1 753textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2015.
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Règlement · Directive · Décision · Recommandation
87 431Arrêt CJUE · Ordonnance · Conclusions
46 207Versions consolidées des textes
28 549Propositions · Communications · Initiatives
83 358Accord international · PESC · Traité
23 110Budget · Avis · Résolution · Divers
164 281Dans l'affaire C-147/14, la Cour de justice de l'Union européenne précise que, pour apprécier le risque de confusion au sens de l'article 9, paragraphe 1, sous b), du règlement (CE) n° 207/2009 sur la marque communautaire, le juge national doit prendre en compte l'emploi d'une langue non officielle de l'Union européenne par le public pertinent. Cette décision, rendue sur renvoi préjudiciel belge, souligne que la perception du consommateur moyen, y compris sa compréhension linguistique, est un facteur déterminant dans l'évaluation globale du risque de confusion.
25 juin 2015
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de dm-drogerie markt contre le refus d'opposition de l'OHMI, confirmant l'absence de risque de confusion entre la marque figurative « M » et la marque verbale antérieure « dm ». L'arrêt précise que, malgré une identité des produits, les signes en cause ne présentent aucune similitude visuelle, phonétique ou conceptuelle, excluant ainsi tout risque de confusion au sens de l'article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement n° 207/2009. Cette décision rappelle le principe selon lequel l'appréciation globale du risque de confusion exige une similitude minimale entre les signes.
25 juin 2015
Cet arrêt de la CJUE précise les conditions de naissance de la dette douanière en cas de non-présentation des marchandises au bureau de destination dans le cadre d’un régime de transit externe. La Cour distingue la soustraction à la surveillance douanière (article 203 du code des douanes) de la simple inexécution d’une obligation (article 204), et juge que le retour des marchandises refusées par le destinataire, suivi d’un nouveau placement en transit, ne constitue pas nécessairement une soustraction. Il clarifie également le droit à déduction de la TVA à l’importation pour le transporteur, sous réserve que les conditions de fond de la directive TVA soient remplies.
25 juin 2015
25 juin 2015
La Cour de justice de l'Union européenne précise les conditions de la dérogation agricole prévue à l'article 14 du règlement (CE) n° 2100/94, permettant aux agriculteurs d'utiliser le produit de leur récolte pour semer sans autorisation du titulaire d'une obtention végétale. Elle juge que le bénéfice de cette dérogation est subordonné au paiement d'une rémunération équitable au titulaire dans un délai raisonnable, et que le non-respect de cette obligation peut être sanctionné comme une contrefaçon au titre de l'article 94 du même règlement. Pour un professionnel du droit français, cet arrêt clarifie les obligations des agriculteurs et les voies de recours des titulaires de certificats d'obtention végétale en cas de non-paiement.
25 juin 2015
L'arrêt du Tribunal de l'UE du 25 juin 2015 (affaire T-662/13) rejette le recours de dm-drogerie markt contre le refus de l'OHMI d'opposer sa marque verbale antérieure « dm » à la demande de marque figurative « M » pour des produits identiques ou similaires. Le Tribunal confirme que, malgré l'identité des produits, les signes en cause ne présentent aucune similitude visuelle, phonétique ou conceptuelle, ce qui exclut tout risque de confusion au sens de l'article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement n° 207/2009. Cette décision rappelle que le consommateur moyen perçoit une marque comme un tout et qu'une simple lettre isolée, même graphiquement stylisée, ne crée pas de confusion avec une marque verbale antérieure de deux lettres.
25 juin 2015
Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne précise qu'un État membre ne peut pas subordonner le renouvellement d'un permis de conduire à une condition de résidence sur son territoire, même en cas de déclaration de résidence frauduleuse. La directive 2006/126/CE s'oppose à ce qu'un État refuse le renouvellement au seul motif que le titulaire ne réside plus sur son territoire, cette compétence relevant désormais de l'État de nouvelle résidence.
25 juin 2015
La Cour de justice de l'Union européenne précise le champ d'application des directives sur les systèmes de garantie des dépôts (94/19/CE) et d'indemnisation des investisseurs (97/9/CE). Elle juge que certains instruments financiers, au sens de la directive 2004/39/CE, peuvent être exclus de la garantie des dépôts, et clarifie les conditions pour bénéficier de l'indemnisation des investisseurs. L'arrêt souligne également l'effet direct de ces directives et les critères de qualification des instruments d'épargne et d'investissement.
25 juin 2015
La Cour de justice de l'Union européenne, dans ses conclusions sur les affaires jointes C-10/14, C-14/14 et C-17/14, examine la compatibilité avec la libre circulation des capitaux (articles 63 et 65 TFUE) d'une retenue à la source néerlandaise sur les dividendes versés à des non-résidents. Elle précise que pour apprécier une éventuelle restriction, il convient de comparer la charge fiscale définitive supportée par le non-résident avec celle d'un résident, en tenant compte non seulement de la retenue à la source, mais aussi de l'impôt sur le revenu ou sur les sociétés auquel le résident est soumis. Enfin, la Cour indique qu'une convention fiscale bilatérale peut neutraliser une telle restriction si elle permet d'imputer ou de rembourser la retenue à la source.
25 juin 2015
Cet arrêt du Tribunal de l'UE précise les conditions d'imputabilité à l'État et l'application du critère de l'investisseur privé dans le cadre d'aides d'État, concernant des apports en capital et une couverture de réassurance accordés par une entreprise publique à sa filiale. Il confirme que la Commission doit démontrer que l'État a effectivement exercé un contrôle pour imputer une mesure, et que le critère de l'investisseur privé doit être apprécié ex ante, au moment de la décision d'investissement. Pour un professionnel du droit français, cet arrêt rappelle la rigueur probatoire exigée de la Commission et l'importance de l'analyse économique préalable pour justifier des interventions publiques en capital.
25 juin 2015
Le Tribunal de l'Union européenne, dans son arrêt du 25 juin 2015 (affaire T-26/12), a annulé un règlement antidumping imposant des droits sur les alcools gras indonésiens. Il a jugé que le Conseil avait commis une erreur manifeste d'appréciation en refusant d'ajuster le prix à l'exportation de PT Musim Mas, au motif que les fonctions de son négociant en Suisse étaient assimilables à celles d'un agent travaillant sur la base de commissions. Cette décision précise les conditions d'application de l'article 2, paragraphe 10, sous i), du règlement antidumping de base, notamment la notion d'« entité économique unique » et la nécessité d'une analyse concrète des fonctions de l'intermédiaire.
25 juin 2015
La Cour de justice de l'Union européenne précise la notion d'« organisme de droit public » au sens de l'article 13, paragraphe 1, de la directive TVA, s'agissant d'une société anonyme chargée de la gestion du service de santé d'une région autonome. Elle juge que le simple fait que cette société soit contrôlée par une entité publique et que ses services soient définis et rémunérés par des contrats de programme ne suffit pas à lui conférer automatiquement la qualité d'organisme de droit public non assujetti. L'analyse doit porter sur les conditions d'exercice de son activité, notamment si elle opère dans un cadre juridique exorbitant du droit commun.
25 juin 2015
Dans l'affaire Weltimmo (C-230/14), la Cour de justice précise les critères de détermination du droit applicable et de l'autorité de contrôle compétente en matière de protection des données, en application de la directive 95/46/CE. Elle juge qu'un responsable du traitement établi dans un État membre peut être soumis au droit d'un autre État membre si ses activités sont « dirigées » vers ce dernier, notamment via un site internet ciblant des annonces immobilières. L'autorité de contrôle de l'État membre lésé peut exercer ses pouvoirs, y compris de sanction, à l'égard de ce responsable, même en l'absence d'établissement sur son territoire.
25 juin 2015
Ces conclusions de l'avocat général portent sur les recours en annulation introduits par le Parlement européen et la Commission contre le Conseil, contestant la base juridique (article 349 TFUE) utilisée pour modifier le statut de Mayotte vis-à-vis de l'Union européenne. L'avocat général examine si le choix de cette base juridique spécifique aux régions ultrapériphériques était approprié pour les actes adoptés, ce qui est déterminant pour la validité des règlements et directives contestés.
25 juin 2015
La Cour de justice de l'Union européenne a rejeté le pourvoi de l'Espagne contre une décision de la Commission réduisant un concours financier du FEDER, validant la méthode de calcul par extrapolation des irrégularités. L'arrêt précise que le non-respect par la Commission du délai imparti pour adopter sa décision n'entraîne pas automatiquement l'annulation de celle-ci, sauf si le requérant démontre une violation des droits de la défense ou un préjudice effectif. Cette décision clarifie les conséquences procédurales des retards dans l'adoption des décisions de correction financière en matière de fonds structurels.
24 juin 2015
La Cour de justice de l'Union européenne a précisé la notion d'« eau minérale naturelle provenant d'une même source » au sens de l'article 8, paragraphe 2, de la directive 2009/54/CE. Elle a jugé que cette disposition interdit de commercialiser une même eau minérale naturelle sous plusieurs désignations commerciales, même si ces désignations sont accompagnées de mentions distinctes ou de marques différentes. Cette interprétation vise à garantir la loyauté des transactions et à éviter toute confusion pour le consommateur quant à l'unicité de l'origine de l'eau.
24 juin 2015
La Cour de justice de l'Union européenne a rejeté les pourvois de l'Allemagne contre des décisions de la Commission réduisant des concours du FEDER, validant la méthode de calcul par extrapolation des irrégularités. Elle a précisé que le non-respect par la Commission du délai d'adoption de la décision de correction financière n'entraîne pas automatiquement l'annulation de celle-ci, sauf si le requérant démontre une violation des droits de la défense. L'arrêt confirme ainsi la rigueur des contrôles financiers de l'UE et la portée limitée des vices de procédure en la matière.
24 juin 2015
24 juin 2015
La Cour de justice de l'Union européenne interprète l'article 24, paragraphe 1, de la directive 2004/83/CE, précisant les conditions de révocation du titre de séjour d'un réfugié pour des « raisons impérieuses liées à la sécurité nationale ou à l'ordre public ». Elle juge que la simple appartenance à une organisation inscrite sur la liste européenne des organisations terroristes ne suffit pas à justifier automatiquement une telle révocation, une évaluation individuelle des actes et de la menace réelle étant nécessaire.
24 juin 2015
24 juin 2015