1 753textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2015.
1 753
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Avec texte intégral
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Résumés IA
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En vigueur
Règlement · Directive · Décision · Recommandation
87 451Arrêt CJUE · Ordonnance · Conclusions
46 209Versions consolidées des textes
28 550Propositions · Communications · Initiatives
83 367Accord international · PESC · Traité
23 110Budget · Avis · Résolution · Divers
164 368Dans l'arrêt Macikowski (C-499/13), la CJUE a jugé que la réglementation polonaise imposant à un huissier de justice, dans le cadre d'une vente forcée aux enchères d'un bien immobilier, de calculer et payer la TVA sur le prix d'adjudication, sous sa responsabilité pécuniaire et pénale, et selon un délai plus court que le délai de droit commun, est contraire aux principes de proportionnalité et de neutralité fiscale. La Cour a estimé que ce régime expose l'huissier à des risques disproportionnés, notamment en cas d'insolvabilité du débiteur ou de difficultés de transfert des fonds par le tribunal, et qu'il peut compromettre le droit à déduction de la TVA en amont pour l'acquéreur. Cet arrêt rappelle que les États membres ne peuvent imposer aux tiers, comme les huissiers, des obligations de paiement de la TVA qui excèdent ce qui est nécessaire pour assurer le recouvrement de l'impôt, au détriment des principes fondamentaux du système commun de TVA.
26 mars 2015
26 mars 2015
Dans ses conclusions sur l'affaire C-597/13 P, l'avocat général Wahl examine le pourvoi de Total SA contre une décision de la Commission européenne en matière d'ententes sur les marchés des cires de paraffine et du gatsch. Il se prononce sur la présomption d'influence déterminante d'une société mère détenant 100 % de sa filiale et sur les conséquences juridiques pour la société mère lorsque l'amende infligée à la filiale est réduite en appel. Ce texte est pertinent pour les praticiens du droit de la concurrence, car il clarifie les conditions de la responsabilité solidaire des sociétés mères et l'effet d'une réduction d'amende sur leur situation juridique.
26 mars 2015
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de M. Radecki contre la décision de l'OHMI (EUIPO) refusant l'enregistrement de la marque verbale "AKTIVAMED" pour des services médicaux et de santé. Il a estimé qu'il existait un risque de confusion avec la marque figurative antérieure "VAMED" en raison de la similitude visuelle et phonétique des signes, ainsi que de la similarité des services visés. Cette décision illustre l'application stricte du critère de l'appréciation globale du risque de confusion, incluant le caractère distinctif de la marque antérieure, pour les professionnels du droit des marques.
26 mars 2015
26 mars 2015
Le Tribunal de l'Union européenne a annulé la décision de la chambre de recours de l'OHMI (EUIPO) qui avait rejeté l'opposition contre la marque « English pink ». L'arrêt précise qu'une décision d'un tribunal national des marques communautaires, statuant sur une action en contrefaçon entre les mêmes parties, ne crée pas d'autorité de la chose jugée dans la procédure administrative d'opposition devant l'Office. En conséquence, l'OHMI doit réexaminer l'affaire en tenant dûment compte de l'obligation de motivation et du devoir de diligence.
25 mars 2015
Cet arrêt du Tribunal de l'UE précise les conditions de refus d'accès aux documents de la Commission dans le cadre d'une procédure de contrôle des aides d'État, en application du règlement n° 1049/2001. Il confirme que l'exception relative à la protection des objectifs d'enquête peut justifier un refus global, sans examen individuel de chaque document, lorsque la procédure est encore en cours. En revanche, le Tribunal annule la décision de la Commission pour défaut de motivation concernant l'absence d'intérêt public supérieur et l'absence d'accès partiel aux documents.
25 mars 2015
25 mars 2015
Le Tribunal de l'Union européenne a annulé, dans l'affaire T-563/12, les décisions du Conseil gelant les fonds de la Banque centrale d'Iran, en raison d'une motivation insuffisante et d'une violation des droits de la défense. Cette jurisprudence rappelle l'exigence stricte de motivation individuelle et circonstanciée pour les mesures restrictives, et souligne la nécessité de respecter le droit à une protection juridictionnelle effective, même dans le cadre de la lutte contre la prolifération nucléaire.
25 mars 2015
Cet arrêt du Tribunal de l'UE annule partiellement la décision de la Commission européenne qui avait condamné l'opérateur postal slovaque pour abus de position dominante, en raison de l'extension de son monopole légal au marché du courrier hybride. Le Tribunal juge que la Commission a violé le principe de bonne administration et le droit d'être entendu de l'entreprise, et a commis une erreur dans la définition du marché pertinent. L'arrêt précise les conditions dans lesquelles un État membre peut confier un droit exclusif à une entreprise sans violer les règles de concurrence, notamment au regard de l'article 106, paragraphe 2, TFUE.
25 mars 2015
Le Tribunal de l'Union européenne a annulé la décision de la Commission refusant l'accès à des documents relatifs à une procédure de contrôle des aides d'État, estimant que l'institution n'avait pas procédé à un examen concret et individuel des documents sollicités. L'arrêt précise que les exceptions invoquées (protection des enquêtes et des intérêts commerciaux) ne sauraient justifier un refus global sans une telle analyse, et rappelle l'obligation d'envisager un accès partiel aux documents. Cette décision renforce les exigences procédurales pesant sur la Commission en matière de transparence dans le cadre du règlement 1049/2001.
25 mars 2015
Cet arrêt du Tribunal de l'UE, rendu sur recours de la Belgique, précise les conditions de qualification d'aide d'État pour le financement public de tests de dépistage des EST chez les bovins. Le Tribunal confirme que de telles mesures peuvent constituer un avantage sélectif, mais annule partiellement la décision de la Commission en jugeant que celle-ci n'a pas suffisamment démontré en quoi le système de financement belge conférait un avantage économique à certains opérateurs par rapport à d'autres.
25 mars 2015
L'arrêt du Tribunal de l'UE du 25 mars 2015 (affaire T-378/13) précise qu'une décision d'un tribunal national des marques communautaires, même définitive, ne lie pas l'EUIPO (anciennement OHMI) dans le cadre d'une procédure d'opposition distincte, en raison de l'absence d'autorité de la chose jugée. Le Tribunal annule la décision de l'EUIPO pour défaut de motivation et violation du devoir de diligence, en ce qu'il n'a pas examiné l'impact de cette décision nationale sur le risque de confusion entre les marques "English pink" et "Pink Lady". Cette décision rappelle l'autonomie des procédures devant l'EUIPO et l'obligation pour celui-ci de motiver toute divergence avec une décision judiciaire nationale antérieure.
25 mars 2015
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de la Belgique contre la décision de la Commission européenne qualifiant d'aides d'État les financements publics accordés pour les tests de dépistage des EST chez les bovins. L'arrêt précise que ces financements constituent un avantage sélectif, car ils allègent les charges normalement supportées par les éleveurs, et confirme l'analyse de la Commission sur la compatibilité partielle de ces aides avec le marché intérieur.
25 mars 2015
Cet arrêt du Tribunal de l'UE concerne un recours introduit par la société Evropaïki Dynamiki contre l’AESA, contestant son classement en deuxième ou troisième position dans une procédure d’appel d’offres en cascade pour des services informatiques. Le Tribunal rejette le recours, jugeant que l’AESA n’a pas commis d’erreur manifeste d’appréciation et a suffisamment motivé sa décision, ce qui confirme la large marge d’appréciation des pouvoirs adjudicateurs dans l’évaluation des offres. Pour un professionnel du droit français, cet arrêt illustre les limites du contrôle juridictionnel sur les choix des acheteurs publics européens et les conditions strictes pour engager leur responsabilité non contractuelle.
25 mars 2015
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de la société Evropaïki Dynamiki contre l'Agence européenne de la sécurité aérienne (AESA) concernant un marché public de services informatiques. La société contestait son classement en deuxième ou troisième position dans une procédure en cascade, mais le Tribunal a jugé que l'AESA avait suffisamment motivé sa décision et n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation. Cet arrêt rappelle l'étendue de l'obligation de motivation des institutions dans les procédures de passation des marchés publics et les conditions strictes pour engager leur responsabilité non contractuelle.
25 mars 2015
Cet arrêt du Tribunal de l'UE annule partiellement la décision de la Commission européenne qui avait condamné l'opérateur postal slovaque Slovenská pošta pour abus de position dominante. Le Tribunal juge que la Commission n'a pas suffisamment démontré que l'extension du monopole légal de Slovenská pošta au courrier hybride constituait une violation de l'article 86 TFUE (ex-article 82 CE) en l'absence d'une définition précise du marché pertinent. L'arrêt précise les conditions dans lesquelles un État membre peut étendre un monopole postal sans violer les règles de concurrence, notamment au regard du principe de proportionnalité et de la notion de service d'intérêt économique général.
25 mars 2015
24 mars 2015
La Cour a ordonné le retrait du rôle de l'affaire C-162/14, introduite par la Commission européenne contre la République de Pologne, à la suite du désistement de la Commission. Cette ordonnance met fin à la procédure sans qu'une décision au fond n'ait été rendue sur le manquement allégué.
23 mars 2015
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que des aides au logement accordées par la Hongrie avant son adhésion à l'UE, et liquidées ultérieurement par des banques en échange d'une garantie d'État, constituent des aides d'État au sens de l'article 107, paragraphe 1, TFUE. Ces mesures, non notifiées à la Commission, sont illégales au regard de l'article 108, paragraphe 3, TFUE. Cet arrêt précise la notion d'aide d'État pour des régimes instaurés avant l'adhésion mais dont les effets perdurent après celle-ci.
19 mars 2015