1 434textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2017.
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Règlement · Directive · Décision · Recommandation
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28 358Propositions · Communications · Initiatives
82 739Accord international · PESC · Traité
22 930Budget · Avis · Résolution · Divers
163 020L'arrêt du Tribunal de l'UE du 29 juin 2017 (affaire T-343/14) rejette les demandes en nullité de la marque verbale de l'Union européenne « CIPRIANI » formées par la société Cipriani. Le Tribunal confirme que l'enregistrement de cette marque n'a pas été effectué de mauvaise foi et ne porte pas atteinte à un droit antérieur sur un nom notoire, au sens des articles 52 et 53 du règlement n° 207/2009. Pour le praticien français, cette décision précise les conditions strictes de preuve requises pour établir la mauvaise foi du déposant et la notoriété d'un nom patronymique dans le cadre d'une action en nullité.
29 juin 2017
La Cour de justice de l'Union européenne précise, dans l'affaire C-579/15, les conditions d'application du motif facultatif de non-exécution d'un mandat d'arrêt européen prévu à l'article 4, point 6, de la décision-cadre 2002/584/JAI. Elle juge que cet article ne s'oppose pas à une législation nationale qui subordonne le refus de remise d'un ressortissant de l'Union résidant dans l'État d'exécution à l'engagement de ce dernier d'exécuter lui-même la peine. L'arrêt impose une obligation d'interprétation conforme du droit national pour garantir l'effectivité de la décision-cadre, tout en laissant une marge d'appréciation aux États membres dans sa mise en œuvre.
29 juin 2017
29 juin 2017
Le Tribunal de l'Union européenne rejette le recours de la société It Works contre la décision de l'EUIPO rejetant sa marque de l'Union européenne "IT it WORKS" en raison d'un risque de confusion avec la marque antérieure "IT" de KESA Holdings Luxembourg. L'ordonnance confirme l'appréciation de l'EUIPO sur la similitude des signes et des produits, soulignant l'absence de caractère distinctif suffisant pour écarter le risque de confusion. Cette décision illustre l'application stricte des critères de validité des marques de l'UE, notamment en matière de conflit avec des marques antérieures.
29 juin 2017
29 juin 2017
La Cour de justice de l'Union européenne a condamné le Portugal pour manquement à ses obligations en matière de droits d'accise sur les cigarettes. La législation portugaise limitant dans le temps la commercialisation et la vente des paquets de cigarettes après leur mise à la consommation a été jugée disproportionnée et contraire à la libre circulation des produits soumis à accise. Cette décision précise les conditions d'exigibilité des droits d'accise et rappelle que les États membres ne peuvent imposer des restrictions temporelles à la vente de produits déjà mis à la consommation sans violer le principe de proportionnalité.
29 juin 2017
29 juin 2017
La Cour de justice de l'Union européenne a condamné l'Allemagne pour manquement à ses obligations en matière de séparation comptable dans le secteur ferroviaire. Elle a jugé que les conventions de cession de bénéfices au sein du groupe Deutsche Bahn constituaient un transfert illicite d'aides publiques destinées à l'infrastructure vers les services de transport. En outre, l'Allemagne n'a pas respecté l'obligation de présenter contrat par contrat les compensations de service public versées pour le transport de voyageurs.
28 juin 2017
L'arrêt Tayto Group c. EUIPO (T-287/15) précise les conditions de preuve de l'usage sérieux d'une marque de l'UE, notamment lorsque la marque est utilisée sous une forme différant de son enregistrement. Il confirme que l'usage par un tiers avec le consentement du titulaire est assimilable à un usage par le titulaire lui-même, et que l'appréciation du caractère distinctif de la forme utilisée doit être globale. Cette décision rappelle également l'obligation de motivation de l'EUIPO dans l'examen des preuves d'usage.
28 juin 2017
28 juin 2017
L'arrêt du Tribunal de l'UE (affaire T-333/15, Josel / EUIPO) précise les conditions de l'usage sérieux d'une marque antérieure dans le cadre d'une procédure d'opposition. Il interprète l'article 15, §1, second alinéa, sous a), du règlement n° 207/2009, en jugeant que l'usage de la marque sous une forme différant par des éléments altérant son caractère distinctif ne peut être considéré comme un usage valable. En l'espèce, la marque verbale "NN" n'était pas reconnue comme ayant fait l'objet d'un usage sérieux, ce qui a conduit au rejet de l'opposition.
28 juin 2017
Cet arrêt du Tribunal de l'UE précise les conditions de preuve de l'usage sérieux d'une marque de l'Union européenne, notamment lorsque la marque est utilisée sous une forme différant par des éléments n'altérant pas son caractère distinctif (article 15, §1, a) du règlement n° 207/2009). Il rappelle que l'usage par un tiers peut être imputé au titulaire (article 15, §2) et que l'obligation de motivation de l'EUIPO doit être respectée. En pratique, pour un professionnel français, cette décision confirme la flexibilité dans l'appréciation des preuves d'usage tout en exigeant une motivation rigoureuse des décisions de l'Office.
28 juin 2017
L'arrêt du Tribunal de l'UE du 28 juin 2017 (affaire T-333/15) précise les conditions de l'usage sérieux d'une marque antérieure dans le cadre d'une procédure d'opposition. Il interprète l'article 15, §1, second alinéa, sous a), du règlement n° 207/2009, en jugeant que l'usage de la marque sous une forme différant par des éléments altérant le caractère distinctif ne permet pas de prouver l'usage sérieux de la marque telle qu'enregistrée. En l'espèce, la marque verbale "NN" a été considérée comme non sérieusement exploitée, ce qui a conduit au rejet de l'opposition.
28 juin 2017
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que le développement d'un médicament déjà autorisé pour de nouvelles indications thérapeutiques peut donner lieu à une autorisation de mise sur le marché distincte, assortie d'un nouveau nom commercial, sans que cela constitue une simple extension de l'autorisation initiale. Cette décision clarifie la notion d'« autorisation globale » prévue à l'article 6, paragraphe 1, second alinéa, de la directive 2001/83/CE, et précise les conditions d'octroi de la période de protection réglementaire des données pour ces nouvelles autorisations. Pour un professionnel du droit français, cet arrêt a une portée pratique importante dans le contentieux pharmaceutique, notamment pour déterminer la durée de protection des données d'essais cliniques et les stratégies de dépôt de demandes d'AMM.
28 juin 2017
La Cour de justice de l'Union européenne a condamné l'Allemagne pour manquement à ses obligations en matière de séparation comptable et financière entre la gestion de l'infrastructure ferroviaire et les services de transport. L'arrêt précise que les conventions de cession de bénéfices au sein du groupe Deutsche Bahn constituent un transfert illicite d'aides publiques destinées à l'infrastructure vers les activités de transport, violant l'article 6, paragraphe 1, de la directive 91/440/CEE. En outre, la Cour a jugé que l'Allemagne n'avait pas respecté les obligations de transparence comptable imposées par l'article 6, paragraphe 1, du règlement n° 1370/2007, en ne présentant pas contrat par contrat les aides publiques versées pour les services de transport de voyageurs d'intérêt économique général.
28 juin 2017
Dans l'affaire C-436/16, la Cour de justice de l'Union européenne a interprété l'article 23 du règlement (CE) n° 44/2001 concernant les clauses attributives de juridiction. Elle a jugé qu'une clause de prorogation de compétence figurant dans un contrat entre deux sociétés peut être invoquée par les représentants de l'une d'elles dans le cadre d'une action en responsabilité délictuelle dirigée contre eux personnellement, dès lors que cette action est en rapport avec ledit contrat. Cette décision élargit la portée subjective des clauses attributives de juridiction en les rendant opposables aux tiers qui sont des organes ou représentants de la partie contractante.
28 juin 2017
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que l'exonération de l'impôt espagnol sur les constructions, installations et travaux accordée aux immeubles de l'Église catholique en vertu d'un accord de 1979 avec le Saint-Siège constitue une aide d'État au sens de l'article 107, paragraphe 1, TFUE. Cette exonération, qui confère un avantage sélectif à une entité exerçant des activités économiques (comme l'enseignement), est illégale car elle n'a pas été notifiée à la Commission et constitue une aide nouvelle non autorisée. Pour un professionnel du droit français, cet arrêt rappelle que les exonérations fiscales accordées à des organisations religieuses ou autres entités privées peuvent être requalifiées en aides d'État si elles faussent la concurrence, et que les accords internationaux antérieurs à l'adhésion à l'UE ne dispensent pas de l'obligation de notification.
27 juin 2017
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de Flamagas contre la décision de l'EUIPO annulant sa marque tridimensionnelle représentant la forme d'un briquet avec ailette latérale et l'élément verbal "CLIPPER". La juridiction a confirmé que cette forme était nécessaire à l'obtention d'un résultat technique au sens de l'article 7, paragraphe 1, sous e), ii), du règlement n° 207/2009, et qu'elle était dépourvue de caractère distinctif. Pour le praticien français, cet arrêt rappelle la rigueur avec laquelle sont appréciées les marques de forme, notamment l'impossibilité de protéger par le droit des marques les caractéristiques techniques essentielles d'un produit.
27 juin 2017
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de Deutsche Post AG contre une décision de l'EUIPO, confirmant l'absence de risque de confusion entre la marque verbale « PostModern » et les marques antérieures « POST » et « Deutsche Post ». L'arrêt précise que, pour apprécier le risque de confusion, le consommateur moyen perçoit la marque dans son ensemble, et que le caractère distinctif faible de l'élément commun « Post » ne suffit pas à créer un risque de confusion avec « PostModern ».
27 juin 2017
L'arrêt du Tribunal de l'UE du 27 juin 2017 (affaire T-580/15) confirme le rejet de la demande en nullité de la marque tridimensionnelle CLIPPER (forme d'un briquet avec ailette latérale). Le Tribunal juge que cette forme est nécessaire à l'obtention d'un résultat technique au sens de l'article 7, §1, e), ii), du règlement n° 207/2009, et qu'elle est dépourvue de caractère distinctif au sens de l'article 7, §1, b). Il précise également que l'absence de description de la marque dans la demande d'enregistrement n'affecte pas la validité de celle-ci.
27 juin 2017