1 753textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2015.
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Règlement · Directive · Décision · Recommandation
87 451Arrêt CJUE · Ordonnance · Conclusions
46 209Versions consolidées des textes
28 550Propositions · Communications · Initiatives
83 367Accord international · PESC · Traité
23 110Budget · Avis · Résolution · Divers
164 368La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la substance « alfa-phenylacetoacetonitrile » (APAAN) doit être considérée comme une « substance classifiée » au sens des règlements (CE) n° 273/2004 et (CE) n° 111/2005 relatifs aux précurseurs de drogues, bien qu'elle ne soit pas expressément listée. Cette qualification est fondée sur le fait que l'APAAN est un sel de la substance classifiée « Phényl-1 propanone-2 » (BMK), ce qui étend le champ d'application des obligations de surveillance et de contrôle du commerce intra-communautaire et avec les pays tiers.
12 février 2015
Cet arrêt de la CJUE précise que, dans le cadre d’un détachement de travailleurs, un syndicat de l’État d’accueil peut agir en justice pour réclamer le salaire minimal prévu par les conventions collectives de cet État, même si la loi de l’État d’origine interdit la cession de créances salariales. La Cour juge que cette interdiction ne peut pas faire obstacle à l’action du syndicat, car elle compromettrait l’effectivité des droits garantis par la directive 96/71/CE et les articles 56 et 57 TFUE.
12 février 2015
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la directive 96/71/CE ne s'oppose pas à ce qu'un syndicat de l'État membre d'accueil (Finlande) agisse en justice pour réclamer le salaire minimal prévu par les conventions collectives de cet État pour des travailleurs détachés. Cependant, le droit de l'Union n'impose pas à l'État membre d'origine (Pologne) de reconnaître la validité d'une cession de créance salariale à ce syndicat si sa législation nationale l'interdit, pour autant que cette interdiction ne rende pas impossible ou excessivement difficile l'exercice des droits conférés par la directive.
12 février 2015
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que des huiles lubrifiantes destinées à des usages autres que carburant ou combustible ne relèvent pas du champ d'application des directives harmonisées sur les droits d'accise (92/12 et 2008/118). Un État membre peut néanmoins soumettre ces produits à un droit d'accise national, pourvu que les formalités imposées aux opérateurs lors d'achats intracommunautaires ne constituent pas une restriction aux échanges contraire à l'article 110 TFUE. En l'espèce, un délai de paiement plus court pour les acquisitions intracommunautaires que pour les achats nationaux est susceptible de constituer une discrimination fiscale prohibée.
12 février 2015
Dans cet arrêt, la Cour de justice de l'Union européenne précise la distinction entre les intérêts moratoires et les intérêts compensatoires dans le cadre de l'exécution d'un arrêt du Tribunal ordonnant le remboursement d'un concours financier par la Commission. Elle clarifie les modalités de calcul de ces intérêts, notamment le point de départ et le taux applicable, lorsqu'une décision de la Commission est annulée et que le remboursement est effectué avec retard. Cette décision est essentielle pour les professionnels du droit français confrontés à des litiges sur le calcul des intérêts dans le contentieux des aides et subventions européennes.
12 février 2015
La Cour de justice de l'Union européenne a interprété le mécanisme spécifique prévu au chapitre 2 de l'annexe IV de l'acte d'adhésion de 2003, applicable aux importations de médicaments brevetés en provenance de nouveaux États membres. Elle a jugé que l'obligation de notification préalable au titulaire du brevet, prévue par ce mécanisme, s'impose à tout importateur, même en l'absence de mesures nationales de transposition. Cet arrêt clarifie les conditions de mise sur le marché de médicaments génériques dans l'UE, en imposant une vigilance accrue aux importateurs quant au respect des droits de propriété intellectuelle.
12 février 2015
La Cour de justice de l'Union européenne précise la notion d'« assurance volontaire ou facultative continuée » au sens de l'article 46 bis, paragraphe 3, sous c), du règlement (CEE) n° 1408/71, dans le cadre du calcul des pensions de vieillesse. Elle juge que cette notion ne couvre pas une situation où un travailleur, bien que dispensé de l'affiliation obligatoire à un régime de pension national, n'a pas souscrit à une assurance volontaire pour la période correspondante. L'arrêt clarifie également la portée de l'attestation délivrée par l'institution compétente d'un autre État membre en application de l'article 47 du règlement (CEE) n° 574/72, laquelle lie l'institution compétente de l'État membre concerné pour l'application des règles anticumul.
12 février 2015
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de la société Compagnie des montres Longines, Francillon, contestant la décision de l'OHMI (EUIPO) qui avait refusé de faire droit à son opposition contre l'enregistrement de la marque figurative QUARTODIMIGLIO QM. Le Tribunal a confirmé l'absence de risque de confusion avec les marques antérieures de Longines représentant deux ailes étendues, ainsi que l'absence d'atteinte à la renommée de ces marques, au sens de l'article 8, paragraphes 1, sous b), et 5, du règlement n° 207/2009. Cet arrêt précise les conditions strictes d'appréciation du risque de confusion et de la protection élargie des marques renommées, notamment en matière de similitude visuelle et conceptuelle entre signes.
12 février 2015
Cet arrêt du Tribunal de l'Union européenne rejette le recours de la société Longines contre le refus de l'OHMI d'opposer sa marque figurative antérieure représentant deux ailes à la demande de marque figurative "B". Le Tribunal confirme l'absence de risque de confusion et d'atteinte à la renommée, estimant que les différences visuelles et conceptuelles entre les signes l'emportent sur leurs faibles similitudes.
12 février 2015
L'arrêt du Tribunal de l'Union européenne du 12 février 2015 (affaire T-453/13) rejette le recours de la société Klaes contre la décision de l'OHMI (EUIPO) refusant l'enregistrement de la marque verbale "Klaes" en raison d'un risque de confusion avec la marque figurative antérieure "Klaes". Le Tribunal confirme l'application de l'article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement n° 207/2009, estimant que les signes sont similaires sur les plans visuel, phonétique et conceptuel et que les produits visés sont identiques ou similaires, justifiant ainsi le risque de confusion pour le public pertinent.
12 février 2015
Cet arrêt du Tribunal de l'UE rejette le recours de Tarif Akhras contre le gel de ses fonds, confirmant la légalité des mesures restrictives adoptées dans le cadre de la politique étrangère et de sécurité commune. Le Tribunal juge que les droits de la défense et l'obligation de motivation ont été respectés, et qu'aucune erreur manifeste d'appréciation n'a été commise. Il écarte également les moyens tirés d'une atteinte disproportionnée au droit de propriété, au droit à la vie et au respect de la vie privée.
12 février 2015
L'arrêt du Tribunal de l'UE confirme le rejet de l'opposition de Longines contre la marque figurative QUARTODIMIGLIO QM. Il juge que, malgré la renommée des marques antérieures représentant des ailes, il n'existe pas de risque de confusion ni d'atteinte à cette renommée, en raison des différences visuelles et conceptuelles globales entre les signes. Cette décision précise les conditions d'application de l'article 8, paragraphes 1 b) et 5, du règlement sur la marque de l'Union européenne.
12 février 2015
Cet arrêt du Tribunal de l'UE annule une décision de l'OHMI (EUIPO) refusant l'enregistrement de la marque verbale "LIFEDATA" pour défaut de caractère distinctif. Le Tribunal juge que l'Office n'a pas procédé à une appréciation concrète du signe au regard des produits visés, se contentant d'une analyse abstraite, et a ainsi violé l'article 7, paragraphe 1, sous b), du règlement n° 207/2009, ainsi que l'obligation de motivation. Pour le praticien français, cet arrêt rappelle l'exigence d'une motivation individualisée et d'une démonstration concrète du caractère descriptif ou non distinctif d'un signe par l'EUIPO.
12 février 2015
L'arrêt du Tribunal de l'UE annule partiellement les mesures de gel des fonds imposées à M. Akhras, en retenant une violation des droits de la défense et de l'obligation de motivation, le Conseil n'ayant pas suffisamment justifié son inscription sur les listes de sanctions. Le Tribunal écarte toutefois les moyens tirés d'une erreur manifeste d'appréciation et d'une atteinte disproportionnée aux droits fondamentaux (vie, propriété, vie privée). Cette décision précise les exigences procédurales strictes pesant sur le Conseil dans le cadre des sanctions ciblées en matière de politique étrangère et de sécurité commune.
12 février 2015
Cet arrêt du Tribunal de l'Union européenne précise les conditions d'appréciation du risque de confusion au sens de l'article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement n° 207/2009 sur la marque communautaire. Il confirme que le caractère distinctif faible d'une marque antérieure n'exclut pas automatiquement tout risque de confusion, notamment lorsque les produits sont identiques ou très similaires. La décision rappelle l'importance de l'examen global des similitudes visuelles, phonétiques et conceptuelles, même pour des marques à faible distinctivité.
12 février 2015
12 février 2015
La Cour de justice de l'Union européenne a déclaré irrecevable le pourvoi formé par Enercon GmbH contre un arrêt du Tribunal, au motif que cette société, bien qu'étant « autre partie devant la chambre de recours » de l'Office de l'harmonisation dans le marché intérieur (OHMI), n'avait pas la qualité d'intervenante devant le Tribunal faute d'avoir déposé un mémoire en réponse. Cette ordonnance précise donc les conditions strictes de recevabilité des pourvois en matière de marque communautaire, en rappelant que seules les parties ayant effectivement participé à la procédure devant le Tribunal peuvent se pourvoir devant la Cour.
12 février 2015
Cette ordonnance de la Cour de justice de l'Union européenne, rendue sur renvoi préjudiciel du juge italien, porte sur la compatibilité avec les libertés d'établissement et de prestation de services (articles 49 et 56 TFUE) d'une réglementation nationale réorganisant le système de concessions de jeux de hasard. La Cour a jugé que le fait de réduire la durée des nouvelles concessions par rapport aux anciennes, dans le cadre d'un alignement temporel des échéances, constitue une restriction à ces libertés, mais peut être justifié par des raisons impérieuses d'intérêt général, sous réserve du respect du principe de proportionnalité.
12 février 2015
La Cour de justice de l'Union européenne, par ordonnance du 12 février 2015, a jugé que la réglementation italienne prévoyant un alignement temporel des échéances des concessions de jeux de hasard, avec une durée réduite pour les nouvelles concessions par rapport aux anciennes, constitue une restriction aux libertés d'établissement et de prestation de services (articles 49 et 56 TFUE). Cette restriction peut toutefois être justifiée par des raisons impérieuses d'intérêt général, à condition d'être proportionnée. Pour le professionnel du droit français, cette décision confirme que les États membres peuvent réorganiser leur système de concessions de jeux, mais doivent veiller à ce que les mesures adoptées, notamment en matière de durée, soient nécessaires et adaptées à l'objectif poursuivi.
12 février 2015
Les conclusions de l'avocat général Kokott dans l'affaire C-106/14 précisent que le seuil de 0,1 % masse/masse pour les substances extrêmement préoccupantes (SVHC) dans les articles, au sens du règlement REACH, doit être calculé par article individuel et non par rapport à l'ensemble du produit complexe. Cette interprétation a une portée majeure pour les professionnels français, car elle impose aux fabricants et importateurs de vérifier la concentration de SVHC dans chaque composant d'un article, alourdissant ainsi leurs obligations de notification et d'information envers les consommateurs et l'Agence européenne des produits chimiques (ECHA).
12 février 2015