1 753textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2015.
1 753
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Avec texte intégral
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Résumés IA
0
En vigueur
Règlement · Directive · Décision · Recommandation
87 431Arrêt CJUE · Ordonnance · Conclusions
46 207Versions consolidées des textes
28 549Propositions · Communications · Initiatives
83 358Accord international · PESC · Traité
23 110Budget · Avis · Résolution · Divers
164 281Cet arrêt de la Cour de justice précise les critères de la notion d'« unité économique » et d'« influence déterminante » pour imputer un comportement anticoncurrentiel entre sociétés, dans le cadre d'une entente sur le marché européen de la banane. Il clarifie également la notion d'« infraction unique et continue », la distinction entre pratique concertée et infraction par objet, ainsi que l'étendue du droit de ne pas contribuer à sa propre incrimination lors de communications d'informations à la Commission.
24 juin 2015
24 juin 2015
La Cour de justice de l'Union européenne a précisé la notion d'« eau minérale naturelle provenant d'une même source » au sens de l'article 8, paragraphe 2, de la directive 2009/54/CE. Elle a jugé que cette disposition interdit de commercialiser une même eau minérale naturelle sous plusieurs désignations commerciales, même si ces désignations sont accompagnées de mentions distinctes ou de marques différentes. Cette interprétation vise à garantir la loyauté des transactions et à éviter toute confusion pour le consommateur quant à l'unicité de l'origine de l'eau.
24 juin 2015
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de l'Italie contre une décision conditionnelle de la Commission déclarant une aide au remboursement du prélèvement laitier incompatible avec le marché intérieur, faute pour l'Italie d'avoir respecté la condition de notification individuelle des bénéficiaires. L'arrêt précise que le non-respect d'une condition de compatibilité transforme l'aide en aide nouvelle, soumise à notification, et que la charge de la preuve du respect des conditions (notamment le seuil *de minimis*) incombe à l'État membre. Pour le praticien français, cette décision rappelle la rigueur avec laquelle la Commission et le juge de l'Union contrôlent le respect des conditions attachées à une autorisation d'aide d'État, et l'importance pour les autorités nationales de démontrer, par des preuves concrètes, que chaque bénéficiaire individuel remplit les critères d'exemption.
24 juin 2015
La Cour de justice de l'Union européenne interprète l'article 24, paragraphe 1, de la directive 2004/83/CE, précisant les conditions de révocation du titre de séjour d'un réfugié pour des « raisons impérieuses liées à la sécurité nationale ou à l'ordre public ». Elle juge que la simple appartenance à une organisation inscrite sur la liste européenne des organisations terroristes ne suffit pas à justifier automatiquement une telle révocation, une évaluation individuelle des actes et de la menace réelle étant nécessaire.
24 juin 2015
Le Tribunal de l'Union européenne a déclaré irrecevable le recours en carence introduit par la société In vivo contre la Commission, visant à contester le refus de l'OLAF d'ouvrir une enquête externe. La décision de l'OLAF a été considérée comme une prise de position mettant fin à la carence alléguée, et la requérante n'a pas démontré être directement concernée par ce refus. Cette ordonnance rappelle les conditions strictes de recevabilité d'un recours en carence et l'absence de droit pour un particulier d'exiger l'ouverture d'une enquête par l'OLAF.
22 juin 2015
Le Tribunal de l'Union européenne rejette comme irrecevable le recours en carence introduit par la société In vivo OOO, qui reprochait à l'Office européen de lutte antifraude (OLAF) de ne pas avoir ouvert une enquête externe. Le Tribunal estime que la lettre de l'OLAF refusant d'agir constitue une prise de position mettant fin à la carence alléguée, et que la requérante n'est pas directement concernée par l'éventuelle ouverture d'une enquête. Cette ordonnance rappelle les conditions strictes de recevabilité d'un recours en carence et l'absence de droit pour un particulier d'exiger de l'OLAF l'ouverture d'une enquête.
22 juin 2015
Cet arrêt du Tribunal de l'Union européenne (affaire T-88/13 P) porte sur un pourvoi en matière de fonction publique. Il précise les conditions d'application de l'article 7, paragraphe 1, du statut des fonctionnaires, en jugeant que la réaffectation d'un fonctionnaire peut être justifiée par l'intérêt du service, même en l'absence de procédure disciplinaire formelle, et rappelle l'importance des droits de la défense. Il clarifie également la portée de l'obligation d'impartialité des juges, en rejetant une demande de récusation fondée sur des circonstances subjectives.
19 juin 2015
Cet arrêt du Tribunal de l'Union européenne, rendu sur pourvoi, précise les conditions de mise en œuvre de l'article 7, paragraphe 1, du statut des fonctionnaires, en jugeant que la réaffectation d’un fonctionnaire, même motivée par l’intérêt du service, ne doit pas constituer une sanction disciplinaire déguisée. Il rappelle également que le respect des droits de la défense impose que l’agent concerné soit mis en mesure de présenter ses observations avant toute décision de réaffectation fondée sur des considérations disciplinaires. Enfin, il souligne l’importance de l’impartialité objective des juges, en validant le rejet d’une demande de récusation en l’absence de lien direct entre le juge et l’affaire.
19 juin 2015
La Cour annule partiellement la décision de la Commission excluant certaines dépenses du financement de l'UE, concernant les majorations de frais de stockage public du sucre en Italie liées à la location d'entrepôts. Le Tribunal juge que la Commission n'a pas démontré l'existence d'un risque de préjudice financier pour les fonds justifiant la correction, et qu'elle a violé les principes de sécurité juridique et de proportionnalité en appliquant une correction forfaitaire sans tenir compte des circonstances spécifiques.
19 juin 2015
L'arrêt du Tribunal de l'UE rejette le recours de l'Italie contre la décision de la Commission excluant certaines dépenses du financement européen, notamment une majoration des frais de location d'entrepôts pour le stockage public du sucre. La Cour valide la position de la Commission selon laquelle ces coûts supplémentaires, non justifiés par des inspections physiques adéquates des stocks, faisaient peser un risque de préjudice financier sur les fonds agricoles. L'arrêt précise ainsi les obligations des États membres en matière de contrôle et de justification des dépenses liées au stockage public, sous peine de correction financière.
19 juin 2015
La Cour de justice de l'Union européenne, dans ses conclusions présentées par l'avocat général Sharpston, examine la compatibilité d'une législation nationale avec le droit de l'Union en matière de libre circulation des marchandises. L'affaire porte sur des restrictions potentielles à l'importation de produits en provenance d'autres États membres, et l'avocat général propose une interprétation des règles du marché intérieur. Ces conclusions offrent un éclairage sur l'application des principes de proportionnalité et de non-discrimination dans le cadre des échanges transfrontaliers.
18 juin 2015
Dans l'arrêt Martin Meat (C-586/13), la CJUE précise que la directive 96/71 sur le détachement de travailleurs s'applique lorsqu'une entreprise établie dans un État membre met temporairement à disposition sa main-d'œuvre dans un autre État membre, même si cette mise à disposition constitue l'objet principal du contrat de services. La Cour juge que les mesures transitoires applicables à la Hongrie lors de son adhésion ne permettent pas à un État membre d'exiger une autorisation de travail pour des travailleurs hongrois détachés dans le cadre d'une prestation de services, sauf si le secteur concerné est expressément désigné comme sensible par le traité d'adhésion.
18 juin 2015
Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne confirme la validité des inspections menées par la Commission européenne sans autorisation judiciaire préalable, dans le cadre d'une procédure pour abus de position dominante dans le secteur ferroviaire. Il précise que le contrôle juridictionnel a posteriori, exercé par le Tribunal, constitue une garantie suffisante du droit fondamental à l'inviolabilité du domicile, et que la Commission peut légalement utiliser des éléments découverts fortuitement lors de l'inspection, même s'ils dépassent le cadre initial de la décision d'inspection.
18 juin 2015
L'arrêt du Tribunal de la fonction publique de l'UE (affaire F-27/13) précise la répartition des compétences entre le conseil de discipline et l'autorité investie du pouvoir de nomination (AIPN) dans le cadre d'une procédure disciplinaire. Il rappelle que l'AIPN ne peut pas substituer son appréciation à celle du conseil de discipline sur les faits établis, mais conserve un pouvoir d'appréciation autonome quant à la proportionnalité de la sanction. En l'espèce, la rétrogradation suivie d'une promotion ultérieure a été jugée disproportionnée, car incompatible avec l'objectif de dissuasion et de préservation de la confiance dans le service public.
18 juin 2015
La Cour de justice de l'Union européenne a rejeté le recours en annulation de l'Estonie contre la directive 2013/34/UE relative aux états financiers annuels. Elle a jugé que cette directive, qui harmonise les obligations comptables des entreprises, respecte les principes de subsidiarité et de proportionnalité. La motivation de l'acte a également été considérée comme suffisante, la Cour estimant que le législateur européen avait justifié la nécessité d'une action au niveau de l'Union.
18 juin 2015
Cet arrêt du Tribunal de la fonction publique précise la répartition des compétences entre le conseil de discipline et l'autorité investie du pouvoir de nomination (AIPN) dans le cadre d'une procédure disciplinaire. Il juge que l'AIPN n'est pas liée par l'avis du conseil de discipline et peut prononcer une sanction plus sévère, à condition de respecter le principe de proportionnalité. En l'espèce, la rétrogradation suivie d'une promotion rapide a été examinée sous l'angle de la proportionnalité de la sanction.
18 juin 2015
La Cour de justice de l'Union européenne a rejeté le recours en annulation de l'Estonie contre la directive 2013/34/UE relative aux états financiers annuels. Elle a jugé que cette directive respecte les principes de subsidiarité et de proportionnalité, et que sa motivation est suffisante. L'arrêt confirme ainsi la validité de l'harmonisation européenne des obligations comptables pour certaines entreprises.
18 juin 2015
Dans l'affaire C-9/14, la CJUE a précisé les conditions d'imposition d'un travailleur non-résident dans l'État membre d'emploi au regard de la libre circulation des travailleurs. Elle a jugé que cet État peut imposer les revenus perçus sur son territoire, mais doit tenir compte de la situation personnelle et familiale du contribuable lorsqu'il ne perçoit pas de revenus significatifs dans son État de résidence. Cette décision clarifie l'équilibre entre la souveraineté fiscale des États membres et le principe de non-discrimination.
18 juin 2015
La Cour de justice de l'Union européenne a rejeté le pourvoi de M. Ipatau, visant à contester les mesures restrictives (gel de fonds) prises à son encontre par le Conseil en raison de la situation en Biélorussie. L'arrêt précise que la demande d'aide judiciaire n'a pas d'effet suspensif sur le délai de recours en annulation, et confirme que le respect de ce délai est une condition de recevabilité impérative. Cette décision rappelle l'importance de la rigueur procédurale pour les justiciables souhaitant contester des actes de la PESC.
18 juin 2015