1 434textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2017.
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Avec texte intégral
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Résumés IA
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En vigueur
Règlement · Directive · Décision · Recommandation
86 821Arrêt CJUE · Ordonnance · Conclusions
45 504Versions consolidées des textes
28 359Propositions · Communications · Initiatives
82 739Accord international · PESC · Traité
22 930Budget · Avis · Résolution · Divers
163 020La Cour de justice de l'Union européenne a constaté que le Royaume-Uni a manqué à ses obligations découlant de la directive 91/271/CEE relative au traitement des eaux urbaines résiduaires. Le manquement porte sur le défaut de collecte et de traitement adéquat des eaux usées dans plusieurs agglomérations, notamment en ce qui concerne le traitement secondaire et le traitement plus rigoureux requis pour les rejets en zones sensibles. Cet arrêt rappelle l'obligation pour les États membres de respecter les normes techniques et les délais prévus par la directive pour la collecte et le traitement des eaux résiduaires urbaines.
4 mai 2017
Cette ordonnance de la Cour de justice déclare irrecevable une demande de décision préjudicielle, car la juridiction nationale n'a pas fourni un exposé suffisamment clair et complet du contexte factuel et réglementaire du litige principal. La Cour applique les articles 53 et 94 de son règlement de procédure, soulignant ainsi l'obligation pour les juridictions renvoyantes de motiver leurs questions en droit de l'Union.
4 mai 2017
Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne (C-339/15, *Vanderborght*) juge qu'une interdiction nationale absolue et générale de toute publicité pour les soins dentaires, y compris via un site internet, constitue une restriction disproportionnée à la libre prestation de services (article 56 TFUE). Bien que la protection de la santé publique puisse justifier des restrictions, une interdiction totale va au-delà de ce qui est nécessaire pour atteindre cet objectif, laissant aux États membres la possibilité d'adopter des réglementations plus nuancées.
4 mai 2017
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que l'interdiction absolue de la publicité pour les soins buccaux et dentaires, prévue par la législation belge, constitue une restriction à la libre prestation des services (article 56 TFUE). Cette restriction n'est pas proportionnée à l'objectif de protection de la santé publique, car une interdiction totale va au-delà de ce qui est nécessaire pour garantir l'exercice éthique de la profession. En conséquence, une telle réglementation nationale est contraire au droit de l'Union, et les professionnels concernés ne peuvent pas se voir imposer une prohibition aussi absolue.
4 mai 2017
L'arrêt du Tribunal de l'UE du 4 mai 2017 (affaire T-403/15) déclare irrecevable le recours en annulation formé par la société JYSK contre le refus de la Commission d'octroyer une contribution financière du FEDER à un grand projet. Le Tribunal estime que JYSK, en tant qu'entreprise responsable de la réalisation du projet, n'est pas directement et individuellement concernée par la décision de la Commission, car cette décision s'adresse à l'État membre et non à l'entreprise bénéficiaire finale. Cette décision précise les conditions de recevabilité des recours des opérateurs économiques contre les décisions de la Commission en matière de fonds structurels.
4 mai 2017
Cet arrêt du Tribunal de l'UE, rendu dans les affaires jointes T-425/15, T-426/15 et T-428/15, porte sur la validité des décisions de l'Office communautaire des variétés végétales (OCVV) concernant la variété SEIMORA. Il précise les conditions de composition et d'impartialité des chambres de recours de l'OCVV, en jugeant que la participation d'un membre ayant eu un rôle antérieur dans la procédure d'examen peut vicier la procédure. Pour le praticien français, cet arrêt rappelle l'importance du respect du principe d'impartialité objective au sein des instances de recours de l'OCVV et les voies de contestation des décisions de déchéance ou d'annulation de la protection communautaire des obtentions végétales.
4 mai 2017
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la Grèce a manqué à ses obligations en vertu de l'article 63 TFUE et de l'article 40 de l'accord EEE en réservant un taux préférentiel de droits de succession pour les legs aux organismes sans but lucratif uniquement s'ils existent ou sont constitués en Grèce, ou s'ils sont étrangers sous condition de réciprocité. Cette différence de traitement constitue une restriction injustifiée à la libre circulation des capitaux, car elle dissuade les testateurs de léguer leurs biens à des organismes établis dans d'autres États membres.
4 mai 2017
L'arrêt du Tribunal de l'UE dans l'affaire T-744/14 (Meta Group/Commission) précise les conditions d'éligibilité des coûts dans le cadre de contrats de subvention conclus sous les sixième et septième programmes-cadres de recherche. Il clarifie notamment les obligations des bénéficiaires en matière de justification des dépenses et les conséquences du non-respect de ces obligations, en particulier le remboursement des sommes versées par la Commission. Pour un professionnel du droit français, cet arrêt est utile pour appréhender le contentieux contractuel lié aux subventions européennes et les critères stricts de contrôle des coûts éligibles.
4 mai 2017
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé qu'une collision entre un aéronef et un volatile constitue une "circonstance extraordinaire" au sens du règlement (CE) n° 261/2004, exonérant le transporteur aérien de son obligation d'indemnisation. Toutefois, pour être libéré, le transporteur doit démontrer avoir pris des "mesures raisonnables" pour éviter ou atténuer les conséquences de cet incident, notamment en procédant à une inspection approfondie de l'appareil avant de le remettre en service. Cette décision précise les conditions d'exonération pour les compagnies aériennes en cas de dommages causés par la faune.
4 mai 2017
L'arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne (C-17/16) du 4 mai 2017 précise que la zone internationale de transit d'un aéroport d'un État membre est considérée comme une zone d'entrée ou de sortie de l'Union au sens du règlement n° 1889/2005. En conséquence, une personne physique qui se trouve dans cette zone est soumise à l'obligation de déclarer l'argent liquide qu'elle transporte, même si elle n'a pas franchi les frontières extérieures de l'Union.
4 mai 2017
Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne précise les conditions de preuve de l'usage sérieux d'une marque de l'Union européenne dans le cadre d'une procédure d'opposition. La Cour rappelle que l'EUIPO dispose d'un pouvoir d'appréciation pour prendre en compte des preuves complémentaires produites tardivement devant la chambre de recours, et qu'il n'est pas tenu de les écarter systématiquement. L'arrêt clarifie également que l'usage de la marque doit être démontré dans l'Union européenne, sans qu'une preuve de l'usage dans chaque État membre soit nécessaire.
4 mai 2017
Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne (C-239/15 P) précise les conditions dans lesquelles un importateur peut obtenir le remboursement de droits antidumping, en jugeant que la Commission européenne peut légalement rejeter une demande de remboursement si l'importateur n'a pas prouvé de manière suffisante que le prix à l'exportation du produit concerné n'a pas été affecté par la pratique de dumping. La Cour confirme ainsi que la charge de la preuve incombe au demandeur du remboursement et que la Commission dispose d'une large marge d'appréciation pour évaluer les éléments fournis.
4 mai 2017
Le Tribunal de l'Union européenne a déclaré irrecevable le recours en annulation formé par Green Source Poland contre le refus de la Commission d'octroyer une contribution financière du FEDER à un grand projet. La décision repose sur le défaut d'affectation directe de l'entreprise requérante, qui n'était pas le bénéficiaire direct de la décision contestée au sens de l'article 41, paragraphe 3, du règlement (CE) n° 1083/2006. Cette affaire rappelle les strictes conditions de recevabilité des recours individuels contre les décisions de la Commission en matière de fonds structurels.
4 mai 2017
Cet arrêt de la CJUE précise la portée de l'exonération de TVA prévue à l'article 148, d) de la directive 2006/112/CE pour les prestations de services destinées aux besoins directs des bateaux affectés à la navigation en haute mer et de leur cargaison. La Cour juge que cette exonération s'applique également aux opérations de levage de cargaison réalisées par un sous-traitant pour le compte d'un intermédiaire, dès lors que ces services sont directement nécessaires à l'exploitation du navire. Cette décision clarifie les conditions d'application de l'exonération dans les chaînes de sous-traitance, ce qui est pertinent pour les professionnels français intervenant dans le transport maritime.
4 mai 2017
La Cour de justice de l'Union européenne précise la notion d'« acte introductif d'instance » au sens de l'article 30, point 1, du règlement (CE) n° 44/2001 (Bruxelles I). Elle juge qu'une requête aux fins d'expertise judiciaire visant à conserver ou établir la preuve de faits avant tout procès ne constitue pas un tel acte. Par conséquent, une telle demande préventive ne peut pas déclencher la litispendance au sens de l'article 27 du règlement, ce qui empêche la juridiction saisie en second lieu de se dessaisir.
4 mai 2017
La Cour de justice de l'Union européenne précise les conditions de licéité du traitement de données personnelles prévues à l'article 7, sous f), de la directive 95/46/CE. Elle juge que la notion d'« intérêt légitime d'un tiers » ne crée pas une obligation pour le responsable du traitement de communiquer des données personnelles à une victime d'accident de la circulation, même si cette communication est nécessaire à l'exercice d'un droit en justice. L'arrêt rappelle que la mise en balance des intérêts en présence relève de l'appréciation du responsable du traitement, sous le contrôle des autorités et juridictions nationales.
4 mai 2017
Cet arrêt du Tribunal de l'UE porte sur les recours introduits par Ralf Schräder contre l'Office communautaire des variétés végétales (OCVV) concernant la variété de plante SEIMORA. Le Tribunal examine la composition et l'impartialité de la chambre de recours de l'OCVV, en lien avec une demande de déchéance et d'annulation de la protection communautaire de cette variété, ainsi qu'une demande de protection pour la variété SUMOST 02. Pour le praticien français, cette décision précise les exigences procédurales et le principe d'impartialité au sein des organes de recours de l'OCVV, renforçant les garanties pour les titulaires de droits d'obtention végétale.
4 mai 2017
Dans l'arrêt Esaprojekt (C-387/14), la CJUE précise que le droit de l'Union, notamment les principes d'égalité de traitement et de transparence, ne s'oppose pas à une réglementation nationale qui interdit à un soumissionnaire de compléter son offre après l'expiration du délai de dépôt, même pour démontrer sa capacité technique en invoquant les moyens d'une autre entité. En revanche, il est contraire au droit de l'UE d'exclure un opérateur pour "faute grave" sans que cette notion soit définie de manière claire et prévisible par la loi.
4 mai 2017
Le Tribunal de l'UE rejette le recours de Meta Group Srl contre la Commission européenne concernant le remboursement de subventions versées dans le cadre des sixième programme-cadre (PCRD) et programme-cadre pour l'innovation et la compétitivité (CIP). Il confirme que les coûts déclarés par la société n'étaient pas éligibles au titre des contrats, justifiant ainsi la demande de remboursement partiel et le refus de verser le solde. L'arrêt précise les conditions de contrôle des coûts déclarés et la responsabilité contractuelle des bénéficiaires de subventions européennes.
4 mai 2017
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que les prestations de restauration et de divertissement fournies par un établissement d'enseignement à un public restreint (comme des étudiants ou des invités) ne sont pas exonérées de TVA, car elles ne constituent pas des prestations étroitement liées à l'enseignement principal. Cette décision précise les limites de l'exonération prévue à l'article 132, paragraphe 1, sous i), de la directive TVA, en excluant les activités accessoires lucratives même lorsqu'elles sont réalisées par un organisme public ou d'intérêt général.
4 mai 2017