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AccueilDroit européen

Droit européen — EUR-Lex

1 753textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2015.

1 753

Total documents

429 524

Avec texte intégral

275 256

Résumés IA

0

En vigueur

Grandes catégories

Législation

Règlement · Directive · Décision · Recommandation

86 834

Jurisprudence UE

Arrêt CJUE · Ordonnance · Conclusions

45 517

Textes consolidés

Versions consolidées des textes

28 359

Actes préparatoires

Propositions · Communications · Initiatives

82 754

Relations extérieures

Accord international · PESC · Traité

22 943

Autres

Budget · Avis · Résolution · Divers

163 117

Par année

202420232022202120202019201820172016201520142013
En vigueurAbrogé
Jurisprudence UEAnnée 2015Effacer tout
Jurisprudence CJUE62013TA0653

Affaire T-653/13 P: Arrêt du Tribunal du 18 septembre 2015 — Wahlström/Frontex («Pourvoi — Fonction publique — Agents temporaires — Notation — Rapport d’évolution de carrière — Exercice d’évaluation 2010 — Dialogue annuel avec l’évaluateur — Fixation d’objectifs»)

Le Tribunal de l'Union européenne rejette le pourvoi de M. Wahlström contre l'arrêt du Tribunal de la fonction publique, confirmant que l'absence de dialogue annuel avec l'évaluateur ne vicie pas nécessairement le rapport d'évolution de carrière si l'agent a eu la possibilité de participer activement à son évaluation. L'arrêt précise que la fixation d'objectifs pour l'année suivante n'est pas une condition de validité du rapport d'évaluation pour l'exercice écoulé. Cette décision clarifie les obligations procédurales de Frontex en matière d'évaluation de ses agents temporaires, en limitant les conséquences juridiques d'un défaut de dialogue formel.

18 septembre 2015

Détail →
Jurisprudence CJUE62013TJ0005

Arrêt du Tribunal (septième chambre) du 18 septembre 2015.#Iran Liquefied Natural Gas Co. contre Conseil de l'Union européenne.#Politique étrangère et de sécurité commune – Mesures restrictives prises à l’encontre de l’Iran dans le but d’empêcher la prolifération nucléaire – Gel des fonds – Recours en annulation – Entité infra‑étatique – Qualité pour agir – Intérêt à agir – Recevabilité – Erreur d’appréciation – Modulation des effets dans le temps d’une annulation.#Affaire T-5/13.

Le Tribunal de l'Union européenne annule le gel des fonds de la société Iran Liquefied Natural Gas Co., estimant que le Conseil n'a pas suffisamment démontré son implication dans la prolifération nucléaire iranienne. Cette décision rappelle l'obligation pour le Conseil de fonder ses mesures restrictives sur des preuves concrètes et individualisées, et non sur de simples allégations. L'arrêt précise également les conditions de recevabilité d'un recours pour une entité contrôlée par l'État iranien.

18 septembre 2015

Détail →
Jurisprudence CJUE62013TJ0428

Arrêt du Tribunal (septième chambre) du 18 septembre 2015.#Iranian Oil Company UK Ltd (IOC-UK) contre Conseil de l'Union européenne.#Politique étrangère et de sécurité commune – Mesures restrictives prises à l’encontre de l’Iran dans le but d’empêcher la prolifération nucléaire – Gel des fonds – Droit d’être entendu – Obligation de motivation – Droits de la défense – Erreur manifeste d’appréciation – Proportionnalité – Droit de propriété – Égalité de traitement et non-discrimination.#Affaire T-428/13.

Le Tribunal de l'UE annule le gel des fonds de la société Iranian Oil Company UK Ltd (IOC-UK), estimant que le Conseil n'a pas respecté son droit d'être entendu ni son obligation de motivation. L'arrêt précise les conditions de validité des mesures restrictives individuelles, notamment l'exigence d'une communication préalable des motifs et d'un contrôle juridictionnel effectif.

18 septembre 2015

Détail →
Jurisprudence CJUE62013TA0121

Affaire T-121/13: Arrêt du Tribunal du 18 septembre 2015 — Oil Pension Fund Investment Company/Conseil («Politique étrangère et de sécurité commune — Mesures restrictives prises à l’encontre de l’Iran dans le but d’empêcher la prolifération nucléaire — Gel des fonds — Obligation de motivation — Droits de la défense — Droit à une protection juridictionnelle effective — Erreur manifeste d’appréciation — Proportionnalité — Droit de propriété — Modulation des effets dans le temps d’une annulation»)

Le Tribunal de l'Union européenne a annulé la décision du Conseil imposant le gel des fonds à Oil Pension Fund Investment Company, estimant que les motifs invoqués étaient insuffisamment étayés et violaient l'obligation de motivation ainsi que les droits de la défense. Cet arrêt rappelle l'exigence d'une motivation individualisée et circonstanciée pour les mesures restrictives, et précise les conditions de modulation dans le temps des effets d'une annulation pour préserver la sécurité juridique.

18 septembre 2015

Détail →
Jurisprudence CJUE62007TJ0421(01)

Jurisprudence CJUE — 62007TJ0421(01)

18 septembre 2015

Détail →
Jurisprudence CJUE62013TJ0653

Arrêt du Tribunal (chambre des pourvois) du 18 septembre 2015.#Kari Wahlström contre Agence européenne pour la gestion de la coopération opérationnelle aux frontières extérieures des États membres de l'Union européenne (Frontex).# Pourvoi – Fonction publique – Agents temporaires – Notation – Rapport d’évolution de carrière – Exercice d’évaluation 2010 – Dialogue annuel avec l’évaluateur – Fixation d’objectifs .#Affaire T-653/13 P.

Le Tribunal de l'Union européenne annule l'arrêt du Tribunal de la fonction publique et renvoie l'affaire, jugeant que le Tribunal de la fonction publique a commis une erreur de droit en considérant que l'absence de fixation d'objectifs lors du dialogue annuel d'évaluation ne constituait pas une illégalité. Cette décision précise les obligations de l'administration en matière de procédure d'évaluation des agents temporaires, notamment l'importance de la fixation préalable d'objectifs pour la validité du rapport d'évolution de carrière.

18 septembre 2015

Détail →
Jurisprudence CJUE62013CJ0634

Arrêt de la Cour (cinquième chambre) du 17 septembre 2015.#Total Marketing Services SA contre Commission européenne.#Pourvoi – Concurrence – Marché des cires de paraffine – Marché du gatsch – Durée de la participation à une entente illicite – Cessation de la participation – Interruption de la participation – Absence de contacts collusoires établis pendant une certaine période – Poursuite de l’infraction – Charge de la preuve – Distanciation publique – Perception des autres participants à l’entente de l’intention de se distancier – Obligation de motivation – Principes de présomption d’innocence, d’égalité de traitement, de protection juridictionnelle effective et d’individualité des peines.#Affaire C-634/13 P.

La Cour de justice de l'Union européenne précise les conditions de preuve de la participation continue à une entente illicite, notamment en cas d'absence de contacts collusoires pendant une période donnée. Elle juge que la charge de la preuve incombe à la Commission pour démontrer la poursuite de l'infraction, et qu'une distanciation publique doit être perçue comme telle par les autres participants pour être effective. L'arrêt clarifie également les obligations de motivation et les principes de présomption d'innocence, d'égalité de traitement et d'individualité des peines.

17 septembre 2015

Détail →
Jurisprudence CJUE62013TA0691

Affaire T-691/13: Arrêt du Tribunal du 17 septembre 2015 — Ricoh Belgium/Conseil («Marchés publics de services et de fournitures — Procédure d’appel d’offres — Appareils multifonctions noir et blanc et services de maintenance — Rejet de l’offre d’un soumissionnaire — Obligation de motivation — Transparence»)

Le Tribunal de l'Union européenne a annulé la décision du Conseil rejetant l'offre de Ricoh Belgium dans le cadre d'un marché public portant sur des appareils multifonctions et des services de maintenance, en raison d'une motivation insuffisante. L'arrêt rappelle que le pouvoir adjudicateur doit exposer clairement les raisons du rejet d'une offre, notamment en précisant les caractéristiques et avantages relatifs de l'offre retenue, sous peine de violer l'obligation de motivation et le principe de transparence. Cette décision confirme l'exigence d'une motivation détaillée et individualisée, même en présence d'un large pouvoir d'appréciation.

17 septembre 2015

Détail →
Arrêt CJUE62014CC0205

Conclusions de l'avocat général M. P. Mengozzi, présentées le 17 septembre 2015.#Commission européenne contre République portugaise.#Manquement d’État – Transport aérien – Règlement (CEE) nº 95/93 – Attribution des créneaux horaires dans les aéroports de l’Union européenne – Article 4, paragraphe 2 – Indépendance du coordonnateur – Notion de “partie intéressée” – Entité gestionnaire d’aéroport – Séparation fonctionnelle – Système de financement.#Affaire C-205/14.

La Cour de justice, dans ses conclusions, précise que la notion de "partie intéressée" au sens du règlement n° 95/93 exclut l'entité gestionnaire d'un aéroport pour garantir l'indépendance du coordonnateur des créneaux horaires. Elle considère que le système de financement portugais, qui soumettait le coordonnateur à l'autorité de l'entité gestionnaire, ne respectait pas l'exigence de séparation fonctionnelle imposée par le droit de l'Union. En conséquence, la Commission européenne a établi un manquement d'État de la République portugaise.

17 septembre 2015

Détail →
Jurisprudence CJUE62014CA0033

Affaire C-33/14 P: Arrêt de la Cour (troisième chambre) du 17 septembre 2015 — Mory SA, en liquidation, Mory Team, en liquidation, Superga Invest/Commission européenne (Pourvoi — Aides d’État — Recours en annulation — Article 263 TFUE — Recevabilité — Aides illégales et incompatibles — Obligation de récupération — Décision de la Commission européenne de ne pas étendre l’obligation de récupération au repreneur du bénéficiaire de l’aide — Intérêt à agir — Recours en indemnité et en récupération des aides devant les juridictions nationales — Qualité pour agir — Requérant non individuellement concerné)

La Cour de justice de l'Union européenne a rejeté le pourvoi de Mory SA et autres contre l'arrêt du Tribunal ayant déclaré irrecevable leur recours en annulation d'une décision de la Commission. Cette décision refusait d'étendre l'obligation de récupération d'aides d'État illégales au repreneur de l'entreprise bénéficiaire. L'arrêt précise les conditions strictes de recevabilité des recours en annulation des concurrents, notamment l'absence d'intérêt à agir et de qualité pour agir lorsque le requérant n'est pas individuellement concerné par la décision de la Commission.

17 septembre 2015

Détail →
Jurisprudence CJUE62013CJ0455

Arrêt de la Cour (huitième chambre) du 17 septembre 2015.#Confederazione Cooperative Italiane e.a. contre Associazione Nazionale degli Industriali delle Conserve Alimentari Vegetali (Anicav) e.a.#Pourvoi – Agriculture – Organisation commune des marchés – Secteur des fruits et légumes – Règlement (CE) nº 1580/2007 – Article 52, paragraphe 2 bis – Règlement d’exécution (UE) nº 543/2011 – Articles 50, paragraphe 3, et 60, paragraphe 7 – Aides aux organisations de producteurs – Fruits et légumes transformés – Taux forfaitaires couvrant certaines activités de transformation – Éligibilité des investissements et des actions liés à la transformation – Recours en annulation – Recevabilité – Affectation directe.#Affaires jointes C-455/13 P, C-457/13 P et C-460/13 P.

Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne précise les conditions d'éligibilité des aides aux organisations de producteurs dans le secteur des fruits et légumes transformés. Il valide le recours à des taux forfaitaires pour couvrir les activités de transformation et confirme que les investissements liés à cette transformation peuvent être financés. La décision clarifie également la notion d'affectation directe pour la recevabilité des recours en annulation formés par des associations professionnelles.

17 septembre 2015

Détail →
Jurisprudence CJUE62014CA0344

Affaire C-344/14: Arrêt de la Cour (septième chambre) du 17 septembre 2015 (demande de décision préjudicielle du Bundesfinanzhof — Allemagne) — Kyowa Hakko Europe GmbH/Hauptzollamt Hannover (Renvoi préjudiciel — Nomenclature tarifaire et statistique — Classement des marchandises — Mélanges d’acides aminés utilisés aux fins de la préparation d’aliments pour nourrissons et jeunes enfants allergiques aux protéines de lait de vache — Classement dans les positions tarifaires 2106 «préparations alimentaires» ou 3003 «médicaments»)

La Cour de justice de l'Union européenne a jugé qu'un mélange d'acides aminés destiné à l'alimentation de nourrissons allergiques aux protéines de lait de vache doit être classé sous la position tarifaire 2106 (« préparations alimentaires ») et non sous la position 3003 (« médicaments »). Ce classement repose sur l'absence de propriétés thérapeutiques ou prophylactiques clairement définies et sur la fonction strictement nutritionnelle du produit, même s'il est prescrit médicalement. Cette décision clarifie les critères de distinction entre aliment diététique et médicament en droit douanier européen.

17 septembre 2015

Détail →
Jurisprudence CJUE62014CA0257

Affaire C-257/14: Arrêt de la Cour (neuvième chambre) du 17 septembre 2015 (demande de décision préjudicielle du Rechtbank Amsterdam — Pays-Bas) — C. van der Lans/Koninklijke Luchtvaart Maatschappij NV (Renvoi préjudiciel — Transports aériens — Droits des passagers en cas de retard ou d’annulation d’un vol — Règlement (CE) no 261/2004 — Article 5, paragraphe 3 — Refus d’embarquement et annulation d’un vol — Retard important d’un vol — Indemnisation et assistance des passagers — Circonstances extraordinaires)

L'arrêt C-257/14 précise la notion de "circonstances extraordinaires" au sens du règlement (CE) n° 261/2004. La Cour juge qu'une panne technique survenant prématurément sur une pièce d'avion, même si elle résulte d'un vice caché de fabrication, ne constitue pas une circonstance extraordinaire exonérant la compagnie de son obligation d'indemnisation. Cette décision affine la portée de l'exonération en excluant les défauts techniques inhérents au fonctionnement normal de l'appareil.

17 septembre 2015

Détail →
Jurisprudence CJUE62013CA0455

Affaires jointes C-455/13 P, C-457/13 P et C-460/13 P: Arrêt de la Cour (huitième chambre) du 17 septembre 2015 — Confederazione Cooperative Italiane, Cooperativas Agro-alimentarias, Fédération française de la coopération fruitière, légumière et horticole (Felcoop) (C-455/13 P), Commission européenne (C-457/13 P), République italienne (C-460/13 P)/Associazione Nazionale degli Industriali delle Conserve Alimentari Vegetali (Anicav) et autres (Pourvoi — Agriculture — Organisation commune des marchés — Secteur des fruits et légumes — Règlement (CE) no 1580/2007 — Article 52, paragraphe 2 bis — Règlement d’exécution (UE) no 543/2011 — Articles 50, paragraphe 3, et 60, paragraphe 7 — Aides aux organisations de producteurs — Fruits et légumes transformés — Taux forfaitaires couvrant certaines activités de transformation — Éligibilité des investissements et des actions liés à la transformation — Recours en annulation — Recevabilité — Affectation directe)

Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne, rendu dans des affaires jointes, valide la légalité des dispositions du règlement (CE) n° 1580/2007 et du règlement d'exécution (UE) n° 543/2011 qui permettent aux organisations de producteurs de bénéficier d'aides financières pour la transformation de fruits et légumes, y compris via des taux forfaitaires. La Cour rejette les pourvois formés contre le Tribunal, confirmant que ces aides ne sont pas réservées aux seuls producteurs de matières premières mais peuvent couvrir les activités de transformation réalisées par les organisations elles-mêmes. Pour le praticien français, cette décision clarifie la portée des aides dans le cadre de l'organisation commune des marchés, en validant leur application aux activités de transformation intégrées au sein des organisations de producteurs.

17 septembre 2015

Détail →
Jurisprudence CJUE62013CA0589

Affaire C-589/13: Arrêt de la Cour (cinquième chambre) du 17 septembre 2015 (demande de décision préjudicielle du Verwaltungsgerichtshof — Autriche) — procédure engagée par F.E. Familienprivatstiftung Eisenstadt (Renvoi préjudiciel — Libre circulation des capitaux — Article 56 CE — Imposition provisoire des revenus de capitaux et des revenus tirés de la cession de participations perçus par une fondation nationale — Refus du droit à déduction de la base d’imposition des donations au profit de bénéficiaires non-résidents non imposables dans l’État membre d’imposition de la fondation au titre d’une convention relative à la prévention de la double imposition)

La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la législation autrichienne imposant provisoirement les revenus de capitaux d'une fondation nationale, tout en refusant la déduction des donations aux bénéficiaires non-résidents non imposables en Autriche en raison d'une convention fiscale, constitue une restriction à la libre circulation des capitaux (article 56 CE). Cette différence de traitement fiscal entre les donations à des bénéficiaires résidents et non-résidents n'est pas justifiée par des raisons impérieuses d'intérêt général, car elle dissuade les fondations d'investir dans d'autres États membres. Pour un professionnel du droit français, cet arrêt rappelle que les États membres ne peuvent pas subordonner un avantage fiscal à la condition que les bénéficiaires soient imposables sur leur territoire, sous peine de violer les libertés fondamentales du traité.

17 septembre 2015

Détail →
Jurisprudence CJUE62013TJ0691

Arrêt du Tribunal (neuvième chambre) du 17 septembre 2015.#Ricoh Belgium NV contre Conseil de l'Union européenne.#Marchés publics de services et de fournitures – Procédure d’appel d’offres – Appareils multifonctions noir et blanc et services de maintenance – Rejet de l’offre d’un soumissionnaire – Obligation de motivation – Transparence.#Affaire T-691/13.

Le Tribunal de l'Union européenne a annulé la décision du Conseil rejetant l'offre de Ricoh Belgium dans le cadre d'un marché public portant sur des appareils multifonctions et des services de maintenance. L'arrêt précise que le pouvoir adjudicateur doit fournir une motivation suffisamment détaillée pour permettre au soumissionnaire évincé de comprendre les raisons du rejet de son offre, notamment en ce qui concerne l'évaluation des critères techniques. Cette décision renforce l'obligation de transparence et de motivation dans les procédures de passation des marchés publics de l'Union.

17 septembre 2015

Détail →
Arrêt CJUE62014CC0179

Conclusions de l'avocat général M. Y. Bot, présentées le 17 septembre 2015.#Commission européenne contre Hongrie.#Manquement d’État – Directive 2006/123/CE – Articles 14 à 16 – Article 49 TFUE – Liberté d’établissement – Article 56 TFUE – Libre prestation de services – Conditions d’émission de titres fiscalement avantageux attribués par les employeurs à leurs salariés et utilisables à des fins d’hébergement, de loisirs et/ou de restauration – Restrictions – Monopole.#Affaire C-179/14.

Dans ses conclusions, l'avocat général Bot estime que la Hongrie a manqué à ses obligations en instaurant un monopole d'émission de titres-restaurant et de loisirs fiscalement avantageux, réservé à un seul opérateur public. Cette mesure restreint la liberté d'établissement et la libre prestation de services garanties par les articles 49 et 56 TFUE, ainsi que par la directive 2006/123/CE, en excluant toute concurrence transfrontalière. L'avis conclut que la justification par des objectifs sociaux ou de protection des consommateurs n'est pas proportionnée.

17 septembre 2015

Détail →
Jurisprudence CJUE62013CA0597

Affaire C-597/13 P: Arrêt de la Cour (cinquième chambre) du 17 septembre 2015 — Total SA/Commission européenne (Pourvoi — Concurrence — Ententes — Marché des cires de paraffine — Marché du gatsch — Infraction commise par une société filiale détenue à 100 % par une société mère — Présomption d’influence déterminante exercée par la société mère sur la filiale — Responsabilité de la société mère découlant exclusivement du comportement infractionnel de sa filiale — Arrêt portant réduction du montant de l’amende infligée à la filiale — Effets sur la situation juridique de la société mère)

La Cour de justice confirme que la responsabilité d'une société mère pour les infractions au droit de la concurrence commises par sa filiale détenue à 100 % repose sur une présomption réfragable d'influence déterminante. Elle précise que la réduction du montant de l'amende infligée à la filiale en appel n'affecte pas automatiquement la situation juridique de la société mère, sauf si celle-ci a également formé un pourvoi. Cet arrêt clarifie ainsi l'autonomie des recours et les limites de l'extension des effets d'une décision favorable à la filiale envers la société mère.

17 septembre 2015

Détail →
Jurisprudence CJUE62014CA0416

Affaire C-416/14: Arrêt de la Cour (huitième chambre) du 17 septembre 2015 (demande de décision préjudicielle de la Commissione Tributaria Regionale di Mestre-Venezia — Italie) — Fratelli De Pra SpA, SAIV SpA/Agenzia Entrate — Direzione Provinciale Ufficio Controlli Belluno, Agenzia Entrate — Direzione Provinciale Ufficio Controlli Vicenza (Renvoi préjudiciel — Réseaux et services de télécommunications — Directives 2002/19/CE, 2002/20/CE, 2002/21/CE, 2002/22/CE — Libre circulation des équipements terminaux de télécommunications mobiles terrestres — Directive 1999/5/CE — Taxe sur l’utilisation des équipements — Autorisation générale ou licence d’utilisation — Contrat d’abonnement tenant lieu d’autorisation générale ou de licence — Traitement différencié des utilisateurs avec ou sans contrat d’abonnement)

La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la perception d'une taxe régionale italienne sur l'utilisation des équipements terminaux de télécommunications mobiles est contraire au droit de l'UE. Cette taxe, qui s'applique différemment selon que l'utilisateur a ou non un contrat d'abonnement, constitue une entrave injustifiée à la libre circulation des équipements et une restriction non conforme aux directives-cadres sur les réseaux et services de télécommunications.

17 septembre 2015

Détail →
Jurisprudence CJUE62013CA0634

Affaire C-634/13 P: Arrêt de la Cour (cinquième chambre) du 17 septembre 2015 — Total Marketing Services, venant aux droits de Total Raffinage Marketing/Commission européenne (Pourvoi — Concurrence — Marché des cires de paraffine — Marché du gatsch — Durée de la participation à une entente illicite — Cessation de la participation — Interruption de la participation — Absence de contacts collusoires établis pendant une certaine période — Poursuite de l’infraction — Charge de la preuve — Distanciation publique — Perception des autres participants à l’entente de l’intention de se distancier — Obligation de motivation — Principes de présomption d’innocence, d’égalité de traitement, de protection juridictionnelle effective et d’individualité des peines)

La Cour de justice de l'Union européenne précise les conditions de preuve de la participation continue à une entente illicite, notamment en cas d'absence de contacts collusoires établis pendant une certaine période. Elle rappelle que la charge de la preuve de la cessation de la participation incombe à l'entreprise qui s'en prévaut et que la simple absence de contacts ne suffit pas à démontrer une interruption, sauf en cas de distanciation publique clairement perçue comme telle par les autres participants. L'arrêt confirme également que le principe d'individualité des peines n'impose pas à la Commission de motiver individuellement la durée de participation de chaque entreprise lorsque l'infraction est unique et continue.

17 septembre 2015

Détail →
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