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AccueilDroit européen

Droit européen — EUR-Lex

1 753textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2015.

1 753

Total documents

429 524

Avec texte intégral

275 256

Résumés IA

0

En vigueur

Grandes catégories

Législation

Règlement · Directive · Décision · Recommandation

86 834

Jurisprudence UE

Arrêt CJUE · Ordonnance · Conclusions

45 517

Textes consolidés

Versions consolidées des textes

28 359

Actes préparatoires

Propositions · Communications · Initiatives

82 754

Relations extérieures

Accord international · PESC · Traité

22 943

Autres

Budget · Avis · Résolution · Divers

163 117

Par année

202420232022202120202019201820172016201520142013
En vigueurAbrogé
Jurisprudence UEAnnée 2015Effacer tout
Arrêt CJUE62014CC0293

Conclusions de l'avocat général M. M. Szpunar, présentées le 16 juillet 2015.#Gebhart Hiebler contre Walter Schlagbauer.#Demande de décision préjudicielle, introduite par l'Oberster Gerichtshof.#Renvoi préjudiciel – Directive 2006/123/CE – Champ d’application ratione materiae – Activités participant à l’exercice de l’autorité publique – Profession de ramoneur – Missions relevant de la ‘police du feu’ – Limitation territoriale de l’agrément professionnel – Service d’intérêt économique général – Nécessité – Proportionnalité.#Affaire C-293/14.

Les conclusions de l'avocat général dans l'affaire C-293/14 précisent que la directive "services" (2006/123/CE) s'applique à la profession de ramoneur, même lorsque celle-ci exerce des missions de police du feu, ces dernières n'étant pas considérées comme participant à l'exercice de l'autorité publique. L'avocat général estime qu'une réglementation nationale limitant territorialement l'agrément professionnel des ramoneurs constitue une restriction à la liberté d'établissement, qui ne saurait être justifiée comme un service d'intérêt économique général que si elle est nécessaire et proportionnée à l'objectif de protection contre les incendies.

16 juillet 2015

Détail →
Arrêt CJUE62014CC0338

Conclusions de l'avocat général M. N. Wahl, présentées le 16 juillet 2015.#Quenon K. SPRL contre Beobank SA et Metlife Insurance SA.#Demande de décision préjudicielle, introduite par la cour d'appel de Bruxelles.#Renvoi préjudiciel – Agents commerciaux indépendants – Directive 86/653/CEE – Article 17, paragraphe 2 – Rupture du contrat d’agence par le commettant – Indemnisation de l’agent – Interdiction du cumul de systèmes de l’indemnité de clientèle et de la réparation du préjudice – Droit de l’agent à des dommages et intérêts complémentaires à l’indemnité de clientèle – Conditions.#Affaire C-338/14.

Cet arrêt de la CJUE clarifie l'interprétation de l'article 17, paragraphe 2, de la directive 86/653/CEE sur les agents commerciaux indépendants. Il confirme l'interdiction du cumul entre l'indemnité de clientèle et la réparation du préjudice pour rupture du contrat par le commettant, tout en précisant les conditions strictes permettant à l'agent de réclamer des dommages-intérêts complémentaires à cette indemnité.

16 juillet 2015

Détail →
Jurisprudence CJUE62013CA0170

Affaire C-170/13: Arrêt de la Cour (cinquième chambre) du 16 juillet 2015 (demande de décision préjudicielle du Landgericht Düsseldorf — Allemagne) — Huawei Technologies Co. Ltd/ZTE Corp., ZTE Deutschland GmbH (Concurrence — Article 102 TFUE — Entreprise détenant un brevet essentiel à une norme qu’elle s’est engagée, auprès de l’organisme de normalisation, à donner en licence aux tiers à des conditions équitables, raisonnables et non discriminatoires dites «FRAND» («fair, reasonable and non-discriminatory») — Abus de position dominante — Actions en contrefaçon — Action en cessation — Action en rappel de produits — Action aux fins de fourniture de données comptables — Action en réparation — Obligations du titulaire du brevet essentiel à une norme)

Dans l'arrêt Huawei c. ZTE, la Cour de justice de l'Union européenne précise les conditions dans lesquelles le titulaire d'un brevet essentiel à une norme (BEN) peut, sans abuser de sa position dominante (article 102 TFUE), intenter une action en contrefaçon à l'encontre d'un utilisateur potentiel de la licence. La Cour établit une procédure équilibrée : le titulaire du brevet doit, avant d'agir, informer le contrefacteur présumé et lui proposer une licence à des conditions FRAND, tandis que ce dernier doit répondre de manière diligente et appropriée, sans pouvoir adopter une attitude purement dilatoire. Cet arrêt encadre strictement les actions en cessation et en rappel de produits pour éviter qu'elles ne constituent un abus, tout en protégeant la valeur économique des brevets essentiels.

16 juillet 2015

Détail →
Arrêt CJUE62014CC0371

Conclusions de l'avocat général M. Y. Bot, présentées le 16 juillet 2015.#APEX GmbH Internationale Spedition contre Hauptzollamt Hamburg-Stadt.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le Finanzgericht Hamburg.#Renvoi préjudiciel – Politique commerciale – Dumping – Briquets de poche avec pierre, à gaz, non rechargeables – Règlement (CE) nº 1225/2009 – Article 11, paragraphe 2 – Expiration – Article 13 – Contournement – Règlement d’exécution (UE) nº 260/2013 – Validité – Extension d’un droit antidumping à une date où le règlement l’ayant institué n’est plus en vigueur – Modification de la configuration des échanges.#Affaire C-371/14.

Cet arrêt traite de la légalité de l'extension d'un droit antidumping à des produits importés après l'expiration du règlement initial, en examinant les notions de contournement et de modification de la configuration des échanges. La Cour précise les conditions dans lesquelles les autorités peuvent appliquer des mesures antidumping à de nouvelles formes de commerce qui compromettent l'effet des droits établis. L'arrêt interprète les articles 11 et 13 du règlement antidumping pour déterminer la validité du règlement d'exécution qui a prolongé ces mesures.

16 juillet 2015

Détail →
Arrêt CJUE62014CC0319

Conclusions de l'avocat général M. M. Szpunar, présentées le 16 juillet 2015.#B & S Global Transit Center BV contre Staatssecretaris van Financiën.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le Hoge Raad der Nederlanden.#Renvoi préjudiciel – Code des douanes communautaire – Règlement (CEE) no 2913/92 – Articles 203 et 204 – Régime de transit communautaire externe – Règlement (CEE) no 2454/93 – Articles 365, 366 et 859 – Naissance de la dette douanière – Soustraction ou non à la surveillance douanière – Inexécution d’une obligation – Omission de mettre fin au régime de transit – Sortie des marchandises du territoire douanier de l’Union européenne.#Affaire C-319/14.

Cet avis préjudiciel clarifie les conditions de naissance de la dette douanière dans le cadre du transit communautaire externe. Il précise que la dette peut naître non seulement en cas de soustraction physique des marchandises à la surveillance douanière, mais également en cas d'omission de régulariser le régime de transit à la sortie du territoire douanier de l'Union. L'arrêt délimite ainsi les responsabilités des opérateurs et des autorités douanières en matière de preuve de la sortie régulière des marchandises.

16 juillet 2015

Détail →
Jurisprudence CJUE62013CJ0615

Arrêt de la Cour (deuxième chambre) du 16 juillet 2015.#ClientEarth et Pesticide Action Network Europe (PAN Europe) contre Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA).#Pourvoi – Accès aux documents des institutions de l’Union européenne – Règlement (CE) nº 1049/2001 – Article 4, paragraphe 1, sous b) – Règlement (CE) nº 45/2001 – Article 8 – Exception au droit d’accès – Protection des données à caractère personnel – Notion de ‘données à caractère personnel’ – Conditions d’un transfert de données à caractère personnel – Nom de l’auteur de chaque observation portant sur un projet d’orientation de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) concernant la documentation scientifique à joindre aux demandes d’autorisation pour la mise sur le marché de produits phytopharmaceutiques – Refus d’accès.#Affaire C-615/13 P.

La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que les noms des auteurs d'observations soumises à l'EFSA dans le cadre d'une consultation publique constituent des données à caractère personnel, protégées par le règlement n° 45/2001. Elle a précisé que leur divulgation ne peut être accordée que si le demandeur justifie d'une nécessité impérieuse et légitime, et qu'il n'y a pas de raison de penser que cela porterait préjudice aux intérêts légitimes des personnes concernées. Cet arrêt restreint donc l'accès du public à ces informations, en privilégiant la protection des données personnelles sur le principe de transparence.

16 juillet 2015

Détail →
Jurisprudence CJUE62013CJ0612

Arrêt de la Cour (deuxième chambre) du 16 juillet 2015.#ClientEarth contre Commission européenne.#Pourvoi – Accès aux documents des institutions de l’Union européenne – Règlement (CE) no 1049/2001 – Article 4, paragraphe 2, troisième tiret – Informations environnementales – Convention d’Aarhus – Article 4, paragraphes 1 et 4 – Exception au droit d’accès – Protection des objectifs des activités d’enquête – Études réalisées par une entreprise, à la demande de la Commission européenne, au sujet de la transposition de directives en matière environnementale – Refus partiel d’accès.#Affaire C-612/13 P.

La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la Commission ne peut opposer un refus d'accès à des études environnementales commandées à une entreprise privée en invoquant la protection des objectifs d'enquête, sans démontrer concrètement en quoi la divulgation compromettrait ces activités. Cet arrêt précise l'interprétation de l'exception prévue à l'article 4, paragraphe 2, troisième tiret du règlement n° 1049/2001, en la conciliant avec les exigences de la convention d'Aarhus sur l'accès à l'information environnementale. Pour le praticien français, cette décision renforce le droit d'accès aux documents préparatoires en matière environnementale, en imposant à l'institution une motivation circonstanciée du refus.

16 juillet 2015

Détail →
Jurisprudence CJUE62012TB0574

Affaire T-574/12: Ordonnance du Tribunal du 16 juillet 2015 — PAN Europe et Stichting Natuur en Milieu/Commission [«Environnement — Règlement (CE) no 149/2008 — Limites maximales applicables aux résidus de pesticides — Règlement (CE) no 1367/2006 — Demande de réexamen interne — Disparition de l’intérêt à agir — Non-lieu à statuer»]

Le Tribunal de l'Union européenne a constaté un non-lieu à statuer dans l'affaire T-574/12, opposant PAN Europe et Stichting Natuur en Milieu à la Commission. Cette décision fait suite à la disparition de l'intérêt à agir des requérants, qui contestaient le refus de la Commission de réexaminer les limites maximales de résidus de pesticides fixées par le règlement (CE) n° 149/2008. En pratique, cette ordonnance illustre que, pour un professionnel du droit français, le contrôle juridictionnel d'une demande de réexamen interne fondée sur le règlement d'Aarhus (n° 1367/2006) peut être paralysé si l'acte contesté est modifié ou abrogé en cours d'instance, privant ainsi le recours de son objet.

16 juillet 2015

Détail →
Arrêt CJUE62014CC0340

Conclusions de l'avocat général M. M. Szpunar, présentées le 16 juillet 2015.#R.L. Trijber contre College van burgemeester en wethouders van Amsterdamet et J. Harmsen contre Burgemeester van Amsterdam.#Demandes de décision préjudicielle, introduites par le Raad van State.#Renvoi préjudiciel – Directive 2006/123/CE – Services dans le marché intérieur – Navigation de plaisance – Maisons de prostitution en vitrine – Article 2, paragraphe 2, sous d) – Champ d’application – Exclusion – Services dans le domaine des transports – Liberté d’établissement – Régime d’autorisation – Article 10, paragraphe 2, sous c) – Conditions d’octroi de l’autorisation – Proportionnalité – Condition linguistique – Article 11, paragraphe 1, sous b) – Durée de l’autorisation – Limitation du nombre d’autorisations disponibles – Raison impérieuse d’intérêt général.#Affaires jointes C-340/14 et C-341/14.

Cet avis préjudiciel concerne l'exclusion des services de transport de la directive services, notamment pour la navigation de plaisance, et examine la proportionnalité des conditions d'autorisation (comme l'exigence linguistique) pour les maisons closes. Il clarifie les limites d'application de la liberté d'établissement face aux restrictions nationales justifiées par l'ordre public.

16 juillet 2015

Détail →
Jurisprudence CJUE62013TB0296

Affaire T-296/13: Ordonnance du Tribunal du 16 juillet 2015 — Adler Modemärkte/OHMI — Blufin (MARINE BLEU)

Le Tribunal de l'Union européenne rejette le recours de la société Adler Modemärkte contre le refus de l'OHMI d'enregistrer la marque verbale "MARINE BLEU" pour des vêtements. Il confirme que ce signe est descriptif et dépourvu de caractère distinctif, car il désigne simplement une couleur (bleu marine) couramment utilisée dans le secteur de l'habillement. Cette décision rappelle l'application stricte des motifs absolus de refus prévus à l'article 7, paragraphe 1, sous b) et c), du règlement sur la marque de l'Union européenne.

16 juillet 2015

Détail →
Jurisprudence CJUE62014CA0222

Affaire C-222/14: Arrêt de la Cour (quatrième chambre) du 16 juillet 2015 (demande de décision préjudicielle du Symvoulio tis Epikrateias — Grèce) — Konstantinos Maïstrellis/Ypourgos Dikaiosynis, Diafaneias kai Anthropinon Dikaiomaton (Renvoi préjudiciel — Politique sociale — Directive 96/34/CE — Accord-cadre sur le congé parental — Clause 2, point 1 — Droit individuel à un congé parental en raison de la naissance d’un enfant — Réglementation nationale privant du droit à un tel congé le fonctionnaire dont l’épouse ne travaille pas — Directive 2006/54/CE — Égalité de traitement entre hommes et femmes en matière d’emploi et de travail — Articles 2, paragraphe 1, sous a), et 14, paragraphe 1, sous c) — Conditions de travail — Discrimination directe)

La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la réglementation grecque privant un fonctionnaire masculin du droit au congé parental au motif que son épouse ne travaille pas constitue une discrimination directe fondée sur le sexe, contraire à la directive 2006/54/CE. Cette décision précise que le droit individuel au congé parental, prévu par l'accord-cadre sur le congé parental (directive 96/34/CE), ne peut être subordonné à la situation professionnelle du conjoint. Pour un professionnel du droit français, cet arrêt confirme l'interdiction de toute condition liée à l'activité professionnelle du conjoint pour l'octroi du congé parental, renforçant ainsi l'égalité de traitement entre hommes et femmes dans l'accès à ce droit.

16 juillet 2015

Détail →
Jurisprudence CJUE62014CA0095

Affaire C-95/14: Arrêt de la Cour (troisième chambre) du 16 juillet 2015 (demande de décision préjudicielle du Tribunale di Milano — Italie) — Unione nazionale industria conciaria (UNIC), Unione Nazionale dei Consumatori di Prodotti in Pelle, Materie Concianti, Accessori e Componenti (Unicopel)/FS Retail, Luna srl, Gatsby srl (Renvoi préjudiciel — Libre circulation des marchandises — Articles 34 TFUE à 36 TFUE — Mesures d’effet équivalent — Directive 94/11/CE — Articles 3 et 5 — Harmonisation exhaustive — Interdiction d’entraver la commercialisation des articles chaussants conformes aux dispositions en matière d’étiquetage de la directive 94/11 — Législation nationale exigeant l’indication du pays d’origine sur l’étiquette de produits transformés à l’étranger et utilisant l’expression en langue italienne «pelle» — Articles mis en libre pratique)

La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la directive 94/11/CE, qui harmonise de manière exhaustive les règles d'étiquetage des chaussures, s'oppose à une législation nationale imposant l'indication obligatoire du pays d'origine sur l'étiquette de produits transformés à l'étranger, ainsi que l'utilisation exclusive du terme italien «pelle». Une telle réglementation constitue une mesure d'effet équivalant à une restriction quantitative à l'importation, prohibée par l'article 34 TFUE, dès lors qu'elle entrave la commercialisation de produits conformes à la directive et qu'elle n'est pas justifiée par une raison impérieuse d'intérêt général.

16 juillet 2015

Détail →
Jurisprudence CJUE62014CA0021

Affaire C-21/14 P: Arrêt de la Cour (Grande chambre) du 16 juillet 2015 — Commission européenne/Rusal Armenal ZAO, Conseil de l'Union européenne (Pourvoi — Dumping — Importations de certaines feuilles d’aluminium originaires d’Arménie, du Brésil et de Chine — Accession de la République d’Arménie à l’Organisation mondiale du commerce (OMC) — Article 2, paragraphe 7, du règlement (CE) no 384/96 — Compatibilité avec l’accord sur la mise en œuvre de l’article VI de l’accord général sur les tarifs douaniers et le commerce de 1994 (GATT))

La Cour de justice, réunie en grande chambre, a annulé l'arrêt du Tribunal qui avait invalidé un règlement antidumping de l'UE au motif que son article 2, paragraphe 7, était incompatible avec l'Accord antidumping de l'OMC. La Cour a jugé que le Tribunal avait commis une erreur de droit en contrôlant la légalité du règlement de l'UE au regard de cet accord, car les règles de l'OMC ne sont pas directement invocables pour contester la validité d'un acte de l'Union. Cet arrêt confirme ainsi l'absence d'effet direct des accords OMC dans l'ordre juridique de l'UE, sauf dans l'hypothèse où l'Union entendait donner exécution à une obligation particulière assumée dans le cadre de l'OMC.

16 juillet 2015

Détail →
Jurisprudence CJUE62014CA0088

Affaire C-88/14: Arrêt de la Cour (Grande chambre) du 16 juillet 2015 — Commission européenne/Parlement européen, Conseil de l'Union européenne (Recours en annulation — Règlement (UE) no 1289/2013 — Article 1er, points 1 et 4 — Règlement (CE) no 539/2001 — Article 1er, paragraphe 4, sous f) — Article 290 TFUE — Suspension de l’exemption de l’obligation de visa — Insertion d’une note en bas de page — Modification de l’acte législatif)

La Cour de justice de l'Union européenne, statuant en Grande chambre, a annulé le règlement (UE) n° 1289/2013 en ce qu'il insérait une note en bas de page dans le règlement (CE) n° 539/2001, permettant à la Commission de suspendre l'exemption de visa pour certains pays tiers. La Cour a jugé que cette disposition constituait une modification de l'acte législatif de base, relevant de la procédure législative ordinaire, et ne pouvait être déléguée à la Commission via un acte délégué au sens de l'article 290 TFUE. Cet arrêt précise ainsi les limites du pouvoir de délégation législative et la distinction entre actes délégués et actes d'exécution en droit de l'Union.

16 juillet 2015

Détail →
Jurisprudence CJUE62013CA0584

Affaire C-584/13: Arrêt de la Cour (cinquième chambre) du 16 juillet 2015 (demande de décision préjudicielle de la Cour de cassation — France) — Directeur général des finances publiques/Mapfre asistencia compañia internacional de seguros y reaseguros SA et Mapfre warranty SpA/Directeur général des finances publiques (Renvoi préjudiciel — Fiscalité — Taxe sur le chiffre d’affaires — Champ d’application — Exonération — Notion d’«opérations d’assurance» — Notion de «prestations de services» — Somme forfaitaire visant à garantir la panne d’un véhicule d’occasion)

Dans l'arrêt Mapfre (C-584/13), la CJUE précise que la somme forfaitaire versée par un acheteur d'un véhicule d'occasion pour couvrir le risque de panne constitue une opération d'assurance exonérée de TVA, et non une prestation de services distincte soumise à la taxe. Cette qualification repose sur la prise en charge d'un risque aléatoire par le vendeur, même si le service est accessoire à la vente du véhicule. Pour le professionnel français, cette décision clarifie le champ de l'exonération des opérations d'assurance en matière de garanties mécaniques.

16 juillet 2015

Détail →
Jurisprudence CJUE62013CJ0170

Arrêt de la Cour (cinquième chambre) du 16 juillet 2015.#Huawei Technologies Co. Ltd contre ZTE Corp. et ZTE Deutschland GmbH.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le Landgericht Düsseldorf.#Concurrence – Article 102 TFUE – Entreprise détenant un brevet essentiel à une norme qu’elle s’est engagée, auprès de l’organisme de normalisation, à donner en licence aux tiers à des conditions équitables, raisonnables et non discriminatoires dites ‘FRAND’ (‘fair, reasonable and non-discriminatory’) – Abus de position dominante – Actions en contrefaçon – Action en cessation – Action en rappel de produits – Action aux fins de fourniture de données comptables – Action en réparation – Obligations du titulaire du brevet essentiel à une norme.#Affaire C-170/13.

La Cour de justice de l'Union européenne a précisé, dans l'affaire Huawei c. ZTE, les conditions dans lesquelles le titulaire d'un brevet essentiel à une norme (BEN), ayant souscrit un engagement FRAND, peut engager une action en contrefaçon sans abuser de sa position dominante au sens de l'article 102 TFUE. Avant d'intenter une telle action, le titulaire du BEN doit informer le contrefacteur présumé de l'atteinte et, si ce dernier manifeste sa volonté de conclure une licence FRAND, lui soumettre une offre écrite et spécifique. En retour, le contrefacteur doit répondre avec diligence et, en cas de désaccord, proposer une contre-offre conforme aux conditions FRAND, sous peine de voir ses moyens de défense rejetés.

16 juillet 2015

Détail →
Jurisprudence CJUE62014CA0039

Affaire C-39/14: Arrêt de la Cour (première chambre) du 16 juillet 2015 (demande de décision préjudicielle du Bundesgerichtshof — Allemagne) — procédure engagée par Bodenverwertungs- und -verwaltungs GmbH (BVVG) (Renvoi préjudiciel — Aides d’État — Article 107, paragraphe 1, TFUE — Vente de terrains agricoles par les autorités publiques — Disposition nationale permettant aux autorités compétentes de s’opposer à la vente d’un terrain agricole lorsque le prix offert est considéré comme «largement disproportionné» par rapport à la valeur du marché — Avantage accordé à certaines entreprises ou productions — Critère de l’investisseur privé — Détermination de la «valeur du marché»)

La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la législation allemande permettant aux autorités de s'opposer à la vente de terrains agricoles publics à un prix jugé « largement disproportionné » par rapport à la valeur du marché constitue une aide d'État au sens de l'article 107, paragraphe 1, TFUE. L'arrêt précise que le critère de l'investisseur privé en économie de marché doit être appliqué pour déterminer si un avantage économique est accordé, et que la valeur du marché doit être établie comme le prix le plus élevé qu'un acheteur privé serait prêt à payer dans des conditions de concurrence normales. Cette décision a une portée directe pour les professionnels du droit français, notamment dans le cadre des ventes de biens publics et de l'application du droit des aides d'État aux transactions immobilières.

16 juillet 2015

Détail →
Jurisprudence CJUE62013CA0425

Affaire C-425/13: Arrêt de la Cour (grande chambre) du 16 juillet 2015 — Commission européenne/Conseil de l'Union européenne (Recours en annulation — Décision du Conseil autorisant l’ouverture des négociations pour lier le système d’échange de droits d’émission à effet de serre de l’Union européenne avec un système d’échange de droits d’émission à effet de serre en Australie — Directives de négociation — Comité spécial — Articles 13, paragraphe 2, TUE, 218, paragraphes 2 à 4, TFUE et 295 TFUE — Équilibre institutionnel)

La Cour de justice annule la décision du Conseil autorisant l'ouverture de négociations avec l'Australie pour lier leurs systèmes d'échange de quotas d'émission, au motif que le Conseil a violé l'équilibre institutionnel en adoptant des directives de négociation sans associer suffisamment la Commission et le Parlement européen. L'arrêt précise que l'article 218 TFUE impose une répartition claire des compétences entre les institutions dans la conduite des négociations internationales, et que le recours à un comité spécial ne saurait contourner le rôle de la Commission comme négociateur principal de l'Union.

16 juillet 2015

Détail →
Arrêt CJUE62013CC0603

Arrêt CJUE — 62013CC0603

16 juillet 2015

Détail →
Jurisprudence CJUE62013FO0079(01)

Ordonnance du Tribunal de la fonction publique (deuxième chambre) du 16 juillet 2015.#Valéria Anna Gyarmathy contre Observatoire européen des drogues et des toxicomanies.#Fonction publique – Arrêt par défaut – Opposition de la partie requérante – Irrecevabilité manifeste.#Affaire F-79/13 OP.

Le Tribunal de la fonction publique de l'Union européenne déclare irrecevable l'opposition formée par Mme Gyarmathy contre l'arrêt par défaut rendu dans l'affaire F-79/13. Cette ordonnance rappelle qu'une opposition à un arrêt par défaut est irrecevable lorsqu'elle émane de la partie requérante elle-même, et non de la partie défaillante. Pour le praticien français, cette décision confirme le principe strict selon lequel seul le défendeur qui n'a pas comparu peut former opposition, à l'exclusion du demandeur.

16 juillet 2015

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