1 753textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2015.
1 753
Total documents
433 055
Avec texte intégral
275 757
Résumés IA
0
En vigueur
Règlement · Directive · Décision · Recommandation
87 451Arrêt CJUE · Ordonnance · Conclusions
46 209Versions consolidées des textes
28 550Propositions · Communications · Initiatives
83 367Accord international · PESC · Traité
23 110Budget · Avis · Résolution · Divers
164 368Dans l'arrêt C-388/13, la Cour de justice de l'Union européenne précise la qualification de "pratique commerciale trompeuse" au sens de la directive 2005/29/CE. Elle juge qu'une information erronée fournie par une entreprise de télécommunications à un abonné, ayant engendré des coûts supplémentaires pour ce dernier, constitue une telle pratique, même en l'absence d'intention de tromper. Cette décision éclaire la notion de "tromperie" en droit de la consommation, en se concentrant sur l'effet de l'information sur le comportement économique du consommateur.
16 avril 2015
Dans l'arrêt T-576/11, le Tribunal de l'UE précise les conditions d'application de la clause d'équité (article 239 du code des douanes communautaire) pour une demande de remise de droits à l'importation présentée par un commissionnaire en douane. Il juge que l'utilisation de certificats d'origine erronés, même sans faute du commissionnaire, ne constitue pas une "situation particulière" justifiant la remise si l'opérateur a fait preuve de "négligence manifeste" en ne vérifiant pas la validité des documents. La décision de la Commission refusant la remise est confirmée, soulignant la responsabilité professionnelle du commissionnaire en douane dans le contrôle des documents douaniers.
16 avril 2015
Cet arrêt du Tribunal de l'UE précise les conditions de preuve de l'usage sérieux d'une marque de l'Union européenne, notamment quant à la forme sous laquelle la marque est utilisée et à la nécessité d'un consentement du titulaire. Il rappelle que l'usage par un tiers doit être effectué avec le consentement exprès ou implicite du titulaire pour être pris en compte dans le cadre d'une procédure en déchéance. En l'espèce, le Tribunal a annulé la décision de l'OHMI (EUIPO) qui avait rejeté la demande de déchéance de la marque "ARKTIS", faute pour l'OHMI d'avoir correctement apprécié la preuve de l'usage et le consentement du titulaire.
16 avril 2015
Dans cet arrêt, la Cour de justice annule une décision du Conseil soumettant une nouvelle substance psychoactive à des mesures de contrôle, au motif que la base juridique retenue (l'ancien troisième pilier) était erronée après l'entrée en vigueur du traité de Lisbonne. La Cour précise que l'acte aurait dû être fondé sur l'article 83 TFUE (coopération judiciaire en matière pénale), impliquant la procédure législative ordinaire et la pleine participation du Parlement européen, et non sur les dispositions transitoires de l'article 9 du protocole n° 36.
16 avril 2015
La Cour de justice de l'Union européenne a condamné l'Allemagne pour manquement à ses obligations au titre de la liberté d'établissement (article 49 TFUE et article 31 de l'accord EEE). La législation allemande permettait le report d'imposition des plus-values lors de la cession de biens d'investissement, mais réservait ce bénéfice aux établissements stables situés en Allemagne, excluant ceux situés dans d'autres États membres ou de l'EEE. Cette différence de traitement a été jugée disproportionnée et constitutive d'une restriction injustifiée à la liberté d'établissement.
16 avril 2015
16 avril 2015
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que le règlement (CE) n° 2252/2004 sur les passeports biométriques ne s'oppose pas à ce que les États membres utilisent les données biométriques collectées pour d'autres finalités, comme la prévention de la fraude documentaire, à condition que cette utilisation soit prévue par une loi nationale offrant des garanties suffisantes au sens des articles 7 et 8 de la Charte des droits fondamentaux. Elle précise également que ce règlement ne s'applique pas aux cartes d'identité nationales. En conséquence, le droit de l'Union n'impose pas aux États membres de créer une base de données centralisée de données biométriques pour les passeports, mais s'ils le font, ils doivent respecter les exigences de proportionnalité et de protection des données.
16 avril 2015
La Cour de justice de l'Union européenne a condamné l'Allemagne pour manquement à ses obligations au titre de la liberté d'établissement (article 49 TFUE). La législation allemande permettait le report de l'imposition des plus-values lors de la cession de biens d'investissement, mais subordonnait ce report à la condition que l'établissement stable cessionnaire soit situé en Allemagne, excluant ainsi ceux établis dans un autre État membre de l'UE ou de l'EEE. Cette différence de traitement a été jugée disproportionnée, car elle n'était pas justifiée par des raisons impérieuses d'intérêt général, telles que la préservation de la cohérence du système fiscal ou la répartition équilibrée du pouvoir d'imposition.
16 avril 2015
La Cour de justice de l'Union européenne a interprété l'article 6, points 3 et 5, de la directive 89/105/CEE, imposant aux États membres de motiver toute décision de radiation d'un médicament de la liste des spécialités pharmaceutiques prises en charge en sus des forfaits hospitaliers. Cette motivation doit être suffisamment précise et détaillée pour permettre au justiciable de connaître les raisons de la mesure et d'exercer un recours effectif. L'arrêt précise ainsi les obligations procédurales des autorités nationales en matière de déremboursement des médicaments dans le cadre hospitalier.
16 avril 2015
Cet arrêt de la CJUE précise la notion d'aide d'État au sens de l'article 87, paragraphe 1, CE (devenu article 107 TFUE) concernant des privilèges accordés à un établissement bancaire chargé de missions de service public. Il clarifie également la distinction entre aides existantes et aides nouvelles, ainsi que les pouvoirs du juge national face à une violation de l'obligation de notification prévue à l'article 88, paragraphe 3, CE.
16 avril 2015
Cet arrêt du Tribunal de l'UE précise les conditions d'application de l'exception relative à la protection des objectifs des activités d'enquête (article 4, paragraphe 2, troisième tiret du règlement 1049/2001) pour refuser l'accès à un avis circonstancié de la Commission émis dans le cadre de la procédure de notification prévue par la directive 98/34/CE. Le Tribunal juge que la Commission peut opposer un refus global d'accès à un tel avis, sans procéder à un examen individuel de chaque document, dès lors que la divulgation risquerait de compromettre le climat de confiance mutuelle et la franchise des échanges nécessaires au bon déroulement de la procédure d'enquête. En conséquence, la portée de cet arrêt est de conforter la marge d'appréciation de la Commission pour protéger ses positions juridiques provisoires dans le cadre de procédures précontentieuses.
16 avril 2015
La Cour de justice de l'Union européenne précise la notion d'aide d'État au sens de l'article 87, paragraphe 1, CE (devenu article 107 TFUE), en jugeant que des privilèges accordés par l'État à un établissement bancaire chargé de missions de service public peuvent constituer une aide d'État. Elle rappelle également l'obligation pour le juge national de protéger les droits des justiciables en cas de non-respect de l'obligation de notification préalable des aides nouvelles prévue à l'article 88, paragraphe 3, CE.
16 avril 2015
Dans l'arrêt C-477/13 (Eintragungsausschuss bei der Bayerischen Architektenkammer/Hans Angerer), la Cour de justice de l'Union européenne précise les conditions d'accès à la profession d'architecte pour les titulaires de titres de formation ne figurant pas à l'annexe V, point 5.7.1, de la directive 2005/36/CE. Elle interprète la notion de « motif spécifique et exceptionnel » prévue à l'article 10 de cette directive, en jugeant que celle-ci ne saurait être invoquée pour refuser systématiquement la reconnaissance d'un titre d'architecte acquis dans un autre État membre, dès lors que ce titre atteste d'une formation équivalente.
16 avril 2015
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de M. Schlyter contre le refus de la Commission de lui donner accès à son avis circonstancié sur un projet français de déclaration des nanoparticules. La Commission avait invoqué l'exception de protection des objectifs des activités d'enquête, et le Tribunal a jugé que ce refus était justifié car la procédure de notification n'était pas encore close. Cet arrêt précise les limites du droit d'accès aux documents dans le cadre des procédures d'échange d'informations entre États membres et Commission.
16 avril 2015
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé qu'une décision administrative nationale constatant qu'un projet de centre commercial ne nécessite pas d'évaluation des incidences sur l'environnement ne peut avoir un effet obligatoire si elle a été adoptée sans que le public concerné ait eu la possibilité de participer à la procédure. Cet arrêt précise que les exigences de participation du public prévues par la directive 2011/92/UE s'imposent avant toute décision de ne pas soumettre un projet à évaluation. Pour le droit français, cette décision renforce le contrôle juridictionnel des dispenses d'évaluation environnementale et consacre un droit procédural à la participation du public en amont de ces décisions.
16 avril 2015
Cette ordonnance du président de la CJUE clôt une demande préjudicielle espagnole relative à l'interprétation de la directive 93/13/CEE sur les clauses abusives dans les contrats de crédit hypothécaire, concernant notamment la clause d'échéance anticipée et le caractère abusif des intérêts de retard. La décision met fin à la procédure sans se prononcer au fond, probablement en raison d'un désistement ou d'une absence de pertinence persistante de la question préjudicielle. Pour un professionnel du droit français, cette affaire illustre les limites procédurales des renvois préjudiciels et l'importance de la recevabilité des questions posées à la Cour.
16 avril 2015
La Cour de justice de l'UE a jugé qu'elle était manifestement incompétente pour répondre à une question préjudicielle relative au principe ne bis in idem (article 50 de la Charte) dans le cadre d'une procédure pénale italienne pour défaut de versement de retenues fiscales. La demande portait sur une situation purement interne, sans lien avec la mise en œuvre du droit de l'Union, ce qui exclut l'application de la Charte. Cette ordonnance rappelle que le droit de l'Union ne s'applique pas aux doubles poursuites (administrative et pénale) prévues par le droit national en matière fiscale, faute d'élément d'extranéité.
15 avril 2015
La CJUE annule la décision de mutation d'un fonctionnaire de la Commission européenne, estimant que l'administration a violé l'article 26 du statut et les droits de la défense en ne communiquant pas à l'intéressé, avant l'adoption de la mesure, l'ensemble des documents pertinents sur lesquels elle s'est fondée. Cet arrêt rappelle l'obligation de garantir le contradictoire et la transparence dans les procédures de mutation d'office, même lorsqu'elles sont justifiées par l'intérêt du service.
15 avril 2015
14 avril 2015
Le Tribunal de l'Union européenne, par son ordonnance du 14 avril 2015 dans l'affaire T-393/13, a rejeté comme irrecevable le recours introduit par SolarWorld et Solsonica visant à contester le règlement instituant un droit antidumping provisoire sur les importations de modules photovoltaïques en silicium cristallin originaires de Chine. La décision précise que ce type d'acte préparatoire ne fait pas grief au sens de l'article 263 TFUE, car il s'agit d'une mesure provisoire qui ne produit pas d'effets juridiques définitifs à l'égard des requérants. Cette ordonnance rappelle ainsi la distinction fondamentale entre les actes préparatoires et les actes définitifs dans le contentieux antidumping européen.
14 avril 2015