1 753textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2015.
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Règlement · Directive · Décision · Recommandation
87 451Arrêt CJUE · Ordonnance · Conclusions
46 209Versions consolidées des textes
28 550Propositions · Communications · Initiatives
83 367Accord international · PESC · Traité
23 110Budget · Avis · Résolution · Divers
164 368La Cour de justice de l'Union européenne précise, dans l'affaire C-282/13, la notion d'« entreprise affectée » par une décision d'une autorité réglementaire nationale (ARN) au sens de l'article 4 de la directive-cadre (2002/21/CE). Elle juge qu'une entreprise qui a soumissionné pour des droits d'utilisation de radiofréquences, mais ne les a pas obtenus, n'est pas directement et individuellement concernée par la décision de l'ARN qui réattribue ces droits à une autre entreprise à la suite d'une fusion, et ne dispose donc pas d'un droit de recours contre cette décision. L'arrêt clarifie également les conditions de cession et de réattribution des droits individuels d'utilisation de radiofréquences en cas de fusion d'entreprises.
22 janvier 2015
22 janvier 2015
Dans cet arrêt, la Cour de justice de l'Union européenne interprète l'article 7, paragraphe 2, sous c), du règlement (CEE) n° 1408/71, relatif à la coordination des régimes de sécurité sociale. Elle précise qu'un réfugié rapatrié, ressortissant d'un État membre, peut se prévaloir des conventions bilatérales de sécurité sociale conclues entre cet État et un autre État membre pour la prise en compte de ses périodes d'emploi accomplies dans ce second État, aux fins de l'octroi d'une pension de vieillesse. La portée de cette décision est d'éviter que le rapatriement d'un réfugié ne le prive des droits à pension acquis dans un autre État membre en raison de l'application de clauses restrictives dans les conventions bilatérales.
22 janvier 2015
Dans l'affaire C-419/13, la Cour de justice de l'Union européenne a jugé que l'épuisement du droit de distribution d'une œuvre protégée, prévu à l'article 4 de la directive 2001/29/CE, ne s'applique pas lorsqu'un tiers transfère l'image de l'œuvre d'un support papier (affiche) vers un autre support (toile) sans le consentement du titulaire des droits. Ce changement de support constitue une nouvelle reproduction, et non une simple mise en circulation de l'objet original, de sorte que le droit de distribution du titulaire n'est pas épuisé.
22 janvier 2015
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que le droit de distribution d'une œuvre protégée ne s'épuise pas lorsque son support matériel est substantiellement modifié, comme le transfert de l'image d'une affiche en papier sur une toile de peintre. Cette décision précise que l'épuisement du droit de distribution, prévu à l'article 4 de la directive 2001/29/CE, ne s'applique qu'à l'objet tangible spécifique mis en circulation avec le consentement de l'auteur. Ainsi, la reproduction d'une œuvre sur un nouveau support constitue une nouvelle mise à disposition nécessitant l'autorisation du titulaire des droits.
22 janvier 2015
L'arrêt du Tribunal de l'UE du 22 janvier 2015 (affaire T-193/12) annule la décision de l'OHMI (EUIPO) pour défaut de motivation, en application de l'article 75 du règlement n° 207/2009. La procédure d'opposition portait sur un risque de confusion entre une marque figurative « H » antérieure et un enregistrement international désignant l'UE pour la même marque figurative « H », au sens de l'article 8, paragraphe 1, sous b), du même règlement. Le Tribunal a jugé que l'OHMI n'avait pas suffisamment expliqué les raisons pour lesquelles il avait conclu à l'absence de risque de confusion, ce qui a entaché sa décision d'une irrégularité procédurale.
22 janvier 2015
Dans l'arrêt Stanley International Betting (C-463/13), la CJUE juge que la réglementation italienne qui, lors d'un appel d'offres pour de nouvelles concessions de jeux de hasard, impose une durée plus courte que celle des concessions existantes, constitue une restriction à la liberté d'établissement et à la libre prestation de services (articles 49 et 56 TFUE). Cette restriction n'est pas justifiée par des raisons impérieuses d'intérêt général, car elle n'est pas proportionnée à l'objectif de lutte contre la criminalité et ne permet pas aux nouveaux opérateurs d'amortir leurs investissements dans des conditions équitables.
22 janvier 2015
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de Teva contre le refus de l'Agence européenne des médicaments (EMA) de valider sa demande d'autorisation de mise sur le marché pour une version générique de l'imatinib, un médicament orphelin. La décision confirme que l'EMA peut refuser de valider une demande pendant la période d'exclusivité commerciale de 10 ans accordée au médicament orphelin de référence, même si une demande d'autorisation pour ce dernier est en cours d'examen. Cet arrêt précise donc les conditions de protection des données et d'exclusivité commerciale des médicaments orphelins en droit européen.
22 janvier 2015
Le Tribunal de l'UE annule le gel des fonds d'Ocean Capital Administration et d'autres sociétés, car le Conseil n'a pas démontré qu'elles étaient détenues ou contrôlées par une entité impliquée dans la prolifération nucléaire iranienne. L'arrêt précise que l'autorité de la chose jugée s'oppose à ce que le Conseil maintienne des mesures restrictives fondées sur les mêmes motifs que ceux déjà annulés. Enfin, le Tribunal module dans le temps les effets de l'annulation pour préserver l'effet utile d'un éventuel pourvoi.
22 janvier 2015
L'arrêt du Tribunal de l'UE confirme le refus d'enregistrement de la marque verbale "WET DUST CAN'T FLY" pour des produits de nettoyage, en raison de son absence de caractère distinctif et de son caractère descriptif. La combinaison de mots est perçue par le public pertinent comme une simple indication promotionnelle des propriétés des produits, et non comme une indication de leur origine commerciale. Cette décision illustre l'application stricte des motifs absolus de refus prévus à l'article 7, paragraphe 1, sous b) et c), du règlement (CE) n° 207/2009.
22 janvier 2015
La Cour de justice de l'Union européenne précise la notion de "location de biens immeubles exonérée" de TVA au sens de l'article 13, B, sous b), de la sixième directive (77/388/CEE). Elle juge que la mise à disposition d'un stade de football ne constitue pas une location exonérée lorsque le propriétaire conserve des droits et prérogatives importants et fournit des services représentant 80 % de l'indemnisation contractuelle, l'opération relevant alors d'une prestation complexe unique soumise à la TVA.
22 janvier 2015
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours contre la décision de l'OHMI (EUIPO) refusant l'enregistrement de la marque figurative « cat & clean » en raison d'un risque de confusion avec la marque espagnole antérieure « CLEAN CAT ». L'arrêt confirme que l'appréciation du risque de confusion doit se faire au regard du consommateur pertinent et que l'argument tiré d'une entrave à la libre circulation des marchandises (article 34 TFUE) ou de la liberté d'entreprise (article 16 de la Charte) ne saurait justifier l'enregistrement d'une marque similaire à une marque antérieure.
21 janvier 2015
Cet arrêt du Tribunal de l'UE confirme l'annulation de la marque verbale "KIT, EL SABOR DE NAVARRA" pour des produits alimentaires, en raison d'un risque de confusion avec la marque figurative antérieure "Sabores de Navarra La Sabiduría del Sabor". Il précise notamment les conditions de preuve de l'usage sérieux d'une marque antérieure sous une forme différente, en jugeant que l'ajout d'éléments figuratifs ou verbaux peut altérer le caractère distinctif de la marque telle qu'enregistrée.
21 janvier 2015
Le Tribunal de l'UE confirme que la Commission peut rejeter une plainte pour abus de position dominante en application de l'article 13, paragraphe 2, du règlement n° 1/2003, lorsque l'autorité nationale de concurrence a déjà traité l'affaire, même si cette dernière a fondé sa décision sur une législation sectorielle nationale et non sur les articles 101 ou 102 TFUE. L'arrêt précise que la Commission n'est pas tenue de réexaminer le fond de l'affaire dès lors que l'autorité nationale a tiré des conclusions en droit de la concurrence à l'issue de son enquête.
21 janvier 2015
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la directive 93/13/CEE s'oppose à une réglementation nationale qui permet au juge de modérer le montant des intérêts moratoires stipulés dans un contrat hypothécaire, sans pouvoir écarter l'application de la clause abusive. Le juge national doit pouvoir constater le caractère abusif d'une clause d'intérêts moratoires et en tirer toutes les conséquences, y compris en laissant celle-ci inappliquée, sans être limité par un plafond légal de modération.
21 janvier 2015
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de Sabores de Navarra contre la décision de l'OHMI (EUIPO) annulant sa marque verbale « KIT, EL SABOR DE NAVARRA ». Il a confirmé l'existence d'un risque de confusion avec la marque figurative antérieure « Sabores de Navarra La Sabiduría del Sabor », en application de l'article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement n° 207/2009. L'arrêt précise également les conditions de l'usage sérieux de la marque antérieure, notamment lorsqu'elle est utilisée sous une forme différant par des éléments n'altérant pas son caractère distinctif.
21 janvier 2015
Cet arrêt du Tribunal de l'UE précise les conditions dans lesquelles la Commission peut rejeter une plainte pour abus de position dominante sur le fondement de l'article 13, paragraphe 2, du règlement n° 1/2003, lorsqu'une autorité nationale de concurrence a déjà traité l'affaire. Le Tribunal annule la décision de la Commission, estimant que cette dernière n'a pas suffisamment motivé en quoi l'enquête menée par l'autorité britannique au regard du droit national des aéroports équivalait à une décision tirant les conclusions du droit de la concurrence de l'Union. En conséquence, la Commission ne pouvait pas se dispenser d'examiner la plainte d'easyJet au seul motif que l'autorité nationale avait classé l'affaire pour des raisons de priorité.
21 janvier 2015
L'arrêt du Tribunal de l'UE dans l'affaire T-685/13 précise les conditions d'appréciation du risque de confusion au sens de l'article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement n° 207/2009, en confirmant l'existence d'un tel risque entre les marques verbales "BLUECO" et "BLUE COAT" pour des produits identiques ou similaires. Il rappelle que le caractère distinctif de la marque antérieure, même faible, n'exclut pas le risque de confusion, lequel doit être évalué globalement en tenant compte des similitudes visuelles, phonétiques et conceptuelles.
21 janvier 2015
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de Mohammad Makhlouf contre son inscription sur les listes de gel de fonds visant la Syrie. Il a jugé que les motifs retenus par le Conseil étaient suffisamment précis et que les mesures restrictives étaient proportionnées, respectant les droits de la défense et le droit de propriété, compte tenu du contexte de répression en Syrie. Cette décision confirme la large marge d'appréciation du Conseil pour imposer des sanctions ciblées dans le cadre de la PESC.
21 janvier 2015
Cet arrêt du Tribunal de l'UE rejette le recours contre une décision de l'OHMI (EUIPO) refusant l'enregistrement de la marque figurative "cat & clean" en raison d'un risque de confusion avec la marque espagnole antérieure "CLEAN CAT" pour des produits identiques ou similaires. Le Tribunal confirme l'appréciation du risque de confusion au sens de l'article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement n° 207/2009, et écarte les moyens tirés d'une prétendue entrave à la libre circulation des marchandises (article 34 TFUE) ou d'une atteinte à la liberté d'entreprise (article 16 de la Charte).
21 janvier 2015