1 753textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2015.
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Règlement · Directive · Décision · Recommandation
87 431Arrêt CJUE · Ordonnance · Conclusions
46 207Versions consolidées des textes
28 549Propositions · Communications · Initiatives
83 358Accord international · PESC · Traité
23 110Budget · Avis · Résolution · Divers
164 281Cet arrêt du Tribunal de l'Union européenne (8 juillet 2015, affaire T-548/12) porte sur un litige en matière de marque communautaire. Il précise les conditions d'appréciation du risque de confusion au sens de l'article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement (CE) n° 207/2009, dans le cadre d'une procédure en nullité fondée sur l'article 53, paragraphe 1, sous a), du même règlement. La décision confirme le rejet de la demande en nullité de la marque figurative REDROCK, en raison de l'absence de similitude visuelle, phonétique et conceptuelle suffisante avec les marques verbales antérieures comportant l'élément "ROCK", malgré la présence de ce terme commun.
8 juillet 2015
Dans l'affaire C-90/14, la Cour de justice de l'Union européenne précise que le juge national, saisi d'une procédure de saisie hypothécaire, peut modérer le montant des intérêts moratoires prévus dans un contrat de prêt hypothécaire conclu avec un consommateur, même en l'absence de disposition nationale expresse, dès lors que cette clause est abusive au sens de la directive 93/13/CEE. Cette ordonnance confirme le pouvoir du juge national d'écarter ou de réduire les clauses abusives, y compris celles relatives au remboursement anticipé, pour assurer une protection effective du consommateur.
8 juillet 2015
Le Tribunal de l'Union européenne interprète son arrêt antérieur dans l'affaire T-357/11, concernant un litige entre Bimbo SA et l'OHMI (devenu EUIPO) relatif à une marque de l'Union européenne. Cette ordonnance clarifie la portée et le sens de la décision initiale, notamment sur les points ayant suscité des difficultés d'interprétation pour les parties. Elle précise ainsi les conséquences juridiques de l'arrêt pour le professionnel du droit français, en fixant définitivement le cadre de la solution retenue par le juge de l'Union.
8 juillet 2015
Cet arrêt du Tribunal de l'UE précise les obligations de motivation de la Commission dans le cadre d'une procédure de passation de marchés publics de services informatiques. Il rappelle que l'institution doit fournir des explications suffisantes sur le classement des offres, notamment en cas de recours à un système de "cascade" pour l'attribution de lots, et qu'elle ne peut se contenter de simples affirmations. L'arrêt détaille également les limites du contrôle juridictionnel sur l'erreur manifeste d'appréciation du pouvoir adjudicateur.
8 juillet 2015
L'arrêt du Tribunal de l'UE confirme le rejet par l'OHMI d'une demande en nullité de la marque figurative REDROCK, déposée pour des produits isolants. Il juge qu'il n'existe pas de risque de confusion avec les marques verbales antérieures du requérant contenant l'élément "ROCK", en raison de l'impression d'ensemble différente créée par la présence de l'élément distinctif "RED" et de la représentation graphique spécifique. Cette décision précise les critères d'appréciation du risque de confusion pour les marques complexes incluant un élément descriptif ou faiblement distinctif commun.
8 juillet 2015
Les conclusions de l'avocat général Wahl dans l'affaire C-346/13 précisent que l'article 13 de la directive 2002/20/CE (directive "autorisation") s'oppose à une taxe communale frappant les propriétaires de pylônes et mâts de téléphonie mobile, dès lors que cette taxe constitue une redevance sur les infrastructures directement liée à la mise à disposition du réseau. Une telle imposition locale est incompatible avec le droit de l'Union si elle vise à financer des dépenses générales de la commune et non les coûts spécifiques de gestion des droits de passage.
8 juillet 2015
L'arrêt du Tribunal de l'UE du 7 juillet 2015 (affaire T-521/13) précise les critères d'appréciation du risque de confusion au sens de l'article 8, §1, b) du règlement (CE) n°207/2009. Il juge que la similitude visuelle et phonétique entre la marque figurative "A ASTER" et la marque verbale antérieure "A‑STARS" est suffisante pour créer un risque de confusion, même en l'absence de similitude conceptuelle. Cette décision rappelle que l'impression d'ensemble des signes prime sur leurs différences, notamment lorsque les produits visés sont identiques ou similaires.
7 juillet 2015
L'arrêt précise que le Tribunal Català de Contractes del Sector Públic, bien qu'étant un organe administratif, constitue une "juridiction" au sens de l'article 267 TFUE, habilitée à saisir la Cour de justice, en raison de son indépendance et du caractère obligatoire de ses décisions. La Cour y définit également la notion d'"entité publique" dans le cadre des marchés publics, incluant les administrations publiques au sens large, ce qui éclaire le champ d'application des directives 2004/18 et 89/665.
7 juillet 2015
Le Tribunal de l'UE a annulé la décision de la Commission refusant l'accès à la table des matières d'un dossier de concurrence, jugeant que la Commission n'avait pas procédé à un examen concret et individuel de ce document. Il précise que la table des matières, en tant que document distinct, ne bénéficie pas automatiquement des exceptions invoquées pour le dossier principal (protection des intérêts commerciaux et des enquêtes). Cette décision rappelle l'obligation pour la Commission de motiver spécifiquement le refus d'accès à chaque document, même au sein d'un dossier volumineux.
7 juillet 2015
L'ordonnance du président de la Cour de justice de l'Union européenne du 7 juillet 2015 dans l'affaire C-244/14 clôture un recours en manquement introduit par la Commission européenne contre l'Autriche, relatif à la non-transposition de certaines directives en matière de marchés publics. Cette décision, prise après le désistement de la Commission, met fin à la procédure sans condamnation de l'État membre, ce qui peut intéresser le praticien français en ce qu'elle illustre les mécanismes de clôture des recours en manquement avant jugement au fond.
7 juillet 2015
Le Tribunal de l'Union européenne a annulé la décision de la Commission refusant l'accès à un document unique (une table des matières) dans le cadre d'une procédure de concurrence, estimant que la Commission n'avait pas procédé à un examen concret et individuel de ce document. L'arrêt précise que l'exception de protection des intérêts commerciaux et des objectifs d'enquête ne peut être invoquée de manière générique, et que la Commission doit démontrer en quoi la divulgation porterait concrètement atteinte à ces intérêts. Cette décision renforce l'obligation de motivation et le contrôle juridictionnel sur les refus d'accès aux documents, y compris pour les pièces préparatoires dans les procédures de concurrence.
7 juillet 2015
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours d'Alpinestars Research contre le refus d'enregistrement de la marque figurative "A ASTER" pour des vêtements et chaussures. Il a confirmé l'existence d'un risque de confusion avec la marque verbale antérieure "A-STARS" en raison de la similitude visuelle et phonétique des signes, appliquant strictement l'article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement n° 207/2009. Pour le praticien français, cet arrêt illustre l'importance de l'appréciation globale du risque de confusion, où des différences conceptuelles ne suffisent pas à écarter la similitude lorsque les signes partagent des éléments dominants proches.
7 juillet 2015
Le Tribunal de l'Union européenne annule la décision de la Commission réduisant le concours financier du FEOGA au programme Leader+ français, en raison du non-respect du délai d'adoption de cette décision. Cette annulation constitue une violation des formes substantielles, rappelant l'importance du respect des délais procéduraux dans la gestion des fonds européens. Pour un professionnel du droit français, cet arrêt souligne la rigueur exigée dans le contrôle des conditions de forme des actes de la Commission, au-delà du simple bien-fondé des réductions financières.
6 juillet 2015
Le Tribunal de l'Union européenne annule la décision de la Commission réduisant le concours financier du FEOGA au programme Leader+ français, en raison du non-respect du délai d'adoption de cette décision. Cette annulation est fondée sur la violation des formes substantielles, le délai imparti à la Commission pour statuer étant impératif. L'arrêt rappelle ainsi l'importance du respect des délais procéduraux dans la gestion des fonds européens, leur méconnaissance pouvant entraîner l'illégalité de la décision de réduction financière.
6 juillet 2015
Le Tribunal de l'Union européenne rejette le recours de l'Italie contre la décision de la Commission excluant certaines dépenses du financement de l'UE, en raison d'irrégularités dans le contrôle des aides à la production de lait écrémé en poudre. L'arrêt précise que les négligences imputables aux autorités nationales justifient des corrections financières forfaitaires, et écarte les moyens tirés de la violation du principe de proportionnalité, de l'obligation de motivation, du principe ne bis in idem et du délai raisonnable.
6 juillet 2015
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de l'Italie contre la décision de la Commission excluant certaines dépenses du financement européen en raison d'irrégularités dans les aides à la production de lait écrémé en poudre. L'arrêt précise que les négligences imputables aux administrations nationales justifient des corrections financières, et examine les principes de proportionnalité, de motivation et *ne bis in idem* dans le cadre de la gestion du FEOGA, du FEAGA et du FEADER.
6 juillet 2015
La Cour de justice de l'Union européenne a déclaré irrecevable la demande de décision préjudicielle du Tribunale Amministrativo Regionale per la Sicilia concernant l'interprétation des articles 49, 102 et 106 TFUE, ainsi que de l'article 15 de la Charte des droits fondamentaux, dans le cadre d'un litige relatif à la liberté d'établissement et à un abus de position dominante dans le secteur pharmaceutique. L'irrecevabilité est fondée sur le défaut de pertinence des questions posées pour la solution du litige au principal.
2 juillet 2015
Le Tribunal de l'Union européenne annule la décision de la Commission qualifiant les déclarations publiques de l'État français concernant France Télécom d'aide d'État incompatible. Il juge que la Commission a violé les droits de la défense en n'étendant pas la procédure formelle d'examen à ce nouveau grief et a commis une erreur de droit dans l'application du critère de l'investisseur privé avisé. Cet arrêt précise les conditions dans lesquelles des déclarations publiques d'un État peuvent constituer une aide d'État et réaffirme l'importance du respect des droits procéduraux des États membres.
2 juillet 2015
Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne précise la notion d'« hectare admissible au bénéfice de l'aide » dans le cadre du régime de paiement unique. Il juge que des surfaces situées en bordure de pistes d'aéroport, telles que les accotements, peuvent être considérées comme admissibles si elles sont effectivement utilisées à des fins agricoles, et non simplement entretenues pour des raisons de sécurité aérienne. La décision clarifie ainsi les conditions de récupération des aides indûment versées pour ces surfaces.
2 juillet 2015
Cet arrêt précise la notion de « surface agricole » au sens du règlement (CE) n° 73/2009 pour l’octroi du régime de paiement unique. La Cour juge qu’une surface constituant la couche de recouvrement végétalisée d’une décharge désaffectée peut être considérée comme une surface agricole admissible, dès lors qu’elle est effectivement utilisée à des fins agricoles. Cette décision clarifie les conditions d’éligibilité des terrains artificialisés mais remis en culture pour le versement des aides directes de la PAC.
2 juillet 2015