1 753textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2015.
1 753
Total documents
433 055
Avec texte intégral
275 757
Résumés IA
0
En vigueur
Règlement · Directive · Décision · Recommandation
87 451Arrêt CJUE · Ordonnance · Conclusions
46 209Versions consolidées des textes
28 550Propositions · Communications · Initiatives
83 367Accord international · PESC · Traité
23 110Budget · Avis · Résolution · Divers
164 368Cet arrêt de la CJUE précise que les cartes mémoire de téléphones mobiles peuvent être qualifiées de « supports » au sens de l’exception de copie privée, soumettant leur importation et leur vente à une redevance pour compensation équitable. Il encadre également les conditions de remboursement de cette redevance, notamment en cas de préjudice minime ou d'usage professionnel, et impose une égalité de traitement entre les différents supports de reproduction.
5 mars 2015
5 mars 2015
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que les États membres peuvent soumettre les cartes mémoire de téléphones mobiles à une redevance pour copie privée, même si ces supports sont principalement utilisés à d'autres fins que la reproduction d'œuvres protégées. Elle précise que le système de compensation équitable doit tenir compte de l'usage effectif des supports et peut prévoir un remboursement de la redevance en cas de préjudice minime, sous réserve du respect du principe d'égalité de traitement.
5 mars 2015
Cet arrêt de la Cour de justice précise les conditions d'imputabilité d'une infraction au droit de la concurrence en cas de succession d'entités économiques, et confirme que la récidive peut être retenue à l'encontre d'une société mère pour des infractions commises par sa filiale avant son acquisition. La Cour rappelle également l'étendue de la compétence de pleine juridiction du juge de l'Union pour contrôler les amendes infligées par la Commission.
5 mars 2015
L'arrêt du Tribunal de la fonction publique de l'UE du 5 mars 2015 (affaire F-97/13) précise les obligations de motivation incombant à l'administration lors du rejet d'une candidature à un poste d'agent temporaire au sein d'une agence de l'Union, en l'espèce l'Agence des droits fondamentaux (FRA). Il rappelle que l'avis de vacance constitue le cadre juridique de la procédure de sélection et que l'autorité investie du pouvoir de nomination doit examiner les candidatures au regard des conditions énoncées dans cet avis, sous le contrôle du juge. Pour le professionnel du droit français, cet arrêt illustre l'application des principes de non-discrimination et de transparence dans les recrutements des institutions européennes.
5 mars 2015
Les conclusions de l'avocat général Sharpston portent sur l'interprétation de l'article 148, sous a), de la directive TVA, relatif à l'exonération des livraisons de biens destinés à l'avitaillement des bateaux de navigation en haute mer. La question centrale est de savoir si cette exonération s'applique lorsque les biens sont livrés à un intermédiaire agissant en son nom propre, et non directement à l'exploitant du navire. L'avocat général propose que l'exonération soit refusée dans ce cas, car la livraison à un intermédiaire ne constitue pas une livraison directe "destinée" à l'avitaillement au sens de la directive.
5 mars 2015
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté comme irrecevable le recours introduit par l'association Générations futures contre la Commission européenne, visant à contester le refus de cette dernière de réexaminer l'autorisation de mise sur le marché du glyphosate. La décision se fonde sur le défaut de qualité pour agir de l'association, estimant qu'elle n'est pas individuellement concernée par l'acte attaqué au sens de l'article 263 TFUE. Cette ordonnance confirme la rigueur des conditions de recevabilité des recours en annulation formés par des personnes physiques ou morales contre des actes réglementaires européens.
5 mars 2015
Cet arrêt du Tribunal de l'UE, rendu sur le fondement d'une clause compromissoire, rejette le recours de la société Rose Vision et de son dirigeant contre la Commission européenne. Les requérants contestaient la suspension des paiements et la diffusion d'informations par la Commission dans le cadre de trois projets de recherche (FIRST, FutureNEM, sISI) financés par le 7e PCRD. Le Tribunal requalifie partiellement le recours en indemnité et le déclare irrecevable sur certains points, tout en rejetant le surplus comme non fondé, confirmant ainsi la légalité du comportement de la Commission.
5 mars 2015
Dans ses conclusions sur l'affaire C-78/14 P, l'avocat général Szpunar propose à la Cour de justice d'annuler l'arrêt du Tribunal qui avait rejeté le recours de la Commission européenne contre ANKO. La Commission contestait la suspension des remboursements à ANKO, décidée suite à des irrégularités constatées lors d'audits sur d'autres projets, estimant que le Tribunal avait dénaturé les faits et méconnu les clauses contractuelles relatives à l'éligibilité des coûts dans le cadre du 7e PCRD.
5 mars 2015
Cet arrêt du Tribunal de la fonction publique de l'UE concerne le rejet de la candidature d'une agente temporaire à un poste au sein de l'Agence des droits fondamentaux (FRA). Il précise les obligations de l'administration en matière de motivation des décisions de rejet et de respect des avis de vacance, notamment quant à l'appréciation des qualifications des candidats. Pour un professionnel du droit français, cette décision illustre les principes de transparence et de non-discrimination applicables aux procédures de recrutement des institutions européennes.
5 mars 2015
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la garantie accordée par le Portugal à Banco Privado Português constituait une aide d'État au sens de l'article 107, paragraphe 1, TFUE, car elle conférait un avantage économique sélectif à la banque et était susceptible d'affecter les échanges entre États membres. L'arrêt précise les conditions de recevabilité d'un renvoi préjudiciel en validité et confirme que la Commission peut qualifier une telle mesure d'aide compatible avec le marché intérieur sur le fondement de l'article 107, paragraphe 3, sous b), TFUE pour remédier à une perturbation grave de l'économie d'un État membre.
5 mars 2015
5 mars 2015
La Cour a jugé que l'article 1er, paragraphe 2, de la directive 2008/118/CE s'oppose à une taxe communale sur les ventes au détail de combustibles liquides, perçue en sus de l'accise harmonisée, lorsque le produit de cette taxe est affecté à une fin spécifique (ici, le financement des transports en commun). Cette affectation prédéterminée constitue une "fin spécifique" au sens de la directive, ce qui interdit aux États membres de maintenir ou d'introduire de telles taxes indirectes supplémentaires.
5 mars 2015
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que, dans le cadre d'une fusion par absorption, la société absorbante peut se voir transférer la responsabilité des infractions commises par la société absorbée avant la fusion, même si la décision administrative constatant l'infraction est postérieure à l'opération. Cette transmission est conforme à l'article 19 de la directive 78/855/CEE, qui prévoit le transfert universel du patrimoine actif et passif, incluant les dettes de nature contraventionnelle. Pour un professionnel du droit français, cet arrêt confirme que le principe de continuité juridique en matière de fusions s'étend aux sanctions administratives, sous réserve du respect des droits de la défense.
5 mars 2015
Dans cette affaire, l'avocat général examine la compatibilité avec la libre circulation des travailleurs d'une législation fiscale néerlandaise qui impose les travailleurs non-résidents sur leurs revenus perçus aux Pays-Bas, mais leur refuse certaines déductions personnelles accordées aux résidents. La conclusion propose que le droit de l'Union s'oppose à une telle différence de traitement, sauf si elle est justifiée par des raisons impérieuses d'intérêt général et proportionnée. Cette analyse clarifie les conditions d'imposition des travailleurs frontaliers et non-résidents dans l'État membre d'emploi.
5 mars 2015
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que, dans le cadre d'une fusion par absorption régie par la directive 78/855/CEE, la société absorbante est tenue de répondre des infractions commises par la société absorbée avant la fusion, même si la décision administrative constatant l'infraction est intervenue postérieurement à l'opération. Cette solution découle du principe de transmission universelle de l'ensemble du patrimoine actif et passif, qui inclut la responsabilité pour les contraventions. Pour un professionnel du droit français, cet arrêt confirme que la responsabilité pénale des personnes morales en cas de fusion suit le patrimoine, empêchant la société absorbée d'échapper à ses obligations par le biais de l'opération.
5 mars 2015
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que des lunettes de sport équipées d'une caméra vidéo intégrée, capables d'enregistrer des fichiers provenant de sources externes et dotées d'un zoom optique, relèvent de la sous-position 8525 80 99 de la nomenclature combinée (caméras vidéo autres qu'à enregistrement uniquement). Cette décision précise les critères de classement tarifaire pour les caméras embarquées, en distinguant notamment les appareils selon leur capacité à enregistrer des signaux externes et leur fonction de zoom.
5 mars 2015
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que le Luxembourg a manqué à ses obligations en appliquant un taux réduit de TVA aux livres numériques, alors que la directive TVA réserve ce taux réduit aux livres sur support physique. Cette décision confirme que les États membres ne peuvent pas étendre unilatéralement le champ d'application des taux réduits aux services électroniques, même par souci de neutralité fiscale. Pour un professionnel du droit français, cet arrêt rappelle la stricte interprétation des exonérations et taux réduits en matière de TVA, excluant toute assimilation entre biens physiques et dématérialisés.
5 mars 2015
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la décision 2011/346/UE de la Commission, qualifiant d'aide d'État la garantie accordée par le Portugal à Banco Privado Português, est valide. Elle précise que l'affectation des échanges entre États membres peut résulter de la simple consolidation de la position d'une banque sur un marché libéralisé, même en l'absence d'activité transfrontalière effective. Enfin, la Cour rappelle que l'exemption pour remédier à une perturbation grave de l'économie, prévue à l'article 107, §3, b) TFUE, nécessite que l'aide soit proportionnée et ciblée pour répondre à une menace systémique.
5 mars 2015
Dans l'arrêt Prankl (C-175/14), la CJUE précise que des marchandises soumises à accise, mises à la consommation dans un État membre puis acheminées vers un autre État membre sans respecter les formalités de transit, peuvent être imposées par l'État membre de transit si elles y sont détenues à des fins commerciales. La Cour rappelle que la directive 92/12/CEE n'interdit pas à un État membre de percevoir des droits d'accise sur des produits de contrebande découverts sur son territoire, même s'ils ont déjà été acquittés dans un autre État membre. Cette décision clarifie la compétence fiscale des États membres en matière de lutte contre la fraude aux accises.
5 mars 2015