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AccueilDroit européen

Droit européen — EUR-Lex

1 434textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2017.

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Jurisprudence UEAnnée 2017Effacer tout
Jurisprudence CJUE62016CA0174

Affaire C-174/16: Arrêt de la Cour (deuxième chambre) du 7 septembre 2017 (demande de décision préjudicielle du Verwaltungsgericht Berlin — Allemagne) — H./Land Berlin (Renvoi préjudiciel — Politique sociale — Directive 2010/18/UE — Accord-cadre révisé sur le congé parental — Clause 5, points 1 et 2 — Retour de congé parental — Droit de retrouver son poste de travail ou un travail équivalent ou similaire — Maintien en l’état des droits acquis ou en cours d’acquisition — Fonctionnaire d’un Land promu en tant que fonctionnaire stagiaire à un poste de direction — Réglementation dudit Land prévoyant la fin du stage de plein droit et sans possibilité de prolongation à l’expiration d’une période de deux ans, même en cas d’absence résultant d’un congé parental — Incompatibilité — Conséquences)

L'arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne du 7 septembre 2017 (affaire C-174/16) interprète la clause 5 de l'accord-cadre révisé sur le congé parental (directive 2010/18/UE). Il juge incompatible avec le droit de l'Union une réglementation nationale qui met fin de plein droit, sans possibilité de prolongation, à la période de stage d'un fonctionnaire promu à un poste de direction, lorsque ce stage expire pendant un congé parental. La Cour impose aux États membres de garantir le maintien des droits acquis ou en cours d'acquisition et le droit de retrouver un poste équivalent ou similaire à l'issue du congé.

7 septembre 2017

Détail →
Jurisprudence CJUE62015TJ0374

Jurisprudence CJUE — 62015TJ0374

7 septembre 2017

Détail →
Jurisprudence CJUE62016CA0506

Affaire C-506/16: Arrêt de la Cour (sixième chambre) du 7 septembre 2017 (demande de décision préjudicielle du Tribunal da Relação do Porto — Portugal) — José Joaquim Neto de Sousa/Estado português (Renvoi préjudiciel — Assurance de la responsabilité civile résultant de la circulation des véhicules automoteurs — Directive 72/166/CEE — Directive 84/5/CEE — Directive 90/232/CEE — Conducteur responsable de l’accident ayant causé le décès de son conjoint, passager du véhicule — Législation nationale excluant l’indemnisation du préjudice matériel subi par le conducteur responsable de l’accident)

La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que le droit de l'Union (directives 72/166, 84/5 et 90/232) ne s'oppose pas à une législation nationale qui exclut l'indemnisation du préjudice matériel subi par le conducteur responsable d'un accident de la circulation, même lorsque ce conducteur est le conjoint de la victime décédée, passagère du véhicule. Cette décision précise que les assurances obligatoires ne couvrent pas la responsabilité du conducteur pour son propre préjudice, et que le droit de l'Union n'impose pas d'indemnisation dans ce cas.

7 septembre 2017

Détail →
Jurisprudence CJUE62016CA0006

Affaire C-6/16: Arrêt de la Cour (sixième chambre) du 7 septembre 2017 (demande de décision préjudicielle du Conseil d'État — France) — Eqiom SAS, anciennement Holcim France SAS, Enka SA/Ministre des Finances et des Comptes publics (Renvoi préjudiciel — Fiscalité directe — Liberté d’établissement — Libre circulation des capitaux — Retenue à la source — Directive 90/435/CEE — Article 1er, paragraphe 2 — Article 5, paragraphe 1 — Exonération — Dividendes distribués par une filiale résidente à une société mère non-résidente détenue d’une manière directe ou indirecte par des résidents d’États tiers — Présomption — Fraude, évasion et abus fiscaux)

Dans l'affaire C-6/16, la Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la législation française qui soumet à une retenue à la source les dividendes versés par une filiale résidente à une société mère non-résidente, lorsque cette dernière est détenue indirectement par des résidents d'États tiers, constitue une restriction à la liberté d'établissement et à la libre circulation des capitaux. La Cour a précisé qu'une telle mesure ne peut être justifiée par la lutte contre la fraude et l'évasion fiscales que si elle repose sur une présomption réfragable et non sur une présomption générale et irréfragable d'abus.

7 septembre 2017

Détail →
Jurisprudence CJUE62015CA0465

Affaire C-465/15: Arrêt de la Cour (neuvième chambre) du 7 septembre 2017 (demande de décision préjudicielle du Finanzgericht Düsseldorf — Allemagne) — Hüttenwerke Krupp Mannesmann GmbH/Hauptzollamt Duisburg (Renvoi préjudiciel — Fiscalité — Taxation des produits énergétiques et de l’électricité — Directive 2003/96/CE — Champ d’application — Article 2, paragraphe 4, sous b) — Électricité utilisée principalement pour la réduction chimique — Notion)

Dans l'arrêt C-465/15 du 7 septembre 2017, la Cour de justice de l'Union européenne précise la notion d'« électricité utilisée principalement pour la réduction chimique » au sens de l'article 2, paragraphe 4, sous b), de la directive 2003/96/CE, qui exclut ce type d'électricité du champ d'application de la directive. La Cour juge que cette exclusion s'applique lorsque l'électricité est essentiellement consommée dans un processus de réduction chimique, même si elle sert également à d'autres fins accessoires, et qu'il appartient au juge national d'apprécier le caractère principal de cette utilisation au regard de la consommation totale d'électricité du processus concerné.

7 septembre 2017

Détail →
Jurisprudence CJUE62015TA0451

Affaire T-451/15: Arrêt du Tribunal du 7 septembre 2017 — AlzChem/Commission [«Accès aux documents — Règlement (CE) n° 1049/2001 — Documents afférents à une procédure de contrôle des aides d’État — Refus d’accès — Exception relative à la protection des objectifs des activités d’inspection, d’enquête et d’audit — Obligation de procéder à un examen concret et individuel — Intérêt public supérieur»]

Le Tribunal de l'Union européenne a annulé la décision de la Commission refusant l'accès à des documents relatifs à une procédure de contrôle des aides d'État, estimant que l'institution n'avait pas suffisamment démontré en quoi la divulgation porterait concrètement atteinte à la protection des objectifs de ses activités d'enquête. L'arrêt rappelle l'obligation pour la Commission de procéder à un examen concret et individuel de chaque document sollicité, et précise les conditions dans lesquelles un intérêt public supérieur peut justifier la divulgation malgré l'exception invoquée.

7 septembre 2017

Détail →
Jurisprudence CJUE62015TA0374

Affaire T-374/15: Arrêt du Tribunal du 7 septembre 2017 — VM/EUIPO — DAT Vermögensmanagement (Vermögensmanufaktur) [«Marque de l’Union européenne — Procédure de nullité — Marque de l’Union européenne verbale Vermögensmanufaktur — Motifs absolus de refus — Caractère descriptif — Absence de caractère distinctif — Article 7, paragraphe 1, sous b) et c), du règlement (CE) n° 207/2009 — Article 52, paragraphe 1, sous a), du règlement n° 207/2009»]

Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours contre la décision de l'EUIPO annulant la marque verbale "Vermögensmanufaktur" pour des services financiers. Il a confirmé que ce signe, signifiant "manufacture de patrimoine", est purement descriptif et dépourvu de caractère distinctif au sens de l'article 7, § 1, b) et c), du règlement n° 207/2009. Pour un professionnel du droit français, cet arrêt illustre l'application stricte des motifs absolus de nullité aux marques composées de termes génériques ou laudatifs dans une langue comprise par le public pertinent.

7 septembre 2017

Détail →
Jurisprudence CJUE62015CJ0643

Jurisprudence CJUE — 62015CJ0643

6 septembre 2017

Détail →
Jurisprudence CJUE62013TB0481

Affaires jointes T-481/13 et T-421/15: Ordonnance du Tribunal du 6 septembre 2017 — Systran/Commission

Le Tribunal de l'Union européenne rejette comme irrecevables les recours en indemnité et en annulation introduits par Systran contre la Commission, faute de preuve d'un préjudice actuel et certain et en raison de l'absence d'acte attaquable. Cette ordonnance rappelle les conditions strictes de recevabilité des recours en responsabilité extracontractuelle de l'Union, notamment l'exigence d'un préjudice réel et d'un lien de causalité direct. Pour un professionnel du droit français, cette décision confirme la rigueur procédurale imposée aux requérants devant le juge de l'Union.

6 septembre 2017

Détail →
Jurisprudence CJUE62015CA0643

Affaires jointes C-643/15 et C-647/15: Arrêt de la Cour (grande chambre) du 6 septembre 2017 — République slovaque (C-643/15) et Hongrie (C-647/15)/Conseil de l'Union européenne (Recours en annulation — Décision (UE) 2015/1601 — Mesures provisoires en matière de protection internationale au profit de la République hellénique et de la République italienne — Situation d’urgence caractérisée par un afflux soudain de ressortissants de pays tiers sur le territoire de certains États membres — Relocalisation de ces ressortissants sur le territoire des autres États membres — Contingents de relocalisation — Article 78, paragraphe 3, TFUE — Base juridique — Conditions d’application — Notion d’«acte législatif» — Article 289, paragraphe 3, TFUE — Caractère obligatoire pour le Conseil de l’Union européenne de conclusions adoptées par le Conseil européen — Article 15, paragraphe 1, TUE et article 68 TFUE — Formes substantielles — Modification de la proposition de la Commission européenne — Exigences d’une nouvelle consultation du Parlement européen et d’un vote unanime au sein du Conseil de l’Union européenne — Article 293 TFUE — Principes de sécurité juridique et de proportionnalité)

La Cour de justice de l'Union européenne a rejeté les recours en annulation de la Slovaquie et de la Hongrie contre la décision 2015/1601 du Conseil, qui instaurait un mécanisme temporaire de relocalisation des demandeurs d’asile depuis la Grèce et l’Italie vers d’autres États membres. La Cour a confirmé que l’article 78, paragraphe 3, TFUE constituait une base juridique valide pour cette mesure d’urgence, et que la décision n’était pas un « acte législatif » nécessitant la procédure législative ordinaire. Elle a également jugé que le Conseil n’avait pas violé les formes substantielles en modifiant la proposition de la Commission sans nouvelle consultation du Parlement, et que le principe de proportionnalité était respecté.

6 septembre 2017

Détail →
Jurisprudence CJUE62014CA0413

Affaire C-413/14 P: Arrêt de la Cour (grande chambre) du 6 septembre 2017 — Intel Corp./Commission européenne, Association for Competitive Technology, Inc., Union fédérale des consommateurs — Que choisir (UFC — Que choisir) (Pourvoi — Article 102 TFUE — Abus de position dominante — Rabais de fidélité — Compétence de la Commission — Règlement (CE) no 1/2003 — Article 19)

L'arrêt Intel (C-413/14 P) précise les critères d'appréciation des rabais de fidélité sous l'angle de l'article 102 TFUE. La Cour impose une analyse concrète des effets anticoncurrentiels, rejetant une qualification automatique d'abus pour les seuls rabais conditionnels. Il confirme également la compétence de la Commission pour sanctionner des pratiques mises en œuvre hors UE lorsqu'elles produisent des effets substantiels, immédiats et prévisibles sur le marché intérieur.

6 septembre 2017

Détail →
Jurisprudence CJUE62014CJ0413

Arrêt de la Cour (grande chambre) du 6 septembre 2017.#Intel Corp. Inc. contre Commission européenne.#Pourvoi – Article 102 TFUE – Abus de position dominante – Rabais de fidélité – Compétence de la Commission – Règlement (CE) no 1/2003 – Article 19.#Affaire C-413/14 P.

Cet arrêt de la Cour de justice, rendu en grande chambre, précise les conditions dans lesquelles des rabais de fidélité accordés par une entreprise en position dominante peuvent être qualifiés d'abus au sens de l'article 102 TFUE. La Cour opère un revirement important en écartant la présomption d'illégalité automatique pour les rabais de fidélité, exigeant désormais une analyse de l'ensemble des circonstances pour démontrer leur capacité à évincer un concurrent aussi efficace que l'entreprise dominante. En outre, l'arrêt délimite la compétence territoriale de la Commission européenne pour sanctionner des pratiques mises en œuvre en dehors de l'EEE mais ayant des effets immédiats et substantiels sur le marché intérieur.

6 septembre 2017

Détail →
Ordonnance CJUE62015CO0473

Ordonnance CJUE — 62015CO0473

6 septembre 2017

Détail →
Jurisprudence CJUE62015CB0473

Affaire C-473/15: Ordonnance de la Cour (première chambre) du 6 septembre 2017 (demande de décision préjudicielle du Bezirksgericht Linz — Autriche) — Peter Schotthöfer & Florian Steiner GbR/Eugen Adelsmayr (Renvoi préjudiciel — Article 99 du règlement de procédure de la Cour — Extradition d’un ressortissant d’un État membre de l’Union européenne vers un État tiers où il risque d’être soumis à la peine de mort — Citoyenneté de l’Union — Articles 18 et 21 TFUE — Article 19, paragraphe 2, de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne — Protection contre l’extradition)

La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que le droit de l'Union, en particulier les articles 18 et 21 TFUE relatifs à la citoyenneté européenne, ne s'oppose pas à l'extradition d'un ressortissant d'un État membre vers un État tiers, même si cet État membre n'extrade pas ses propres nationaux. Toutefois, une telle extradition est interdite lorsqu'il existe des motifs sérieux de croire que la personne encourt un risque réel de peine de mort dans l'État tiers, conformément à l'article 19, paragraphe 2, de la Charte des droits fondamentaux.

6 septembre 2017

Détail →
Jurisprudence CJUE62015CB0347

Affaire C-347/15: Ordonnance du président de la Cour du 29 août 2017 — Commission européenne / République d'Autriche

L'ordonnance du président de la Cour dans l'affaire C-347/15 clôture un recours en manquement introduit par la Commission contre l'Autriche, relatif à la non-conformité de sa législation nationale avec le droit de l'Union en matière de libre circulation des capitaux. Le président a ordonné la radiation de l'affaire du registre, probablement suite à un désistement ou à un accord entre les parties, mettant ainsi fin à la procédure sans qu'une décision au fond sur la violation alléguée ne soit rendue. Pour un professionnel du droit français, cette ordonnance illustre la procédure de clôture anticipée des recours en manquement devant la CJUE.

29 août 2017

Détail →
Jurisprudence CJUE62016CB0475

Affaire C-475/16: Ordonnance du président de la Cour du 17 août 2017 (demande de décision préjudicielle du Protodikeio Rethymnis — Grèce) — Procédure pénale contre K.

Le président de la Cour de justice de l'Union européenne a radié du registre l'affaire C-475/16, relative à une demande de décision préjudicielle du Protodikeio Rethymnis (Grèce) dans le cadre d'une procédure pénale contre K. Cette ordonnance met fin à la procédure sans qu'il soit statué sur le fond, probablement en raison d'un désistement ou d'une disparition de l'objet du litige. Pour le professionnel du droit français, cette décision illustre la possibilité pour la CJUE de clore une affaire préjudicielle sans réponse sur l'interprétation du droit de l'Union.

17 août 2017

Détail →
Jurisprudence CJUE62016CA0670

Affaire C-670/16: Arrêt de la Cour (grande chambre) du 26 juillet 2017 (demande de décision préjudicielle du Verwaltungsgericht Minden — Allemagne) — Tsegezab Mengesteab/Bundesrepublik Deutschland (Renvoi préjudiciel — Règlement (UE) no 604/2013 — Détermination de l’État membre responsable de l’examen d’une demande de protection internationale présentée dans l’un des États membres par un ressortissant d’un pays tiers — Article 20 — Début du processus de détermination — Introduction d’une demande de protection internationale — Procès-verbal dressé par les autorités, parvenu aux autorités compétentes — Article 21, paragraphe 1 — Délais prévus pour la formulation d’une requête aux fins de prise en charge — Transfert de la responsabilité à un autre État membre — Article 27 — Voie de recours — Étendue du contrôle juridictionnel)

Dans l'arrêt Mengesteab (C-670/16), la Cour de justice de l'Union européenne précise que le délai de trois mois pour formuler une requête aux fins de prise en charge, prévu à l'article 21, paragraphe 1, du règlement Dublin III, court à compter de l'introduction de la demande de protection internationale, laquelle est caractérisée par la remise d'un procès-verbal aux autorités compétentes. Elle juge que le demandeur peut invoquer le non-respect de ce délai dans le cadre d'un recours contre une décision de transfert, et que le juge national doit pouvoir contrôler l'ensemble des conditions de responsabilité, y compris la date de début du processus de détermination.

26 juillet 2017

Détail →
Arrêt CJUE62015CC0518

Conclusions de l'avocat général Mme E. Sharpston, présentées le 26 juillet 2017.#Ville de Nivelles contre Rudy Matzak.#Demande de décision préjudicielle, introduite par la cour du travail de Bruxelles.#Renvoi préjudiciel – Directive 2003/88/CE – Protection de la sécurité et de la santé des travailleurs – Aménagement du temps de travail – Article 2 – Notions de “temps de travail” et de “période de repos” – Article 17 – Dérogations – Sapeurs‑pompiers – Temps de garde – Gardes à domicile.#Affaire C-518/15.

Les conclusions de l'avocat général dans l'affaire C-518/15 (Ville de Nivelles / Matzak) précisent que le temps de garde à domicile imposé à un sapeur-pompier volontaire, avec l'obligation de répondre dans un délai très court (8 minutes), constitue du "temps de travail" au sens de la directive 2003/88/CE. Cette interprétation restrictive des dérogations de l'article 17 a un impact direct sur le droit français, notamment pour l'évaluation du temps de travail effectif des sapeurs-pompiers volontaires et professionnels soumis à des astreintes à domicile très contraignantes.

26 juillet 2017

Détail →
Jurisprudence CJUE62015CA0696

Affaire C-696/15 P: Arrêt de la Cour (quatrième chambre) du 26 juillet 2017 — République tchèque/Commission européenne (Pourvoi — Transports — Directive 2010/40/UE — Déploiement de systèmes de transport intelligents dans le domaine du transport routier — Article 7 — Délégation de pouvoir à la Commission européenne — Limites — Règlement délégué (UE) no 885/2013 — Mise à disposition de services d’informations concernant les aires de stationnement sûres et sécurisées pour les camions et les véhicules commerciaux — Règlement délégué (UE) no 886/2013 — Données et procédures pour la fourniture d’informations minimales universelles sur la circulation liées à la sécurité routière gratuites pour les usagers — Article 290 TFUE — Délimitation explicite des objectifs, du contenu, de la portée et de la durée de la délégation de pouvoir — Élément essentiel de la matière concernée — Création d’un organisme de contrôle)

Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne annule les règlements délégués n° 885/2013 et n° 886/2013 de la Commission concernant les systèmes de transport intelligents. La Cour juge que la Commission a outrepassé les limites de la délégation de pouvoir prévue à l'article 290 TFUE, notamment en créant un organisme de contrôle, ce qui constitue un élément essentiel relevant du législateur de l'Union. Pour un professionnel du droit français, cette décision précise les strictes limites du pouvoir délégué à la Commission et rappelle que les éléments essentiels d'une matière ne peuvent faire l'objet d'une délégation.

26 juillet 2017

Détail →
Jurisprudence CJUE62016CA0386

Affaire C-386/16: Arrêt de la Cour (neuvième chambre) du 26 juillet 2017 (demande de décision préjudicielle du Lietuvos vyriausiasis administracinis teismas — Lituanie) — «Toridas» UAB/Valstybinė mokesčių inspekcija prie Lietuvos Respublikos finansų ministerijos (Renvoi préjudiciel — Système commun de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) — Directive 2006/112/CE — Article 138, paragraphe 1 — Qualification d’une opération en tant que livraison intracommunautaire — Exonération des livraisons intracommunautaire de biens — Intention de l’acquéreur de revendre les biens achetés à un assujetti dans un autre État membre avant leur sortie du territoire du premier État membre — Incidence éventuelle de la transformation d’une partie des biens avant leur expédition)

Dans l'arrêt Toridas (C-386/16), la Cour de justice de l'Union européenne précise les conditions d'exonération de TVA pour une livraison intracommunautaire au sens de l'article 138, paragraphe 1, de la directive 2006/112/CE. Elle juge que l'intention de l'acquéreur de revendre les biens à un assujetti dans un autre État membre avant leur sortie du territoire du premier État membre n'affecte pas la qualification de livraison intracommunautaire exonérée, sous réserve que le transfert physique des biens vers un autre État membre soit établi. En revanche, la transformation d'une partie des biens avant leur expédition peut avoir une incidence sur cette qualification, car elle peut remettre en cause l'identité des biens et le lien direct avec le transport intracommunautaire.

26 juillet 2017

Détail →
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