décembre 2015 (demande de décision préjudicielle du Verwaltungsgericht Berlin — Allemagne) — Sandra Bitter, en qualité de mandataire liquidateur de Ziegelwerk Höxter GmbH/Bundesrepublik Deutschland (Renvoi préjudiciel — Directive 2003/87/CE — Système d'échange de quotas d'émission de gaz à effet de serre — Amende sur les émissions excédentaires — Proportionnalité»)

La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que le montant forfaitaire de l'amende pour émissions excédentaires prévue par la directive 2003/87/CE n'est pas contraire au principe de proportionnalité, même en cas de faibles dépassements. Cette décision précise que les États membres ne peuvent pas moduler cette sanction en fonction de la gravité du manquement, celle-ci étant fixée de manière uniforme pour garantir l'effectivité du système d'échange de quotas.

17 décembre 2015

Détail →
Jurisprudence CJUE62012TA0242

Affaire T-242/12: Arrêt du Tribunal du 17 décembre 2015 — SNCF/Commission («Aides d’État — Aides mises à exécution par la France en faveur de Sernam SCS — Aides à la restructuration et recapitalisation, garanties et abandon de créances par la SNCF envers Sernam — Décision déclarant les aides incompatibles avec le marché intérieur — Application abusive de l’aide — Récupération — Continuité économique — Critère de l’investisseur privé»)

L'arrêt du Tribunal de l'UE du 17 décembre 2015 (affaire T-242/12, SNCF/Commission) confirme la décision de la Commission qualifiant d'aides d'État incompatibles les mesures de restructuration, recapitalisation et abandon de créances de la SNCF envers sa filiale Sernam. Le Tribunal valide l'analyse de la continuité économique entre Sernam et sa repreneuse, justifiant ainsi l'ordre de récupération des aides auprès de cette dernière, et rejette l'application du critère de l'investisseur privé en économie de marché.

17 décembre 2015

Détail →
Jurisprudence CJUE62013CA0517

Affaire C-517/13: Arrêt de la Cour (troisième chambre) du 17 décembre 2015 (demande de décision préjudicielle du Tribunal de première instance de Namur — Belgique) — Proximus SA, anciennement Belgacom SA, reprenant l'instance introduite par Belgacom Mobile SA/Province de Namur (Renvoi préjudiciel — Réseaux et services de communications électroniques — Directive 97/13/CE — Articles 4 et 11 — Directive 2002/20/CE — Article 6 — Conditions dont peuvent être assortis l’autorisation générale et les droits d’utilisation des radiofréquences et des numéros, et obligations spécifiques — Article 13 — Redevance pour les droits de mettre en place des ressources — Champ d’application — Réglementation provinciale — Taxe sur les pylônes et/ou unités d’émission et de réception du réseau de téléphonie mobile)

La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que des taxes provinciales frappant les pylônes et antennes de téléphonie mobile, calculées en fonction du nombre d'unités d'émission et de réception, ne relèvent pas du champ d'application de l'article 13 de la directive 2002/20/CE (directive "autorisation"). En effet, cette taxe n'est pas une redevance pour l'octroi de droits d'utilisation de radiofréquences ou de mise en place de ressources, mais une imposition générale sur des infrastructures, que les États membres peuvent librement instaurer sous réserve du respect du droit national et des principes généraux du droit de l'Union.

17 décembre 2015

Détail →
Jurisprudence CJUE62013TA0275

Affaire T-275/13: Arrêt du Tribunal du 17 décembre 2015 — Italie/Commission [«Régime linguistique — Avis de concours général pour le recrutement d’administrateurs — Choix de la deuxième langue parmi trois langues — Langue de communication avec les candidats au concours — Règlement n° 1 — Article 1er quinquies, paragraphe 1, article 27, premier alinéa, et article 28, sous f), du statut — Principe de non-discrimination — Proportionnalité»]

L'arrêt du Tribunal de l'UE du 17 décembre 2015 (Italie/Commission) annule les avis de concours généraux qui limitaient le choix de la deuxième langue à l'allemand, l'anglais ou le français, jugeant cette restriction discriminatoire et disproportionnée. La Cour rappelle que les institutions doivent justifier objectivement toute limitation linguistique dans les concours, en démontrant son lien nécessaire avec l'intérêt du service, et ne peuvent imposer une langue de communication unique sans violer le principe de non-discrimination. Cette décision a une portée majeure pour les recrutements dans les institutions européennes, en imposant une stricte proportionnalité dans le choix des langues de concours.

17 décembre 2015

Détail →
Jurisprudence CJUE62013TJ0275

Arrêt du Tribunal (huitième chambre) du 17 décembre 2015.#République italienne contre Commission européenne.# Régime linguistique – Avis de concours général pour le recrutement d’administrateurs – Choix de la deuxième langue parmi trois langues – Langue de communication avec les candidats au concours – Règlement n° 1 – Article 1er quinquies, paragraphe 1, article 27, premier alinéa, et article 28, sous f), du statut – Principe de non-discrimination – Proportionnalité .#Affaire T-275/13.

L'arrêt du Tribunal de l'UE du 17 décembre 2015 (affaire T-275/13) rejette le recours de l'Italie contre la Commission, validant la limitation des langues de concours (anglais, français, allemand) pour les administrateurs. Le Tribunal juge que cette restriction, fondée sur la nécessité d'une langue de communication commune au sein des institutions, est proportionnée et ne constitue pas une discrimination indirecte prohibée, au regard des exigences de l'article 27 du statut.

17 décembre 2015

Détail →
Jurisprudence CJUE62014CA0371

Affaire C-371/14: Arrêt de la Cour (quatrième chambre) du 17 décembre 2015 (demande de décision préjudicielle duFinanzgericht Hamburg — Allemagne) — APEX GmbH Internationale Spedition/Hauptzollamt Hamburg-Stadt (Renvoi préjudiciel — Politique commerciale — Dumping — Briquets de poche avec pierre, à gaz, non rechargeables — Règlement (CE) n° 1225/2009 — Article 11, paragraphe 2 — Expiration — Article 13 — Contournement — Règlement d’exécution (UE) n° 260/2013 — Validité — Extension d’un droit antidumping à une date où le règlement l’ayant institué n’est plus en vigueur — Modification de la configuration des échanges)

La Cour de justice de l'Union européenne s'est prononcée sur la validité du règlement d'exécution (UE) n° 260/2013, qui avait étendu un droit antidumping sur les briquets de poche chinois à des briquets expédiés du Vietnam. Elle a jugé ce règlement invalide car le droit antidumping initial avait expiré avant l'adoption de la mesure d'extension, ce qui constitue un contournement des règles de l'article 11, paragraphe 2, du règlement de base n° 1225/2009. Cette décision clarifie qu'une mesure anti-contournement ne peut être adoptée après l'expiration du droit initial, même en cas de modification de la configuration des échanges.

17 décembre 2015

Détail →
Jurisprudence CJUE62014CB0529

Affaire C-529/14: Ordonnance de la Cour (neuvième chambre) du 17 décembre 2015 (demande de décision préjudicielle du Finanzgericht Hamburg — Allemagne) — YARA Brunsbüttel GmbH/Hauptzollamt Itzehoe (Renvoi préjudiciel — Article 99 du règlement de procédure de la Cour — Directive 2003/96/CE — Taxation des produits énergétiques et de l’électricité — Article 2, paragraphe 4, sous b) — Produits énergétiques à double usage — Notion — Produit énergétique utilisé pour le traitement thermique des déchets et effluents gazeux)

La Cour a précisé la notion de "double usage" des produits énergétiques au sens de l'article 2, paragraphe 4, sous b), de la directive 2003/96/CE, en jugeant que l'utilisation d'un produit énergétique pour le traitement thermique des déchets et effluents gazeux ne constitue pas un double usage exonéré. Cette interprétation restrictive signifie que ces usages ne peuvent bénéficier de l'exonération de la taxe sur les produits énergétiques, ce qui a des implications directes pour les opérateurs industriels en France.

17 décembre 2015

Détail →
Jurisprudence CJUE62014CA0419

Affaire C-419/14: Arrêt de la Cour (troisième chambre) du 17 décembre 2015 (demande de décision préjudicielle du Fővárosi Közigazgatási és Munkaügyi Bíróság — Hongrie) — WebMindLicenses kft/Nemzeti Adó- és Vámhivatal Kiemelt Adó- és Vám Főigazgatóság (Renvoi préjudiciel — Taxe sur la valeur ajoutée — Directive 2006/112/CE — Articles 2, 24, 43, 250 et 273 — Lieu de la prestation de services fournie par voie électronique — Fixation artificielle de ce lieu au moyen d’un montage dépourvu de réalité économique — Abus de droit — Règlement (UE) n° 904/2010 — Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne — Articles 7, 8, 41, 47, 48, 51, paragraphe 1, 52, paragraphes 1 et 3 — Droits de la défense — Droit d’être entendu — Utilisation par l’administration fiscale de preuves obtenues dans le cadre d’une procédure pénale parallèle et non clôturée à l’insu de l’assujetti — Interceptions de télécommunications et saisies de courriers électroniques)

Dans l'arrêt WebMindLicenses (C-419/14), la CJUE précise les conditions de lutte contre l'abus de droit en matière de TVA, notamment pour les prestations de services électroniques. Elle juge que l'administration fiscale peut requalifier le lieu de la prestation en fonction de la réalité économique, même en présence d'un montage artificiel. Surtout, la Cour encadre strictement l'utilisation de preuves obtenues dans une procédure pénale parallèle (interceptions, saisies de courriels) sans que l'assujetti en ait été informé, en les subordonnant au respect des droits de la défense et de la Charte des droits fondamentaux.

17 décembre 2015

Détail →
Jurisprudence CJUE62014CA0402

Affaire C-402/14: Arrêt de la Cour (troisième chambre) du 17 décembre 2015 (demande de décision préjudicielle du Dioikitiko Efeteio Athinon — Grèce) — Viamar — Elliniki Aftokiniton kai Genikon Epicheiriseon AE/Elliniko Dimosio (Renvoi préjudiciel — Libre circulation des marchandises — Dispositions fiscales — Impositions intérieures — Droits de douane à caractère fiscal — Taxes d’effet équivalent — Formalités liées au passage des frontières — Article 30 TFUE — Article 110 TFUE — Directive 92/12/CEE — Article 3, paragraphe 3 — Directive 2008/118/CE — Article 1er, paragraphe 3 — Absence de transposition en droit national — Effet direct — Prélèvement d’une taxe sur les véhicules automobiles au moment de leur importation sur le territoire d’un État membre — Taxe liée à l’immatriculation et à l’éventuelle mise en circulation du véhicule — Refus de remboursement de la taxe en cas d’absence d’immatriculation du véhicule)

Dans l'arrêt Viamar (C-402/14), la CJUE a jugé qu'une taxe grecque perçue lors de l'importation d'un véhicule, mais conditionnée à son immatriculation et à sa mise en circulation, constitue une imposition intérieure au sens de l'article 110 TFUE, et non un droit de douane ou une taxe d'effet équivalent. La Cour a précisé que le refus de rembourser cette taxe lorsque le véhicule n'est finalement pas immatriculé est contraire au droit de l'Union, car il crée une discrimination ou une protection indirecte. Pour le praticien français, cet arrêt rappelle que les taxes nationales liées à l'immatriculation des véhicules importés doivent respecter le principe de non-discrimination et que leur remboursement ne peut être refusé en cas de non-réalisation de l'événement générateur.

17 décembre 2015

Détail →
Jurisprudence CJUE62014CA0388

Affaire C-388/14: Arrêt de la Cour (troisième chambre) du 17 décembre 2015 (demande de décision préjudicielle du Finanzgericht Köln — Allemagne) — Timac Agro Deutschland GmbH/Finanzamt Sankt Augustin (Renvoi préjudiciel — Législation fiscale — Impôt sur les sociétés — Liberté d’établissement — Établissement stable non-résident — Prévention de la double imposition par exonération des revenus de l’établissement stable non-résident — Prise en compte des pertes réalisées par un tel établissement stable — Réintégration des pertes précédemment déduites en cas de cession de l’établissement non-résident — Pertes définitives)

La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la législation allemande, qui permettait la déduction des pertes d'un établissement stable non-résident mais imposait leur réintégration en cas de cession de cet établissement, n'était pas contraire à la liberté d'établissement. L'arrêt précise qu'un État membre n'est pas tenu de permettre la déduction de pertes définitives d'un établissement stable situé dans un autre État membre lorsque cet État a choisi d'exonérer les revenus de cet établissement pour éviter la double imposition.

17 décembre 2015

Détail →
Jurisprudence CJUE62014CA0342

Affaire C-342/14: Arrêt de la Cour (quatrième chambre) du 17 décembre 2015 (demande de décision préjudicielle du Bundesfinanzhof — Allemagne) — X-Steuerberatungsgesellschaft/Finanzamt Hannover-Nord (Renvoi préjudiciel — Reconnaissance des qualifications professionnelles — Directive 2005/36/CE — Article 5 — Libre prestation des services — Directive 2006/123/CE — Articles 16 et 17, point 6 — Article 56 TFUE — Société de conseil fiscal établie dans un État membre et fournissant des services dans un autre État membre — Réglementation d’un État membre exigeant l’enregistrement et la reconnaissance des sociétés de conseil fiscal)

La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que les exigences d'enregistrement et de reconnaissance imposées par un État membre à une société de conseil fiscal établie dans un autre État membre constituent une restriction à la libre prestation des services, non justifiée par des raisons impérieuses d'intérêt général. L'arrêt précise que la directive 2005/36 sur la reconnaissance des qualifications professionnelles ne s'applique pas aux sociétés, et que la directive 2006/123 sur les services dans le marché intérieur ne permet pas de telles formalités préalables pour des prestations temporaires et occasionnelles.

17 décembre 2015

Détail →
Jurisprudence CJUE62014CA0330

Affaire C-330/14: Arrêt de la Cour (quatrième chambre) du 17 décembre 2015 (demande de décision préjudicielle du Gyulai Közigazgatási és Munkaügyi Bíróság — Hongrie) — Gergely Szemerey/Miniszterelnökséget vezető miniszter, venant aux droits du Mezőgazdasági és Vidékfejlesztési Hivatal Központi Szerve (Renvoi préjudiciel — Politique agricole commune — Mesures de soutien au développement rural — Paiements agroenvironnementaux — Règlement (CE) n° 1122/2009 — Articles 23 et 58 — Règlement (CE) n° 1698/2005 — Règlement (CE) n° 1975/2006 — Aide pour la culture d’une espèce végétale rare — Demande de paiement — Contenu — Exigence de certificat — Sanctions en cas de non-présentation)

L'arrêt C-330/14 précise les conditions de recevabilité d'une demande de paiement agroenvironnemental pour la culture d'une espèce végétale rare. La Cour juge que l'exigence de présentation d'un certificat spécifique pour prouver la rareté de l'espèce ne peut être imposée par un État membre si elle n'est pas prévue par les règlements européens applicables (n° 1698/2005, n° 1975/2006 et n° 1122/2009). En conséquence, le défaut de production d'un tel certificat ne peut justifier l'application de sanctions ou le rejet de la demande.

17 décembre 2015

Détail →
Jurisprudence CJUE62014CA0300

Affaire C-300/14: Arrêt de la Cour (quatrième chambre) du 17 décembre 2015 (demande de décision préjudicielle Hof van beroep te Antwerpen — Belgique) — Imtech Marine Belgium NV/Radio Hellenic SA (Renvoi préjudiciel — Coopération judiciaire en matière civile — Règlement (CE) n° 805/2004 — Titre exécutoire européen pour les créances incontestées — Conditions de la certification — Droits du débiteur — Réexamen de la décision)

La Cour de justice de l'Union européenne précise les conditions de certification d'une décision en tant que titre exécutoire européen pour les créances incontestées (règlement n° 805/2004). Elle juge que le certificat ne peut être délivré si le débiteur n'a pas été informé de manière effective de l'action en justice, notamment lorsque la signification n'a pas respecté les règles de procédure garantissant ses droits. Cet arrêt renforce la protection du débiteur en conditionnant la certification au respect effectif de son droit à un procès équitable.

17 décembre 2015

Détail →
Jurisprudence CJUE62014CA0157

Affaire C-157/14: Arrêt de la Cour (quatrième chambre) du 17 décembre 2015 (demande de décision préjudicielle du Conseil d'État — France) — Neptune Distribution SNC/Ministre de l'Économie et des Finances (Renvoi préjudiciel — Règlement (CE) n° 1924/2006 — Directive 2009/54/CE — Articles 11, paragraphe 1, et 16 de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne — Protection du consommateur — Allégations nutritionnelles et de santé — Eaux minérales naturelles — Teneur en sodium ou en sel — Calcul — Chlorure de sodium (sel de table) ou quantité totale de sodium — Liberté d’expression et d’information — Liberté d’entreprise)

La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que, pour les eaux minérales naturelles, le calcul de la teneur en sel aux fins des allégations nutritionnelles doit se baser sur la quantité totale de sodium, et non uniquement sur le chlorure de sodium (sel de table). Cet arrêt précise les obligations des opérateurs sous le règlement CE n° 1924/2006 et la directive 2009/54/CE, tout en conciliant la protection des consommateurs avec les libertés d'expression et d'entreprise garanties par la Charte des droits fondamentaux.

17 décembre 2015

Détail →
Jurisprudence CJUE62014CA0025

Affaires jointes C-25/14 et C-26/14: Arrêt de la Cour (cinquième chambre) du 17 décembre 2015 (demandes de décision préjudicielle du Conseil d'État — France) — Union des syndicats de l'immobilier (UNIS)/Ministre du travail, de l’emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social, Syndicat national des résidences de tourisme (SNRT) e.a. (C-25/14), Beaudout Père et Fils SARL/Ministre du Travail, de l’Emploi et de la Formation professionnelle et du Dialogue social, Confédération nationale de la boulangerie et boulangerie-pâtisserie française, Fédération générale agro-alimentaire — CFDT e.a. (C-26/14) (Renvoi préjudiciel — Article 56 TFUE — Libre prestation des services — Principes d’égalité de traitement et de non-discrimination — Obligation de transparence — Champ d’application de cette obligation — Conventions collectives nationales — Régime de protection sociale complémentaire au régime général — Désignation d’un organisme assureur chargé de la gestion de ce régime par les partenaires sociaux — Extension de ce régime à l’ensemble des travailleurs salariés et des employeurs de la branche d’activité concernée par arrêté ministériel — Limitation des effets dans le temps d’une décision préjudicielle de la Cour de justice)

Dans cet arrêt, la Cour de justice de l'Union européenne précise que l'obligation de transparence découlant de la libre prestation de services (article 56 TFUE) s'impose aux partenaires sociaux lorsqu'ils désignent un organisme assureur pour gérer un régime de protection sociale complémentaire, même si cette désignation est ensuite étendue par arrêté ministériel à l'ensemble d'une branche professionnelle. La Cour juge que l'absence de mise en concurrence préalable à cette désignation constitue une restriction injustifiée à la libre prestation de services, et limite dans le temps les effets de son arrêt pour préserver la sécurité juridique des régimes déjà conclus.

17 décembre 2015

Détail →
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