1 434textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2017.
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En vigueur
Règlement · Directive · Décision · Recommandation
86 816Arrêt CJUE · Ordonnance · Conclusions
45 476Versions consolidées des textes
28 358Propositions · Communications · Initiatives
82 732Accord international · PESC · Traité
22 930Budget · Avis · Résolution · Divers
163 020La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que les frais de traitement facturés par une compagnie aérienne en cas d'annulation de réservation par le passager ou de non-présentation à l'embarquement constituent une composante du prix total du billet. En conséquence, ces frais doivent être inclus dans le prix final affiché dès la première présentation du tarif, conformément à l'obligation de transparence prévue à l'article 23, paragraphe 1, du règlement (CE) n° 1008/2008. Cet arrêt précise la portée de la liberté tarifaire des transporteurs aériens en imposant que toutes les charges inévitables et prévisibles soient intégrées dans le prix annoncé pour protéger le consommateur.
6 juillet 2017
La Cour de justice de l'Union européenne, dans son arrêt du 6 juillet 2017 (affaire C-180/16 P), rejette le pourvoi de Toshiba contre la décision de la Commission européenne lui infligeant une amende pour sa participation à une entente sur le marché des appareillages de commutation à isolation gazeuse. La Cour confirme que la Commission n'était pas tenue d'adopter une nouvelle communication des griefs après l'annulation partielle de sa décision initiale par le Tribunal, et précise les modalités de calcul de l'amende, notamment pour les entreprises communes et la prise en compte du degré de contribution à l'infraction. Cet arrêt est important pour le droit français de la concurrence car il clarifie les limites des droits de la défense et le principe d'égalité de traitement dans le cadre de la révision des amendes par la Commission.
6 juillet 2017
Cette ordonnance de la Cour de justice de l'Union européenne rejette le pourvoi formé par Olga Stanislavivna Yanukovych, en tant qu'héritière de Viktor Viktorovych Yanukovych, contre le maintien de ce dernier sur la liste des personnes soumises à des mesures restrictives (gel des fonds) en lien avec la situation en Ukraine. La Cour confirme que le mémoire déposé au nom et pour le compte du requérant décédé est irrecevable, faute pour l'héritière de justifier d'un intérêt à agir propre et distinct de celui du défunt. Cette décision précise les conditions de recevabilité des pourvois en matière de mesures restrictives, notamment en cas de décès du requérant initial.
6 juillet 2017
Dans l'arrêt C-139/16 (affaire *Moreno Marín*), la Cour de justice de l'Union européenne interprète l'article 3, paragraphe 1, sous c), de la directive 2008/95/CE, relatif aux motifs de nullité des marques constituées de signes de provenance géographique. Elle précise qu'une marque verbale telle que "La Milla de Oro" peut être déclarée nulle si elle est perçue par le public pertinent comme une indication descriptive de l'origine géographique des produits ou services, et non comme une simple évocation fantaisiste. Cette décision rappelle aux praticiens français que l'appréciation du caractère descriptif d'une marque géographique doit se faire in concreto, en tenant compte de la perception du public et de l'usage effectif du signe dans le commerce.
6 juillet 2017
Le Tribunal de l'UE a rejeté le recours de la SNCM contre la décision de la Commission européenne qualifiant d'aides d'État illégales et incompatibles les mesures de restructuration et de privatisation accordées par la France. L'arrêt confirme l'application du critère de l'investisseur privé en économie de marché et valide la réouverture de la procédure formelle d'examen par la Commission, sans que la politique sociale n'exonère l'État du respect des règles de concurrence.
6 juillet 2017
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de la SNCM contre la décision de la Commission déclarant les aides d'État françaises à la restructuration et à la privatisation de la société illégales et incompatibles avec le marché intérieur. L'arrêt confirme que la Commission a correctement appliqué le critère de l'investisseur privé en économie de marché et n'a pas violé les principes de motivation, d'égalité de traitement ou la politique sociale des États membres. Pour un professionnel du droit français, cette décision réaffirme la rigueur du contrôle des aides d'État par la Commission, notamment dans le cadre d'opérations de privatisation.
6 juillet 2017
Le Tribunal de l'UE annule partiellement la décision de la Commission concernant des aides d'État françaises à la SNCM, jugeant que la Commission a insuffisamment motivé la réouverture de la procédure formelle d'examen et n'a pas correctement appliqué le critère de l'investisseur privé en économie de marché. L'arrêt précise les conditions de qualification d'aide d'État lors d'une privatisation et les obligations procédurales de la Commission.
6 juillet 2017
Le Tribunal de l'UE a annulé la décision de la Commission européenne concernant les aides d'État accordées par la France à la SNCM, estimant que la Commission avait violé l'obligation de motivation en rouvrant la procédure formelle d'examen sans justifier suffisamment le retrait de son appréciation initiale favorable fondée sur le critère de l'investisseur privé en économie de marché. Cet arrêt rappelle l'importance pour la Commission de motiver rigoureusement tout changement de position dans le cadre du contrôle des aides d'État, notamment lorsqu'elle remet en cause une analyse antérieure validant la logique économique d'une intervention publique.
6 juillet 2017
Cet arrêt de la CJUE précise la notion d'« intermédiaire » au sens du règlement REACH, en jugeant que l'exemption prévue à l'article 2, paragraphe 8, sous b), pour les substances utilisées comme intermédiaires ne s'applique pas à l'acrylamide, une substance extrêmement préoccupante. La Cour confirme ainsi que l'identification de l'acrylamide comme substance extrêmement préoccupante par l'ECHA est valide, même lorsqu'elle est utilisée dans la fabrication d'autres substances.
6 juillet 2017
L'arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) du 5 juillet 2017 dans l'affaire C-190/16 (Werner Fries/Lufthansa CityLine GmbH) valide l'interdiction faite aux titulaires d'une licence de pilote ayant atteint l'âge de 65 ans d'agir en tant que pilote d'un aéronef exploité pour le transport aérien commercial, telle que prévue par le règlement (UE) n° 1178/2011. La Cour juge que cette limitation, qui constitue une différence de traitement fondée sur l'âge, est justifiée par un objectif légitime de sécurité aérienne et proportionnée, et qu'elle ne porte pas une atteinte disproportionnée à la liberté professionnelle garantie par l'article 15 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne.
5 juillet 2017
L'ordonnance du président de la Cour de justice de l'Union européenne (C-548/16) concerne une demande de décision préjudicielle introduite par la Cour d'appel de Mons (Belgique) dans un litige opposant l'État belge à la société Biologie Dr Antoine SPRL. Cette affaire a été radiée du registre de la Cour à la suite du désistement de la partie requérante, l'État belge, mettant ainsi fin à la procédure sans qu'une décision au fond sur l'interprétation du droit de l'Union n'ait été rendue.
5 juillet 2017
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté comme partiellement irrecevable et partiellement sans objet le recours de l'EEB contre la Commission, qui contestait le refus partiel d'accès à des documents relatifs au retrait de la proposition de directive COM(2014) 397 final. Cette ordonnance précise les limites du contrôle juridictionnel en matière d'accès aux documents, notamment lorsque l'institution a déjà accordé l'accès en cours d'instance. Pour un professionnel du droit français, cette décision illustre la rigueur procédurale exigée pour les recours fondés sur le règlement (CE) n° 1049/2001.
5 juillet 2017
La Cour de justice de l'Union européenne fixe le montant des dépens récupérables par l'Agence européenne de la sécurité aérienne (AESA) dans le cadre du litige l'opposant à Heli-Flight GmbH & Co. KG. Cette ordonnance, rendue sur le fondement de l'article 145 du règlement de procédure, détermine le montant que la partie condamnée doit rembourser au titre des frais exposés par l'AESA. Pour le praticien français, cette décision illustre la procédure de taxation des dépens devant la CJUE et précise les critères de fixation des frais récupérables dans un contentieux impliquant une agence européenne.
4 juillet 2017
Cet arrêt du Tribunal de l'UE porte sur un recours introduit par European Dynamics Luxembourg contre l'Agence de l'Union européenne pour les chemins de fer (ERA) concernant un marché public de services informatiques. Le Tribunal a examiné la légalité du rejet de l'offre de la requérante, notamment au regard de l'obligation de motivation et du caractère anormalement bas de l'offre. La décision précise les conditions dans lesquelles une offre peut être écartée comme anormalement basse et rappelle l'étendue du contrôle juridictionnel sur l'appréciation des offres par le pouvoir adjudicateur.
4 juillet 2017
4 juillet 2017
L'arrêt du Tribunal de l'UE du 4 juillet 2017 (affaire T-234/15) rejette le recours en annulation de la société Systema Teknolotzis contre une décision de la Commission européenne formant titre exécutoire pour le recouvrement de sommes versées au titre de conventions de subvention. Le Tribunal confirme la validité de la procédure de recouvrement, jugeant que la Commission n'a pas violé le principe de proportionnalité, son devoir de diligence ou son obligation de motivation. Cette décision précise les conditions de recevabilité d'un recours en annulation contre un titre exécutoire fondé sur l'article 299 TFUE dans le cadre des programmes-cadres de recherche.
4 juillet 2017
Le Tribunal de l'Union européenne a annulé la décision de l'Agence ferroviaire européenne rejetant l'offre d'European Dynamics Luxembourg dans le cadre d'un marché public de services informatiques. L'arrêt précise que l'Agence a violé son obligation de motivation en ne fournissant pas d'explications suffisantes sur le caractère anormalement bas de l'offre et sur les critères de classement retenus. Cette décision rappelle aux pouvoirs adjudicateurs l'importance de motiver rigoureusement le rejet d'une offre, notamment lorsqu'elle est jugée anormalement basse.
4 juillet 2017
Le président de la Cour de justice de l'Union européenne a ordonné la radiation de l'affaire C-539/16, relative à une demande de décision préjudicielle du Landgericht Frankfurt am Main (Allemagne) dans le litige opposant Richard Rodriguez Serin à HOP!-Regional. Cette ordonnance met fin à la procédure sans qu'une décision au fond ne soit rendue sur l'interprétation du droit de l'Union.
30 juin 2017
Le Tribunal de l'Union européenne rejette le recours de la société It Works contre la décision de l'EUIPO rejetant sa marque de l'Union européenne "IT it WORKS" en raison d'un risque de confusion avec la marque antérieure "IT" de KESA Holdings Luxembourg. L'ordonnance confirme l'appréciation de l'EUIPO sur la similitude des signes et des produits, soulignant l'absence de caractère distinctif suffisant pour écarter le risque de confusion. Cette décision illustre l'application stricte des critères de validité des marques de l'UE, notamment en matière de conflit avec des marques antérieures.
29 juin 2017
La Cour de justice de l'Union européenne précise, dans l'affaire C-579/15, les conditions d'application du motif facultatif de non-exécution d'un mandat d'arrêt européen prévu à l'article 4, point 6, de la décision-cadre 2002/584/JAI. Elle juge que cet article ne s'oppose pas à une législation nationale qui subordonne le refus de remise d'un ressortissant de l'Union résidant dans l'État d'exécution à l'engagement de ce dernier d'exécuter lui-même la peine. L'arrêt impose une obligation d'interprétation conforme du droit national pour garantir l'effectivité de la décision-cadre, tout en laissant une marge d'appréciation aux États membres dans sa mise en œuvre.
29 juin 2017