1 434textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2017.
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Avec texte intégral
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Résumés IA
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En vigueur
Règlement · Directive · Décision · Recommandation
86 821Arrêt CJUE · Ordonnance · Conclusions
45 504Versions consolidées des textes
28 359Propositions · Communications · Initiatives
82 739Accord international · PESC · Traité
22 930Budget · Avis · Résolution · Divers
163 020La Cour de justice de l'Union européenne confirme l'identification de l'hexahydrométhylphtalique anhydride et de ses isomères comme substances extrêmement préoccupantes (SVHC) en raison d'un niveau de préoccupation équivalent à celui des substances cancérogènes, mutagènes ou toxiques pour la reproduction (CMR), au titre de l'article 57, f) du règlement REACH. Cet arrêt précise les critères d'évaluation du "niveau de préoccupation équivalent", notamment la nécessité de démontrer des effets graves sur la santé humaine ou l'environnement, et valide la méthode d'analyse par "faisceau de preuves" utilisée par l'Agence européenne des produits chimiques (ECHA). Il consolide ainsi la portée de l'autorisation REACH pour les substances aux propriétés dangereuses émergentes.
15 mars 2017
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que l'obligation d'achat d'électricité photovoltaïque à un prix supérieur au marché, imposée à Enedis et compensée intégralement par l'État, constitue une aide d'État au sens de l'article 107 TFUE. Cette intervention, réalisée au moyen de ressources d'État et faussant la concurrence, devait être notifiée à la Commission européenne avant sa mise en œuvre. L'ordonnance rappelle ainsi que les mécanismes de soutien aux énergies renouvelables, même compensés par une contribution publique, sont soumis au contrôle préalable des aides d'État.
15 mars 2017
La Cour de justice de l'Union européenne a rejeté le pourvoi de Polynt SpA contestant l'identification du cyclohexane-1,2-dicarboxylic anhydride et de ses isomères comme substances extrêmement préoccupantes au titre de l'article 57, sous f), du règlement REACH. Elle confirme que l'Agence européenne des produits chimiques (ECHA) peut identifier une substance comme présentant un niveau de préoccupation équivalent à celui des substances cancérogènes, mutagènes ou toxiques pour la reproduction (CMR) sur la base de ses propriétés de sensibilisation respiratoire, même en l'absence de preuves directes de toxicité grave pour la santé humaine. Cette décision élargit la portée de la notion de "préoccupation équivalente" et renforce les pouvoirs de l'ECHA dans l'identification des substances soumises à autorisation.
15 mars 2017
Le Tribunal de l'Union européenne, dans son arrêt du 14 mars 2017 (affaire T-346/15), annule la décision du Conseil de réinscrire la banque iranienne Bank Tejarat sur les listes de gel des fonds. Il juge que le Conseil a commis une erreur manifeste d'appréciation en se fondant sur des motifs insuffisants et non étayés pour justifier cette réinscription, violant ainsi l'obligation de motivation. Cet arrêt précise les conditions strictes de réinscription d'une entité sur les listes de sanctions après une première annulation.
14 mars 2017
L'arrêt Achbita (C-157/15) de la CJUE précise qu'une règle interne d'entreprise interdisant le port visible de tout signe politique, philosophique ou religieux ne constitue pas une discrimination directe fondée sur la religion. En revanche, une telle règle peut constituer une discrimination indirecte, à moins qu'elle ne soit objectivement justifiée par un but légitime (comme la neutralité de l'entreprise vis-à-vis des clients) et que les moyens pour l'atteindre soient appropriés et nécessaires.
14 mars 2017
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de la société IR contre la décision de l'EUIPO ayant prononcé la déchéance de la marque verbale « popchrono » pour absence d'usage sérieux. L'arrêt confirme que les preuves d'usage fournies étaient insuffisantes pour démontrer un usage sérieux de la marque pour les produits visés pendant la période pertinente. Cette décision rappelle l'exigence de preuves tangibles et suffisantes pour maintenir les droits conférés par une marque de l'Union européenne.
14 mars 2017
Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne précise la notion d'« exigence professionnelle essentielle et déterminante » au sens de la directive 2000/78/CE. Il juge que le souhait d'un client de ne pas être servi par une salariée portant un foulard islamique ne constitue pas une telle exigence, et ne peut donc justifier une discrimination directe fondée sur la religion.
14 mars 2017
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que l'inscription des Tigres de libération de l'Eelam tamoul (TLET) sur la liste européenne des organisations terroristes est valide, même si leurs actions se déroulent dans le cadre d'un conflit armé. Elle précise que les actes de terrorisme, au sens du droit de l'Union, incluent les actions violentes commises par des groupes armés non étatiques en période de conflit armé, dès lors qu'elles ne sont pas conformes au droit international humanitaire. Cette décision confirme que les mesures restrictives européennes de lutte contre le terrorisme s'appliquent indépendamment de l'existence d'un conflit armé.
14 mars 2017
Cet arrêt du Tribunal de l'UE annule la décision de l'EUIPO qui avait rejeté l'opposition d'Edison SpA contre l'enregistrement d'une marque figurative. Le Tribunal juge que l'EUIPO a commis une erreur d'appréciation du risque de confusion au sens de l'article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement n° 207/2009, en ne tenant pas suffisamment compte de la similitude visuelle et conceptuelle entre les signes en conflit. Cette décision rappelle l'importance d'une analyse globale et circonstanciée du risque de confusion, incluant la comparaison d'ensemble des marques et le caractère distinctif de la marque antérieure.
14 mars 2017
14 mars 2017
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours d'Edison contre la décision de l'EUIPO refusant l'enregistrement de la marque figurative « e » en raison d'un risque de confusion avec la marque antérieure « Eolus Vind ». L'arrêt précise les critères d'appréciation du risque de confusion, notamment la similitude visuelle et phonétique des signes, et confirme l'application stricte de l'article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement (CE) n° 207/2009. Cette décision rappelle l'importance de l'examen global des marques pour les praticiens du droit des marques.
14 mars 2017
14 mars 2017
L'arrêt du Tribunal de l'UE annule la décision du Conseil réinscrivant Bank Tejarat sur la liste des entités soumises au gel des fonds en raison de la prolifération nucléaire iranienne. Le Tribunal juge que le Conseil a commis une erreur manifeste d'appréciation en se fondant sur des motifs insuffisants et non étayés, et qu'il a violé l'obligation de motivation. Cette décision confirme l'exigence d'un contrôle juridictionnel strict des mesures restrictives, même en matière de PESC, et rappelle l'autorité de la chose jugée des annulations antérieures.
14 mars 2017
Cet arrêt du Tribunal de l'UE porte sur un recours formé par Hersill, SL contre une décision de l’EUIPO dans le cadre d’une procédure d’opposition. Il précise les conditions de preuve de l’usage sérieux d’une marque antérieure (MINIVAC et V.A.C.) pour s’opposer à l’enregistrement de la marque verbale VACUP, conformément à l’article 42, paragraphes 2 et 3, du règlement (CE) n° 207/2009. La décision rappelle que l’opposant doit démontrer un usage effectif et commercialement pertinent de sa marque antérieure pour les produits ou services visés, faute de quoi l’opposition est rejetée.
14 mars 2017
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de Hersill contre la décision de l'EUIPO, confirmant que la marque verbale « VACUP » pouvait être enregistrée. La décision repose sur l'absence de preuve d'usage sérieux des marques antérieures « MINIVAC » et « V.A.C. » pour les produits concernés, conformément à l'article 42, paragraphes 2 et 3, du règlement (CE) n° 207/2009. Pour un praticien français, cet arrêt rappelle la rigueur probatoire exigée pour démontrer l'usage sérieux d'une marque dans le cadre d'une opposition.
14 mars 2017
La Cour de justice de l'Union européenne précise la notion d'« exigence professionnelle essentielle et déterminante » au sens de la directive 2000/78/CE, dans le cadre d'un litige opposant une salariée portant un foulard islamique à son employeur. Elle juge que le souhait d'un client de ne plus être servi par une travailleuse portant un signe religieux ne constitue pas, en soi, une telle exigence professionnelle. Cet arrêt encadre strictement les possibilités pour l'employeur de restreindre la liberté religieuse au nom de la relation commerciale.
14 mars 2017
Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne (grande chambre) précise les limites de la protection des informations issues d'une demande de clémence dans le cadre de la publication d'une décision de la Commission constatant une entente. La Cour juge que la Commission n'a pas violé le secret professionnel ni la confiance légitime d'Evonik Degussa en publiant une version non confidentielle élargie de sa décision, car les informations en cause ne constituent pas des secrets d'affaires ou des informations confidentielles au sens de l'article 339 TFUE, et ce, même si elles proviennent d'une demande de clémence. Pour le praticien français, cet arrêt confirme que la protection accordée aux éléments d'une demande de clémence n'est pas absolue et peut céder face à l'intérêt de la transparence et de l'effectivité du droit de la concurrence.
14 mars 2017
Cet arrêt du Tribunal de l'UE confirme la déchéance de la marque verbale « popchrono » pour défaut d'usage sérieux au sens de l'article 51, paragraphe 1, sous a), du règlement (CE) n° 207/2009. Il précise que la preuve de l'usage doit démontrer une exploitation commerciale réelle et effective sur le marché pertinent, et non de simples actes symboliques ou internes. Pour le praticien français, cette décision rappelle la rigueur probatoire exigée pour maintenir les droits conférés par une marque de l'UE.
14 mars 2017
La Cour de justice de l'Union européenne, réunie en grande chambre, a jugé que l'inscription des Tigres de libération de l'Eelam tamoul (TLET) sur la liste européenne des organisations terroristes est valide. Elle précise que les actes commis par des groupes armés non étatiques en période de conflit armé peuvent constituer des actes de terrorisme au sens du droit de l'Union, même s'ils violent le droit international humanitaire. Cet arrêt clarifie ainsi la portée de la notion d'"acte de terrorisme" dans le cadre des mesures restrictives européennes, en excluant les activités des forces armées étatiques mais en incluant celles des groupes non étatiques.
14 mars 2017
L'ordonnance du président de la deuxième chambre de la Cour de justice de l'Union européenne du 10 mars 2017, rendue dans l'affaire C-136/16, porte sur une demande de décision préjudicielle introduite par le Supremo Tribunal de Justiça portugais. Elle concerne l'interprétation du droit de l'Union en matière de contrats de crédit aux consommateurs, notamment les obligations d'information précontractuelle. La Cour a prononcé la radiation de l'affaire, probablement en raison d'un désistement ou d'un non-lieu à statuer, sans se prononcer sur le fond du litige.
10 mars 2017