1 753textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2015.
1 753
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Avec texte intégral
275 256
Résumés IA
0
En vigueur
Règlement · Directive · Décision · Recommandation
86 834Arrêt CJUE · Ordonnance · Conclusions
45 517Versions consolidées des textes
28 359Propositions · Communications · Initiatives
82 754Accord international · PESC · Traité
22 943Budget · Avis · Résolution · Divers
163 117Les conclusions de l'avocat général dans l'affaire C-293/14 précisent que la directive "services" (2006/123/CE) s'applique à la profession de ramoneur, même lorsque celle-ci exerce des missions de police du feu, ces dernières n'étant pas considérées comme participant à l'exercice de l'autorité publique. L'avocat général estime qu'une réglementation nationale limitant territorialement l'agrément professionnel des ramoneurs constitue une restriction à la liberté d'établissement, qui ne saurait être justifiée comme un service d'intérêt économique général que si elle est nécessaire et proportionnée à l'objectif de protection contre les incendies.
16 juillet 2015
Cet arrêt de la CJUE clarifie l'interprétation de l'article 17, paragraphe 2, de la directive 86/653/CEE sur les agents commerciaux indépendants. Il confirme l'interdiction du cumul entre l'indemnité de clientèle et la réparation du préjudice pour rupture du contrat par le commettant, tout en précisant les conditions strictes permettant à l'agent de réclamer des dommages-intérêts complémentaires à cette indemnité.
16 juillet 2015
Dans l'arrêt Huawei c. ZTE, la Cour de justice de l'Union européenne précise les conditions dans lesquelles le titulaire d'un brevet essentiel à une norme (BEN) peut, sans abuser de sa position dominante (article 102 TFUE), intenter une action en contrefaçon à l'encontre d'un utilisateur potentiel de la licence. La Cour établit une procédure équilibrée : le titulaire du brevet doit, avant d'agir, informer le contrefacteur présumé et lui proposer une licence à des conditions FRAND, tandis que ce dernier doit répondre de manière diligente et appropriée, sans pouvoir adopter une attitude purement dilatoire. Cet arrêt encadre strictement les actions en cessation et en rappel de produits pour éviter qu'elles ne constituent un abus, tout en protégeant la valeur économique des brevets essentiels.
16 juillet 2015
Cet arrêt traite de la légalité de l'extension d'un droit antidumping à des produits importés après l'expiration du règlement initial, en examinant les notions de contournement et de modification de la configuration des échanges. La Cour précise les conditions dans lesquelles les autorités peuvent appliquer des mesures antidumping à de nouvelles formes de commerce qui compromettent l'effet des droits établis. L'arrêt interprète les articles 11 et 13 du règlement antidumping pour déterminer la validité du règlement d'exécution qui a prolongé ces mesures.
16 juillet 2015
Cet avis préjudiciel clarifie les conditions de naissance de la dette douanière dans le cadre du transit communautaire externe. Il précise que la dette peut naître non seulement en cas de soustraction physique des marchandises à la surveillance douanière, mais également en cas d'omission de régulariser le régime de transit à la sortie du territoire douanier de l'Union. L'arrêt délimite ainsi les responsabilités des opérateurs et des autorités douanières en matière de preuve de la sortie régulière des marchandises.
16 juillet 2015
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que les noms des auteurs d'observations soumises à l'EFSA dans le cadre d'une consultation publique constituent des données à caractère personnel, protégées par le règlement n° 45/2001. Elle a précisé que leur divulgation ne peut être accordée que si le demandeur justifie d'une nécessité impérieuse et légitime, et qu'il n'y a pas de raison de penser que cela porterait préjudice aux intérêts légitimes des personnes concernées. Cet arrêt restreint donc l'accès du public à ces informations, en privilégiant la protection des données personnelles sur le principe de transparence.
16 juillet 2015
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la Commission ne peut opposer un refus d'accès à des études environnementales commandées à une entreprise privée en invoquant la protection des objectifs d'enquête, sans démontrer concrètement en quoi la divulgation compromettrait ces activités. Cet arrêt précise l'interprétation de l'exception prévue à l'article 4, paragraphe 2, troisième tiret du règlement n° 1049/2001, en la conciliant avec les exigences de la convention d'Aarhus sur l'accès à l'information environnementale. Pour le praticien français, cette décision renforce le droit d'accès aux documents préparatoires en matière environnementale, en imposant à l'institution une motivation circonstanciée du refus.
16 juillet 2015
Le Tribunal de l'Union européenne a constaté un non-lieu à statuer dans l'affaire T-574/12, opposant PAN Europe et Stichting Natuur en Milieu à la Commission. Cette décision fait suite à la disparition de l'intérêt à agir des requérants, qui contestaient le refus de la Commission de réexaminer les limites maximales de résidus de pesticides fixées par le règlement (CE) n° 149/2008. En pratique, cette ordonnance illustre que, pour un professionnel du droit français, le contrôle juridictionnel d'une demande de réexamen interne fondée sur le règlement d'Aarhus (n° 1367/2006) peut être paralysé si l'acte contesté est modifié ou abrogé en cours d'instance, privant ainsi le recours de son objet.
16 juillet 2015
Cet avis préjudiciel concerne l'exclusion des services de transport de la directive services, notamment pour la navigation de plaisance, et examine la proportionnalité des conditions d'autorisation (comme l'exigence linguistique) pour les maisons closes. Il clarifie les limites d'application de la liberté d'établissement face aux restrictions nationales justifiées par l'ordre public.
16 juillet 2015
Le Tribunal de l'Union européenne rejette le recours de la société Adler Modemärkte contre le refus de l'OHMI d'enregistrer la marque verbale "MARINE BLEU" pour des vêtements. Il confirme que ce signe est descriptif et dépourvu de caractère distinctif, car il désigne simplement une couleur (bleu marine) couramment utilisée dans le secteur de l'habillement. Cette décision rappelle l'application stricte des motifs absolus de refus prévus à l'article 7, paragraphe 1, sous b) et c), du règlement sur la marque de l'Union européenne.
16 juillet 2015
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la réglementation grecque privant un fonctionnaire masculin du droit au congé parental au motif que son épouse ne travaille pas constitue une discrimination directe fondée sur le sexe, contraire à la directive 2006/54/CE. Cette décision précise que le droit individuel au congé parental, prévu par l'accord-cadre sur le congé parental (directive 96/34/CE), ne peut être subordonné à la situation professionnelle du conjoint. Pour un professionnel du droit français, cet arrêt confirme l'interdiction de toute condition liée à l'activité professionnelle du conjoint pour l'octroi du congé parental, renforçant ainsi l'égalité de traitement entre hommes et femmes dans l'accès à ce droit.
16 juillet 2015
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la directive 94/11/CE, qui harmonise de manière exhaustive les règles d'étiquetage des chaussures, s'oppose à une législation nationale imposant l'indication obligatoire du pays d'origine sur l'étiquette de produits transformés à l'étranger, ainsi que l'utilisation exclusive du terme italien «pelle». Une telle réglementation constitue une mesure d'effet équivalant à une restriction quantitative à l'importation, prohibée par l'article 34 TFUE, dès lors qu'elle entrave la commercialisation de produits conformes à la directive et qu'elle n'est pas justifiée par une raison impérieuse d'intérêt général.
16 juillet 2015
La Cour de justice, réunie en grande chambre, a annulé l'arrêt du Tribunal qui avait invalidé un règlement antidumping de l'UE au motif que son article 2, paragraphe 7, était incompatible avec l'Accord antidumping de l'OMC. La Cour a jugé que le Tribunal avait commis une erreur de droit en contrôlant la légalité du règlement de l'UE au regard de cet accord, car les règles de l'OMC ne sont pas directement invocables pour contester la validité d'un acte de l'Union. Cet arrêt confirme ainsi l'absence d'effet direct des accords OMC dans l'ordre juridique de l'UE, sauf dans l'hypothèse où l'Union entendait donner exécution à une obligation particulière assumée dans le cadre de l'OMC.
16 juillet 2015
La Cour de justice de l'Union européenne, statuant en Grande chambre, a annulé le règlement (UE) n° 1289/2013 en ce qu'il insérait une note en bas de page dans le règlement (CE) n° 539/2001, permettant à la Commission de suspendre l'exemption de visa pour certains pays tiers. La Cour a jugé que cette disposition constituait une modification de l'acte législatif de base, relevant de la procédure législative ordinaire, et ne pouvait être déléguée à la Commission via un acte délégué au sens de l'article 290 TFUE. Cet arrêt précise ainsi les limites du pouvoir de délégation législative et la distinction entre actes délégués et actes d'exécution en droit de l'Union.
16 juillet 2015
Dans l'arrêt Mapfre (C-584/13), la CJUE précise que la somme forfaitaire versée par un acheteur d'un véhicule d'occasion pour couvrir le risque de panne constitue une opération d'assurance exonérée de TVA, et non une prestation de services distincte soumise à la taxe. Cette qualification repose sur la prise en charge d'un risque aléatoire par le vendeur, même si le service est accessoire à la vente du véhicule. Pour le professionnel français, cette décision clarifie le champ de l'exonération des opérations d'assurance en matière de garanties mécaniques.
16 juillet 2015
La Cour de justice de l'Union européenne a précisé, dans l'affaire Huawei c. ZTE, les conditions dans lesquelles le titulaire d'un brevet essentiel à une norme (BEN), ayant souscrit un engagement FRAND, peut engager une action en contrefaçon sans abuser de sa position dominante au sens de l'article 102 TFUE. Avant d'intenter une telle action, le titulaire du BEN doit informer le contrefacteur présumé de l'atteinte et, si ce dernier manifeste sa volonté de conclure une licence FRAND, lui soumettre une offre écrite et spécifique. En retour, le contrefacteur doit répondre avec diligence et, en cas de désaccord, proposer une contre-offre conforme aux conditions FRAND, sous peine de voir ses moyens de défense rejetés.
16 juillet 2015
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la législation allemande permettant aux autorités de s'opposer à la vente de terrains agricoles publics à un prix jugé « largement disproportionné » par rapport à la valeur du marché constitue une aide d'État au sens de l'article 107, paragraphe 1, TFUE. L'arrêt précise que le critère de l'investisseur privé en économie de marché doit être appliqué pour déterminer si un avantage économique est accordé, et que la valeur du marché doit être établie comme le prix le plus élevé qu'un acheteur privé serait prêt à payer dans des conditions de concurrence normales. Cette décision a une portée directe pour les professionnels du droit français, notamment dans le cadre des ventes de biens publics et de l'application du droit des aides d'État aux transactions immobilières.
16 juillet 2015
La Cour de justice annule la décision du Conseil autorisant l'ouverture de négociations avec l'Australie pour lier leurs systèmes d'échange de quotas d'émission, au motif que le Conseil a violé l'équilibre institutionnel en adoptant des directives de négociation sans associer suffisamment la Commission et le Parlement européen. L'arrêt précise que l'article 218 TFUE impose une répartition claire des compétences entre les institutions dans la conduite des négociations internationales, et que le recours à un comité spécial ne saurait contourner le rôle de la Commission comme négociateur principal de l'Union.
16 juillet 2015
16 juillet 2015
Le Tribunal de la fonction publique de l'Union européenne déclare irrecevable l'opposition formée par Mme Gyarmathy contre l'arrêt par défaut rendu dans l'affaire F-79/13. Cette ordonnance rappelle qu'une opposition à un arrêt par défaut est irrecevable lorsqu'elle émane de la partie requérante elle-même, et non de la partie défaillante. Pour le praticien français, cette décision confirme le principe strict selon lequel seul le défendeur qui n'a pas comparu peut former opposition, à l'exclusion du demandeur.
16 juillet 2015