1 434textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2017.
1 434
Total documents
429 332
Avec texte intégral
275 187
Résumés IA
0
En vigueur
Règlement · Directive · Décision · Recommandation
86 816Arrêt CJUE · Ordonnance · Conclusions
45 476Versions consolidées des textes
28 358Propositions · Communications · Initiatives
82 732Accord international · PESC · Traité
22 930Budget · Avis · Résolution · Divers
163 020L'arrêt de la CJUE du 13 juillet 2017 (affaire C-76/16) précise les conditions dans lesquelles un pouvoir adjudicateur peut exiger d'un soumissionnaire qu'il remplace un tiers sur la capacité duquel il s'appuie pour démontrer sa capacité économique et financière, lorsque ce tiers perd cette capacité en cours de procédure. La Cour juge que le droit de l'Union (directive 2004/18 et principes de proportionnalité) ne s'oppose pas à une telle exigence, mais que la décision d'exclusion doit pouvoir faire l'objet d'un recours effectif au sens de l'article 47 de la Charte, ce qui implique un contrôle juridictionnel complet, y compris sur la proportionnalité de la mesure.
13 juillet 2017
Le Tribunal de l'Union européenne a déclaré irrecevable le recours accessoire formé par myToys.de contre la décision de l'EUIPO, au motif que cette décision était purement confirmative d'une décision antérieure non attaquée. Cette ordonnance rappelle qu'un recours accessoire ne peut être dirigé contre un acte qui se borne à confirmer un acte précédent devenu définitif, conformément à l'article 8, paragraphe 3, du règlement (CE) n° 216/96.
13 juillet 2017
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que l'exonération de TVA pour les prestations de services liées au sport, prévue à l'article 132 de la directive 2006/112/CE, peut être refusée à un organisme public sans but lucratif si son application crée un risque de distorsion de concurrence au détriment d'entreprises commerciales assujetties. Cette décision précise les conditions de l'article 133 de la directive, permettant aux États membres de subordonner l'exonération à l'absence de telles distorsions, même pour les entités publiques. Pour un professionnel du droit français, cet arrêt confirme la marge d'appréciation des autorités nationales pour limiter l'exonération sportive en présence d'opérateurs privés concurrents.
13 juillet 2017
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que le droit de l'Union, notamment la directive 2000/78/CE et l'accord-cadre sur le travail à temps partiel, s'oppose à une réglementation nationale qui, pour le calcul des droits à pension de retraite d'entreprise, traite différemment les périodes de travail à temps partiel et les périodes de travail à temps plein, sans justification objective et proportionnée. Cette décision précise les conditions dans lesquelles un tel traitement différencié peut constituer une discrimination indirecte fondée sur le sexe, dès lors que les travailleurs à temps partiel sont majoritairement des femmes.
13 juillet 2017
La Cour de justice de l'Union européenne, dans ses conclusions, constate que l'Italie a manqué à ses obligations en ne veillant pas au paiement effectif du prélèvement supplémentaire sur le lait pour les campagnes de 1995/1996 à 2008/2009, en violation des règlements (CE) n° 1234/2007 et n° 595/2004. Ce manquement résulte de l'absence de recouvrement forcé en cas de non-paiement dans les délais impartis. Pour un professionnel du droit français, cet arrêt rappelle l'obligation stricte des États membres de garantir l'exécution effective des mécanismes de régulation des marchés agricoles européens, sous peine de sanctions financières.
13 juillet 2017
La Cour de justice de l'Union européenne précise, dans cette affaire, que le délai de responsabilité du vendeur pour les défauts de conformité d'un bien de consommation (article 5, §1 de la directive 1999/44/CE) ne peut être confondu avec le délai de prescription de l'action. Elle juge également que la limitation conventionnelle de la responsabilité du vendeur pour les biens d'occasion (article 7, §1, alinéa 2) doit être interprétée strictement et ne peut réduire le délai de garantie légale en deçà d'un seuil raisonnable.
13 juillet 2017
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que le principe du pollueur-payeur, consacré par la directive 2004/35/CE sur la responsabilité environnementale, ne s'oppose pas à une réglementation nationale qui établit une responsabilité solidaire entre le propriétaire du terrain et le pollueur pour les dommages causés par une incinération illégale de déchets, même si le propriétaire n'est pas à l'origine de la pollution. Cette décision précise l'étendue de la marge de manœuvre des États membres pour renforcer la protection de l'environnement en application de l'article 193 TFUE.
13 juillet 2017
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé irrecevable la demande de décision préjudicielle portant sur l'interprétation des règlements (CE) n° 883/2004 et n° 987/2009, relatifs à la coordination des systèmes de sécurité sociale pour les travailleurs migrants. L'affaire concernait la détermination de la législation applicable à une personne exerçant simultanément une activité salariée et non salariée dans deux États membres différents, mais la Cour a estimé que les questions posées ne présentaient pas de lien suffisant avec l'objet du litige au principal. En conséquence, cet arrêt rappelle les limites du renvoi préjudiciel et l'importance de la recevabilité des questions posées à la Cour.
13 juillet 2017
La Cour de justice de l'Union européenne a rejeté le pourvoi de Saint-Gobain Glass Deutschland contre le refus partiel de la Commission d'accorder l'accès à des informations environnementales transmises par les autorités allemandes. L'arrêt précise que l'intérêt public à la divulgation d'informations environnementales, au sens du règlement Aarhus, ne prévaut pas automatiquement sur la protection du processus décisionnel de la Commission. Pour un professionnel du droit français, cette décision confirme que le refus d'accès aux documents préparatoires peut être justifié par la nécessité de préserver la capacité de négociation de la Commission avec les États membres, même en matière environnementale.
13 juillet 2017
La Cour de justice de l'Union européenne a rejeté le pourvoi de Saint-Gobain Glass Deutschland contre le refus partiel d'accès de la Commission à des informations environnementales, concernant des installations soumises au système d'échange de quotas d'émission. Elle précise que l'exception de protection du processus décisionnel (article 4, paragraphe 3, du règlement n° 1049/2001) peut être invoquée pour des informations environnementales, et que l'intérêt public à la divulgation doit être démontré de manière concrète par le demandeur, sans prévalence automatique.
13 juillet 2017
Dans cet arrêt, la Cour de justice de l'Union européenne précise la notion de "menace réelle, actuelle et suffisamment grave" pour un intérêt fondamental de la société, au sens de l'article 27, paragraphe 2, de la directive 2004/38/CE. Elle juge que le seul fait qu'un citoyen de l'Union purge une peine d'emprisonnement pour des infractions répétées d'abus sexuels sur mineurs ne suffit pas, en soi, à caractériser une menace actuelle justifiant son éloignement, sans une évaluation individualisée de son comportement futur.
13 juillet 2017
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la gestion et l'attribution d'espaces aéroportuaires à des sous-concessionnaires par le gestionnaire d'un aéroport constituent une "exploitation d'une aire géographique" au sens des directives sur les marchés publics dans les secteurs spéciaux. Par conséquent, une réglementation nationale qui dispense le gestionnaire de lancer une procédure d'appel d'offres préalable pour attribuer ces espaces est contraire au droit de l'Union. Cette décision impose donc aux autorités et aux gestionnaires aéroportuaires de respecter les principes de transparence et de concurrence lors de l'attribution de concessions de services ou de travaux dans les enceintes aéroportuaires.
13 juillet 2017
13 juillet 2017
13 juillet 2017
L'arrêt du Tribunal de l'UE (affaire T-65/15) précise les conditions de remboursement des sommes versées par la Commission dans le cadre d'un contrat de recherche (7e PCRD), en cas de contestation sur l'éligibilité des coûts déclarés. Il rappelle que la charge de la preuve des coûts éligibles incombe au bénéficiaire et que la Commission peut exercer un contrôle a posteriori, sans que le principe de confiance légitime ne soit invocable en l'absence d'assurances précises. Enfin, il écarte la notion d'abus de droit contractuel en l'absence de preuve d'une intention frauduleuse du cocontractant.
13 juillet 2017
La Cour de justice de l'Union européenne, dans l'affaire C-368/16, interprète le règlement (CE) n° 44/2001 concernant la compétence judiciaire en matière d'assurances. Elle précise qu'une clause attributive de juridiction conclue entre l'assureur et l'auteur du dommage n'est pas opposable à la personne lésée qui exerce une action directe contre cet assureur, lorsque la législation nationale lui reconnaît ce droit. Ainsi, la personne lésée peut attraire l'assureur devant les juridictions de son propre domicile, nonobstant la clause contractuelle.
13 juillet 2017
Cette ordonnance de la Cour de justice de l'Union européenne fixe le montant des dépens récupérables dans le cadre de deux pourvois joints opposant deux sociétés portant le même nom "Peek & Cloppenburg". Elle précise les critères de détermination des frais de représentation et de procédure, notamment en matière de marque de l'Union européenne, et constitue une référence pour l'évaluation des dépens dans les litiges similaires devant la CJUE.
13 juillet 2017
Cet arrêt du Tribunal de l'UE, rendu sur le fondement d'une clause compromissoire, tranche un litige financier entre la Commission européenne et la société Talanton AE relatif au contrat Pocemon, conclu dans le cadre du septième programme-cadre de recherche. Le Tribunal rejette la demande de la Commission en remboursement de sommes versées, estimant qu'elle n'a pas prouvé le caractère inéligible des coûts déclarés par Talanton, et déboute également la demande reconventionnelle de cette dernière. L'arrêt rappelle ainsi les principes de charge de la preuve et de bonne foi dans l'exécution des contrats de recherche européens.
13 juillet 2017
L'arrêt du Tribunal de l'UE précise les conditions de preuve de la nouveauté d'une variété végétale pour l'obtention d'une protection communautaire. Il confirme que le demandeur doit démontrer que la variété candidate n'a pas été commercialisée avant la date de référence, et que l'Office communautaire des variétés végétales (OCVV) peut rejeter la demande en l'absence de preuves suffisantes. Cette décision rappelle la rigueur exigée pour établir le critère de nouveauté prévu à l'article 10 du règlement (CE) n° 2100/94.
13 juillet 2017
L'arrêt du Tribunal de l'UE du 12 juillet 2017 (affaire T-634/15) précise l'appréciation du risque de confusion au sens de l'article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement (CE) n° 207/2009. Il confirme que des marques figuratives peuvent être jugées similaires malgré des différences visuelles et conceptuelles, dès lors qu'elles présentent une similitude phonétique prépondérante. Cette décision rappelle l'importance d'une appréciation globale des similitudes, où la similitude phonétique peut, à elle seule, créer un risque de confusion si les produits sont identiques ou très similaires.
12 juillet 2017