1 753textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2015.
1 753
Total documents
433 046
Avec texte intégral
275 757
Résumés IA
0
En vigueur
Règlement · Directive · Décision · Recommandation
87 451Arrêt CJUE · Ordonnance · Conclusions
46 208Versions consolidées des textes
28 549Propositions · Communications · Initiatives
83 367Accord international · PESC · Traité
23 110Budget · Avis · Résolution · Divers
164 361Le Tribunal de l'Union européenne a annulé la décision de l'OHMI (EUIPO) qui avait prononcé la déchéance de la marque verbale "ARKTIS". L'arrêt précise que l'usage de la marque sous une forme légèrement différente (notamment avec un élément figuratif) peut être considéré comme un usage sérieux, à condition que les éléments distinctifs de la marque telle qu'enregistrée soient conservés. Pour le praticien français, cette décision confirme une interprétation souple de l'article 51, §1, a) du règlement sur la marque communautaire (devenu article 58 du RMUE), en matière de preuve d'usage et de tolérance des variations formelles.
16 avril 2015
16 avril 2015
16 avril 2015
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que, lorsqu'une autorité réglementaire nationale (ARN) est saisie d'un litige entre opérateurs de communications électroniques, elle n'est pas tenue de suivre la procédure de consultation prévue à l'article 7, paragraphe 3, de la directive-cadre (2002/21/CE) si la mesure envisagée n'est pas susceptible d'affecter les échanges entre États membres. En revanche, cette procédure s'impose dès lors que la décision de l'ARN, prise en vertu de l'article 20 de cette directive, est de nature à avoir un tel impact, notamment en raison de ses effets sur l'accès ou l'interconnexion.
16 avril 2015
L'arrêt C-557/13 (Hermann Lutz) précise l'interprétation des articles 4 et 13 du règlement (CE) n° 1346/2000 relatif aux procédures d'insolvabilité. La Cour y juge que la notion d'« acte préjudiciable » et les délais de prescription, de forclusion ou d'exercice de l'action révocatoire relèvent de la loi de l'État d'ouverture (lex fori concursus), tandis que l'article 13 permet au défendeur d'opposer la loi d'un autre État membre si cet acte n'est pas attaquable dans cet État. En pratique, pour un professionnel du droit français, cet arrêt clarifie que le juge français, en tant que juge de l'insolvabilité, applique ses propres règles de prescription et de forme pour l'action révocatoire, sauf si le bénéficiaire de l'acte démontre que celui-ci est valide selon la loi de l'État où il a été accompli.
16 avril 2015
16 avril 2015
Les conclusions de l'avocat général Bot dans l'affaire C-184/14 précisent l'interprétation de l'article 3, sous c) et d), du règlement (CE) n° 4/2009 en matière d'obligations alimentaires. Elles examinent la compétence d'un juge saisi d'une procédure de séparation des parents pour statuer sur une demande alimentaire pour enfants mineurs, même lorsque ces derniers résident habituellement dans un autre État membre. L'avocat général propose que le juge de la séparation puisse retenir sa compétence pour la demande accessoire d'aliments, sous réserve du respect de l'intérêt supérieur de l'enfant.
16 avril 2015
16 avril 2015
Les conclusions de l'avocat général dans l'affaire C-71/14 précisent que la notion de "montant raisonnable" pour la mise à disposition d'informations environnementales, au sens de la directive 2003/4/CE, ne peut inclure les coûts de tenue d'une base de données ni les frais généraux, mais seulement les coûts directs de reproduction et de communication. Elles soulignent également que le contrôle juridictionnel de la décision imposant une telle redevance doit être effectif et porter sur le bien-fondé de son montant.
16 avril 2015
La Cour annule la décision du Conseil fixant la date de prise d'effet de certaines dispositions de la décision-cadre 2008/978/JAI relative au mandat européen d'obtention de preuves, au motif que cette décision aurait dû être fondée sur l'article 25 de cette même décision-cadre (base juridique dérivée) et non sur l'article 34 TUE. L'arrêt précise les règles transitoires applicables aux actes de l'ancien troisième pilier après l'entrée en vigueur du traité de Lisbonne, et rappelle l'obligation de consulter le Parlement européen lorsque le traité le prévoit.
16 avril 2015
Dans l'arrêt C-42/14, la CJUE précise que les charges locatives (électricité, chauffage, eau, ramassage des déchets) fournies par le bailleur au locataire, même si les contrats sont conclus avec des tiers, constituent des prestations de services distinctes de la location immobilière et non une opération unique. Dès lors, ces charges ne doivent pas être automatiquement incluses dans la base d'imposition de la location pour la TVA, mais imposées selon leur propre régime.
16 avril 2015
Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne précise que le règlement (CE) n° 2252/2004 sur les passeports biométriques n'impose pas aux États membres de créer des bases de données centralisées contenant les données biométriques collectées, ni ne régit leur utilisation ultérieure. Il en résulte que le droit de l'Union n'exige pas que les données biométriques soient conservées exclusivement pour la délivrance des passeports, laissant aux États membres la compétence d'organiser ces bases de données sous réserve du respect des droits fondamentaux (articles 7 et 8 de la Charte) et de la directive 95/46/CE. Enfin, la Cour exclut l'application de ce règlement aux cartes d'identité, qui relèvent de la seule compétence nationale.
16 avril 2015
La Cour annule la directive 2013/129/UE concernant la soumission de la substance psychoactive «4-MA» à des mesures de contrôle, car elle a été adoptée sur une base juridique erronée (article 34 UE, relevant de l’ancien troisième pilier) après l’entrée en vigueur du traité de Lisbonne. Elle précise que, pour les actes adoptés après le 1er décembre 2009, la base juridique doit relever du traité FUE (notamment l’article 83 TFUE pour la coopération judiciaire en matière pénale), et que le Parlement européen devait être consulté conformément aux nouvelles règles. Cette décision clarifie l’application des dispositions transitoires et l’obligation de respecter la base juridique dérivée du traité de Lisbonne pour les mesures de contrôle des nouvelles substances psychoactives.
16 avril 2015
Le président de la Cour de justice de l'Union européenne a ordonné la radiation de l'affaire C-329/14, introduite par la Commission européenne contre la République de Finlande. Cette ordonnance met fin à la procédure, ce qui implique que la Commission s'est désistée ou que le litige a été résolu avant un arrêt au fond. Pour un professionnel du droit français, cette décision illustre la possibilité de clôture anticipée d'un recours en manquement sans décision judiciaire sur le fond.
16 avril 2015
16 avril 2015
Dans l'arrêt C-278/14, la Cour de justice de l'Union européenne précise les limites de l'interdiction de référence à une marque dans les spécifications techniques d'un marché public. Elle juge qu'un pouvoir adjudicateur peut rejeter une offre pour non-conformité si le produit proposé comme équivalent ne répond pas aux exigences fonctionnelles, même si le produit de référence n'est plus fabriqué. Cette décision rappelle que l'obligation de transparence et d'égalité de traitement impose une évaluation objective de l'équivalence, sans que la disparition du produit de référence ne crée une obligation d'accepter toute alternative.
16 avril 2015
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la fourniture par un opérateur de télécommunications d'une information erronée à un abonné, lui occasionnant des frais supplémentaires, constitue une pratique commerciale trompeuse au sens de la directive 2005/29/CE. Cette qualification s'applique même si l'information n'est donnée qu'à un seul consommateur, dès lors qu'elle s'inscrit dans le cadre de la relation contractuelle et vise à promouvoir la vente d'un service. Pour le professionnel du droit français, cet arrêt confirme que l'inexactitude d'une information individuelle peut relever des pratiques commerciales déloyales, sans nécessité de démontrer un caractère systématique ou collectif.
16 avril 2015
Cet arrêt de la CJUE précise les conditions dans lesquelles un État membre peut refuser de reconnaître un diplôme d'architecte non listé à l'annexe V, point 5.7.1, de la directive 2005/36/CE. La Cour interprète strictement la notion de "motif spécifique et exceptionnel" permettant de déroger au principe de reconnaissance automatique, et définit la profession d'architecte au sens de la directive. Pour un professionnel du droit français, cette décision clarifie les limites du pouvoir d'appréciation des autorités nationales lors de l'examen des demandes de reconnaissance de qualifications architecturales atypiques.
16 avril 2015
16 avril 2015
La Cour annule la décision du Conseil fixant la date de prise d'effet de certaines dispositions de l'ancien "troisième pilier" (coopération policière et judiciaire), au motif que le Conseil a utilisé une base juridique dérivée erronée. L'arrêt précise que, pour les actes adoptés avant l'entrée en vigueur du traité de Lisbonne, la fixation de leur date d'effet doit respecter les règles de base juridique et de procédure (notamment la consultation du Parlement européen) en vigueur au moment de leur adoption, et non les nouvelles règles post-Lisbonne.
16 avril 2015