1 434textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2017.
1 434
Total documents
429 373
Avec texte intégral
275 210
Résumés IA
0
En vigueur
Règlement · Directive · Décision · Recommandation
86 821Arrêt CJUE · Ordonnance · Conclusions
45 504Versions consolidées des textes
28 359Propositions · Communications · Initiatives
82 739Accord international · PESC · Traité
22 930Budget · Avis · Résolution · Divers
163 020Cet arrêt du Tribunal de l'UE précise les conditions d'application de la règle anticumul aux pensions d'ancienneté des députés européens, en validant la suspension et le recouvrement de la pension d'un ancien député percevant une indemnité de président d'une autorité portuaire italienne. Le Tribunal rejette le moyen tiré de la confiance légitime, considérant que le renvoi à la législation nationale dans la réglementation du Parlement ne crée pas d'obligation pour l'institution de se conformer à l'interprétation nationale de cette règle.
12 mai 2017
Dans l'affaire C-131/16, la Cour de justice de l'Union européenne interprète les directives 2004/17 et 92/13 relatives aux marchés publics dans les secteurs de l'eau, de l'énergie, des transports et des services postaux. Elle précise que le principe d'égalité de traitement n'impose pas à l'entité adjudicatrice de demander à un soumissionnaire de modifier ou compléter son offre, et que le refus de ce dernier peut justifier la retenue de sa garantie bancaire. En outre, la Cour juge qu'un soumissionnaire exclu conserve un intérêt à agir en annulation de la décision d'attribution du marché, même après l'expiration du délai de validité de son offre, afin d'obtenir réparation du préjudice subi.
11 mai 2017
Le Tribunal de l'Union européenne a annulé les mesures de gel des fonds imposées à M. Barqawi, estimant que le Conseil n'avait pas suffisamment démontré son lien avec le régime syrien. Cette décision rappelle l'exigence d'une base factuelle solide pour justifier l'inscription sur les listes de sanctions, même en matière de politique étrangère. Pour un praticien français, l'arrêt confirme le contrôle juridictionnel strict des motifs invoqués par le Conseil.
11 mai 2017
La Cour de justice de l'Union européenne s'est déclarée manifestement incompétente pour répondre à une demande de décision préjudicielle portant sur des faits antérieurs à l'adhésion de la Roumanie à l'UE. Cette ordonnance confirme que le droit de l'Union ne s'applique pas ratione temporis à des situations juridiques définitivement constituées avant la date d'adhésion. Pour un professionnel du droit français, cette décision illustre les limites temporelles strictes de la compétence de la CJUE dans les contentieux impliquant des États membres ayant adhéré après 2004.
11 mai 2017
Dans l'affaire C-302/16, la Cour de justice de l'Union européenne précise les conditions d'exonération de l'obligation d'indemnisation du transporteur aérien en cas d'annulation de vol, au sens du règlement n° 261/2004. Elle juge que le transporteur est dégagé de cette obligation s'il informe en temps utile l'agent de voyage en ligne du changement d'horaire, même si ce dernier transmet l'information au passager moins de quatorze jours avant le départ. Pour le professionnel du droit français, cet arrêt clarifie la répartition des responsabilités entre le transporteur et l'intermédiaire dans la chaîne d'information des passagers.
11 mai 2017
La Cour de justice de l'Union européenne a rejeté le pourvoi de la Suède contre le refus de la Commission de divulguer des documents relatifs à une procédure EU Pilot. Elle confirme l'application d'une présomption générale de confidentialité pour ces documents, fondée sur l'exception de protection des objectifs des activités d'enquête (article 4, §2, 3e tiret du règlement 1049/2001). Cette décision précise que la simple invocation d'un intérêt public supérieur à la transparence ne suffit pas à renverser cette présomption, renforçant ainsi la protection des procédures précontentieuses de la Commission.
11 mai 2017
Cet arrêt du Tribunal de l'UE annule, pour erreur manifeste d'appréciation, les mesures de gel des fonds imposées à M. Barqawi par le Conseil dans le cadre des restrictions contre la Syrie. Le juge estime que le Conseil n'a pas suffisamment démontré le lien entre l'intéressé et le régime syrien ou ses activités de répression. Cette décision rappelle l'exigence d'une base factuelle solide et individualisée pour justifier l'inscription sur les listes de sanctions.
11 mai 2017
L'avocat général Szpunar propose de qualifier le service Uber d'« intermédiation » comme faisant partie intégrante d'un service global de transport, et non comme un simple service de la société de l'information. Il en conclut que ce service relève du domaine des transports (article 58, §1, TFUE) et peut donc être soumis à une autorisation administrative par les États membres, sans être régi par la directive "services" (2006/123) ni par la directive sur le commerce électronique (2000/31).
11 mai 2017
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la cession d'un immeuble à l'État ou à une collectivité territoriale en vue d'acquitter une dette fiscale ne constitue pas une « livraison de biens effectuée à titre onéreux » au sens de la directive TVA. Cette opération échappe donc au champ d'application de la TVA, car elle ne répond pas à la condition d'un lien direct entre la prestation et une contrepartie réelle. Pour un professionnel du droit français, cet arrêt précise les limites de la notion de livraison à titre onéreux en matière de dation en paiement pour dettes fiscales.
11 mai 2017
L'arrêt du Tribunal de l'UE (affaire T-304/15) annule, pour erreur manifeste d'appréciation, les mesures de gel des fonds imposées à M. Abdulkarim par le Conseil. Le Tribunal juge que les éléments de preuve fournis par le Conseil ne suffisent pas à établir un lien suffisant entre l'intéressé et le régime syrien pour justifier son inscription sur la liste des personnes visées par les mesures restrictives. Cette décision rappelle l'exigence d'une base factuelle solide pour le maintien de sanctions individuelles en matière de PESC.
11 mai 2017
La Cour de justice de l'Union européenne annule l'arrêt du Tribunal et le règlement délégué n° 665/2013, en ce qu'il impose une méthode de mesure de l'efficacité énergétique des aspirateurs basée uniquement sur le réservoir vide, sans tenir compte des performances en conditions réelles d'utilisation. La Cour juge que la Commission a excédé les limites de la compétence déléguée par le législateur européen en adoptant une méthode qui ne permet pas aux consommateurs de comparer valablement la consommation d'énergie des appareils. Cette décision rappelle l'importance du respect strict des délégations de pouvoir et de l'obligation de motiver les choix techniques dans les actes délégués.
11 mai 2017
L'arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne (C-59/16) interprète l'article 32, paragraphe 1, sous e), i) du code des douanes communautaire, précisant que les frais de transport des marchandises jusqu'au lieu d'introduction sur le territoire douanier de l'Union doivent être inclus dans la valeur en douane, même si le transport est effectué en partie par un moyen non commercial (ex: voiture personnelle). La Cour clarifie que la notion de "frais de transport" couvre l'intégralité du coût du déplacement des marchandises, sans distinction selon le mode de transport utilisé.
11 mai 2017
Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne (C-562/14 P) précise les conditions d'application de l'exception de protection des objectifs des activités d'enquête (article 4, §2, 3e tiret du règlement 1049/2001) dans le cadre des procédures EU Pilot. La Cour confirme l'existence d'une présomption générale de confidentialité pour l'ensemble des documents échangés dans ce type de procédure précontentieuse, et rappelle que le demandeur doit démontrer l'existence d'un intérêt public supérieur pour en obtenir la divulgation.
11 mai 2017
Cet arrêt du Tribunal de l'UE annule la décision de l'EASME (Agence exécutive pour les PME) qui avait déclaré irrecevable la proposition d'une PME dans le cadre du programme Horizon 2020 pour non-respect de la règle de "soumission unique". Le Tribunal retient une erreur d'appréciation et une violation des règles de procédure, en raison d'une inaccessibilité temporaire du portail électronique de dépôt, ouvrant droit à une éventuelle réparation du préjudice subi.
11 mai 2017
La Cour de justice de l'Union européenne a confirmé la nullité de marques constituées par une surface avec des pois noirs, en application de l'article 7, paragraphe 1, sous e), ii) du règlement n° 40/94. Elle a jugé que de tels signes, consistant en la forme du produit nécessaire à l'obtention d'un résultat technique, sont exclus de la protection par le droit des marques. Cet arrêt précise la portée de l'exclusion des signes fonctionnels et rappelle que le caractère distinctif acquis par l'usage ne peut remédier à cette nullité absolue.
11 mai 2017
La Cour de justice de l'Union européenne confirme que l'enregistrement d'une marque constituée par la surface d'un produit avec des pois noirs peut être déclaré nul si elle est composée exclusivement de la forme du produit nécessaire à l'obtention d'un résultat technique, au sens de l'article 7, paragraphe 1, sous e), ii), du règlement n° 40/94. Cette décision précise les conditions d'application de ce motif absolu de nullité, notamment en ce qui concerne la perception du public pertinent et la fonctionnalité technique des signes tridimensionnels.
11 mai 2017
Cet arrêt du Tribunal de l'UE confirme la validité de l'inscription du DEHP (phtalate de bis(2-éthylhexyle)) sur la liste des substances candidates à l'autorisation (annexe XIV) du règlement REACH. Il précise que l'ECHA peut compléter l'inscription d'une substance déjà listée pour y ajouter de nouvelles propriétés perturbatrices endocriniennes, sans devoir rouvrir l'intégralité de la procédure d'identification. Cette décision clarifie la portée des articles 57 et 59 du règlement n° 1907/2006, renforçant la flexibilité de l'agence dans la gestion des substances extrêmement préoccupantes.
11 mai 2017
Cet arrêt du Tribunal de l'UE concerne un recours introduit par une société (KK) contre l'Agence exécutive pour les petites et moyennes entreprises (EASME) à la suite du rejet de sa proposition dans le cadre du programme Horizon 2020. Le Tribunal a examiné la légalité de la décision de l'EASME déclarant la proposition non éligible en raison de la règle de "soumission unique", et a statué sur l'absence d'erreur d'appréciation et de violation des règles de procédure, tout en rejetant la demande en responsabilité non contractuelle. Pour le praticien français, cet arrêt illustre les strictes conditions d'éligibilité des propositions dans les appels à projets européens et la marge d'appréciation reconnue aux agences exécutives, même en cas de difficultés techniques temporaires du portail de dépôt.
11 mai 2017
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de la société Deza contre l'Agence européenne des produits chimiques (ECHA) concernant l'inscription du phtalate de bis(2-éthylhexyle) (DEHP) sur la liste des substances candidates à une autorisation. Il a confirmé que l'ECHA pouvait identifier le DEHP comme substance extrêmement préoccupante en raison de ses propriétés toxiques pour la reproduction, sans devoir démontrer un risque spécifique pour la santé humaine ou l'environnement. Cette décision précise les conditions d'application des articles 57 et 59 du règlement REACH, renforçant le processus d'identification des substances à haut risque.
11 mai 2017
L'arrêt de la CJUE, rendu sur conclusions de l'avocat général, précise les conditions de validité d'une procédure de marché public en cascade, notamment en ce qui concerne la pondération des sous-critères au sein des critères d'attribution. Il rappelle que le principe d'égalité de traitement et l'obligation de transparence imposent que les sous-critères soient préalablement définis et portés à la connaissance des candidats, sous peine d'irrégularité de la procédure. En l'espèce, la Cour rejette le pourvoi de l'EUIPO, confirmant l'annulation de la décision d'attribution pour défaut de motivation et erreurs manifestes d'appréciation, et ouvre droit à une indemnisation pour perte de chance.
11 mai 2017