1 434textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2017.
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Règlement · Directive · Décision · Recommandation
86 834Arrêt CJUE · Ordonnance · Conclusions
45 505Versions consolidées des textes
28 359Propositions · Communications · Initiatives
82 754Accord international · PESC · Traité
22 943Budget · Avis · Résolution · Divers
163 117La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que le principe général d'égalité de traitement s'oppose à une législation nationale qui accorde une protection renforcée contre le licenciement aux seuls salariés handicapés, à l'exclusion des fonctionnaires handicapés. Cette différence de traitement, fondée sur le statut professionnel et non sur le handicap lui-même, n'est pas justifiée au regard de la directive 2000/78 et de la Convention des Nations unies relative aux droits des personnes handicapées. L'arrêt impose donc aux États membres d'étendre la même protection contre le licenciement à tous les travailleurs handicapés, quel que soit leur statut.
9 mars 2017
Dans l'arrêt Pula Parking (C-551/15), la CJUE précise que le règlement Bruxelles I bis (n° 1215/2012) s'applique aux procédures d'exécution forcée pour recouvrement de créances de stationnement public, relevant de la matière civile et commerciale. La Cour juge qu'un notaire croate, lorsqu'il rend une ordonnance d'exécution sur la base d'un "document faisant foi", n'exerce pas une fonction juridictionnelle au sens du règlement, ce qui affecte la reconnaissance et l'exécution de telles décisions dans l'UE.
9 mars 2017
9 mars 2017
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé qu'un notaire croate, lorsqu'il rend une ordonnance d'exécution sur la base d'un "document faisant foi" sans contrôle juridictionnel préalable, ne constitue pas une "juridiction" au sens du règlement (CE) n° 805/2004. Par conséquent, une telle ordonnance ne peut être certifiée en tant que titre exécutoire européen pour une créance incontestée, car elle ne relève pas de la catégorie des "décisions" mais doit être qualifiée d'"acte authentique" soumis à des conditions de certification distinctes.
9 mars 2017
La Cour de justice de l'UE a jugé que la cessation d'activités d'une installation soumise au système d'échange de quotas d'émission (SEQE) n'ouvre pas droit à une indemnité pour les quotas non utilisés, même s'ils ont été alloués à titre gratuit. Cette décision confirme que la logique du SEQE repose sur la restitution des quotas inutilisés à l'État, sans compensation, afin de préserver l'intégrité du marché et l'objectif de réduction des émissions. Pour le praticien français, cet arrêt clarifie que les exploitants doivent anticiper une perte définitive des quotas gratuits en cas d'arrêt d'activité, sans possibilité de réclamation indemnitaire.
8 mars 2017
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté comme irrecevable le recours de DeMaCo Holland visant à contester une décision de la Commission européenne relative à des aides d'État. L'ordonnance précise les conditions de recevabilité des recours en annulation formés par des particuliers contre des actes de la Commission, en rappelant que le requérant doit démontrer un intérêt direct et individuel à agir. Cette décision confirme la jurisprudence restrictive en matière de recevabilité des recours des opérateurs économiques en droit de la concurrence.
8 mars 2017
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la directive 90/434/CEE relative au régime fiscal commun des fusions s'oppose à une réglementation nationale qui soumet le bénéfice du sursis d'imposition des plus-values à un agrément préalable de l'administration fiscale, sans que celle-ci soit tenue de démontrer l'existence d'un motif de fraude ou d'évasion fiscales. Cet arrêt précise que l'article 11, paragraphe 1, sous a), de la directive ne permet pas une présomption générale de fraude, mais exige une appréciation au cas par cas, sous le contrôle du juge. Pour un professionnel du droit français, cette décision remet en cause la pratique administrative de l'agrément préalable pour les fusions transfrontalières, en renforçant la protection des libertés d'établissement et en limitant les pouvoirs de l'administration fiscale.
8 mars 2017
La Cour de justice confirme la compatibilité avec le marché intérieur de l'aide d'État accordée par le Danemark à TV2/Danmark, sous forme de compensation pour ses obligations de service public. L'arrêt précise les conditions d'application de l'article 106, paragraphe 2, TFUE, en validant que la compensation ne constitue pas une aide d'État au sens de l'article 107, paragraphe 1, TFUE, dès lors qu'elle n'excède pas le coût net de la mission de service public. Cette décision clarifie le régime des compensations de service public pour les radiodiffuseurs, en écartant le recours de Viasat qui contestait l'absence de qualification d'aide.
8 mars 2017
8 mars 2017
8 mars 2017
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que le système d'échange de quotas d'émission (SEQE) n'impose pas le versement d'une indemnité à un exploitant qui cesse ses activités et doit restituer les quotas non utilisés pour la période 2008-2012. Cette décision confirme que la logique du SEQE repose sur l'incitation économique à réduire les émissions, et non sur la garantie d'un droit de propriété sur les quotas alloués. Pour un professionnel du droit français, cet arrêt précise les limites du droit à indemnisation en cas de cessation d'activité dans le cadre du régime des quotas.
8 mars 2017
L'arrêt du Tribunal de l'UE du 8 mars 2017 (affaire T-504/15) précise l'appréciation du risque de confusion au sens de l'article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement (CE) n° 207/2009. Il juge que la marque figurative CAMISERIA LA ESPAÑOLA ne présente pas de similitude visuelle, phonétique ou conceptuelle avec la marque antérieure représentant deux drapeaux croisés, excluant ainsi tout risque de confusion pour le consommateur pertinent. Cette décision rappelle que la simple coexistence sur le marché de signes distinctifs ne suffit pas à établir un risque de confusion en l'absence de similitude entre eux.
8 mars 2017
Cet arrêt de la CJUE précise l'interprétation de l'article 14, paragraphe 2, sous b), i) du règlement (CEE) n° 1408/71 concernant la détermination de la législation applicable aux travailleurs migrants exerçant une activité salariée sur le territoire de deux ou plusieurs États membres. Il clarifie les conditions dans lesquelles une personne employée dans un État membre et exerçant une partie de ses activités dans l'État membre de sa résidence relève de cette disposition.
8 mars 2017
Cet arrêt du Tribunal de l'Union européenne précise les conditions d'appréciation du risque de confusion au sens de l'article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement n° 207/2009 sur la marque de l'Union européenne. Il confirme que l'examen de la similitude entre les signes doit reposer sur une appréciation globale de leurs éléments visuels, phonétiques et conceptuels, et non sur une comparaison isolée de leurs composantes. En l'espèce, le Tribunal a jugé que la marque figurative CAMISERIA LA ESPAÑOLA ne présentait pas de similitude suffisante avec la marque antérieure représentant deux drapeaux croisés pour créer un risque de confusion dans l'esprit du public pertinent.
8 mars 2017
Le Tribunal de l'Union européenne a constaté un non-lieu à statuer dans l'affaire T-747/14 opposant Merck à l'EUIPO et à la Société des produits Nestlé concernant la marque «HEALTHPRESSO». Cette décision intervient après le retrait de l'opposition formée par Merck, rendant le litige sans objet. Pour le praticien français, cette ordonnance illustre la procédure de clôture d'une action en matière de marque de l'UE lorsque la cause du litige disparaît.
8 mars 2017
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé qu'une société belge soumise à l'impôt des sociétés à un taux nul, sans possibilité d'option et sans en être exonérée, ne peut pas bénéficier du régime fiscal commun applicable aux sociétés mères et filiales prévu par la directive 90/435/CEE. Cette décision précise la notion de "société assujettie à l'impôt" au sens de l'article 2, sous c), de cette directive, en excluant les sociétés dont l'imposition est nulle en raison d'un régime fiscal spécifique. Pour un professionnel du droit français, cet arrêt clarifie les conditions d'application du régime mère-fille, notamment pour les sociétés françaises soumises à un taux d'imposition réduit ou nul.
8 mars 2017
La Cour de justice de l'Union européenne précise la notion de "société assujettie à l'impôt" au sens de la directive 90/435/CEE (régime fiscal des sociétés mères et filiales). Elle juge qu'une société soumise à un taux d'imposition nul, sans possibilité d'option ni exonération, ne peut être considérée comme assujettie à l'impôt, ce qui exclut l'application du régime fiscal commun. Cette décision a une portée directe pour les groupes de sociétés transfrontaliers, notamment en matière de distribution de dividendes intra-communautaires.
8 mars 2017
Le Tribunal de l'Union européenne rejette le recours de la société iranienne Neka Novin contre son maintien sur la liste des personnes et entités soumises au gel des fonds dans le cadre des mesures restrictives visant la prolifération nucléaire en Iran. Il juge que le Conseil n'a commis ni erreur de droit ni erreur manifeste d'appréciation en considérant que la société apportait un soutien matériel au programme nucléaire sensible iranien, et que cette mesure restrictive est proportionnée au regard de l'objectif poursuivi.
7 mars 2017
Le Tribunal de l'Union européenne rejette le recours formé par Inditex contre la décision de l'EUIPO concernant la marque de l'Union européenne "ZARA". L'ordonnance confirme l'appréciation de l'EUIPO sur le risque de confusion avec une marque antérieure, précisant les conditions de preuve de l'usage sérieux de la marque et les limites du droit de l'opposition. Cette décision clarifie les critères d'appréciation des conflits entre marques dans le secteur de la mode.
7 mars 2017
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que l'exclusion des livres numériques fournis par voie électronique du bénéfice du taux réduit de TVA, contrairement aux livres sur support physique, ne viole pas le principe d'égalité de traitement. Elle a estimé que ces deux modes de fourniture ne sont pas objectivement comparables au regard des objectifs de la directive TVA. L'arrêt valide ainsi la légalité de la directive 2006/112/CE en ce qu'elle réserve le taux réduit aux livres physiques.
7 mars 2017