1 434textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2017.
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Avec texte intégral
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Résumés IA
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En vigueur
Règlement · Directive · Décision · Recommandation
86 821Arrêt CJUE · Ordonnance · Conclusions
45 504Versions consolidées des textes
28 358Propositions · Communications · Initiatives
82 739Accord international · PESC · Traité
22 930Budget · Avis · Résolution · Divers
163 020L'ordonnance du président de la Cour de justice de l'Union européenne dans l'affaire C-683/15 fait suite à un recours en manquement introduit par la Commission européenne contre la Pologne, concernant une violation présumée du droit de l'Union. Le président a ordonné la radiation de l'affaire du registre de la Cour, probablement en raison d'un désistement ou d'un accord entre les parties, mettant ainsi fin à la procédure sans qu'une décision au fond ne soit rendue. Cette décision illustre la gestion procédurale des recours en manquement devant la CJUE.
27 juin 2017
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que l'exonération de l'impôt espagnol sur les constructions, installations et travaux accordée aux immeubles de l'Église catholique en vertu d'un accord de 1979 avec le Saint-Siège constitue une aide d'État au sens de l'article 107, paragraphe 1, TFUE. Cette exonération, qui confère un avantage sélectif à une entité exerçant des activités économiques (comme l'enseignement), est illégale car elle n'a pas été notifiée à la Commission et constitue une aide nouvelle non autorisée. Pour un professionnel du droit français, cet arrêt rappelle que les exonérations fiscales accordées à des organisations religieuses ou autres entités privées peuvent être requalifiées en aides d'État si elles faussent la concurrence, et que les accords internationaux antérieurs à l'adhésion à l'UE ne dispensent pas de l'obligation de notification.
27 juin 2017
La Cour de justice de l'Union européenne a déclaré irrecevables les demandes de décision préjudicielle portant sur des aides d'État, au motif que les questions posées étaient de nature hypothétique et que les juridictions de renvoi n'avaient pas fourni de précisions suffisantes sur le contexte factuel des litiges au principal, en méconnaissance des exigences de l'article 94 du règlement de procédure. Cette ordonnance rappelle l'importance pour les juges nationaux de définir avec précision le cadre factuel et juridique de leurs questions préjudicielles pour que la Cour puisse statuer utilement.
22 juin 2017
Dans l'arrêt C-126/16 (Federatie Nederlandse Vakvereniging e.a. / Smallsteps), la CJUE précise que la directive 2001/23/CE sur le maintien des droits des travailleurs en cas de transfert d'entreprise s'applique à une opération de « pre-pack » (vente préparée avant une faillite), même si elle intervient dans le cadre d'une procédure d'insolvabilité. La Cour juge que l'exception prévue à l'article 5, paragraphe 1, de la directive ne s'applique pas lorsque la procédure vise principalement la survie de l'entreprise, et non sa liquidation, ce qui impose au cessionnaire de reprendre les contrats de travail et les dettes salariales.
22 juin 2017
22 juin 2017
Dans l'affaire C-20/16, la Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la méthode d'exonération avec réserve de progressivité, appliquée par un État membre aux revenus perçus dans un autre État membre, ne peut exclure la déduction des cotisations d'assurance vieillesse et maladie prélevées sur ces revenus. Une telle exclusion constitue une restriction à la libre circulation des travailleurs, sauf si elle est justifiée par un lien direct et exclusif avec des recettes exonérées. Cette décision impose aux États membres de prendre en compte ces cotisations dans le calcul de l'impôt, même pour les revenus exonérés.
22 juin 2017
La Cour de justice de l'Union européenne a déclaré irrecevables des demandes de décision préjudicielle portant sur la qualification d'aides d'État d'opérations d'augmentation de capital impliquant des sociétés publiques roumaines, en raison de leur caractère hypothétique et du défaut de précisions suffisantes sur le contexte factuel. Cette ordonnance rappelle l'exigence pour les juridictions nationales de fournir un cadre factuel et juridique complet, conformément à l'article 94 du règlement de procédure, sous peine d'irrecevabilité manifeste.
22 juin 2017
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la réglementation hongroise sur les jeux de hasard en ligne, qui rendait pratiquement impossible l'obtention d'une concession pour les opérateurs privés établis dans d'autres États membres, constitue une restriction injustifiée à la libre prestation de services. Cet arrêt précise les limites des monopoles nationaux dans ce secteur et rappelle que les restrictions doivent être proportionnées et non discriminatoires.
22 juin 2017
Cet arrêt de la CJUE précise les conditions dans lesquelles un organisme privé, comme le Motor Insurers' Bureau of Ireland (MIBI), peut être considéré comme une émanation de l'État et se voir opposer les dispositions d'une directive ayant un effet direct. Il clarifie que l'article 1er de la directive 90/232/CEE, imposant l'assurance obligatoire pour les dommages corporels de tous les passagers, peut être invoqué contre un tel organisme, même en l'absence de transposition correcte de la directive en droit national.
22 juin 2017
Dans l'arrêt E.ON Biofor Sverige (C-549/15), la CJUE a jugé qu'une réglementation suédoise imposant que le bilan massique du biogaz durable soit réalisé dans un lieu clairement délimité, tout en admettant cette condition pour le transport via le réseau gazier national mais en l'excluant pour les importations via des réseaux interconnectés d'autres États membres, constitue une restriction injustifiée à la libre circulation des marchandises. La Cour a précisé que l'article 18, paragraphe 1, de la directive 2009/28/CE n'exige pas une telle délimitation physique, permettant ainsi aux États membres de reconnaître les systèmes de bilan massique fonctionnant à travers des réseaux gaziers interconnectés. Cet arrêt clarifie les conditions de mise en œuvre des critères de durabilité pour les biocarburants, en limitant les obstacles nationaux aux échanges transfrontaliers.
22 juin 2017
L'arrêt du Tribunal de l'UE du 21 juin 2017 (affaire T-699/15) rejette le recours de City Train contre le refus d'enregistrement de la marque figurative "CityTrain" par l'EUIPO. Il confirme que ce signe est descriptif et dépourvu de caractère distinctif pour les services de transport, en application de l'article 7, paragraphe 1, sous b) et c), du règlement n° 207/2009. L'arrêt précise également que la société requérante ne peut invoquer un cas fortuit pour justifier le non-respect du délai de recours.
21 juin 2017
Cet arrêt du Tribunal de l'UE confirme le rejet de l'opposition formée par Tillotts Pharma contre l'enregistrement de la marque verbale "OCTASA" pour des produits pharmaceutiques. Le Tribunal a jugé qu'il n'existait pas de risque de confusion avec les marques antérieures "PENTASA", en raison des différences visuelles et phonétiques entre les signes, malgré la similarité des produits. Cette décision précise les critères d'appréciation du risque de confusion pour les marques pharmaceutiques, en insistant sur l'importance des différences dans les parties d'attaque des signes.
21 juin 2017
Dans l'affaire C-449/16, la Cour de justice de l'Union européenne a interprété l'article 12 de la directive 2011/98/UE, relatif à l'égalité de traitement des ressortissants de pays tiers titulaires d'un permis unique. Elle a jugé que ce principe s'oppose à une législation nationale qui subordonne l'octroi de prestations familiales à la condition que le travailleur étranger justifie d'un titre de séjour d'une durée minimale, dès lors que cette condition n'est pas imposée aux nationaux. Cette décision clarifie la portée du droit à l'égalité de traitement en matière de sécurité sociale pour les travailleurs migrants extra-européens.
21 juin 2017
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de Tillotts Pharma contre le refus d'enregistrement de la marque verbale "OCTASA" pour des produits pharmaceutiques, en raison d'un risque de confusion avec les marques antérieures "PENTASA". Pour un professionnel du droit français, cet arrêt illustre l'application stricte du critère de similitude phonétique et visuelle entre marques dans le secteur pharmaceutique, où un faible degré de similitude entre les signes peut être compensé par l'identité des produits et la spécificité du public concerné (professionnels de santé et patients).
21 juin 2017
La Cour de justice de l'Union européenne, dans l'affaire C-621/15, précise les conditions de preuve du défaut d'un vaccin et du lien de causalité avec le dommage subi, dans le cadre de la directive 85/374/CEE sur la responsabilité du fait des produits défectueux. Elle admet que, en l'absence de consensus scientifique, le juge national peut se fonder sur un faisceau d'indices graves, précis et concordants pour établir la preuve, sans exiger un lien de causalité certain et direct. Cet arrêt clarifie ainsi la portée de l'article 4 de la directive en matière de charge de la preuve pour les produits pharmaceutiques.
21 juin 2017
L'arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne (C-9/16) précise que le code frontières Schengen (règlement n° 562/2006) s'oppose à une réglementation nationale qui autorise, dans une zone frontalière de 30 km, des contrôles d'identité systématiques sans qu'il existe un comportement suspect de la personne concernée ou des circonstances particulières. En revanche, des mesures de contrôle dans l'enceinte des gares ferroviaires peuvent être admises si elles ne revêtent pas un caractère systématique et sont justifiées par des objectifs de sécurité publique.
21 juin 2017
La Cour de justice de l'Union européenne, dans cet arrêt du 21 juin 2017, précise les conditions de preuve en matière de responsabilité du fait des produits défectueux (Directive 85/74/CEE) dans le cadre d'une action en indemnisation pour sclérose en plaques consécutive à une vaccination contre l'hépatite B. Elle admet que, en l'absence de consensus scientifique, le juge national peut se fonder sur un faisceau d'indices graves, précis et concordants pour établir le défaut du vaccin et le lien de causalité avec le dommage, sans exiger une preuve scientifique absolue. Cette décision assouplit la charge de la preuve pesant sur la victime, tout en laissant son appréciation au juge du fond.
21 juin 2017
Cet arrêt du Tribunal de l'UE confirme le refus d'enregistrement de la marque figurative "CityTrain" pour des services de transport, en raison de son caractère descriptif et de l'absence de caractère distinctif au sens de l'article 7, paragraphe 1, sous b) et c), du règlement (CE) n° 207/2009. Il précise également les conditions strictes de recevabilité d'un recours tardif pour cas fortuit.
21 juin 2017
20 juin 2017
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours contre la décision de l'EUIPO, confirmant l'absence de risque de confusion entre la marque verbale NSU demandée et la marque antérieure NSU pour des produits identiques ou similaires. L'arrêt précise les conditions de preuve de l'usage sérieux de la marque antérieure au sens de l'article 42 du règlement n° 207/2009, en exigeant des éléments concrets et objectifs sur l'étendue et la durée de l'exploitation commerciale. Cette décision rappelle l'importance pour l'opposant de démontrer un usage effectif et non symbolique de sa marque pour bénéficier de la protection contre un risque de confusion.
20 juin 2017