1 753textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2015.
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28 549Propositions · Communications · Initiatives
83 358Accord international · PESC · Traité
23 110Budget · Avis · Résolution · Divers
164 281Le Tribunal de l'Union européenne a annulé la décision de l'OHMI qui avait déclaré nulles les marques « PENSA PHARMA » et « pensa » en raison d'un risque de confusion avec la marque antérieure « PENTASA ». Il a jugé que le titulaire de la marque antérieure avait donné un consentement exprès à l'enregistrement des marques contestées avant l'introduction de la demande en nullité, ce qui fait obstacle à cette action en vertu de l'article 53, paragraphe 3, du règlement n° 207/2009. Cet arrêt précise donc les conditions du consentement comme cause d'irrecevabilité d'une demande en nullité fondée sur un motif relatif.
3 juin 2015
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de Levi Strauss contre une décision de l'OHMI (EUIPO). Il a jugé qu'il existe un risque de confusion entre la marque verbale demandée "101" et la marque antérieure "501" pour des vêtements, en raison de la similitude visuelle et conceptuelle des signes (chiffres à trois chiffres commençant par "1" et finissant par "1"). Cet arrêt confirme une appréciation stricte du risque de confusion pour les marques composées de chiffres, où la structure commune peut l'emporter sur les différences numériques.
3 juin 2015
La Cour de justice rejette le pourvoi de The Sunrider Corporation contre l'arrêt du Tribunal confirmant le refus d'enregistrement de la marque verbale "SUN FRESH" en raison d'un risque de confusion avec la marque antérieure "SUNNY FRESH". L'ordonnance rappelle que l'appréciation de la similitude des produits et le droit d'être entendu relèvent du pouvoir souverain du juge de l'Union, sous réserve de dénaturation des faits, et que le Tribunal n'a pas violé les articles 8, 75 et 76 du règlement (CE) n° 207/2009.
3 juin 2015
L'arrêt du Tribunal de l'UE du 3 juin 2015 (affaire T-604/13) oppose Levi Strauss & Co. à l'OHMI (devenu EUIPO) dans le cadre d'une procédure d'opposition. Il précise l'appréciation du risque de confusion au sens de l'article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement (CE) n° 207/2009, en examinant la similitude entre les marques verbales "101" et "501". Le Tribunal confirme que le consommateur moyen perçoit ces signes comme globalement différents, écartant ainsi le risque de confusion malgré l'identité des produits.
3 juin 2015
Le Tribunal de l'Union européenne a déclaré irrecevable le recours en annulation introduit par Luxembourg Pamol (Cyprus) et Luxembourg Industries contre la Commission, au motif que l'acte attaqué (un refus de traitement confidentiel d'informations relatives à une substance active phytopharmaceutique) n'était pas imputable à la Commission. Cette décision rappelle la rigueur procédurale en matière de recevabilité des recours directs, notamment l'exigence d'identifier correctement l'auteur de l'acte contesté.
3 juin 2015
Cet arrêt du Tribunal de l'UE déclare irrecevable le recours en annulation formé par Luxembourg Pamol (Cyprus) Ltd et Luxembourg Industries Ltd contre la Commission européenne. Les sociétés contestaient le refus de traiter confidentiellement certaines informations lors de la publication de documents relatifs à l'inscription d'une substance active phytopharmaceutique. La recevabilité est rejetée car l'acte attaqué n'est pas imputable à la Commission, mais à une autre entité.
3 juin 2015
Le Tribunal de l'Union européenne constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur le recours formé par Segovia Bonet contre une décision de l'OHMI (devenu EUIPO), car l'opposition à l'enregistrement de la marque « IES » a été retirée par la partie requérante. Cette ordonnance rappelle le principe procédural selon lequel le retrait de l'acte attaqué ou de la demande initiale prive le litige de son objet, entraînant un non-lieu à statuer. Pour un praticien français, cette décision illustre l'application des règles de procédure devant le Tribunal de l'UE en matière de marques, où le désistement de la partie adverse met fin à l'instance sans examen au fond.
1 juin 2015
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la réglementation allemande imposant un forfait fiscal sur les revenus de capitaux provenant de fonds d'investissement étrangers non déclarés (fonds noirs) constitue une restriction à la libre circulation des capitaux. Cette restriction n'est pas justifiée par la nécessité de lutter contre la fraude fiscale lorsqu'elle s'applique de manière disproportionnée, notamment en l'absence de possibilité pour le contribuable de prouver le montant réel des revenus. L'arrêt précise les limites des dérogations nationales à la libre circulation des capitaux en matière de prestations de services financiers transfrontaliers.
21 mai 2015
Dans cette affaire, la Cour de justice de l'Union européenne, suivant les conclusions de l'avocat général, a constaté un manquement de l'Allemagne pour transposition incorrecte des directives 2011/92/UE (évaluation des incidences sur l'environnement) et 2010/75/UE (émissions industrielles). Le grief portait sur la réglementation procédurale nationale qui limitait excessivement l'accès à la justice pour les associations environnementales, en violation des articles 11 et 25 de ces directives. Pour un professionnel du droit français, cet arrêt rappelle l'obligation des États membres de garantir un accès effectif et non restrictif aux procédures de recours en matière environnementale.
21 mai 2015
L'arrêt confirme qu'une entreprise de conseil, même n'opérant pas sur le marché concerné, peut être sanctionnée pour participation à une entente au titre de l'article 101 TFUE, dès lors qu'elle contribue activement et sciemment à la restriction de concurrence. La Cour précise la notion d'« accord » et de « pratique concertée » en incluant le rôle de facilitateur, et valide le calcul de l'amende basé sur le chiffre d'affaires total de l'entreprise, y compris celui réalisé hors du marché de l'infraction.
21 mai 2015
La Cour de justice de l'Union européenne a rejeté le pourvoi de la société JAS Jet Air Service France contre une décision de la Commission européenne refusant la remise de droits à l'importation sur des pantalons en jean en provenance des États-Unis. L'arrêt confirme que l'absence de « situation particulière » au sens de l'article 239 du code des douanes communautaire (devenu l'article 120 du code des douanes de l'Union) ne justifie pas une remise des droits, même en cas de difficultés économiques de l'importateur. Cette décision précise les conditions strictes d'application de la clause d'équité en matière douanière.
21 mai 2015
Dans l'arrêt Verder LabTec (C-657/13), la CJUE juge que la législation allemande imposant le recouvrement immédiat de l'impôt sur les plus-values latentes en cas de transfert du siège social vers un autre État membre constitue une restriction à la liberté d'établissement (article 49 TFUE). Cette restriction n'est pas proportionnée, car l'objectif de préservation de la répartition du pouvoir d'imposition entre États membres peut être atteint par des mesures moins coercitives, comme un recouvrement échelonné.
21 mai 2015
Ces conclusions de l'avocat général Kokott portent sur la compatibilité avec le droit de l'Union d'une réglementation nationale hongroise imposant des exigences de qualité supplémentaires pour les carburants diesel, au-delà des spécifications harmonisées prévues par la directive 98/70/CE. L'avocat général y examine si un État membre peut légalement restreindre la commercialisation de carburants conformes aux normes européennes en invoquant des motifs de protection de l'environnement ou de la santé publique. Pour le professionnel du droit français, cette affaire est instructive sur les limites du pouvoir réglementaire national face à l'harmonisation technique européenne dans le secteur des carburants.
21 mai 2015
Le Tribunal de l'Union européenne a déclaré irrecevable le recours en annulation introduit par APRAM - Administração dos Portos da Região Autónoma da Madeira, SA contre une décision de la Commission européenne réduisant un concours financier du Fonds de cohésion. La recevabilité a été rejetée au motif que la société portugaise n'était pas directement concernée par la décision attaquée, car celle-ci s'adressait à l'État membre et non à l'entité bénéficiaire finale. Cette ordonnance rappelle la condition stricte de l'affectation directe pour les recours des particuliers contre les décisions de la Commission en matière de fonds structurels.
21 mai 2015
Le Tribunal de l'Union européenne a annulé la décision de l'OHMI (EUIPO) qui avait validé la marque figurative représentant une surface avec des pois noirs. Il a jugé que ce signe était constitué exclusivement par la forme du produit nécessaire à l'obtention d'un résultat technique, tombant ainsi sous le coup du motif absolu de nullité prévu à l'article 7, §1, e), ii) du règlement n°207/2009. Pour le praticien français, cet arrêt précise l'interprétation stricte de cette disposition, en rappelant que l'identification d'un résultat technique ne nécessite pas que la forme soit la seule permettant de l'obtenir, mais qu'elle doit être nécessaire à sa réalisation.
21 mai 2015
21 mai 2015
Dans ses conclusions sur l'affaire C-23/14, l'avocat général Kokott précise les critères d'appréciation d'un abus de position dominante par rabais rétroactif sur le marché du publipostage. Elle propose que l'effet d'éviction soit évalué selon le critère du concurrent aussi efficace, en examinant la probabilité et le caractère sérieux de l'effet anticoncurrentiel. Cette analyse affine la qualification des pratiques de rabais sous l'article 82 CE (devenu 102 TFUE) pour les professionnels du droit français.
21 mai 2015
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que l'article 12, second alinéa, du Protocole sur les privilèges et immunités de l'UE s'oppose à ce qu'un État membre prenne en compte les traitements versés par l'UE à ses fonctionnaires pour calculer le plafonnement d'une taxe d'habitation locale. Cette décision précise que ces rémunérations ne peuvent être incluses dans l'assiette des ressources servant à déterminer un avantage fiscal, même si la taxe elle-même n'est pas directement prélevée sur ces revenus. Pour le droit fiscal français, cet arrêt invalide toute disposition nationale qui intégrerait les salaires des fonctionnaires européens dans le mécanisme de plafonnement de la taxe d'habitation en fonction des revenus.
21 mai 2015
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé qu'un contrat-cadre entre un organisme de sécurité sociale et des sociétés de taxi, prévoyant un système de réservation et de compensation directe des frais de transport des assurés, ne constitue pas une concession de services au sens de la directive 2004/18. En effet, la rémunération du prestataire ne provient pas du droit d'exploiter le service, mais de paiements effectués par l'autorité publique, ce qui caractérise un marché public. Pour un professionnel du droit français, cet arrêt précise la frontière entre marché public et concession de services dans le secteur des transports sanitaires et sociaux.
21 mai 2015
Dans ses conclusions sur l'affaire C-189/14, l'avocat général Bot propose à la Cour de justice de l'Union européenne d'interpréter la directive 2004/38/CE relative au droit des citoyens de l'Union et des membres de leurs familles de circuler et de séjourner librement sur le territoire des États membres. Il examine notamment les conditions de maintien du droit de séjour d'un citoyen de l'Union qui a cessé son activité professionnelle dans l'État membre d'accueil, en lien avec la notion de "travailleur" et la conservation de ce statut. Cette analyse est cruciale pour les praticiens du droit français confrontés à des situations de perte d'emploi et de maintien des droits au séjour pour les citoyens européens.
21 mai 2015