Droit européen — EUR-Lex
1 434textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2017.
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165 041Par année
Affaire C-149/16: Arrêt de la Cour (dixième chambre) du 21 septembre 2017 (demande de décision préjudicielle du Sąd Rejonowy dla Wrocławia-Śródmieścia — Pologne) — Halina Socha, Dorota Olejnik, Anna Skomra/Szpital Specjalistyczny im. A. Falkiewicza we Wrocławiu (Renvoi préjudiciel — Politique sociale — Licenciements collectifs — Directive 98/59/CE — Article 1er, paragraphe 1 — Notion de «licenciements» — Assimilation aux licenciements des «cessations de contrat de travail intervenus à l’initiative de l’employeur» — Modification unilatérale, par l’employeur, des conditions de travail et de rémunération)
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la modification unilatérale par l'employeur des conditions de travail et de rémunération, entraînant la rupture du contrat de travail par le salarié, peut être assimilée à un licenciement au sens de la directive 98/59/CE sur les licenciements collectifs. Cette décision précise la notion de «cessations de contrat de travail intervenues à l'initiative de l'employeur», incluant les situations où l'employeur impose des changements substantiels qui poussent le salarié à démissionner. Pour le praticien français, cet arrêt élargit le champ d'application des obligations procédurales en matière de licenciements collectifs, notamment en cas de modifications unilatérales des contrats de travail.
21 septembre 2017
Affaires jointes C-361/15 P et C-405/15 P: Arrêt de la Cour (quatrième chambre) du 21 septembre 2017 — Easy Sanitary Solutions BV/Office de l'Union européenne pour la propriété intellectuelle (EUIPO), Group Nivelles NV (Pourvoi — Propriété intellectuelle — Dessins ou modèles communautaires — Règlement (CE) n° 6/2002 — Article 5 — Nouveauté — Article 6 — Caractère individuel — Article 7 — Divulgation au public — Article 63 — Compétences de l’Office de l’Union européenne pour la propriété intellectuelle (EUIPO) dans le cadre de l’administration de la preuve — Charge de la preuve incombant au demandeur en nullité — Exigences liées à la reproduction du dessin ou modèle antérieur — Dessin représentant un caniveau d’évacuation de douche — Rejet de la demande en nullité par la chambre de recours)
La Cour de justice de l'Union européenne a précisé, dans le cadre d'un pourvoi relatif à un dessin communautaire de caniveau de douche, les conditions de preuve de la nouveauté et du caractère individuel. Elle a jugé qu'il incombe au demandeur en nullité d'apporter la preuve de la divulgation au public du dessin antérieur, et que l'EUIPO ne peut suppléer d'office à cette carence. L'arrêt rappelle également que la reproduction du dessin antérieur doit permettre d'identifier précisément son objet pour établir une antériorité valable.
21 septembre 2017
Arrêt de la Cour (neuvième chambre) du 21 septembre 2017.#Feralpi Holding SpA contre Commission européenne.#Pourvoi – Ententes – Producteurs italiens de ronds à béton – Fixation des prix ainsi que limitation et contrôle de la production et des ventes – Infraction à l’article 65 CA – Annulation de la décision initiale par le Tribunal de l’Union européenne – Décision réadoptée sur le fondement du règlement (CE) no 1/2003 – Absence d’émission d’une nouvelle communication des griefs – Absence d’audition à la suite de l’annulation de la décision initiale – Délais encourus dans la procédure devant le Tribunal.#Affaire C-85/15 P.
La Cour de justice de l'Union européenne, dans son arrêt du 21 septembre 2017 (affaire C-85/15 P), rejette le pourvoi de Feralpi Holding contre la décision de la Commission réadoptant des sanctions pour entente sur le marché italien des ronds à béton. Elle juge que la Commission n'était pas tenue d'émettre une nouvelle communication des griefs ni de réauditionner l'entreprise après l'annulation de la première décision par le Tribunal, dès lors que les griefs et les éléments de preuve étaient inchangés. Cet arrêt précise les obligations procédurales de la Commission lors de la réadoption d'une décision de concurrence après annulation, notamment en matière de respect des droits de la défense et de la prescription.
21 septembre 2017
Affaire C-326/15: Arrêt de la Cour (quatrième chambre) du 21 septembre 2017 (demande de décision préjudicielle de l’Administratīvā apgabaltiesa — Lettonie) — «DNB Banka» AS/Valsts ieņēmumu dienests (Renvoi préjudiciel — Fiscalité — Taxe sur la valeur ajoutée — Directive 2006/112/CE — Article 132, paragraphe 1, sous f) — Exonérations en faveur de certaines activités d’intérêt général — Exonération des prestations de services fournies à leurs membres par des groupements autonomes de personnes — Applicabilité dans le domaine des services financiers)
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que l'exonération de TVA prévue à l'article 132, paragraphe 1, sous f), de la directive 2006/112/CE pour les prestations de services fournies à leurs membres par des groupements autonomes de personnes peut s'appliquer dans le secteur des services financiers, sous réserve que ces prestations soient directement nécessaires à l'exercice d'activités exonérées et que le groupement se limite à réclamer à ses membres le remboursement exact de leur quote-part des dépenses communes. Cet arrêt précise les conditions d'application de cette exonération, notamment l'absence de distorsion de concurrence et le caractère non lucratif du groupement, ce qui intéresse directement les professionnels du droit fiscal français confrontés à des montages de mutualisation de services entre opérateurs financiers.
21 septembre 2017
Affaire C-441/16: Arrêt de la Cour (dixième chambre) du 21 septembre 2017 (demande de décision préjudicielle de l’Înalta Curte de Casaţie şi Justiţie — Roumanie) — SMS group GmbH/Direcţia Generală Regională a Finanţelor Publice Bucureşti (Renvoi préjudiciel — Taxe sur la valeur ajoutée (TVA) — Huitième directive 79/1072/CEE — Directive 2006/112/CE — Assujetti résidant dans un autre État membre — Remboursement de la TVA grevant des biens importés — Conditions — Éléments objectifs confirmant l’intention de la personne assujettie d’utiliser les biens importés dans le cadre de ses activités économiques — Risque sérieux de non-réalisation de l’opération ayant justifié l’importation)
La Cour de justice de l'Union européenne précise les conditions de remboursement de la TVA à un assujetti établi dans un autre État membre pour des biens importés. Elle juge que le droit au remboursement ne peut être refusé au seul motif que l'opération économique justifiant l'importation ne s'est pas réalisée, dès lors que des éléments objectifs confirment l'intention initiale de l'assujetti d'utiliser ces biens pour ses activités économiques. L'arrêt souligne ainsi l'importance de l'intention économique au moment de l'importation, même en cas d'échec ultérieur du projet.
21 septembre 2017
Affaire C-605/15: Arrêt de la Cour (quatrième chambre) du 21 septembre 2017 (demande de décision préjudicielle du Naczelny Sąd Administracyjny — Pologne) — Minister Finansów/Aviva Towarzystwo Ubezpieczeń na Życie S.A. w Warszawie (Renvoi préjudiciel — Fiscalité — Taxe sur la valeur ajoutée — Directive 2006/112/CE — Article 132, paragraphe 1, sous f) — Exonérations en faveur de certaines activités d’intérêt général — Exonération des prestations de services fournies à leurs membres par des groupements autonomes de personnes — Applicabilité dans le domaine des assurances)
La Cour de justice de l'Union européenne interprète l'article 132, paragraphe 1, sous f), de la directive TVA, qui exonère les prestations de services fournies à leurs membres par des groupements autonomes de personnes. Elle précise que cette exonération ne s'applique pas aux activités d'assurance, car celles-ci ne relèvent pas des activités d'intérêt général visées par cette disposition. Ainsi, un groupement d'assureurs ne peut bénéficier de l'exonération de TVA pour les services qu'il rend à ses membres.
21 septembre 2017
Affaire T-214/15: Arrêt du Tribunal du 21 septembre 2017 — Novartis/EUIPO — Meda (Zymara) [«Marque de l’Union européenne — Procédure d’opposition — Demande de marque de l’Union européenne verbale Zymara — Marque de l’Union européenne verbale antérieure FEMARA — Motif relatif de refus — Article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement (CE) n° 207/2009 — Article 75 du règlement n° 207/2009 — Article 76, paragraphe 1, du règlement n° 207/2009»]
L'arrêt du Tribunal de l'UE du 21 septembre 2017 (affaire T-214/15, Novartis/EUIPO) confirme le rejet de l'opposition formée par Novartis contre l'enregistrement de la marque verbale "Zymara", estimant qu'il n'existe pas de risque de confusion avec la marque antérieure "FEMARA" pour des produits pharmaceutiques. Le Tribunal précise les critères d'appréciation du risque de confusion au sens de l'article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement n° 207/2009, en soulignant l'importance de la comparaison visuelle et phonétique des signes, et rappelle les obligations de motivation de l'EUIPO (article 75) et de prise en compte des faits invoqués (article 76).
21 septembre 2017
Affaire C-125/16: Arrêt de la Cour (troisième chambre) du 21 septembre 2017 (demande de décision préjudicielle de la Prim’Awla tal-Qorti Ċivili — Malte) — Malta Dental Technologists Association, John Salomone Reynaud/Superintendent tas-Saħħa Pubblika, Kunsill tal-Professjonijiet Kumplimentari għall-Mediċina (Renvoi préjudiciel — Directive 2005/36/CE — Reconnaissance des qualifications professionnelles — Prothésistes dentaires — Conditions d’exercice de la profession dans l’État membre d’accueil — Exigence de l’intermédiation obligatoire d’un praticien de l’art dentaire — Application de cette exigence à l’égard des prothésistes dentaires cliniques exerçant leur profession dans l’État membre d’origine — Article 49 TFUE — Liberté d’établissement — Restriction — Justification — Objectif d’intérêt général d’assurer la protection de la santé publique — Proportionnalité)
Dans l'arrêt C-125/16, la Cour de justice de l'Union européenne précise que l'exigence, par un État membre d'accueil, d'une intermédiation obligatoire d'un praticien de l'art dentaire pour l'exercice de la profession de prothésiste dentaire constitue une restriction à la liberté d'établissement (article 49 TFUE). Cette restriction peut être justifiée par l'objectif de protection de la santé publique, à condition qu'elle soit proportionnée et qu'elle ne discrimine pas les prothésistes dentaires cliniques déjà établis dans leur État membre d'origine.
21 septembre 2017
Affaire C-88/15 P: Arrêt de la Cour (neuvième chambre) du 21 septembre 2017 — Ferriere Nord SpA/Commission européenne (Pourvoi — Ententes — Producteurs italiens de ronds à béton — Fixation des prix ainsi que limitation et contrôle de la production et des ventes — Infraction à l’article 65 CA — Annulation de la décision initiale par le Tribunal de l’Union européenne — Décision réadoptée sur le fondement du règlement (CE) n° 1/2003 — Absence d’émission d’une nouvelle communication des griefs — Absence d’audition à la suite de l’annulation de la décision initiale)
La Cour de justice de l'Union européenne a rejeté le pourvoi de Ferriere Nord SpA contre l'arrêt du Tribunal confirmant la décision de la Commission réadoptant une amende pour entente sur le marché italien des ronds à béton. La Cour a jugé que la Commission n'était pas tenue d'émettre une nouvelle communication des griefs ni de réauditionner l'entreprise après l'annulation de la décision initiale, dès lors que la procédure administrative n'avait pas été entachée de vices irréguliers. Cet arrêt précise les limites des droits de la défense en cas de réadoption d'une décision de sanction après annulation contentieuse.
21 septembre 2017
Arrêt du Tribunal (septième chambre) du 20 septembre 2017.#Jordi Nogues, SL contre Office de l’Union européenne pour la propriété intellectuelle.#Marque de l’Union européenne – Procédure d’opposition – Demande de marque de l’Union européenne figurative BADTORO – Marques de l’Union européenne verbales et nationale figurative antérieures TORO – Motif relatif de refus – Risque de confusion – Similitude des signes – Similitude des produits et des services – Article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement (CE) no 207/2009.#Affaire T-350/13.
L'arrêt du Tribunal de l'UE du 20 septembre 2017 (affaire T-350/13) rejette le recours de Jordi Nogues SL contre la décision de l'EUIPO rejetant son opposition à l'enregistrement de la marque figurative BADTORO. Le Tribunal confirme l'existence d'un risque de confusion avec les marques antérieures TORO, en raison de la similitude visuelle et phonétique des signes et de l'identité ou de la similarité des produits (vêtements et chaussures). Cette décision illustre l'application stricte du critère de l'appréciation globale du risque de confusion, où l'élément dominant commun "TORO" suffit à créer une association dans l'esprit du public pertinent.
20 septembre 2017
Affaire T-350/13: Arrêt du Tribunal du 20 septembre 2017 — Jordi Nogues/EUIPO — Grupo Osborne (BADTORO) [«Marque de l’Union européenne — Procédure d’opposition — Demande de marque de l’Union européenne figurative BADTORO — Marques de l’Union européenne verbales et nationale figurative antérieures TORO — Motif relatif de refus — Risque de confusion — Similitude des signes — Similitude des produits et des services — Article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement (CE) n° 207/2009»]
L'arrêt du Tribunal de l'UE du 20 septembre 2017 (affaire T-350/13) rejette le recours de Jordi Nogues contre la décision de l'EUIPO refusant l'enregistrement de la marque figurative "BADTORO" en raison d'un risque de confusion avec les marques antérieures "TORO". Le Tribunal confirme l'appréciation de l'EUIPO sur la similitude visuelle et phonétique des signes et la similarité des produits visés, appliquant strictement l'article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement n° 207/2009. Cette décision illustre l'importance de l'analyse globale du risque de confusion, même en présence d'un élément distinctif commun ("TORO") au sein d'une marque complexe.
20 septembre 2017
Affaire T-386/15: Arrêt du Tribunal du 20 septembre 2017 — Jordi Nogues/EUIPO — Grupo Osborne (BADTORO) [«Marque de l’Union européenne — Procédure d’opposition — Demande de marque de l’Union européenne figurative BADTORO — Marques de l’Union européenne figurative et verbale antérieures TORO — Motif relatif de refus — Risque de confusion — Similitude des signes — Similitude des produits et des services — Article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement (CE) n° 207/2009 — Suspension de la procédure administrative — Règle 20, paragraphe 7, sous c), du règlement (CE) n° 2868/95»]
L'arrêt du Tribunal de l'UE (affaire T-386/15) rejette le recours de Jordi Nogues contre le refus d'enregistrement de la marque figurative "BADTORO" pour des produits alimentaires, en raison d'un risque de confusion avec les marques antérieures "TORO" de Grupo Osborne. Le Tribunal confirme l'appréciation de l'EUIPO sur la similitude visuelle et phonétique des signes, ainsi que sur la similarité des produits visés, justifiant l'application de l'article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement n° 207/2009. Il précise également que la suspension de la procédure administrative par l'Office était régulière au regard de la règle 20, paragraphe 7, sous c), du règlement n° 2868/95.
20 septembre 2017
Affaires jointes C-673/15 P à C-676/15 P: Arrêt de la Cour (deuxième chambre) du 20 septembre 2017 — The Tea Board/Office de l'Union européenne pour la propriété intellectuelle (EUIPO), Delta Lingerie (Pourvoi — Marque de l’Union européenne — Règlement (CE) n° 207/2009 — Article 8, paragraphe 1, sous b) — Marques verbales et figuratives comportant l’élément verbal «darjeeling» ou «darjeeling collection de lingerie» — Opposition du titulaire de marques collectives de l’Union européenne — Marques collectives constituées par l’indication géographique «Darjeeling» — Article 66, paragraphe 2 — Fonction essentielle — Conflit avec des demandes de marques individuelles — Risque de confusion — Notion — Similitude entre les produits ou les services — Critères d’appréciation — Article 8, paragraphe 5)
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que, dans le cadre de l'opposition formée par le titulaire d'une marque collective constituée par une indication géographique (en l'espèce, « Darjeeling » pour le thé), le risque de confusion avec une marque individuelle doit être apprécié en tenant compte de la fonction essentielle de la marque collective, qui est de garantir l'origine géographique et les qualités spécifiques des produits. L'arrêt précise que la similitude entre les produits (thé et lingerie) ne peut être écartée d'emblée et doit être évaluée au regard de tous les facteurs pertinents, notamment le public concerné et le caractère distinctif de la marque antérieure. Cette décision clarifie les critères d'appréciation du risque de confusion pour les marques collectives géographiques, renforçant leur protection contre des demandes de marques individuelles pour des produits différents.
20 septembre 2017
Affaires jointes C-215/16, C-216/16, C-220/16 et C-221/16: Arrêt de la Cour (première chambre) du 20 septembre 2017 (demandes de décision préjudicielle du Tribunal Superior de Justicia de Castilla-La Mancha — Espagne) — Elecdey Carcelen SA (C-215/16), Energías Eólicas de Cuenca SA (C-216/16), Iberenova Promociones SAU (C-220/16), Iberdrola Renovables Castilla La Mancha SA (C-221/16)/Comunidad Autónoma de Castilla-La Mancha (Renvoi préjudiciel — Environnement — Énergie électrique d’origine éolienne — Directive 2009/28/CE — Promotion de l’utilisation de l’énergie produite à partir de sources renouvelables — Article 2, second alinéa, sous k) — Régime d’aide — Article 13, paragraphe 1, second alinéa, sous e) — Frais administratifs — Directive 2008/118/CE — Régime général d’accise — Article 1er, paragraphe 2 — Taxes indirectes supplémentaires poursuivant des fins spécifiques — Directive 2003/96/CE — Taxation des produits énergétiques et de l’électricité — Article 4 — Taxation minimale de l’énergie — Redevance frappant les aérogénérateurs destinés à la production d’énergie électrique)
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé qu'une redevance régionale espagnole frappant les aérogénérateurs destinés à la production d'énergie éolienne constitue une taxe indirecte supplémentaire sur l'électricité au sens de la directive 2008/118/CE, et non une taxe sur les produits énergétiques relevant de la directive 2003/96/CE. Cette redevance, qui affecte spécifiquement les installations de production d'énergie renouvelable, est susceptible d'être incompatible avec l'obligation de promouvoir les énergies renouvelables prévue par la directive 2009/28/CE, notamment en ce qu'elle peut entraver l'objectif de simplification des procédures administratives et de limitation des frais imposés aux producteurs.
20 septembre 2017
Jurisprudence CJUE — 62015TJ0386
20 septembre 2017
Affaire C-186/16: Arrêt de la Cour (deuxième chambre) du 20 septembre 2017 (demande de décision préjudicielle de la Curtea de Apel Oradea — Roumanie) — Ruxandra Paula Andriciuc e.a./Banca Românească SA (Renvoi préjudiciel — Protection des consommateurs — Directive 93/13/CEE — Clauses abusives dans les contrats conclus avec les consommateurs — Article 3, paragraphe 1, et article 4, paragraphe 2 — Appréciation du caractère abusif des clauses contractuelles — Contrat de crédit conclu dans une devise étrangère — Risque de change entièrement à la charge du consommateur — Déséquilibre significatif entre les droits et obligations des parties découlant du contrat — Moment auquel le déséquilibre doit être apprécié — Portée de la notion de clauses «rédigées de façon claire et compréhensible» — Niveau d’information devant être procuré par la banque)
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que le caractère abusif d'une clause contractuelle, telle que celle imposant l'intégralité du risque de change au consommateur dans un contrat de crédit en devise étrangère, doit s'apprécier au moment de la conclusion du contrat. Elle précise que l'exigence de rédaction claire et compréhensible impose au professionnel d'informer le consommateur sur les conséquences économiques potentielles du mécanisme de change, afin de lui permettre d'évaluer le risque.
20 septembre 2017
Affaire C-183/16 P: Arrêt de la Cour (première chambre) du 20 septembre 2017 — Tilly-Sabco SAS/Commission européenne, Doux SA (Pourvoi — Agriculture — Viande de volaille — Poulets congelés — Restitutions à l’exportation — Règlement d’exécution (UE) no 689/2013 fixant la restitution à zéro euro — Légalité — Règlement (CE) no 1234/2007 — Articles 162 et 164 — Objet et nature des restitutions — Critères de fixation de leurs montants — Compétence du directeur général de la direction générale (DG) de l’agriculture et du développement rural pour signer le règlement litigieux — Détournement de pouvoir — «Comitologie» — Règlement (UE) no 182/2011 — Article 3, paragraphe 3 — Consultation du comité de gestion de l’organisation commune des marchés agricoles — Remise du projet de règlement d’exécution au cours de la réunion de ce comité — Respect des délais — Violation des formes substantielles — Annulation avec maintien des effets)
La Cour de justice de l'Union européenne a rejeté le pourvoi de Tilly-Sabco contre le règlement d'exécution n° 689/2013 fixant à zéro euro les restitutions à l'exportation de poulets congelés. L'arrêt confirme la légalité de ce règlement, jugeant que la procédure de comitologie avait été régulièrement suivie et que le directeur général compétent pouvait valablement le signer. Pour un professionnel du droit français, cette décision précise les conditions de validité des actes d'exécution de la Commission, notamment en matière de délais de consultation des comités et de délégation de signature.
20 septembre 2017
Affaire C-300/16 P: Arrêt de la Cour (première chambre) du 20 septembre 2017 — Commission européenne/Frucona Košice a.s. (Pourvoi — Aides d’État — Notion d’«aide» — Notion d’«avantage économique» — Critère du créancier privé — Conditions d’applicabilité — Application — Obligations d’enquête incombant à la Commission européenne)
La Cour de justice de l'Union européenne précise, dans cet arrêt, les conditions d'application du critère du créancier privé pour qualifier une mesure d'aide d'État. Elle rappelle que la Commission européenne doit examiner si un créateur privé, dans une situation comparable, aurait accordé un avantage similaire, et ce, en tenant compte de toutes les données pertinentes disponibles au moment de la décision. Cet arrêt clarifie ainsi les obligations d'enquête de la Commission et la portée de son contrôle en matière d'aides d'État.
20 septembre 2017
Arrêt de la Cour (deuxième chambre) du 20 septembre 2017.#The Tea Board contre Office de l’Union européenne pour la propriété intellectuelle (EUIPO).#Pourvoi – Marque de l’Union européenne – Règlement (CE) no 207/2009 – Article 8, paragraphe 1, sous b) – Marques verbales et figuratives comportant l’élément verbal “darjeeling” ou “darjeeling collection de lingerie” – Opposition du titulaire de marques collectives de l’Union européenne – Marques collectives constituées par l’indication géographique “Darjeeling” – Article 66, paragraphe 2 – Fonction essentielle – Conflit avec des demandes de marques individuelles – Risque de confusion – Notion – Similitude entre les produits ou les services – Critères d’appréciation – Article 8, paragraphe 5.#Affaires jointes C-673/15 P à C-676/15 P.
La Cour de justice précise les conditions de protection des marques collectives de l'Union européenne constituées par une indication géographique (ici, "Darjeeling" pour le thé). Elle juge que l'article 66, paragraphe 2, du règlement n° 207/2009 confère à ces marques une fonction essentielle de garantie d'origine géographique, ce qui élargit leur protection contre des demandes de marques individuelles pour des produits ou services similaires, même en l'absence de risque de confusion au sens de l'article 8, paragraphe 1, sous b). L'arrêt précise également les critères d'appréciation de la similitude des produits et services dans ce cadre.
20 septembre 2017
Ordonnance de rectification du 19 septembre 2017.#Intel Corporation Inc. contre Commission européenne.#Rectification d’arrêt.#Affaire C-413/14 P-REC.
Cette ordonnance de la Cour de justice de l'Union européenne rectifie matériellement l'arrêt rendu le 6 septembre 2017 dans l'affaire C-413/14 P, opposant Intel Corporation à la Commission européenne. Elle corrige une erreur matérielle affectant le dispositif de l'arrêt initial, sans en modifier le sens ni la portée juridique. Pour le praticien français, cette rectification est purement formelle et ne remet pas en cause l'annulation partielle de la décision de la Commission concernant les pratiques de rabais d'Intel.
19 septembre 2017