1 753textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2015.
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Règlement · Directive · Décision · Recommandation
87 451Arrêt CJUE · Ordonnance · Conclusions
46 209Versions consolidées des textes
28 550Propositions · Communications · Initiatives
83 367Accord international · PESC · Traité
23 110Budget · Avis · Résolution · Divers
164 368L'arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne du 11 février 2015 (affaire C-531/13) précise les notions d'« extraction de pétrole et de gaz naturel à des fins commerciales » et de « forages en profondeur » au sens des annexes I et II de la directive 85/337/CEE concernant l'évaluation des incidences sur l'environnement. Il juge que des forages d'exploration, même s'ils ne sont pas destinés à une extraction commerciale immédiate, peuvent relever de ces catégories et doivent être soumis à évaluation s'ils présentent un risque d'incidences notables sur l'environnement, notamment en cas de cumul avec d'autres projets.
11 février 2015
La Cour de justice de l'Union européenne interprète l'article 12 de la directive 97/67/CE, qui impose au prestataire de service universel d'appliquer des tarifs transparents et non discriminatoires. Elle précise que l'octroi de rabais quantitatifs à des intermédiaires qui regroupent des envois postaux est licite, à condition que ces rabais soient fondés sur des critères objectifs et non discriminatoires, et qu'ils ne confèrent pas un avantage indu à certains clients par rapport à d'autres. Cette décision clarifie les limites de la discrimination tarifaire dans le secteur postal pour les professionnels du droit français.
11 février 2015
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de Fetim contre la décision de l'OHMI (EUIPO) refusant l'enregistrement de la marque figurative "Solidfloor The professional's choice" pour des revêtements de sol. Il a confirmé l'existence d'un risque de confusion avec la marque figurative antérieure "SOLID floor" et la dénomination sociale "Solid Floor Ltd", en raison de la similitude visuelle et phonétique des signes et de l'identité ou similarité des produits et services visés. Cette décision illustre l'application stricte de l'article 8, §1, b) du règlement n°207/2009, rappelant que la présence d'éléments distinctifs supplémentaires dans la marque postérieure ne suffit pas à écarter le risque de confusion lorsque l'élément dominant est quasi identique.
11 février 2015
La Cour de justice de l'Union européenne a rejeté comme manifestement irrecevable le pourvoi d'Orange contre une décision de la Commission européenne qualifiant de compensation de service public, et non d'aide d'État, le financement public d'un réseau de communications électroniques à très haut débit dans les Hauts-de-Seine. Cette ordonnance confirme que la qualification d'une mesure comme compensation de service public, au sens de l'arrêt Altmark, relève d'une appréciation souveraine des faits par le Tribunal, insusceptible de contrôle en cassation sauf dénaturation. Pour le praticien français, cette décision rappelle la difficulté de contester en pourvoi la qualification juridique des compensations de service public dans le secteur des télécommunications.
11 février 2015
La Cour de justice de l'Union européenne a précisé, dans l'affaire C-340/13, que l'obligation de non-discrimination imposée au prestataire de service universel (bpost) ne lui interdit pas d'accorder des rabais quantitatifs aux intermédiaires qui regroupent des envois postaux, à condition que ces rabais soient justifiés par des économies de coûts réelles et objectives. Cet arrêt clarifie l'interprétation de l'article 12 de la directive 97/67/CE, en établissant que la discrimination tarifaire entre expéditeurs directs et intermédiaires n'est pas prohibée en soi si elle repose sur des critères objectifs et non discriminatoires. Pour un professionnel du droit français, cette décision encadre les pratiques tarifaires des opérateurs postaux historiques dans un contexte de libéralisation du marché.
11 février 2015
La Cour de justice de l'Union européenne précise la notion d'« extraction de pétrole et de gaz naturel à des fins commerciales » au sens du point 14 de l'annexe I de la directive 85/337/CEE, relative à l'évaluation des incidences sur l'environnement. Elle juge que cette notion inclut les forages d'exploration, même s'ils ne sont pas suivis d'une exploitation commerciale immédiate, dès lors qu'ils visent à déterminer le potentiel commercial d'un gisement. En outre, la Cour interprète la notion de « cumul avec d'autres projets » au point 1 de l'annexe III, précisant que l'évaluation doit tenir compte des effets cumulatifs de plusieurs forages d'exploration situés dans une même zone géographique.
11 février 2015
La Cour de justice de l'Union européenne rejette comme manifestement irrecevable ou non fondé le pourvoi formé par Iliad et ses filiales contre une décision de la Commission européenne qualifiant de compensation de service public, et non d'aide d'État, le financement public d'un réseau de communications électroniques à très haut débit. Cette ordonnance confirme que les compensations versées en contrepartie d'obligations de service public clairement définies échappent à la qualification d'aide d'État au sens de l'article 107 TFUE, pour autant que les conditions de l'arrêt Altmark soient remplies. Pour le praticien français, cette décision rappelle l'importance de démontrer le caractère proportionné et préétabli de la compensation pour éviter tout contentieux en matière d'aides d'État dans le secteur des télécommunications.
11 février 2015
La Cour de justice de l'Union européenne rejette le pourvoi d'Orange contre une décision de la Commission européenne qualifiant certaines compensations de charges de service public pour le déploiement d'un réseau à très haut débit d'aide d'État. L'ordonnance confirme que ces compensations doivent respecter les critères de l'arrêt Altmark pour échapper à la qualification d'aide d'État, et précise les conditions de leur compatibilité avec le marché intérieur. Cette décision a une portée pratique pour les collectivités territoriales et les opérateurs français finançant des projets d'infrastructures numériques.
11 février 2015
La Cour de justice de l'Union européenne rejette le pourvoi d'Iliad et autres contre une décision du Tribunal, confirmant que la compensation de charges de service public pour le déploiement d'un réseau à très haut débit peut constituer une aide d'État compatible avec le marché intérieur. L'ordonnance précise les conditions dans lesquelles une telle compensation échappe à la qualification d'aide d'État au sens de l'article 107 TFUE, notamment lorsqu'elle respecte les critères de l'arrêt Altmark. Pour le praticien français, cette décision clarifie le régime applicable aux financements publics des réseaux de télécommunications en zone rurale ou sous-équipée.
11 février 2015
L'arrêt du Tribunal de l'UE rejette le recours de l'Espagne contre le Règlement (UE) n° 15/2011, qui remplace la méthode de dosage biologique sur souris par la chromatographie liquide couplée à la spectrométrie de masse (LC-MS/MS) pour la détection de toxines lipophiles chez les mollusques bivalves. Le Tribunal juge que cette nouvelle méthode, plus précise et conforme à l'objectif de protection des consommateurs, respecte le principe de proportionnalité et ne viole pas la confiance légitime des opérateurs espagnols. Cette décision confirme la validité de la méthode LC-MS/MS comme référence réglementaire au sein de l'Union européenne.
11 février 2015
La Cour de justice de l'Union européenne a déclaré irrecevable une demande de décision préjudicielle formée par la juridiction estonienne, faute de litige pendant devant la juridiction ayant ordonné le renvoi. Cette ordonnance rappelle que le mécanisme de l'article 267 TFUE ne peut être utilisé que dans le cadre d'un litige réel et pendant, excluant les recours contre la décision même de saisir la Cour.
10 février 2015
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de Boehringer Ingelheim contre le refus d'enregistrement de la marque verbale "ANGIPAX" pour des produits pharmaceutiques. Il a confirmé l'existence d'un risque de confusion avec la marque antérieure "ANTISTAX" en raison de similitudes visuelles et phonétiques, et de la proximité des produits visés. Cette décision illustre l'application stricte du critère du risque de confusion pour les marques pharmaceutiques, où un degré élevé de similitude entre les signes peut suffire à écarter l'enregistrement.
10 février 2015
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de IOIP Holdings contre le refus d'enregistrement de la marque verbale "GLISTEN" pour des produits cosmétiques. La marque a été jugée descriptive au sens de l'article 7, paragraphe 1, sous c), du règlement n° 207/2009, car le terme anglais "glisten" (briller) décrit directement une propriété essentielle des produits concernés. Cet arrêt confirme l'application stricte du motif absolu de refus pour les termes descriptifs dans le domaine des cosmétiques.
10 février 2015
L'arrêt du Tribunal de l'UE du 10 février 2015 (affaire T-379/13, Innovation First / OHMI) précise les conditions d'application du motif absolu de refus de la marque verbale "NANO" pour des produits électroniques. Il rappelle que le caractère descriptif d'un signe au sens de l'article 7, paragraphe 1, sous c), du règlement n° 207/2009 s'apprécie au regard de la perception du public pertinent, et que l'OHMI doit motiver sa décision et respecter le droit d'être entendu. Pour le praticien français, cet arrêt confirme que l'examen d'office des faits par l'Office ne dispense pas d'une motivation circonstanciée sur le lien direct et concret entre le signe et les produits visés.
10 février 2015
La Cour de justice de l'Union européenne s'est déclarée manifestement incompétente pour répondre à une question préjudicielle relative à une législation roumaine exigeant une autorisation préalable pour les rassemblements publics. Elle a estimé que cette situation ne relevait pas de la mise en œuvre du droit de l'Union au sens de l'article 51, paragraphe 1, de la Charte des droits fondamentaux, rendant la demande irrecevable. Cette ordonnance rappelle les limites strictes de la compétence de la Cour pour contrôler la conformité des législations nationales avec la Charte en l'absence d'un lien suffisant avec le droit de l'Union.
10 février 2015
Cet arrêt du Tribunal de l'UE confirme le rejet par l'OHMI de la marque verbale "GLISTEN" pour des produits cosmétiques, en raison de son caractère descriptif au sens de l'article 7, §1, c) du règlement n° 207/2009. Le Tribunal juge que le terme, signifiant "briller" en anglais, est perçu par le public pertinent comme une indication de la qualité ou de la destination des produits, et non comme une indication d'origine. Cette décision rappelle l'importance de l'appréciation concrète du lien direct et immédiat entre le signe et les produits désignés pour le consommateur moyen.
10 février 2015
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé irrecevable la demande de décision préjudicielle introduite par la Riigikohus (Estonie), faute de litige pendant devant la juridiction statuant sur le recours. Cette ordonnance rappelle que le mécanisme de renvoi préjudiciel prévu à l'article 267 TFUE ne peut être utilisé en l'absence d'un différend réel, ce qui constitue une condition de recevabilité essentielle.
10 février 2015
L'arrêt du Tribunal de l'UE du 10 février 2015 (affaire T-379/13, Innovation First/OHMI) annule la décision de l'OHMI refusant l'enregistrement de la marque verbale "NANO" pour des jouets radiocommandés. Le Tribunal juge que l'OHMI a violé le droit d'être entendu et l'obligation de motivation en se fondant d'office sur des faits non soumis au débat contradictoire, et considère que le terme "NANO" n'est pas descriptif pour ces produits spécifiques au sens de l'article 7, paragraphe 1, sous c), du règlement n° 207/2009.
10 février 2015
Cet arrêt de la CJUE, dans l'affaire C-76/14, précise la portée de l'article 110 TFUE en matière de taxes intérieures. Il juge qu'une taxe perçue par un État membre sur les véhicules automobiles, tant lors de leur première immatriculation que lors de la première transcription du droit de propriété, est contraire au droit de l'Union si elle désavantage les véhicules d'occasion importés d'autres États membres par rapport aux véhicules similaires déjà présents sur le marché national. En substance, la Cour rappelle l'obligation de neutralité fiscale pour ne pas entraver la libre circulation des marchandises.
10 février 2015
L'arrêt du Tribunal de l'UE du 10 février 2015 (affaire T-368/13) rejette le recours de Boehringer Ingelheim contre le refus d'enregistrement de la marque verbale "ANGIPAX" pour des produits pharmaceutiques. Le Tribunal confirme l'existence d'un risque de confusion avec la marque antérieure "ANTISTAX" en raison de similitudes visuelles et phonétiques, et de la complémentarité des produits visés, appliquant strictement l'article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement sur la marque communautaire.
10 février 2015