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AccueilDroit européen

Droit européen — EUR-Lex

1 434textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2017.

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Jurisprudence UEAnnée 2017Effacer tout
Jurisprudence CJUE62015CJ0552

Jurisprudence CJUE — 62015CJ0552

19 septembre 2017

Détail →
Jurisprudence CJUE62015TJ0768

Arrêt du Tribunal (première chambre) du 19 septembre 2017.#RP Technik GmbH Profilsysteme contre Office de l’Union européenne pour la propriété intellectuelle.#Marque de l’Union européenne – Procédure d’opposition – Marque de l’Union européenne figurative RP ROYAL PALLADIUM – Marque de l’Union européenne verbale antérieure RP – Motif relatif de refus – Absence de risque de confusion – Article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement (CE) no 207/2009.#Affaire T-768/15.

L'arrêt du Tribunal de l'UE du 19 septembre 2017 (affaire T-768/15) rejette le recours de RP Technik GmbH contre une décision de l'EUIPO. Il confirme l'absence de risque de confusion entre la marque figurative RP ROYAL PALLADIUM et la marque verbale antérieure RP, en application de l'article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement (CE) n° 207/2009. Pour le praticien français, cette décision illustre que la similitude phonétique ou conceptuelle entre les signes ne suffit pas à caractériser un risque de confusion si les produits ou services visés sont différents ou si l'impression d'ensemble des marques est distincte.

19 septembre 2017

Détail →
Jurisprudence CJUE62015TJ0327

Arrêt du Tribunal (première chambre) du 19 septembre 2017.#République hellénique contre Commission européenne.#FEOGA – Section “Orientation” – Réduction du concours financier – Programme opérationnel – Base juridique – Dispositions transitoires – Application de corrections financières après la période de programmation concernée – Violation des formes substantielles – Non-respect du délai d’adoption d’une décision – Droits de la défense – Droit d’être entendu – Sécurité juridique – Confiance légitime – Ne bis in idem – Proportionnalité.#Affaire T-327/15.

La République hellénique a contesté la décision de la Commission européenne réduisant le concours financier du FEOGA (section "Orientation") pour un programme opérationnel. Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours, jugeant que la Commission avait correctement appliqué les dispositions transitoires et les corrections financières, sans violer les droits de la défense, la sécurité juridique, la confiance légitime, le principe ne bis in idem ou la proportionnalité. Cette décision confirme la possibilité pour la Commission d'adopter des corrections financières après la période de programmation concernée, sous réserve du respect des délais et des formes substantielles.

19 septembre 2017

Détail →
Ordonnance CJUE62014CO0413

Ordonnance de rectification du 19 septembre 2017.#Intel Corporation Inc. contre Commission européenne.#Rectification d’arrêt.#Affaire C-413/14 P-REC.

Cette ordonnance de la Cour de justice de l'Union européenne rectifie matériellement l'arrêt rendu le 6 septembre 2017 dans l'affaire C-413/14 P, opposant Intel Corporation à la Commission européenne. Elle corrige une erreur matérielle affectant le dispositif de l'arrêt initial, sans en modifier le sens ni la portée juridique. Pour le praticien français, cette rectification est purement formelle et ne remet pas en cause l'annulation partielle de la décision de la Commission concernant les pratiques de rabais d'Intel.

19 septembre 2017

Détail →
Jurisprudence CJUE62015TA0768

Affaire T-768/15: Arrêt du Tribunal du 19 septembre 2017 — RP Technik/EUIPO — Tecnomarmi (RP ROYAL PALLADIUM) [«Marque de l’Union européenne — Procédure d’opposition — Marque de l’Union européenne figurative RP ROYAL PALLADIUM — Marque de l’Union européenne verbale antérieure RP — Motif relatif de refus — Absence de risque de confusion — Article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement (CE) n° 207/2009»]

Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de RP Technik contre la décision de l'EUIPO, confirmant l'absence de risque de confusion entre la marque figurative demandée "RP ROYAL PALLADIUM" et la marque verbale antérieure "RP". Pour les professionnels du droit français, cet arrêt illustre l'application stricte du critère de l'appréciation globale du risque de confusion, où la présence d'éléments distinctifs supplémentaires dans la marque postérieure peut écarter le risque, même en cas de similitude partielle sur un élément commun.

19 septembre 2017

Détail →
Jurisprudence CJUE62015TA0327

Affaire T-327/15: Arrêt du Tribunal du 19 septembre 2017 — Grèce/Commission («FEOGA — Section “Orientation” — Réduction du concours financier — Programme opérationnel — Base juridique — Dispositions transitoires — Application de corrections financières après la période de programmation concernée — Violation des formes substantielles — Non-respect du délai d’adoption d’une décision — Droits de la défense — Droit d’être entendu — Sécurité juridique — Confiance légitime — Ne bis in idem — Proportionnalité»)

Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de la Grèce contre la décision de la Commission réduisant le concours financier du FEOGA pour un programme opérationnel. L'arrêt précise que la Commission peut appliquer des corrections financières même après la période de programmation concernée, sous réserve du respect des dispositions transitoires. Il rappelle également l'importance du respect des droits de la défense et du délai d'adoption de la décision, sans que la Grèce puisse invoquer utilement la violation de ces principes en l'espèce.

19 septembre 2017

Détail →
Jurisprudence CJUE62015TJ0107

Arrêt du Tribunal (sixième chambre) du 18 septembre 2017.#Uganda Commercial Impex Ltd contre Conseil de l'Union européenne.#Politique étrangère et de sécurité commune – Mesures restrictives prises à l’encontre de la République démocratique du Congo – Gel des fonds – Liste des personnes, entités et organismes agissant en violation de l’embargo sur les armes imposé à la République démocratique du Congo – Maintien du nom de la requérante sur la liste.#Affaires T-107/15 et T-347/15.

Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté les recours de la société Uganda Commercial Impex Ltd contre son maintien sur la liste des personnes et entités soumises à des mesures restrictives (gel des fonds) en lien avec la République démocratique du Congo. La société contestait la légalité de son inscription au motif qu'elle violait l'embargo sur les armes, mais le Tribunal a validé la décision du Conseil, estimant que les éléments de preuve fournis justifiaient suffisamment son maintien sur la liste. Cet arrêt confirme la marge d'appréciation du Conseil dans l'adoption de mesures restrictives en matière de PESC, sous réserve d'un contrôle juridictionnel limité à l'absence d'erreur manifeste d'appréciation.

18 septembre 2017

Détail →
Jurisprudence CJUE62015TB0700

Affaire T-700/15: Ordonnance du Tribunal du 18 septembre 2017 — Volfas Engelman/EUIPO — Rauch Fruchtsäfte (BRAVORO PINTA)

Le Tribunal de l'Union européenne rejette le recours de Volfas Engelman contre la décision de l'EUIPO concernant la marque de l'Union européenne « BRAVORO PINTA ». L'ordonnance confirme l'appréciation du risque de confusion avec des marques antérieures, en se fondant sur la similitude visuelle et phonétique des signes. Cette décision rappelle les critères stricts d'appréciation du risque de confusion en droit des marques de l'UE.

18 septembre 2017

Détail →
Jurisprudence CJUE62015TA0107

Affaires T-107/15 et T-347/15: Arrêt du Tribunal du 18 septembre 2017 — Uganda Commercial Impex/Conseil («Politique étrangère et de sécurité commune — Mesures restrictives prises à l’encontre de la République démocratique du Congo — Gel des fonds — Liste des personnes, entités et organismes agissant en violation de l’embargo sur les armes imposé à la République démocratique du Congo — Maintien du nom de la requérante sur la liste»)

Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté les recours de la société Uganda Commercial Impex contre son maintien sur la liste des personnes et entités soumises à des mesures restrictives (gel des fonds) en lien avec la République démocratique du Congo. Il a jugé que le Conseil avait suffisamment motivé sa décision et que les éléments de preuve, notamment des rapports d'experts de l'ONU, établissaient un lien suffisant entre la requérante et des violations de l'embargo sur les armes. Cet arrêt précise les conditions de preuve et de motivation exigées pour le maintien de sanctions ciblées dans le cadre de la PESC.

18 septembre 2017

Détail →
Jurisprudence CJUE62015TA0734

Affaire T-734/15 P: Arrêt du Tribunal du 15 septembre 2017 — Commission/FE («Pourvoi — Fonction publique — Fonctionnaires — Concours général — Inscription sur la liste de réserve — Décision de l’AIPN de ne pas recruter un lauréat — Compétences respectives du jury et de l’AIPN — Conditions d’admission au concours — Durée minimale d’expérience professionnelle — Modalités de calcul — Perte de chance d’être recruté — Demande de dommages-intérêts»)

Cet arrêt du Tribunal de l'Union européenne (15 septembre 2017, Commission/FE, T-734/15 P) précise la répartition des compétences entre le jury de concours et l'autorité investie du pouvoir de nomination (AIPN). Il confirme que l'AIPN peut refuser de recruter un lauréat si elle estime que les conditions d'admission au concours, notamment le calcul de la durée minimale d'expérience professionnelle, n'étaient pas remplies, même après l'inscription sur la liste de réserve par le jury. La décision souligne que le jury ne peut se prononcer de manière définitive sur l'expérience professionnelle des candidats, ce qui ouvre la voie à un contrôle ultérieur de l'AIPN et à une éventuelle demande de dommages-intérêts pour perte de chance d'être recruté.

15 septembre 2017

Détail →
Jurisprudence CJUE62015TJ0734

Arrêt du Tribunal (chambre des pourvois) du 15 septembre 2017.#Commission européenne contre FE.#Pourvoi – Fonction publique – Fonctionnaires – Concours général – Inscription sur la liste de réserve – Décision de l’AIPN de ne pas recruter un lauréat – Compétences respectives du jury et de l’AIPN – Conditions d’admission au concours – Durée minimale d’expérience professionnelle – Modalités de calcul – Perte de chance d’être recruté – Demande de dommages-intérêts.#Affaire T-734/15 P.

Cet arrêt du Tribunal de l'UE précise la répartition des compétences entre le jury de concours et l'autorité investie du pouvoir de nomination (AIPN) dans la procédure de recrutement des fonctionnaires européens. Il confirme que l'AIPN peut refuser de recruter un lauréat inscrit sur une liste de réserve, mais que ce refus peut ouvrir droit à réparation pour perte de chance s'il est illégal, notamment en cas d'erreur dans le calcul de l'expérience professionnelle requise.

15 septembre 2017

Détail →
Jurisprudence CJUE62016CB0592

Affaire C-592/16: Ordonnance du président de la Cour du 14 septembre 2017 (demande de décision préjudicielle de la Cour d'appel de Mons — Belgique) — Cabinet d’Orthopédie Stainier SPRL / État belge

Cette ordonnance du président de la Cour de justice de l'UE rejette une demande de procédure accélérée dans le cadre d'un renvoi préjudiciel concernant la TVA. Elle statue que la question posée par la juridiction belge ne présente pas l'urgence particulière requise pour justifier une dérogation aux règles de procédure normales.

14 septembre 2017

Détail →
Jurisprudence CJUE62015CA0646

Affaire C-646/15: Arrêt de la Cour (première chambre) du 14 septembre 2017 (demande de décision préjudicielle du First-tier Tribunal (Tax Chamber) — Royaume-Uni) — Trustees of the P Panayi Accumulation & Maintenance Settlements/Commissioners for Her Majesty's Revenue and Customs (Renvoi préjudiciel — Fiscalité directe — Liberté d’établissement — Libre prestation des services — Libre circulation des capitaux — Trust — Trustees — Autres personnes morales — Notion — Impôt sur les plus-values afférentes aux biens détenus en trust en raison du transfert de lieu de résidence fiscale des trustees vers un autre État membre — Détermination du montant de l’imposition au moment de ce transfert — Recouvrement immédiat de l’imposition — Justification — Proportionnalité)

Dans l'arrêt C-646/15 (Trustees of the P Panayi Accumulation & Maintenance Settlements), la Cour de justice de l'Union européenne a jugé que l'imposition immédiate des plus-values latentes sur les biens d'un trust, lors du transfert de la résidence fiscale des trustees vers un autre État membre, constitue une restriction à la liberté d'établissement. La Cour a considéré que les trustees d'un trust, bien que n'étant pas une personne morale, peuvent relever de la notion d'"autres personnes morales" au sens de l'article 54 TFUE, et qu'une telle imposition immédiate, sans possibilité de report de paiement, n'est pas proportionnée à l'objectif de répartition équitable du pouvoir d'imposition.

14 septembre 2017

Détail →
Jurisprudence CJUE62016CA0018

Affaire C-18/16: Arrêt de la Cour (quatrième chambre) du 14 septembre 2017 (demande de décision préjudicielle du Rechtbank Den Haag zittingsplaats Haarlem — Pays-Bas) — K./Staatssecretaris van Veiligheid en Justitie (Renvoi préjudiciel — Normes pour l’accueil des personnes demandant la protection internationale — Directive 2013/32/UE — Article 9 — Droit de rester dans un État membre pendant l’examen de la demande — Directive 2013/33/UE — Article 8, paragraphe 3, premier alinéa, sous a) et b) — Placement en rétention — Vérification de l’identité ou de la nationalité — Détermination des éléments sur lesquels se fonde la demande de protection internationale — Validité — Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne — Articles 6 et 52 — Limitation — Proportionnalité)

L'arrêt C-18/16 de la CJUE précise les conditions de placement en rétention d'un demandeur d'asile en vertu de la directive 2013/33/UE. Il juge que la rétention pour vérifier l'identité ou la nationalité (article 8, §3, a) ou pour déterminer les éléments fondant la demande (article 8, §3, b) n'est valide que si elle est strictement proportionnée et nécessaire, et ne saurait être automatique ou systématique. La Cour rappelle que toute limitation du droit à la liberté (article 6 de la Charte) doit respecter les exigences de proportionnalité de l'article 52 de la Charte.

14 septembre 2017

Détail →
Jurisprudence CJUE62015TA0393

Affaire T-393/15: Arrêt du Tribunal du 14 septembre 2017 — Università del Salento/Commission («Clause compromissoire — Programme général “Droits fondamentaux et justice” — Programme spécifique “Justice pénale” — Recouvrement des sommes versées par la Commission en exécution d’une convention de subvention — Compensation des créances — Requalification partielle du recours — Demande visant à faire constater l’inexistence d’une créance contractuelle»)

Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de l'Università del Salento contre la Commission européenne, confirmant la validité de la compensation de créances opérée par la Commission dans le cadre d'une convention de subvention. L'affaire clarifie les conditions de la requalification d'un recours en indemnité en recours contractuel fondé sur une clause compromissoire, et précise les limites du contrôle juridictionnel sur les décisions de recouvrement de la Commission.

14 septembre 2017

Détail →
Jurisprudence CJUE62015CJ0628

Arrêt de la Cour (deuxième chambre) du 14 septembre 2017.#The Trustees of the BT Pension Scheme contre Commissioners for Her Majesty's Revenue and Customs.#Demande de décision préjudicielle, introduite par la Court of Appeal (England & Wales) (Civil Division).#Renvoi préjudiciel – Libre circulation des capitaux – Article 63 TFUE – Champ d’application – Législation fiscale d’un État membre – Impôt sur les sociétés – Crédit d’impôt – Fonds de pension – Refus d’accorder le bénéfice du crédit d’impôt aux actionnaires non assujettis à l’impôt sur des revenus d’investissement pour des dividendes issus de revenu étranger – Interprétation de l’arrêt du 12 décembre 2006, Test Claimants in the FII Group Litigation (C‑446/04, EU:C:2006:774) – Crédit d’impôt illégalement retenu – Voies de recours.#Affaire C-628/15.

La Cour de justice de l'Union européenne précise, dans le cadre d'un renvoi préjudiciel britannique, que le refus d'accorder un crédit d'impôt à un fonds de pension non assujetti à l'impôt sur les sociétés pour des dividendes de source étrangère constitue une restriction à la libre circulation des capitaux (article 63 TFUE). Cet arrêt confirme et interprète la jurisprudence antérieure (Test Claimants in the FII Group Litigation) en jugeant qu'un État membre ne peut pas traiter défavorablement les dividendes étrangers par rapport aux dividendes nationaux, même lorsque l'actionnaire est exonéré d'impôt. En conséquence, les voies de recours doivent être ouvertes pour réclamer la restitution du crédit d'impôt indûment refusé.

14 septembre 2017

Détail →
Jurisprudence CJUE62015CJ0646

Arrêt de la Cour (première chambre) du 14 septembre 2017.#Trustees of the P Panayi Accumulation & Maintenance Settlements contre Commissioners for Her Majesty's Revenue and Customs.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le First-tier Tribunal (Tax Chamber).#Renvoi préjudiciel – Fiscalité directe – Liberté d’établissement – Libre prestation des services – Libre circulation des capitaux – Trust – Trustees – Autres personnes morales – Notion – Impôt sur les plus-values afférentes aux biens détenus en trust en raison du transfert de lieu de résidence fiscale des trustees vers un autre État membre – Détermination du montant de l’imposition au moment de ce transfert – Recouvrement immédiat de l’imposition – Justification – Proportionnalité.#Affaire C-646/15.

La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que l'imposition immédiate des plus-values latentes sur les biens d'un trust, lors du transfert de la résidence fiscale des trustees vers un autre État membre, constitue une restriction à la liberté d'établissement. Cette restriction n'est pas justifiée par la nécessité de préserver la répartition du pouvoir d'imposition entre États membres, car il existe des mesures moins restrictives, comme le report de paiement. En conséquence, une telle législation nationale est contraire au droit de l'Union.

14 septembre 2017

Détail →
Jurisprudence CJUE62015CA0588

Affaires jointes C-588/15 P et C-622/15 P: Arrêt de la Cour (huitième chambre) du 14 septembre 2017 — LG Electronics, Inc./Commission européenne (Pourvoi — Ententes — Marché mondial des tubes cathodiques pour téléviseurs et écrans d’ordinateur — Accords et pratiques concertées en matière de prix, de répartition des marchés et des clients et de limitation de production — Droits de la défense — Envoi de la communication des griefs aux seules sociétés mères d’une entreprise commune et non pas à cette dernière entreprise — Amende — Lignes directrices pour le calcul du montant des amendes (2006) — Point 13 — Détermination de la valeur des ventes en relation avec l’infraction — Ventes intragroupes du produit concerné en dehors de l’Espace économique européen (EEE) — Prise en compte des ventes des produits finis intégrant le produit concerné réalisées dans l’EEE — Égalité de traitement)

Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne, rendu dans les affaires jointes C-588/15 P et C-622/15 P, rejette les pourvois de LG Electronics contre une décision du Tribunal confirmant une amende pour entente sur le marché des tubes cathodiques. La Cour précise que l'envoi de la communication des griefs aux seules sociétés mères d'une entreprise commune, et non à cette dernière, ne viole pas les droits de la défense. Elle valide également la méthode de calcul de l'amende, notamment la prise en compte, dans la valeur des ventes, des ventes intragroupes hors EEE et des ventes de produits finis intégrant le produit concerné dans l'EEE, sous réserve du respect du principe d'égalité de traitement.

14 septembre 2017

Détail →
Jurisprudence CJUE62016CA0056

Affaire C-56/16 P: Arrêt de la Cour (deuxième chambre) du 14 septembre 2017 — Office de l'Union européenne pour la propriété intellectuelle (EUIPO)/Instituto dos Vinhos do Douro e do Porto, IP, Bruichladdich Distillery Co.Ltd (Pourvoi — Marque de l’Union européenne — Règlement (CE) n° 207/2009 — Article 8, paragraphe 4, et article 53, paragraphe 1, sous c), et paragraphe 2, sous d) — Marque verbale de l’Union européenne PORT CHARLOTTE — Demande en nullité de cette marque — Protection conférée aux appellations d’origine antérieures «Porto» et «Port» en vertu du règlement (CE) n° 1234/2007 et du droit national — Caractère exhaustif de la protection conférée à ces appellations d’origine — Article 118 quaterdecies du règlement (CE) n° 1234/2007 — Notions d’«utilisation» et d’«évocation» d’une appellation d’origine protégée)

L'arrêt de la Cour de justice précise que la protection conférée aux appellations d'origine «Porto» et «Port» par le règlement (CE) n° 1234/2007 est exhaustive, empêchant l'enregistrement d'une marque de l'Union européenne contenant le terme «Port» pour des boissons spiritueuses ne provenant pas de la région du Douro. La Cour interprète largement les notions d'«utilisation» et d'«évocation» d'une appellation d'origine protégée, considérant que l'usage d'un élément essentiel de l'appellation dans une marque peut suffire à constituer une évocation, même si la marque dans son ensemble ne reproduit pas exactement l'appellation. Cette décision renforce la protection des indications géographiques contre les marques postérieures.

14 septembre 2017

Détail →
Jurisprudence CJUE62016CA0223

Affaire C-223/16: Arrêt de la Cour (première chambre) du 14 septembre 2017 (demande de décision préjudicielle du Consiglio di Stato — Italie) — Casertana Costruzioni Srl/Ministero delle Infrastrutture e dei Trasporti — Provveditorato Interregionale per le opere pubbliche della Campania e del Molise, Agenzia Regionale Campana per la Difesa del Suolo — A.R.CA.DI.S. (Renvoi préjudiciel — Directive 2004/18/CE — Article 47, paragraphe 2, et article 48, paragraphe 3 — Soumissionnaire faisant valoir les capacités d’autres entités pour satisfaire aux exigences du pouvoir adjudicateur — Perte par ces entités des capacités requises — Réglementation nationale prévoyant l’exclusion du soumissionnaire de l’appel d’offres et l’attribution du marché à un concurrent)

Dans l'arrêt Casertana Costruzioni (C-223/16), la CJUE interprète les articles 47, §2, et 48, §3 de la directive 2004/18/CE relatifs au recours aux capacités d'autres entités. Elle juge que le droit de l'Union s'oppose à une réglementation nationale qui exclut automatiquement un soumissionnaire d'une procédure de passation de marchés publics lorsque l'entité tierce sur les capacités de laquelle il s'appuie perd, en cours de procédure, les capacités requises, sans lui offrir la possibilité de remplacer cette entité.

14 septembre 2017

Détail →
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