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AccueilDroit européen

Droit européen — EUR-Lex

1 434textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2017.

1 434

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Avec texte intégral

275 165

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Législation

Règlement · Directive · Décision · Recommandation

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Jurisprudence UE

Arrêt CJUE · Ordonnance · Conclusions

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Textes consolidés

Versions consolidées des textes

28 358

Actes préparatoires

Propositions · Communications · Initiatives

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Relations extérieures

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Autres

Budget · Avis · Résolution · Divers

163 013

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202420232022202120202019201820172016201520142013
En vigueurAbrogé
Jurisprudence UEAnnée 2017Effacer tout
Jurisprudence CJUE62016CA0084

Affaire C-84/16 P: Arrêt de la Cour (cinquième chambre) du 26 juillet 2017 — Continental Reifen Deutschland GmbH/Compagnie générale des établissements Michelin, Office de l'Union européenne pour la propriété intellectuelle (EUIPO) (Pourvoi — Marque de l’Union européenne — Règlement (CE) no 207/2009 — Article 8, paragraphe 1, sous b) — Marque figurative comportant l’élément verbal «XKING» — Opposition du titulaire des marques nationales et de l’enregistrement international comportant l’élément verbal «X» — Rejet de l’opposition par la chambre de recours — Risque de confusion — Dénaturation des éléments de preuve)

Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne, rendu dans l'affaire C-84/16 P, porte sur un pourvoi en matière de marque de l'Union européenne. Il précise les conditions d'appréciation du risque de confusion au sens de l'article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement (CE) n° 207/2009, en particulier lorsque la marque antérieure est composée d'une lettre unique (« X ») et la marque contestée d'un élément verbal incluant cette lettre (« XKING »). La Cour rappelle que le juge de l'Union ne peut substituer son appréciation à celle de la chambre de recours de l'EUIPO, sauf en cas de dénaturation manifeste des éléments de preuve, et rejette le pourvoi en confirmant l'absence de risque de confusion.

26 juillet 2017

Détail →
Jurisprudence CJUE62016CA0386

Affaire C-386/16: Arrêt de la Cour (neuvième chambre) du 26 juillet 2017 (demande de décision préjudicielle du Lietuvos vyriausiasis administracinis teismas — Lituanie) — «Toridas» UAB/Valstybinė mokesčių inspekcija prie Lietuvos Respublikos finansų ministerijos (Renvoi préjudiciel — Système commun de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) — Directive 2006/112/CE — Article 138, paragraphe 1 — Qualification d’une opération en tant que livraison intracommunautaire — Exonération des livraisons intracommunautaire de biens — Intention de l’acquéreur de revendre les biens achetés à un assujetti dans un autre État membre avant leur sortie du territoire du premier État membre — Incidence éventuelle de la transformation d’une partie des biens avant leur expédition)

Dans l'arrêt Toridas (C-386/16), la Cour de justice de l'Union européenne précise les conditions d'exonération de TVA pour une livraison intracommunautaire au sens de l'article 138, paragraphe 1, de la directive 2006/112/CE. Elle juge que l'intention de l'acquéreur de revendre les biens à un assujetti dans un autre État membre avant leur sortie du territoire du premier État membre n'affecte pas la qualification de livraison intracommunautaire exonérée, sous réserve que le transfert physique des biens vers un autre État membre soit établi. En revanche, la transformation d'une partie des biens avant leur expédition peut avoir une incidence sur cette qualification, car elle peut remettre en cause l'identité des biens et le lien direct avec le transport intracommunautaire.

26 juillet 2017

Détail →
Arrêt CJUE62015CC0643

Arrêt CJUE — 62015CC0643

26 juillet 2017

Détail →
Jurisprudence CJUE62016CA0646

Affaire C-646/16: Arrêt de la Cour (grande chambre) du 26 juillet 2017 (demande de décision préjudicielle du Verwaltungsgerichtshof — Autriche) — procédure engagée par Khadija Jafari, Zainab Jafari (Renvoi préjudiciel — Règlement (UE) no 604/2013 — Détermination de l’État membre responsable de l’examen d’une demande de protection internationale présentée dans l’un des États membres par un ressortissant d’un pays tiers — Arrivée d’un nombre exceptionnellement élevé de ressortissants de pays tiers souhaitant obtenir une protection internationale — Organisation du franchissement de la frontière par les autorités d’un État membre en vue d’un transit vers un autre État membre — Entrée autorisée par dérogation pour des raisons humanitaires — Article 2, sous m) — Notion de «visa» — Article 12 — Délivrance d’un visa — Article 13 — Franchissement irrégulier d’une frontière extérieure)

Dans l'arrêt Jafari (C-646/16), la Cour de justice de l'Union européenne précise que l'entrée sur le territoire d'un État membre, autorisée par ses autorités pour des raisons humanitaires lors d'un afflux massif de migrants, ne constitue pas la délivrance d'un "visa" au sens du règlement Dublin III. Par conséquent, cette entrée n'emporte pas la responsabilité de cet État en vertu de l'article 12 dudit règlement, mais doit être analysée comme un franchissement irrégulier de la frontière au sens de l'article 13, ce qui peut engager la responsabilité du premier État d'entrée.

26 juillet 2017

Détail →
Jurisprudence CJUE62015CA0670

Affaire C-670/15: Arrêt de la Cour (cinquième chambre) du 26 juillet 2017 (demande de décision préjudicielle du Bundesarbeitsgericht — Allemagne) — procédure engagée par Jan Šalplachta (Renvoi préjudiciel — Espace de liberté, de sécurité et de justice — Accès à la justice dans les affaires transfrontalières — Directive 2003/8/CE — Règles minimales communes relatives à l’aide judiciaire accordée dans le cadre de telles affaires — Champ d’application — Réglementation d’un État membre prévoyant le caractère non remboursable des frais de traduction des documents connexes nécessaires au traitement d’une demande d’aide judiciaire)

La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la directive 2003/8/CE relative à l'aide judiciaire dans les affaires transfrontalières s'oppose à une réglementation nationale qui exclut le remboursement des frais de traduction des documents nécessaires au traitement d'une demande d'aide judiciaire. Cette décision garantit que l'accès à l'aide judiciaire dans les litiges transfrontaliers ne soit pas entravé par des coûts de traduction non pris en charge, renforçant ainsi l'effectivité du droit à un procès équitable au sein de l'Union européenne.

26 juillet 2017

Détail →
Jurisprudence CJUE62016CA0080

Affaire C-80/16: Arrêt de la Cour (première chambre) du 26 juillet 2017 (demande de décision préjudicielle du Tribunal administratif de Montreuil — France) — ArcelorMittal Atlantique et Lorraine/Ministre de l’Écologie, du Développement durable et de l'Énergie (Renvoi préjudiciel — Environnement — Directive 2003/87/CE — Article 10 bis, paragraphe 1 — Système d’échange des quotas d’émission de gaz à effet de serre dans l’Union européenne — Allocation des quotas à titre gratuit — Décision 2011/278/UE — Validité — Principe de bonne administration — Détermination du référentiel de produit pour la fonte liquide — Recours aux données issues du «BREF» fer et acier et des lignes directrices pour établir les référentiels de la fonte liquide — Notion de «produits similaires» — Installations de référence — Obligation de motivation)

La Cour de justice de l'Union européenne a validé la méthode de calcul des quotas gratuits d'émission pour la fonte liquide, fondée sur les données du BREF fer et acier. Elle précise que la Commission peut utiliser des données agrégées pour établir les référentiels de produit, sans devoir identifier individuellement les installations de référence, et que cette méthode respecte le principe de bonne administration. L'arrêt confirme ainsi la légalité de la décision 2011/278/UE quant à la définition des produits similaires et à l'obligation de motivation.

26 juillet 2017

Détail →
Jurisprudence CJUE62016CA0196

Affaires jointes C-196/16 et C-197/16: Arrêt de la Cour (première chambre) du 26 juillet 2017 (demandes de décision préjudicielle du Tribunale Amministrativo Regionale per le Marche — Italie) — Comune di Corridonia (C-196/16), Comune di Loro Piceno (C-197/16) e.a./Provincia di Macerata, Provincia di Macerata Settore 10 — Ambiente (Renvoi préjudiciel — Environnement — Directive 85/337/CEE — Directive 2011/92/UE — Possibilité de procéder, a posteriori, à l’évaluation des incidences sur l’environnement d’une installation de production d’énergie à partir de biogaz en service en vue de l’obtention d’une nouvelle autorisation)

Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne précise que, lorsqu'une installation de production d'énergie (ici, une unité de biogaz) a été mise en service sans avoir été soumise à une évaluation des incidences sur l'environnement (EIE) alors qu'elle relevait des catégories visées par la directive 2011/92/UE, le droit de l'Union ne s'oppose pas à ce qu'une telle évaluation soit réalisée a posteriori, dans le cadre d'une procédure de nouvelle autorisation. Cette régularisation est possible à condition que les dispositions nationales applicables offrent cette possibilité et que l'évaluation porte sur l'ensemble des incidences de l'installation, sans préjudice des obligations de remise en état ou de cessation d'activité en cas de non-conformité.

26 juillet 2017

Détail →
Jurisprudence CJUE62015CJ0696

Arrêt de la Cour (quatrième chambre) du 26 juillet 2017.#République tchèque contre Commission européenne.#Pourvoi – Transports – Directive 2010/40/UE – Déploiement de systèmes de transport intelligents dans le domaine du transport routier – Article 7 – Délégation de pouvoir à la Commission européenne – Limites – Règlement délégué (UE) no 885/2013 – Mise à disposition de services d’informations concernant les aires de stationnement sûres et sécurisées pour les camions et les véhicules commerciaux – Règlement délégué (UE) no 886/2013 – Données et procédures pour la fourniture d’informations minimales universelles sur la circulation liées à la sécurité routière gratuites pour les usagers – Article 290 TFUE – Délimitation explicite des objectifs, du contenu, de la portée et de la durée de la délégation de pouvoir – Élément essentiel de la matière concernée – Création d’un organisme de contrôle.#Affaire C-696/15 P.

La Cour de justice de l'Union européenne a rejeté le pourvoi de la République tchèque contre la Commission, validant ainsi les règlements délégués relatifs aux systèmes de transport intelligents. Elle précise que la Commission peut, dans le cadre d'une délégation de pouvoir fondée sur l'article 290 TFUE, adopter des actes non législatifs de portée générale pour compléter ou modifier certains éléments non essentiels d'un acte législatif, à condition que la délégation soit explicitement délimitée. En l'espèce, la Cour estime que la création d'un organisme de contrôle ne constitue pas un élément essentiel nécessitant une intervention du législateur européen.

26 juillet 2017

Détail →
Jurisprudence CJUE62016CA0112

Affaire C-112/16: Arrêt de la Cour (quatrième chambre) du 26 juillet 2017 (demande de décision préjudicielle du Consiglio di Stato — Italie) — Persidera SpA/Autorità per le Garanzie nelle Comunicazioni, Ministero dello Sviluppo Economico delle Infrastrutture e dei Trasporti (Renvoi préjudiciel — Communications électroniques — Services de télécommunications — Directives 2002/20/CE, 2002/21/CE et 2002/77/CE — Égalité de traitement — Détermination du nombre de radiofréquences numériques à octroyer à chaque opérateur déjà titulaire de radiofréquences analogiques — Prise en considération de radiofréquences analogiques utilisées illégalement — Correspondance entre le nombre de radiofréquences analogiques détenues et le nombre de radiofréquences numériques obtenues)

Dans l'arrêt Persidera (C-112/16), la CJUE interprète les directives "paquet télécoms" (2002/20, 2002/21, 2002/77) en matière d'octroi de radiofréquences numériques. Elle juge que le principe d'égalité de traitement s'oppose à ce qu'un État membre prenne en compte, pour déterminer le nombre de fréquences numériques attribuées à chaque opérateur, des fréquences analogiques que ce dernier utilisait illégalement. En conséquence, la conversion des droits analogiques en droits numériques doit reposer exclusivement sur les fréquences détenues en toute légalité, sous peine de fausser la concurrence.

26 juillet 2017

Détail →
Jurisprudence CJUE62015TA0143

Affaire T-143/15: Arrêt du Tribunal du 20 juillet 2017 — Espagne/Commission («FEAGA et Feader — Dépenses exclues du financement — Dépenses effectuées par l’Espagne — Aides directes découplées pour les années de demande 2008 et 2009 — Défaillances dans le système de contrôle — Détermination des échantillons de contrôle — Charge de la preuve — Aides au développement rural dans la Communauté autonome de Castille-et-León pour les années de demande 2009 et 2010 — Contrôles sur place — Contrôles clés — Proportionnalité»)

Le Tribunal de l'UE a rejeté le recours de l'Espagne contre la décision de la Commission excluant certaines dépenses du financement de l'UE. Il a confirmé que les défaillances dans le système de contrôle des aides directes (échantillonnage) et des aides au développement rural (contrôles sur place) justifiaient des corrections financières. L'arrêt précise la charge de la preuve incombant à l'État membre pour démontrer le caractère proportionné de ses contrôles.

20 juillet 2017

Détail →
Jurisprudence CJUE62016CA0340

Affaire C-340/16: Arrêt de la Cour (troisième chambre) du 20 juillet 2017 (demande de décision préjudicielle du Oberster Gerichtshof — Autriche) — Landeskrankenanstalten-Betriebsgesellschaft — KABEG/Mutuelles du Mans assurances — MMA IARD SA (Renvoi préjudiciel — Coopération judiciaire en matière civile — Règlement (CE) no 44/2001 — Article 9, paragraphe 1 — Article 11, paragraphe 2 — Compétence judiciaire en matière d’assurances — Action directe de la victime contre l’assureur — Action de l’employeur de la victime, un établissement de droit public, cessionnaire légal des droits de son employé contre l’assureur du véhicule impliqué — Subrogation)

La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que les règles de compétence protectrices en matière d'assurances (Règlement Bruxelles I) ne s'appliquent pas à l'action directe intentée par un employeur, établissement de droit public, subrogé dans les droits de son employé victime d'un accident de la circulation. En effet, cet employeur n'est pas considéré comme une partie faible justifiant la protection des articles 9 et 11 du règlement, car il agit en tant que cessionnaire légal des droits de son salarié.

20 juillet 2017

Détail →
Jurisprudence CJUE62015TA0619

Affaire T-619/15: Arrêt du Tribunal du 20 juillet 2017 — Badica et Kardiam/Conseil («Politique étrangère et de sécurité commune — Mesures restrictives prises à l’encontre de certaines personnes et entités au regard de la situation en République centrafricaine — Gel des fonds — Décision d’inscription initiale — Liste des personnes et entités auxquelles s’applique le gel des fonds et des ressources économiques — Inclusion des noms des requérants — Mise en œuvre d’une résolution de l’ONU — Obligation de motivation — Droits de la défense — Présomption d’innocence — Erreur manifeste d’appréciation»)

L'arrêt du Tribunal de l'UE (T-619/15) du 20 juillet 2017 rejette les recours de Badica et Kardiam contre leur inscription sur la liste des mesures restrictives (gel des fonds) visant la République centrafricaine. Le Tribunal juge que la mise en œuvre d'une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU par le Conseil de l'UE n'impose pas une obligation de motivation aussi détaillée que pour les mesures restrictives autonomes, et que les droits de la défense sont respectés dès lors que les requérants ont eu accès aux motifs de leur désignation. Il écarte également les moyens tirés de la violation de la présomption d'innocence et de l'erreur manifeste d'appréciation, confirmant ainsi la validité des sanctions.

20 juillet 2017

Détail →
Jurisprudence CJUE62014TJ0644

Arrêt du Tribunal (première chambre élargie) du 20 juillet 2017.#ADR Center SpA contre Commission européenne.#Concours financier – Programme général “Droits fondamentaux et justice” pour la période 2007‑2013 – Programme spécifique “Justice civile” – Recours en annulation – Décision formant titre exécutoire – Article 299 TFUE – Compétence de l’auteur de l’acte – Principe de bonne administration – Demande visant à ordonner à la Commission le paiement du solde restant dû en vertu des conventions de subvention – Requalification partielle du recours – Clause compromissoire – Compétence du Tribunal – Coûts éligibles.#Affaire T-644/14.

L'arrêt du Tribunal de l'UE du 20 juillet 2017 (affaire T-644/14) porte sur un litige financier entre la société ADR Center et la Commission européenne dans le cadre du programme "Justice civile". Le Tribunal s'est déclaré compétent pour connaître de la demande en paiement du solde dû au titre des conventions de subvention, en requalifiant partiellement le recours en annulation contre une décision formant titre exécutoire en un recours fondé sur une clause compromissoire. Il a ensuite annulé la décision de la Commission pour incompétence de son auteur et violation du principe de bonne administration, tout en rejetant la demande de paiement au motif que les coûts présentés n'étaient pas éligibles.

20 juillet 2017

Détail →
Jurisprudence CJUE62016CA0206

Affaire C-206/16: Arrêt de la Cour (troisième chambre) du 20 juillet 2017 (demande de décision préjudicielle du Consiglio di Stato — Italie) — Marco Tronchetti Provera SpA e.a./Commissione Nazionale per le Società e la Borsa (Consob) (Renvoi préjudiciel — Droit des sociétés — Directive 2004/25/CE — Offres publiques d’acquisition — Article 5, paragraphe 4, deuxième alinéa — Possibilité de modifier le prix de l’offre dans des circonstances et selon des critères clairement déterminés — Réglementation nationale prévoyant la possibilité pour l’autorité de contrôle d’augmenter le prix d’une offre publique d’acquisition en cas de collusion entre l’offrant ou les personnes agissant de concert avec lui et un ou plusieurs vendeurs)

La Cour de justice de l'Union européenne a interprété l'article 5, paragraphe 4, de la directive 2004/25/CE concernant les offres publiques d'acquisition. Elle a jugé que cette disposition ne s'oppose pas à une réglementation nationale permettant à l'autorité de contrôle d'augmenter le prix d'une offre en cas de collusion entre l'offrant et un vendeur, dès lors que les critères de cette augmentation sont clairement déterminés par la loi. Cette décision précise les marges de manœuvre des États membres pour protéger les actionnaires minoritaires dans le cadre des OPA.

20 juillet 2017

Détail →
Jurisprudence CJUE62016CA0093

Affaire C-93/16: Arrêt de la Cour (deuxième chambre) du 20 juillet 2017 (demande de décision préjudicielle de l’Audiencia Provincial de Alicante — Espagne) — Ornua Co-operative Limited, anciennement The Irish Dairy Board Co-operative Limited/Tindale & Stanton Ltd España, SL (Renvoi préjudiciel — Propriété intellectuelle — Marque de l’Union européenne — Caractère unitaire — Règlement (CE) no 207/2009 — Article 9, paragraphe 1, sous b) et c) — Protection uniforme du droit conféré par la marque de l’Union européenne contre des risques de confusion et contre des atteintes à la renommée — Coexistence paisible de cette marque avec une marque nationale utilisée par un tiers dans une partie de l’Union européenne — Absence de coexistence paisible ailleurs dans l’Union — Perception du consommateur moyen — Différences de perception pouvant exister dans différentes parties de l’Union)

Dans l'arrêt Ornua (C-93/16), la CJUE précise que le caractère unitaire de la marque de l'Union européenne impose une appréciation uniforme du risque de confusion ou de l'atteinte à la renommée sur l'ensemble du territoire de l'UE. La coexistence pacifique d'une marque de l'UE avec une marque nationale dans une partie de l'Union ne saurait empêcher le titulaire d'agir contre une atteinte dans une autre partie, où cette coexistence n'existe pas. Pour le professionnel du droit français, cet arrêt confirme que les différences de perception du consommateur moyen entre États membres ne fragmentent pas la protection de la marque de l'UE.

20 juillet 2017

Détail →
Jurisprudence CJUE62014TA0644

Affaire T-644/14: Arrêt du Tribunal du 20 juillet 2017 — ADR Center/Commission («Concours financier — Programme général “Droits fondamentaux et justice” pour la période 2007-2013 — Programme spécifique “Justice civile” — Recours en annulation — Décision formant titre exécutoire — Article 299 TFUE — Compétence de l’auteur de l’acte — Principe de bonne administration — Demande visant à ordonner à la Commission le paiement du solde restant dû en vertu des conventions de subvention — Requalification partielle du recours — Clause compromissoire — Compétence du Tribunal — Coûts éligibles»)

Le Tribunal de l'Union européenne, dans son arrêt du 20 juillet 2017 (Affaire T-644/14), s'est prononcé sur un litige opposant ADR Center à la Commission européenne relatif à un concours financier dans le cadre du programme "Justice civile". Il a notamment statué sur la compétence de l'auteur d'une décision formant titre exécutoire au titre de l'article 299 TFUE et sur le principe de bonne administration. Par ailleurs, le Tribunal a partiellement requalifié le recours en annulation en recours fondé sur une clause compromissoire pour examiner la demande de paiement du solde dû, confirmant ainsi sa compétence pour apprécier l'éligibilité des coûts déclarés.

20 juillet 2017

Détail →
Jurisprudence CJUE62015TJ0521

Arrêt du Tribunal (sixième chambre) du 20 juillet 2017.#Diesel SpA contre Office de l’Union européenne pour la propriété intellectuelle.#Marque de l’Union européenne – Procédure d’opposition – Demande de marque de l’Union européenne figurative représentant une ligne incurvée et coudée – Marque de l’Union européenne figurative antérieure représentant la lettre majuscule “D” – Motif relatif de refus – Risque de confusion – Article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement (CE) no 207/2009.#Affaire T-521/15.

Le Tribunal de l'Union européenne rejette le recours de Diesel SpA contre le refus d'enregistrement d'une marque figurative représentant une ligne incurvée et coudée. La juridiction confirme l'existence d'un risque de confusion avec la marque antérieure figurative représentant la lettre majuscule "D", en raison de la similitude visuelle d'ensemble des signes. Cette décision illustre l'application stricte du critère de l'impression d'ensemble dans l'appréciation du risque de confusion au sens de l'article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement (CE) n° 207/2009.

20 juillet 2017

Détail →
Jurisprudence CJUE62015TJ0619

Arrêt du Tribunal (neuvième chambre) du 20 juillet 2017.#Bureau d'achat de diamant Centrafrique (Badica) et Kardiam contre Conseil de l'Union européenne.#Politique étrangère et de sécurité commune – Mesures restrictives prises à l’encontre de certaines personnes et entités au regard de la situation en République centrafricaine – Gel des fonds – Décision d’inscription initiale – Liste des personnes et entités auxquelles s’applique le gel des fonds et des ressources économiques – Inclusion des noms des requérants – Mise en œuvre d’une résolution de l’ONU – Obligation de motivation – Droits de la défense – Présomption d’innocence – Erreur manifeste d’appréciation.#Affaire T-619/15.

Le Tribunal de l'UE a rejeté le recours de Badica et Kardiam contre leur inscription sur la liste des mesures restrictives visant la République centrafricaine. Il a jugé que le Conseil avait suffisamment motivé sa décision en se fondant sur une résolution de l'ONU, et que les droits de la défense et la présomption d'innocence n'avaient pas été violés, l'inscription étant une mesure conservatoire et non une sanction pénale.

20 juillet 2017

Détail →
Jurisprudence CJUE62015TJ0143

Arrêt du Tribunal (sixième chambre) du 20 juillet 2017.#Royaume d'Espagne contre Commission européenne.#FEAGA et Feader – Dépenses exclues du financement – Dépenses effectuées par l’Espagne – Aides directes découplées pour les années de demande 2008 et 2009 – Défaillances dans le système de contrôle – Détermination des échantillons de contrôle – Charge de la preuve – Aides au développement rural dans la Communauté autonome de Castille-et-León pour les années de demande 2009 et 2010 – Contrôles sur place – Contrôles clés – Proportionnalité.#Affaire T-143/15.

L'arrêt du Tribunal de l'UE rejette le recours de l'Espagne contre la décision de la Commission européenne d'exclure certaines dépenses du financement du FEAGA et du FEADER. Le Tribunal confirme que l'Espagne a commis des défaillances dans ses systèmes de contrôle pour les aides directes découplées (2008-2009) et les aides au développement rural en Castille-et-León (2009-2010), notamment concernant la détermination des échantillons de contrôle et la réalisation des contrôles sur place. Il précise que la charge de la preuve incombe à l'État membre pour démontrer le caractère proportionnel des corrections financières appliquées par la Commission.

20 juillet 2017

Détail →
Jurisprudence CJUE62016CA0287

Affaire C-287/16: Arrêt de la Cour (sixième chambre) du 20 juillet 2017 (demande de décision préjudicielle du Supremo Tribunal de Justiça — Portugal) — Fidelidade-Companhia de Seguros SA/Caisse Suisse de Compensation, Fundo de Garantia Automóvel, Sandra Cristina Crystello Pinto Moreira Pereira, Sandra Manuela Teixeira Gomes Seemann, Catarina Ferreira Seemann, José Batista Pereira, Teresa Rosa Teixeira (Renvoi préjudiciel — Assurance de responsabilité civile automobile — Directive 72/166/CEE — Article 3, paragraphe 1 — Deuxième directive 84/5/CEE — Article 2, paragraphe 1 — Contrat d’assurance conclu sur la base de fausses déclarations relatives à la propriété du véhicule et à l’identité du conducteur habituel de celui-ci — Preneur d’assurance — Défaut d’intérêt économique à la conclusion de ce contrat — Nullité absolue du contrat d’assurance — Opposabilité aux tiers victimes)

La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la nullité absolue d'un contrat d'assurance automobile, prononcée en raison de fausses déclarations du preneur sur la propriété du véhicule et l'identité du conducteur habituel, ne peut être opposée aux tiers victimes d'un accident. En vertu des directives 72/166 et 84/5, l'obligation d'assurance vise à protéger les victimes, et un assureur doit garantir leur indemnisation même si le contrat est nul pour défaut d'intérêt économique du souscripteur. Pour un professionnel du droit français, cet arrêt confirme la primauté de la protection des victimes sur les nullités contractuelles en matière d'assurance automobile.

20 juillet 2017

Détail →
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