1 434textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2017.
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En vigueur
Règlement · Directive · Décision · Recommandation
86 797Arrêt CJUE · Ordonnance · Conclusions
45 476Versions consolidées des textes
28 358Propositions · Communications · Initiatives
82 725Accord international · PESC · Traité
22 929Budget · Avis · Résolution · Divers
163 013La Cour de justice de l'Union européenne a rejeté le pourvoi d'Agriconsulting Europe SA contre l'arrêt du Tribunal, confirmant que la Commission n'avait pas engagé sa responsabilité non contractuelle en rejetant une offre jugée anormalement basse dans le cadre d'un marché public de services. L'arrêt précise les obligations de la Commission dans la conduite d'une procédure contradictoire pour vérifier le caractère anormalement bas d'une offre, et rappelle les conditions strictes de mise en jeu de la responsabilité de l'Union en matière de passation de marchés publics.
19 octobre 2017
Dans l'arrêt Europamur Alimentación (C-295/16), la Cour de justice de l'Union européenne a jugé qu'une législation nationale interdisant de manière générale les ventes à perte, sans prévoir les exceptions strictes de la directive 2005/29 sur les pratiques commerciales déloyales, est contraire au droit de l'UE. La Cour précise que cette directive s'applique aux relations entre professionnels et consommateurs, et qu'un État membre ne peut imposer des restrictions plus sévères que celles prévues par le texte européen pour protéger les consommateurs. En conséquence, une interdiction absolue des ventes à perte, même dans les relations entre grossistes et détaillants, est incompatible avec l'harmonisation maximale recherchée par la directive.
19 octobre 2017
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de l'Espagne contre les corrections financières forfaitaires appliquées par la Commission européenne dans le cadre du FEAGA et du Feader. L'arrêt précise les obligations de motivation et de charge de la preuve incombant à la Commission, tout en rappelant que les États membres supportent la charge de démontrer le caractère proportionné des dépenses contestées. Cette décision confirme la rigueur du contrôle des dépenses agricoles et le respect des droits de la défense dans les procédures d'apurement des comptes.
19 octobre 2017
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que l'imposition d'un droit de 1,5 % sur le transfert d'actions nouvellement émises ou destinées à être cotées vers un service de compensation de transactions constitue une imposition indirecte contraire à la directive 69/335/CEE concernant les impôts indirects frappant les rassemblements de capitaux. Cet arrêt précise que les États membres ne peuvent pas soumettre ces opérations à un droit autre que le droit d'apport prévu par la directive, limitant ainsi la marge de manœuvre fiscale des États en matière de levée de capitaux.
19 octobre 2017
Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne (C-65/16) interprète les dispositions de l'accord d'association CEE-Turquie et de la décision n° 1/95 relative à l'union douanière. Il précise que la perception par la Hongrie d'une taxe sur les véhicules automobiles frappant les poids lourds immatriculés en Turquie effectuant un transit sur son territoire est contraire au principe de libre circulation des marchandises. La Cour juge qu'une telle imposition discriminatoire n'est pas justifiée et constitue une restriction prohibée par l'article 5 de la décision n° 1/95.
19 octobre 2017
Le Tribunal de l'Union européenne rejette le recours de l'Espagne contre la décision de la Commission excluant du financement de l'UE certaines dépenses agricoles en raison de lacunes dans les contrôles clés (notamment en matière de conditionnalité et de paiements directs). L'arrêt confirme l'application de corrections financières forfaitaires et précise la charge de la preuve incombant à l'État membre pour démontrer le caractère proportionné de ses contrôles.
19 octobre 2017
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que le refus du droit à déduction de la TVA ne peut être automatique lorsque la facture est émise par un assujetti déclaré "inactif" par l'administration fiscale. Un tel refus doit être proportionné et permettre au redevable de prouver l'absence de fraude ou de perte fiscale. Cette décision rappelle que les mesures nationales de lutte contre la fraude ne peuvent pas aller au-delà de ce qui est nécessaire pour atteindre cet objectif.
19 octobre 2017
Cet arrêt du Tribunal de l'UE rejette le recours de Leopard SA et confirme le risque de confusion entre la marque figurative demandée « LEOPARD true racing » et la marque antérieure « leopard CASA Y JARDIN » pour des produits identiques ou similaires. Il précise que la similitude visuelle et phonétique des signes, renforcée par l'identité du terme dominant « leopard », l'emporte sur les différences conceptuelles, conformément à l'article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement (CE) n° 207/2009.
19 octobre 2017
Dans l'arrêt C-383/16, la CJUE précise que l'obligation de détenir une copie du carnet de route pour les transports d'animaux vivants subventionnés par des restitutions à l'exportation s'étend jusqu'au premier déchargement dans le pays tiers de destination finale. Le non-respect de cette obligation justifie le recouvrement des montants indûment versés, même en l'absence de preuve de maltraitance animale.
19 octobre 2017
La Cour de justice de l'Union européenne, dans l'affaire C-556/16, précise les critères de classement tarifaire des « gaines-culottes » dans la sous-position 6212 20 00 de la nomenclature combinée. L'arrêt souligne que les notes explicatives de la nomenclature combinée et du système harmonisé sont déterminantes pour interpréter la portée de cette sous-position, et que le classement doit s'effectuer en fonction des caractéristiques objectives du produit, notamment sa fonction de maintien et de gaine.
19 octobre 2017
Dans l'arrêt Merck (C-231/16), la CJUE précise la notion de « mêmes faits » au sens de l'article 109, paragraphe 1, du règlement n° 207/2009 sur la marque de l'Union européenne, en matière de litispendance. Elle juge que des actions en contrefaçon fondées respectivement sur une marque nationale et sur une marque de l'Union européenne, mais visant des actes d'utilisation identiques (comme l'emploi du terme « Merck » dans des noms de domaine et sur les réseaux sociaux), portent sur les mêmes faits. Par conséquent, le juge saisi en second lieu doit se dessaisir au profit du premier saisi, même si les marques invoquées sont différentes.
19 octobre 2017
Cet arrêt du Tribunal de l'UE précise les conditions de preuve de l'usage sérieux d'une marque antérieure dans le cadre d'une procédure d'opposition. Il rappelle que les preuves doivent démontrer un usage conforme à la fonction essentielle de la marque, et non un usage symbolique ou de pure forme. En l'espèce, le Tribunal a annulé la décision de l'EUIPO en jugeant que les éléments fournis par l'opposante (factures et catalogues) étaient suffisants pour établir l'usage de la marque "SKY" pour des produits d'éclairage, rejetant ainsi l'argument d'Aldi selon lequel ces preuves étaient insuffisantes.
19 octobre 2017
Cet arrêt du Tribunal de l'Union européenne du 19 octobre 2017 (affaire T-7/15) précise l'appréciation du risque de confusion au sens de l'article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement sur la marque de l'Union européenne. Il confirme que la similitude visuelle et conceptuelle partielle entre les signes « LEOPARD true racing » et « leopard CASA Y JARDIN » n'est pas suffisante pour créer un risque de confusion, en raison des différences conceptuelles et phonétiques marquées et du caractère distinctif faible de l'élément commun « léopard ». Cette décision illustre l'importance d'une appréciation globale et concrète des similitudes et des différences entre les marques.
19 octobre 2017
L'arrêt de la Cour précise que, dans le cadre de la directive 92/85/CEE, une travailleuse allaitante a le droit de contester l'évaluation des risques réalisée par son employeur, et que le juge national doit pouvoir vérifier si cette évaluation a été correctement effectuée. Il établit également que, pour les actions en discrimination fondée sur le sexe liées à l'allaitement, la charge de la preuve peut être allégée en faveur de la travailleuse, conformément à l'article 19 de la directive 2006/54/CE.
19 octobre 2017
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la Commission peut réduire la superficie d'un site d'importance communautaire inscrit sur la liste de la région biogéographique atlantique, même en l'absence d'une procédure formelle de révision, lorsqu'une erreur scientifique est démontrée. Cette décision précise les conditions dans lesquelles un État membre peut demander une telle modification, en l'espèce pour corriger une surestimation de la valeur écologique d'une zone. L'arrêt confirme que la validité de la décision d'exécution 2015/72 n'est pas affectée par cette possibilité de correction.
19 octobre 2017
La Cour de justice de l'Union européenne a rejeté le pourvoi de Viktor Fedorovych Yanukovych contre le gel de ses fonds, confirmant la validité des mesures restrictives adoptées par le Conseil en raison de la situation en Ukraine. L'arrêt précise les conditions de maintien d'une personne sur la liste des sanctions, notamment l'obligation pour le Conseil de vérifier l'actualité des motifs retenus et le respect des droits de la défense. Cette décision clarifie le contrôle juridictionnel des mesures restrictives et la portée du principe de proportionnalité en la matière.
19 octobre 2017
La Cour de justice de l'Union européenne précise, dans cette affaire, que le juge national saisi d'une action en contrefaçon de marque de l'Union européenne n'est pas tenu de surseoir à statuer jusqu'à ce qu'une demande reconventionnelle en nullité de cette marque soit tranchée. Il appartient à l'ordre juridique interne de chaque État membre de déterminer les modalités procédurales de cette articulation, dans le respect des principes d'équivalence et d'effectivité.
19 octobre 2017
Cet arrêt du Tribunal de l'UE précise les conditions de preuve de l'usage sérieux d'une marque antérieure dans le cadre d'une procédure d'opposition. Il rappelle que l'usage doit être apprécié globalement, en tenant compte de la nature, de la fréquence et de la constance de l'exploitation, et que des preuves insuffisantes ou fragmentaires ne permettent pas de démontrer un usage sérieux. En l'espèce, le Tribunal a confirmé le rejet de l'opposition faute pour l'opposant d'avoir rapporté la preuve d'un usage suffisant de sa marque "SKY" pour les produits concernés.
19 octobre 2017
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la perte d'un client par un prestataire de services, suite à l'attribution d'un marché à un concurrent, ne constitue pas, en soi, un transfert d'entreprise au sens de la directive 2001/23/CE. Pour qu'il y ait transfert, il faut que l'opération porte sur une entité économique conservant son identité, ce qui implique la reprise d'éléments corporels ou incorporels significatifs, et non la simple perte d'un contrat. Cette décision précise les limites de l'obligation de reprise des travailleurs par le cessionnaire dans le cadre d'appels d'offres pour des services de gardiennage.
19 octobre 2017
La Cour de justice de l'Union européenne précise les conditions de naissance de la dette douanière et le délai de prescription pour sa notification en cas de montage artificiel visant à éluder des droits additionnels à l'importation. Elle juge que le débiteur peut être le déclarant en douane, même s'il n'est pas l'auteur de la fraude, dès lors que les données de la déclaration sont fausses. L'arrêt clarifie également que le délai de trois ans prévu à l'article 221, paragraphe 3, du code des douanes communautaire court à compter de la naissance de la dette, et non de la découverte de la fraude.
19 octobre 2017