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AccueilDroit européen

Droit européen — EUR-Lex

1 434textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2017.

1 434

Total documents

429 063

Avec texte intégral

272 288

Résumés IA

0

En vigueur

Grandes catégories

Législation

Règlement · Directive · Décision · Recommandation

86 733

Jurisprudence UE

Arrêt CJUE · Ordonnance · Conclusions

45 382

Textes consolidés

Versions consolidées des textes

28 333

Actes préparatoires

Propositions · Communications · Initiatives

82 683

Par année

202420232022202120202019201820172016201520142013
En vigueurAbrogé
Jurisprudence UEAnnée 2017Effacer tout
Jurisprudence CJUE62015CA0521

Affaire C-521/15: Arrêt de la Cour (grande chambre) du 20 décembre 2017 — Royaume d'Espagne / Conseil de l'Union européenne (Recours en annulation — Décision d’exécution (UE) 2015/1289 — Infliction d’une amende à un État membre dans le cadre de la surveillance économique et budgétaire de la zone euro — Manipulation de données statistiques relatives au déficit de l’État membre concerné — Compétence juridictionnelle — Règlement (UE) n° 1173/2011 — Article 8, paragraphes 1 et 3 — Décision déléguée 2012/678/UE — Article 2, paragraphes 1 et 3, ainsi que article 14, paragraphe 2 — Règlement (CE) n° 479/2009 — Article 3, paragraphe 1, article 8, paragraphe 1, ainsi que articles 11 et 11 bis — Droits de la défense — Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne — Article 41, paragraphe 1 — Droit à une bonne administration — Articles 121, 126 et 136 TFUE — Protocole n° 12 sur la procédure concernant les déficits excessifs — Matérialité de l’infraction — Déclarations erronées — Détermination de l’amende — Principe de non-rétroactivité des dispositions pénales)

La Cour de justice de l'Union européenne, statuant en grande chambre, a rejeté le recours en annulation introduit par l'Espagne contre la décision du Conseil lui infligeant une amende pour manipulation des données statistiques relatives à son déficit public. L'arrêt confirme la compétence de l'Union pour sanctionner financièrement un État membre dans le cadre de la surveillance budgétaire de la zone euro, et précise les conditions de mise en œuvre de l'article 8 du règlement n° 1173/2011. Il consacre également l'application du principe de non-rétroactivité des dispositions pénales aux sanctions administratives de cette nature, tout en validant la matérialité de l'infraction et le respect des droits de la défense.

20 décembre 2017

Détail →
Jurisprudence CJUE62015CJ0434

Arrêt de la Cour (grande chambre) du 20 décembre 2017.#Asociación Profesional Elite Taxi contre Uber Systems Spain SL.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le Juzgado Mercantil n° 3 de Barcelona.#Renvoi préjudiciel – Article 56 TFUE – Article 58, paragraphe 1, TFUE – Services dans le domaine des transports – Directive 2006/123/CE – Services dans le marché intérieur – Directive 2000/31/CE – Directive 98/34/CE – Services de la société de l’information – Service d’intermédiation permettant, au moyen d’une application pour téléphone intelligent, de mettre en relation contre rémunération des chauffeurs non professionnels utilisant leur propre véhicule avec des personnes souhaitant effectuer des déplacements urbains – Exigence d’une autorisation.#Affaire C-434/15.

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Relations extérieures

Accord international · PESC · Traité

22 926

Autres

Budget · Avis · Résolution · Divers

163 006

L'arrêt Elite Taxi (C-434/15) qualifie le service Uber d'intermédiation, via une application smartphone, comme un service dans le domaine des transports, et non un simple service de la société de l'information. Cette qualification impose aux États membres de soumettre une telle activité à une autorisation administrative, conformément aux conditions fixées par le droit national pour les services de transport.

20 décembre 2017

Détail →
Jurisprudence CJUE62016CA0081

Affaire C-81/16 P: Arrêt de la Cour (quatrième chambre) du 20 décembre 2017 — Royaume d'Espagne / Commission européenne (Pourvoi — Aides d’État — Télévision numérique — Aide au déploiement de la télévision numérique terrestre dans les zones éloignées et moins urbanisées — Subvention en faveur des opérateurs de plateformes de télévision numérique terrestre — Décision déclarant partiellement les mesures d’aides incompatibles avec le marché intérieur — Notion d’«aide d’État» — Avantage — Service d’intérêt économique général — Définition — Marge d’appréciation des États membres)

La Cour de justice de l'Union européenne a rejeté le pourvoi de l'Espagne contre la décision de la Commission qualifiant d'aide d'État incompatible le financement public du déploiement de la télévision numérique terrestre dans les zones rurales. L'arrêt précise que la marge d'appréciation des États membres pour définir un service d'intérêt économique général (SIEG) n'est pas illimitée et que la Commission peut contrôler si cette définition est entachée d'une erreur manifeste. Cette décision confirme que les subventions accordées aux opérateurs privés pour la couverture numérique constituent un avantage économique sélectif, même en l'absence de compensation intégrale des coûts.

20 décembre 2017

Détail →
Jurisprudence CJUE62016CA0226

Affaire C-226/16: Arrêt de la Cour (cinquième chambre) du 20 décembre 2017 (demande de décision préjudicielle du Conseil d'État — France) — Eni SpA, Eni Gas & Power France SA, Union professionnelle des industries privées du gaz (Uprigaz) / Premier ministre, Ministre de l’Environnement, de l’Énergie et de la Mer (Renvoi préjudiciel — Énergie — Secteur du gaz — Sécurité de l’approvisionnement en gaz — Règlement (UE) n° 994/2010 — Obligation des entreprises de gaz naturel de prendre les mesures visant à garantir l’approvisionnement en gaz des clients protégés — Article 2, second alinéa, point 1 — Notion de «clients protégés» — Article 8, paragraphe 2 — Obligation supplémentaire — Article 8, paragraphe 5 — Possibilité pour les entreprises de gaz naturel de satisfaire à leur obligation au niveau régional ou au niveau de l’Union — Réglementation nationale imposant aux fournisseurs de gaz une obligation supplémentaire de stockage de gaz dont le champ d’application inclut des clients ne figurant pas parmi les clients protégés au sens du règlement n° 994/2010 — Obligation de stockage devant être satisfaite à hauteur de 80 % sur le territoire de l’État membre concerné)

La Cour de justice de l'Union européenne a interprété le règlement (UE) n° 994/2010 concernant la sécurité de l'approvisionnement en gaz. Elle a jugé que la notion de « clients protégés » est définie de manière exhaustive par ce règlement, et qu'un État membre ne peut pas imposer aux fournisseurs de gaz une obligation supplémentaire de stockage incluant des clients non visés par cette définition. De plus, l'obligation de stockage imposée par la France, qui exigeait que 80 % du gaz soit stocké sur son territoire, a été jugée contraire au droit de l'Union car elle ne permettait pas aux entreprises de satisfaire à cette obligation au niveau régional ou de l'Union.

20 décembre 2017

Détail →
Jurisprudence CJUE62016CA0397

Affaires jointes C-397/16 et C-435/16: Arrêt de la Cour (deuxième chambre) du 20 décembre 2017 (demandes de décision préjudicielle de la Corte d'appello di Milano, Bundesgerichtshof — Italie, Allemagne) — Acacia Srl / Pneusgarda Srl, en faillite, Audi AG (C-397/16), Acacia Srl, Rolando D’Amato / Dr. Ing. h.c. F. Porsche AG (C-435/16) (Renvoi préjudiciel — Règlement (CE) no 6/2002 — Dessins ou modèles communautaires — Article 110, paragraphe 1 — Absence de protection — Clause dite «de réparation» — Notion de «pièce d’un produit complexe» — Réparation du produit complexe en vue de lui rendre son apparence initiale — Mesures devant être adoptées par l’utilisateur aux fins de se prévaloir de la clause dite «de réparation» — Jante automobile réplique identique au modèle de jante d’origine)

La Cour de justice de l'Union européenne interprète la clause dite « de réparation » de l'article 110, paragraphe 1, du règlement (CE) n° 6/2002 sur les dessins ou modèles communautaires. Elle précise que cette clause, qui exclut la protection des dessins ou modèles pour les pièces utilisées pour réparer un produit complexe afin de lui rendre son apparence initiale, ne s'applique pas à la commercialisation de jantes de rechange identiques à celles d'origine. L'arrêt impose des conditions strictes, notamment que l'utilisateur (réparateur ou consommateur) ait une obligation d'information et que la pièce soit strictement nécessaire à la réparation, excluant ainsi les pièces de rechange « de look » ou « de style ».

20 décembre 2017

Détail →
Jurisprudence CJUE62015CJ0677

Arrêt de la Cour (quatrième chambre) du 20 décembre 2017.#Office de l’Union européenne pour la propriété intellectuelle (EUIPO) contre European Dynamics Luxembourg SA e.a.#Pourvoi – Marchés publics de services – Fourniture de services externes relatifs à la gestion de programmes et de projets ainsi que de conseils techniques dans le domaine des technologies de l’information – Procédure en cascade – Pondération de sous‑critères au sein des critères d’attribution – Principes d’égalité des chances et de transparence – Erreurs manifestes d’appréciation – Défauts de motivation – Perte d’une chance – Responsabilité non contractuelle de l’Union européenne – Demande indemnitaire.#Affaire C-677/15 P.

Cet arrêt de la CJUE précise les obligations de l'acheteur public (l'EUIPO) en matière de transparence et d'égalité de traitement dans le cadre d'une procédure de marché public en cascade. Il juge que l'absence de communication préalable de la pondération des sous-critères d'attribution aux soumissionnaires constitue une violation de ces principes, même si les critères principaux ont été divulgués. La Cour annule ainsi la décision d'attribution et ouvre droit à une indemnisation pour perte de chance.

20 décembre 2017

Détail →
Jurisprudence CJUE62016CA0649

Affaire C-649/16: Arrêt de la Cour (première chambre) du 20 décembre 2017 (demande de décision préjudicielle de l’Oberster Gerichtshof — Autriche) — Peter Valach e.a. / Waldviertler Sparkasse Bank AG e.a. (Renvoi préjudiciel — Coopération judiciaire en matière civile — Règlement (UE) no 1215/2012 — Champ d’application — Action en responsabilité délictuelle contre les membres d’un comité des créanciers ayant refusé un plan de redressement dans une procédure d’insolvabilité)

La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que le règlement Bruxelles I bis (n° 1215/2012) s'applique à une action en responsabilité délictuelle intentée contre des membres d'un comité des créanciers pour leur refus d'approuver un plan de redressement dans le cadre d'une procédure d'insolvabilité. Cette action ne relève pas de l'exclusion prévue pour les procédures d'insolvabilité, car elle est fondée sur un comportement fautif distinct et non sur les règles propres à la procédure collective. Pour le praticien français, cet arrêt précise la frontière entre le contentieux civil général et les matières exclues du champ du règlement, élargissant ainsi la compétence des juridictions de l'État membre du domicile du défendeur.

20 décembre 2017

Détail →
Jurisprudence CJUE62016CA0529

Affaire C-529/16: Arrêt de la Cour (première chambre) du 20 décembre 2017 (demande de décision préjudicielle du Finanzgericht München — Allemagne) — Hamamatsu Photonics Deutschland GmbH / Hauptzollamt München (Renvoi préjudiciel — Tarif douanier commun — Code des douanes — Article 29 — Détermination de la valeur en douane — Opérations transfrontalières entre sociétés liées — Accord préalable en matière de prix de transfert — Prix de transfert convenu se composant d’un montant initialement facturé et d’une correction forfaitaire opérée après la fin de la période de facturation)

La Cour de justice de l'Union européenne précise les règles de détermination de la valeur en douane pour les opérations entre sociétés liées. Elle juge que le prix de transfert convenu, incluant une correction forfaitaire postérieure à la période de facturation, peut être pris en compte pour la valeur en douane sous certaines conditions. Cette décision clarifie l'articulation entre les accords préalables de prix de transfert et le code des douanes, offrant une sécurité juridique aux entreprises confrontées à des ajustements de prix a posteriori.

20 décembre 2017

Détail →
Jurisprudence CJUE62016CA0516

Affaire C-516/16: Arrêt de la Cour (septième chambre) du 20 décembre 2017 (demande de décision préjudicielle du Bundesverwaltungsgericht — Autriche) — Erzeugerorganisation Tiefkühlgemüse eGen / Agrarmarkt Austria (Renvoi préjudiciel — Agriculture — Organisation commune des marchés — Programme opérationnel dans le secteur des fruits et légumes — Règlement (CE) no 1234/2007, tel que modifié par le règlement (CE) no 361/2008 — Articles 103 ter, 103 quinquies et 103 octies — Aide financière de l’Union européenne — Règlement d’exécution (UE) no 543/2011 — Article 60 et annexe IX, point 23 — Investissements réalisés dans les exploitations et/ou les locaux de l’organisation de producteurs — Notion — Confiance légitime — Sécurité juridique)

Cet arrêt de la CJUE précise la notion d’investissements réalisés « dans les exploitations et/ou les locaux de l’organisation de producteurs » au sens du règlement (UE) n° 543/2011, dans le cadre des programmes opérationnels du secteur des fruits et légumes. La Cour juge que cette notion ne se limite pas aux seuls biens situés dans les locaux de l’organisation, mais inclut également les investissements effectués chez les producteurs membres, dès lors qu’ils sont nécessaires à la mise en œuvre du programme opérationnel. L’arrêt clarifie ainsi les conditions d’éligibilité des aides financières de l’Union et les limites du principe de confiance légitime en cas de modification de la pratique administrative.

20 décembre 2017

Détail →
Jurisprudence CJUE62016CA0504

Affaires jointes C-504/16 et C-613/16: Arrêt de la Cour (sixième chambre) du 20 décembre 2017 (demandes de décision préjudicielle du Finanzgericht Köln — Allemagne) — Deister Holding AG anciennement Traxx Investments N.V. (C-504/16), Juhler Holding A/S (C-613/16)/ Bundeszentralamt für Steuern (Renvoi préjudiciel — Fiscalité directe — Liberté d’établissement — Directive 90/435/CEE — Article 1er, paragraphe 2 — Article 5 — Société mère — Holding — Retenue à la source des bénéfices distribués à une société mère holding non-résidente — Exonération — Fraude, évasion et abus en matière fiscale — Présomption)

La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la législation allemande présumant de manière générale un abus de droit pour les sociétés mères holdings non-résidentes, afin de leur refuser l'exonération de retenue à la source sur les dividendes, est contraire à la liberté d'établissement et à la directive 90/435/CEE. L'arrêt précise que l'article 1er, paragraphe 2, de la directive ne permet pas une présomption irréfragable de fraude ou d'évasion fiscale fondée sur la simple nature juridique de la société mère. Pour un professionnel du droit français, cette décision impose une appréciation au cas par cas des montages, sans automatisme, et limite la portée des clauses anti-abus nationales.

20 décembre 2017

Détail →
Jurisprudence CJUE62016CA0500

Affaire C-500/16: Arrêt de la Cour (deuxième chambre) du 20 décembre 2017 (demande de décision préjudicielle du Naczelny Sąd Administracyjny — Pologne) — Caterpillar Financial Services sp. z o.o. (Renvoi préjudiciel — Fiscalité — Système commun de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) — Directive 2006/112/CE — Article 135, paragraphe 1, sous a) — Exonérations — Taxes perçues en violation du droit de l’Union — Obstacles au remboursement d’un trop-perçu de TVA — Article 4, paragraphe 3, TUE — Principes d’équivalence, d’effectivité et de coopération loyale — Droits conférés aux particuliers — Expiration du délai de prescription de l’obligation fiscale — Effets d’un arrêt de la Cour — Principe de sécurité juridique)

La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que le droit de l'Union, en particulier les principes d'effectivité et de sécurité juridique, ne s'oppose pas à l'application d'un délai de prescription pour le remboursement d'un trop-perçu de TVA, même si ce délai expire avant que la Cour n'ait statué sur l'incompatibilité de la taxe avec le droit de l'Union. Cet arrêt précise les limites du droit au remboursement des taxes perçues en violation du droit de l'Union et l'articulation entre les principes de sécurité juridique et d'effectivité.

20 décembre 2017

Détail →
Jurisprudence CJUE62016CA0492

Affaire C-492/16: Arrêt de la Cour (deuxième chambre) du 20 décembre 2017 (demande de décision préjudicielle du Fővárosi Törvényszék — Hongrie) — Incyte Corporation / Szellemi Tulajdon Nemzeti Hivatala (Renvoi préjudiciel — Propriété intellectuelle et industrielle — Droit des brevets — Médicaments à usage humain — Règlement (CE) n° 469/2009 — Article 18 — Produits phytopharmaceutiques — Règlement (CE) n° 1610/96 — Article 17, paragraphe 2 — Certificat complémentaire de protection — Durée — Fixation de la date d’expiration — Effets d’un arrêt de la Cour — Possibilité ou obligation de rectification de la date d’expiration)

L'arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) dans l'affaire C-492/16 (Incyte Corporation) clarifie l'interprétation de l'article 18 du règlement (CE) n° 469/2009 concernant le certificat complémentaire de protection (CCP) pour les médicaments. Il précise que la date d'expiration d'un CCP, une fois fixée par l'autorité nationale compétente, ne peut être rectifiée par cette autorité à la suite d'un arrêt de la Cour, sauf si la législation nationale le prévoit expressément. Pour le praticien français, cet arrêt souligne le caractère définitif de la date d'expiration initialement déterminée, limitant les possibilités de révision ultérieure même en cas de revirement jurisprudentiel.

20 décembre 2017

Détail →
Jurisprudence CJUE62016CA0467

Affaire C-467/16: Arrêt de la Cour (deuxième chambre) du 20 décembre 2017 (demande de décision préjudicielle de l’Amtsgericht Stuttgart — Allemagne) — Brigitte Schlömp / Landratsamt Schwäbisch Hall (Renvoi préjudiciel — Espace de liberté, de sécurité et de justice — Coopération judiciaire en matière civile — Compétence judiciaire, reconnaissance et exécution des décisions en matière civile et commerciale — Convention de Lugano II — Litispendance — Notion de «juridiction» — Autorité de conciliation de droit suisse, en charge de la procédure de conciliation préalable à toute procédure au fond)

L'arrêt de la CJUE dans l'affaire C-467/16 (Brigitte Schlömp) clarifie la notion de "juridiction" au sens de la Convention de Lugano II en matière de litispendance. Il juge qu'une autorité de conciliation suisse, devant laquelle une procédure de conciliation est obligatoire avant tout procès au fond, doit être considérée comme une juridiction. Ainsi, la saisine de cette autorité fait naître la litispendance et peut bloquer une action au fond introduite ultérieurement devant un tribunal d'un autre État lié par la Convention.

20 décembre 2017

Détail →
Jurisprudence CJUE62016CA0462

Affaire C-462/16: Arrêt de la Cour (cinquième chambre) du 20 décembre 2017 (demande de décision préjudicielle du Bundesfinanzhof — Allemagne) — Finanzamt Bingen-Alzey / Boehringer Ingelheim Pharma GmbH & Co. KG (Renvoi préjudiciel — Fiscalité — Taxe sur la valeur ajoutée (TVA) — Directive 2006/112/CE — Article 90, paragraphe 1 — Réduction de prix dans les conditions déterminées par les États membres — Réduction de la base d’imposition — Principes définis dans l’arrêt du 24 octobre 1996, Elida Gibbs, (C-317/94, EU:C:1996:400) — Remises accordées aux caisses d’assurance maladie privées)

La Cour de justice de l'Union européenne précise, dans cet arrêt, que l'article 90, paragraphe 1, de la directive TVA impose aux États membres de permettre une réduction de la base d'imposition lorsqu'un fabricant accorde des remises à des caisses d'assurance maladie privées, même si ces remises ne sont pas directement versées au consommateur final. Cette décision étend le principe de l'arrêt *Elida Gibbs* aux remises consenties à des tiers payeurs, obligeant les États membres à adapter leur législation pour éviter une imposition excessive contraire au principe de neutralité fiscale.

20 décembre 2017

Détail →
Jurisprudence CJUE62016CA0442

Affaire C-442/16: Arrêt de la Cour (cinquième chambre) du 20 décembre 2017 (demande de décision préjudicielle de la Court of Appeal — Irlande) — Florea Gusa / Minister for Social Protection, Irlande, Attorney General (Renvoi préjudiciel — Directive 2004/38/CE — Personne ayant cessé d’exercer une activité non salariée — Maintien de la qualité de travailleur non salarié — Droit de séjour — Législation d’un État membre réservant l’octroi d’une allocation pour demandeurs d’emploi aux personnes disposant d’un droit de séjour sur le territoire de cet État membre)

L'arrêt de la Cour précise qu'un ressortissant d'un autre État membre qui a cessé son activité non salariée conserve la qualité de travailleur et le droit de séjour en vertu de la directive 2004/38/CE, même s'il n'a pas exercé cette activité pendant au moins un an, dès lors que les conditions de l'article 7, paragraphe 3, sous c), de la directive sont remplies. Il en résulte qu'un État membre ne peut pas subordonner l'octroi d'une allocation pour demandeurs d'emploi à la condition que le demandeur dispose d'un droit de séjour sur son territoire, lorsque ce droit découle précisément du maintien de la qualité de travailleur non salarié.

20 décembre 2017

Détail →
Jurisprudence CJUE62016CA0434

Affaire C-434/16: Arrêt de la Cour (deuxième chambre) du 20 décembre 2017 (demande de décision préjudicielle de la Supreme Court — Irlande) — Peter Nowak / Data Protection Commissioner (Renvoi préjudiciel — Protection des personnes physiques à l’égard du traitement des données à caractère personnel — Directive 95/46/CE — Article 2, sous a) — Notion de «données à caractère personnel» — Réponses écrites fournies par le candidat lors d’un examen professionnel — Annotations de l’examinateur relatives à ces réponses — Article 12, sous a) et b) — Étendue des droits d’accès et de rectification de la personne concernée)

Dans l'arrêt Nowak (C-434/16), la CJUE a jugé que les réponses écrites d'un candidat à un examen professionnel, ainsi que les annotations de l'examinateur, constituent des « données à caractère personnel » au sens de la directive 95/46. Le candidat peut donc exercer son droit d'accès pour obtenir une copie de sa copie d'examen, mais ce droit peut être limité pour protéger les droits d'autrui, notamment ceux de l'examinateur.

20 décembre 2017

Détail →
Jurisprudence CJUE62016CA0419

Affaire C-419/16: Arrêt de la Cour (troisième chambre) du 20 décembre 2017 (demande de décision préjudicielle du Tribunale di Bolzano — Italie) — Sabine Simma Federspiel / Provincia autonoma di Bolzano, Equitalia Nord SpA (Renvoi préjudiciel — Liberté d’établissement et libre circulation des travailleurs — Articles 45 et 49 TFUE — Reconnaissance mutuelle des diplômes, des certificats et des autres titres de médecin — Directives 75/363/CEE et 93/16/CEE — Rémunération des médecins spécialistes en formation)

La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que les articles 45 et 49 TFUE, ainsi que les directives relatives à la reconnaissance des diplômes de médecin, s'opposent à une réglementation nationale qui conditionne la rémunération des médecins spécialistes en formation à l'obtention de leur diplôme de spécialisation dans un État membre autre que celui où ils exercent. Cette décision garantit que les médecins ayant obtenu leur titre de spécialiste dans un autre État membre ne subissent pas de discrimination salariale par rapport à ceux formés dans l'État d'accueil.

20 décembre 2017

Détail →
Jurisprudence CJUE62016CA0393

Affaire C-393/16: Arrêt de la Cour (deuxième chambre) du 20 décembre 2017 (demande de décision préjudicielle du Bundesgerichtshof — Allemagne) — Comité Interprofessionnel du Vin de Champagne / Aldi Süd Dienstleistungs-GmbH & Co. OHG, representée par Aldi Süd Dienstleistungs-GmbH, anciennement Aldi Einkauf GmbH & Co. OHG Süd (Renvoi préjudiciel — Organisation commune des marchés des produits agricoles — Protection des appellations d’origine protégée (AOP) — Règlement (CE) no 1234/2007 — Article 118 quaterdecies, paragraphe 2, sous a), ii), sous b) et c) — Règlement (UE) no 1308/2013 — Article 103, paragraphe 2), sous a), ii), sous b) et c) — Champ d’application — Exploitation de la réputation d’une AOP — Usurpation, imitation ou évocation d’une AOP — Indication fausse ou fallacieuse — AOP «Champagne» utilisée dans la dénomination d’une denrée alimentaire — Dénomination «Champagner Sorbet» — Denrée alimentaire contenant du champagne en tant qu’ingrédient — Ingrédient conférant à la denrée alimentaire une caractéristique essentielle)

Dans l'arrêt C-393/16, la Cour de justice de l'Union européenne a jugé que l'utilisation de l'appellation d'origine protégée (AOP) "Champagne" dans la dénomination commerciale "Champagner Sorbet" pour un sorbet contenant du champagne comme ingrédient constitue une exploitation de la réputation de cette AOP, prohibée par le droit de l'Union. La Cour précise que cette interdiction s'applique même si le champagne est effectivement un ingrédient du produit et lui confère une caractéristique essentielle, car la dénomination évoque indûment l'AOP pour un produit qui n'en est pas lui-même titulaire. Cette décision renforce la protection des AOP contre toute forme d'évocation ou d'exploitation de leur réputation, au-delà de la simple usurpation directe.

20 décembre 2017

Détail →
Jurisprudence CJUE62016CA0372

Affaire C-372/16: Arrêt de la Cour (première chambre) du 20 décembre 2017 (demande de décision préjudicielle de l’Oberlandesgericht München — Allemagne) — Soha Sahyouni / Raja Mamisch (Renvoi préjudiciel — Espace de liberté, de sécurité et de justice — Règlement (UE) n° 1259/2010 — Coopération renforcée dans le domaine de la loi applicable au divorce et à la séparation de corps — Reconnaissance d’un divorce privé obtenu devant une juridiction religieuse dans un État tiers — Champ d’application dudit règlement)

L'arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne (C-372/16, *Sahyouni*) précise que le règlement (UE) n° 1259/2010 (Rome III) ne régit pas la reconnaissance d'un divorce prononcé par une autorité religieuse dans un État tiers, mais seulement la loi applicable au divorce. En conséquence, la reconnaissance d'un tel divorce privé relève du droit national de chaque État membre, y compris les règles de droit international privé de l'État requis.

20 décembre 2017

Détail →
Jurisprudence CJUE62016CA0364

Affaire C-364/16 P: Arrêt de la Cour (sixième chambre) du 20 décembre 2017 — Trioplast Industrier AB / Commission européenne (Pourvoi — Ententes — Marché des sacs industriels en plastique — Mise en demeure adressée par la Commission européenne à la requérante pour le versement des intérêts de retard du montant de l’amende infligée — Recours en annulation et en indemnité)

Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne (sixième chambre) du 20 décembre 2017 rejette le pourvoi de Trioplast Industrier AB contre la Commission européenne. Il confirme la validité de la mise en demeure adressée par la Commission pour le versement des intérêts de retard sur le montant de l'amende infligée dans le cadre de l'entente sur le marché des sacs industriels en plastique. La Cour précise ainsi les conditions de recouvrement des intérêts de retard par la Commission et les limites du contrôle juridictionnel sur ces actes préparatoires.

20 décembre 2017

Détail →