1 753textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2015.
1 753
Total documents
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Avec texte intégral
275 256
Résumés IA
0
En vigueur
Règlement · Directive · Décision · Recommandation
86 834Arrêt CJUE · Ordonnance · Conclusions
45 517Versions consolidées des textes
28 359Propositions · Communications · Initiatives
82 754Accord international · PESC · Traité
22 943Budget · Avis · Résolution · Divers
163 117Le Tribunal de l'Union européenne rejette le pourvoi de M. Wahlström contre l'arrêt du Tribunal de la fonction publique, confirmant que l'absence de dialogue annuel avec l'évaluateur ne vicie pas nécessairement le rapport d'évolution de carrière si l'agent a eu la possibilité de participer activement à son évaluation. L'arrêt précise que la fixation d'objectifs pour l'année suivante n'est pas une condition de validité du rapport d'évaluation pour l'exercice écoulé. Cette décision clarifie les obligations procédurales de Frontex en matière d'évaluation de ses agents temporaires, en limitant les conséquences juridiques d'un défaut de dialogue formel.
18 septembre 2015
Le Tribunal de l'Union européenne annule le gel des fonds de la société Iran Liquefied Natural Gas Co., estimant que le Conseil n'a pas suffisamment démontré son implication dans la prolifération nucléaire iranienne. Cette décision rappelle l'obligation pour le Conseil de fonder ses mesures restrictives sur des preuves concrètes et individualisées, et non sur de simples allégations. L'arrêt précise également les conditions de recevabilité d'un recours pour une entité contrôlée par l'État iranien.
18 septembre 2015
Le Tribunal de l'UE annule le gel des fonds de la société Iranian Oil Company UK Ltd (IOC-UK), estimant que le Conseil n'a pas respecté son droit d'être entendu ni son obligation de motivation. L'arrêt précise les conditions de validité des mesures restrictives individuelles, notamment l'exigence d'une communication préalable des motifs et d'un contrôle juridictionnel effectif.
18 septembre 2015
Le Tribunal de l'Union européenne a annulé la décision du Conseil imposant le gel des fonds à Oil Pension Fund Investment Company, estimant que les motifs invoqués étaient insuffisamment étayés et violaient l'obligation de motivation ainsi que les droits de la défense. Cet arrêt rappelle l'exigence d'une motivation individualisée et circonstanciée pour les mesures restrictives, et précise les conditions de modulation dans le temps des effets d'une annulation pour préserver la sécurité juridique.
18 septembre 2015
18 septembre 2015
Le Tribunal de l'Union européenne annule l'arrêt du Tribunal de la fonction publique et renvoie l'affaire, jugeant que le Tribunal de la fonction publique a commis une erreur de droit en considérant que l'absence de fixation d'objectifs lors du dialogue annuel d'évaluation ne constituait pas une illégalité. Cette décision précise les obligations de l'administration en matière de procédure d'évaluation des agents temporaires, notamment l'importance de la fixation préalable d'objectifs pour la validité du rapport d'évolution de carrière.
18 septembre 2015
La Cour de justice de l'Union européenne précise les conditions de preuve de la participation continue à une entente illicite, notamment en cas d'absence de contacts collusoires pendant une période donnée. Elle juge que la charge de la preuve incombe à la Commission pour démontrer la poursuite de l'infraction, et qu'une distanciation publique doit être perçue comme telle par les autres participants pour être effective. L'arrêt clarifie également les obligations de motivation et les principes de présomption d'innocence, d'égalité de traitement et d'individualité des peines.
17 septembre 2015
Le Tribunal de l'Union européenne a annulé la décision du Conseil rejetant l'offre de Ricoh Belgium dans le cadre d'un marché public portant sur des appareils multifonctions et des services de maintenance, en raison d'une motivation insuffisante. L'arrêt rappelle que le pouvoir adjudicateur doit exposer clairement les raisons du rejet d'une offre, notamment en précisant les caractéristiques et avantages relatifs de l'offre retenue, sous peine de violer l'obligation de motivation et le principe de transparence. Cette décision confirme l'exigence d'une motivation détaillée et individualisée, même en présence d'un large pouvoir d'appréciation.
17 septembre 2015
La Cour de justice, dans ses conclusions, précise que la notion de "partie intéressée" au sens du règlement n° 95/93 exclut l'entité gestionnaire d'un aéroport pour garantir l'indépendance du coordonnateur des créneaux horaires. Elle considère que le système de financement portugais, qui soumettait le coordonnateur à l'autorité de l'entité gestionnaire, ne respectait pas l'exigence de séparation fonctionnelle imposée par le droit de l'Union. En conséquence, la Commission européenne a établi un manquement d'État de la République portugaise.
17 septembre 2015
La Cour de justice de l'Union européenne a rejeté le pourvoi de Mory SA et autres contre l'arrêt du Tribunal ayant déclaré irrecevable leur recours en annulation d'une décision de la Commission. Cette décision refusait d'étendre l'obligation de récupération d'aides d'État illégales au repreneur de l'entreprise bénéficiaire. L'arrêt précise les conditions strictes de recevabilité des recours en annulation des concurrents, notamment l'absence d'intérêt à agir et de qualité pour agir lorsque le requérant n'est pas individuellement concerné par la décision de la Commission.
17 septembre 2015
Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne précise les conditions d'éligibilité des aides aux organisations de producteurs dans le secteur des fruits et légumes transformés. Il valide le recours à des taux forfaitaires pour couvrir les activités de transformation et confirme que les investissements liés à cette transformation peuvent être financés. La décision clarifie également la notion d'affectation directe pour la recevabilité des recours en annulation formés par des associations professionnelles.
17 septembre 2015
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé qu'un mélange d'acides aminés destiné à l'alimentation de nourrissons allergiques aux protéines de lait de vache doit être classé sous la position tarifaire 2106 (« préparations alimentaires ») et non sous la position 3003 (« médicaments »). Ce classement repose sur l'absence de propriétés thérapeutiques ou prophylactiques clairement définies et sur la fonction strictement nutritionnelle du produit, même s'il est prescrit médicalement. Cette décision clarifie les critères de distinction entre aliment diététique et médicament en droit douanier européen.
17 septembre 2015
L'arrêt C-257/14 précise la notion de "circonstances extraordinaires" au sens du règlement (CE) n° 261/2004. La Cour juge qu'une panne technique survenant prématurément sur une pièce d'avion, même si elle résulte d'un vice caché de fabrication, ne constitue pas une circonstance extraordinaire exonérant la compagnie de son obligation d'indemnisation. Cette décision affine la portée de l'exonération en excluant les défauts techniques inhérents au fonctionnement normal de l'appareil.
17 septembre 2015
Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne, rendu dans des affaires jointes, valide la légalité des dispositions du règlement (CE) n° 1580/2007 et du règlement d'exécution (UE) n° 543/2011 qui permettent aux organisations de producteurs de bénéficier d'aides financières pour la transformation de fruits et légumes, y compris via des taux forfaitaires. La Cour rejette les pourvois formés contre le Tribunal, confirmant que ces aides ne sont pas réservées aux seuls producteurs de matières premières mais peuvent couvrir les activités de transformation réalisées par les organisations elles-mêmes. Pour le praticien français, cette décision clarifie la portée des aides dans le cadre de l'organisation commune des marchés, en validant leur application aux activités de transformation intégrées au sein des organisations de producteurs.
17 septembre 2015
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la législation autrichienne imposant provisoirement les revenus de capitaux d'une fondation nationale, tout en refusant la déduction des donations aux bénéficiaires non-résidents non imposables en Autriche en raison d'une convention fiscale, constitue une restriction à la libre circulation des capitaux (article 56 CE). Cette différence de traitement fiscal entre les donations à des bénéficiaires résidents et non-résidents n'est pas justifiée par des raisons impérieuses d'intérêt général, car elle dissuade les fondations d'investir dans d'autres États membres. Pour un professionnel du droit français, cet arrêt rappelle que les États membres ne peuvent pas subordonner un avantage fiscal à la condition que les bénéficiaires soient imposables sur leur territoire, sous peine de violer les libertés fondamentales du traité.
17 septembre 2015
Le Tribunal de l'Union européenne a annulé la décision du Conseil rejetant l'offre de Ricoh Belgium dans le cadre d'un marché public portant sur des appareils multifonctions et des services de maintenance. L'arrêt précise que le pouvoir adjudicateur doit fournir une motivation suffisamment détaillée pour permettre au soumissionnaire évincé de comprendre les raisons du rejet de son offre, notamment en ce qui concerne l'évaluation des critères techniques. Cette décision renforce l'obligation de transparence et de motivation dans les procédures de passation des marchés publics de l'Union.
17 septembre 2015
Dans ses conclusions, l'avocat général Bot estime que la Hongrie a manqué à ses obligations en instaurant un monopole d'émission de titres-restaurant et de loisirs fiscalement avantageux, réservé à un seul opérateur public. Cette mesure restreint la liberté d'établissement et la libre prestation de services garanties par les articles 49 et 56 TFUE, ainsi que par la directive 2006/123/CE, en excluant toute concurrence transfrontalière. L'avis conclut que la justification par des objectifs sociaux ou de protection des consommateurs n'est pas proportionnée.
17 septembre 2015
La Cour de justice confirme que la responsabilité d'une société mère pour les infractions au droit de la concurrence commises par sa filiale détenue à 100 % repose sur une présomption réfragable d'influence déterminante. Elle précise que la réduction du montant de l'amende infligée à la filiale en appel n'affecte pas automatiquement la situation juridique de la société mère, sauf si celle-ci a également formé un pourvoi. Cet arrêt clarifie ainsi l'autonomie des recours et les limites de l'extension des effets d'une décision favorable à la filiale envers la société mère.
17 septembre 2015
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la perception d'une taxe régionale italienne sur l'utilisation des équipements terminaux de télécommunications mobiles est contraire au droit de l'UE. Cette taxe, qui s'applique différemment selon que l'utilisateur a ou non un contrat d'abonnement, constitue une entrave injustifiée à la libre circulation des équipements et une restriction non conforme aux directives-cadres sur les réseaux et services de télécommunications.
17 septembre 2015
La Cour de justice de l'Union européenne précise les conditions de preuve de la participation continue à une entente illicite, notamment en cas d'absence de contacts collusoires établis pendant une certaine période. Elle rappelle que la charge de la preuve de la cessation de la participation incombe à l'entreprise qui s'en prévaut et que la simple absence de contacts ne suffit pas à démontrer une interruption, sauf en cas de distanciation publique clairement perçue comme telle par les autres participants. L'arrêt confirme également que le principe d'individualité des peines n'impose pas à la Commission de motiver individuellement la durée de participation de chaque entreprise lorsque l'infraction est unique et continue.
17 septembre 2015