1 434textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2017.
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Avec texte intégral
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Résumés IA
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En vigueur
Règlement · Directive · Décision · Recommandation
86 834Arrêt CJUE · Ordonnance · Conclusions
45 517Versions consolidées des textes
28 359Propositions · Communications · Initiatives
82 754Accord international · PESC · Traité
22 943Budget · Avis · Résolution · Divers
163 117La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que l'article 13 de la directive 2004/48/CE ne s'oppose pas à une réglementation nationale qui prévoit, pour le calcul des dommages-intérêts en cas d'atteinte aux droits de propriété intellectuelle, le paiement d'une somme correspondant au double des redevances normalement dues. Cette disposition est compatible avec le droit de l'UE dès lors que la personne lésée a la possibilité de demander une réparation fondée sur le préjudice réel subi, et que le montant forfaitaire n'est pas disproportionné.
25 janvier 2017
La Cour de justice de l'Union européenne précise que la mise à disposition d'informations précontractuelles dans une boîte aux lettres électronique accessible via un site de banque en ligne ne constitue pas une communication sur un "support durable" au sens de la directive 2007/64/CE. Pour être valable, le prestataire de services de paiement doit démontrer que le client a activement téléchargé ou sauvegardé les documents, une simple mise à disposition ne suffisant pas à garantir la conservation des informations.
25 janvier 2017
Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne précise que l'article 23 de la décision-cadre 2002/584/JAI relative au mandat d'arrêt européen permet de convenir à plusieurs reprises d'une nouvelle date de remise en cas de force majeure, notamment lorsque la personne recherchée oppose une résistance à sa remise. La Cour clarifie ainsi que la notion de "force majeure" n'est pas limitée à un seul report et peut justifier des reports successifs, sous réserve que les autorités compétentes agissent avec la diligence nécessaire.
25 janvier 2017
La Cour de justice de l'Union européenne précise qu'un salarié d'une personne morale peut être considéré comme débiteur d'une dette douanière née d'une introduction irrégulière de marchandises, à condition qu'il ait participé à cette introduction et qu'une manœuvre frauduleuse ou une négligence manifeste lui soit imputable. L'arrêt clarifie les critères d'appréciation de cette négligence manifeste, qui doit être évaluée au regard des obligations professionnelles du salarié et des circonstances de l'espèce.
25 janvier 2017
L'arrêt du Tribunal de l'UE (affaire T-768/14) interprète une clause compromissoire dans le cadre d'une convention de subvention du 7e PCRD, précisant les conditions d'éligibilité des coûts déclarés par le bénéficiaire (projet Pocemon). Il statue sur le remboursement des sommes versées par la Commission et les intérêts moratoires applicables, apportant des précisions sur le contrôle des dépenses dans les financements européens de la recherche.
25 janvier 2017
L'arrêt du Tribunal de l'UE du 25 janvier 2017 (affaire T-325/15) rejette le recours de Sun System Kereskedelmi contre le refus d'enregistrement de la marque figurative "Choco Love" pour des produits chocolatés. Le Tribunal confirme l'existence d'un risque de confusion avec les marques antérieures "CHOCOLATE" et "Chocolate Brown", en raison de la similitude visuelle, phonétique et conceptuelle des signes, ainsi que de l'identité ou de la similarité des produits visés. Cette décision illustre l'application stricte de l'article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement n° 207/2009, en retenant que le consommateur moyen peut croire que "Choco Love" est une déclinaison des marques antérieures.
25 janvier 2017
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de la société Almaz-Antey contre son inscription sur la liste des personnes et entités soumises à des mesures restrictives en lien avec la crise ukrainienne. Il a jugé que le Conseil avait suffisamment motivé la décision et que le gel des fonds était proportionné, compte tenu du soutien matériel ou financier apporté par l'entreprise aux actions compromettant l'intégrité territoriale de l'Ukraine. Cet arrêt confirme la large marge d'appréciation du Conseil dans ce domaine et précise les conditions de contrôle juridictionnel des motifs d'inscription sur ces listes.
25 janvier 2017
La Cour de justice de l'Union européenne, dans l'affaire C-367/15, interprète l'article 13 de la directive 2004/48/CE sur le respect des droits de propriété intellectuelle. Elle valide la possibilité pour un État membre de prévoir, pour le calcul des dommages-intérêts en cas de contrefaçon, le paiement d'une somme équivalant au double de la redevance qui aurait été due si l'utilisation avait été autorisée. Cette décision confirme la marge d'appréciation des États membres pour fixer des dommages-intérêts forfaitaires dissuasifs, à condition qu'ils respectent le principe de proportionnalité.
25 janvier 2017
Cet arrêt du Tribunal de l'UE rejette le recours de la société Almaz-Antey contre son inscription sur la liste des personnes et entités soumises à des mesures restrictives en lien avec la crise ukrainienne. Le Tribunal confirme que le Conseil a pu légalement geler ses fonds en raison de son soutien matériel et financier au gouvernement russe, dont les actions compromettent l'intégrité territoriale de l'Ukraine, et juge que cette mesure est proportionnée et non entachée d'erreur manifeste d'appréciation.
25 janvier 2017
La Cour de justice de l'Union européenne, dans ses conclusions présentées par l'avocat général Campos Sánchez-Bordona, examine l'interprétation de la directive 93/13/CEE concernant les clauses abusives dans les contrats conclus avec les consommateurs. L'affaire porte sur la possibilité pour un juge national de suppléer d'office à la prescription d'une action fondée sur le caractère abusif d'une clause, même en l'absence de contestation du consommateur. Pour le professionnel du droit français, ces conclusions précisent les limites du pouvoir du juge dans la protection du consommateur, en conciliant l'effet utile du droit européen avec les règles procédurales nationales.
25 janvier 2017
Le Tribunal de l'Union européenne rejette comme manifestement irrecevable la demande de taxation des dépens introduite par les requérants dans le cadre du litige les opposant à l’EUIPO. Cette ordonnance rappelle les strictes conditions de recevabilité d'une telle demande, notamment l'obligation de démontrer l'existence d'un litige persistant sur le montant des dépens récupérables. Pour le praticien français, cette décision souligne la nécessité de respecter scrupuleusement les formalités procédurales devant le Tribunal, faute de quoi la demande sera rejetée sans examen au fond.
24 janvier 2017
La Cour de justice de l'UE a rejeté comme manifestement irrecevable le pourvoi de M. Beul contre le règlement (UE) n° 537/2014 relatif au contrôle légal des comptes des entités d'intérêt public. Le requérant, un expert-comptable, n'a pas démontré que ce règlement l'affectait individuellement, condition essentielle pour qu'une personne physique puisse former un recours en annulation contre un acte de portée générale. Cette ordonnance confirme la jurisprudence stricte de la Cour sur la recevabilité des recours directs des particuliers contre les actes réglementaires européens.
24 janvier 2017
Dans cette affaire, la Cour de justice de l'Union européenne, par ordonnance de son président, a radié du registre l'affaire C-431/15, relative à une demande de décision préjudicielle de l'Audiencia Provincial de Cantabria (Espagne) concernant l'interprétation de la directive 93/13/CEE sur les clauses abusives dans les contrats conclus avec les consommateurs. La radiation fait suite au désistement de la juridiction de renvoi, ce qui prive la décision de toute portée normative directe pour le droit français, mais rappelle l'importance de la procédure préjudicielle pour l'application uniforme du droit européen en matière de protection des consommateurs.
24 janvier 2017
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté comme irrecevable le recours formé par AATC Trading contre la décision de l'EUIPO dans le cadre d'une opposition à l'enregistrement de la marque verbale "ALAΪA PARIS". Cette ordonnance confirme que le requérant ne justifiait pas d'un intérêt à agir suffisant, faute d'avoir démontré un usage sérieux de sa marque antérieure invoquée. Pour le praticien français, cette décision rappelle la rigueur procédurale exigée pour contester les décisions de l'EUIPO, notamment la nécessité de prouver l'exploitation effective de ses droits de marque.
24 janvier 2017
Le Tribunal de l'UE rejette le recours en responsabilité non contractuelle intenté par deux banques commerciales françaises contre la BCE. Les requérantes contestaient les modalités de la restructuration de la dette grecque de 2012, estimant que le traitement préférentiel accordé aux banques centrales de l'Eurosystème (via un échange de titres excluant le secteur privé) violait leur confiance légitime et le principe d'égalité de traitement. Le Tribunal juge que la BCE n'a pas commis de violation suffisamment caractérisée d'une règle de droit conférant des droits aux particuliers, car son action s'inscrivait dans le cadre de sa mission de politique monétaire visant à préserver la stabilité financière de la zone euro.
24 janvier 2017
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours contre la décision de l'EUIPO refusant l'enregistrement de la marque verbale "Diacor" en raison d'un risque de confusion avec la marque figurative antérieure "Diacol PORTUGAL". L'arrêt précise les conditions de recevabilité des preuves d'usage de la marque antérieure lorsqu'elles sont rédigées dans une langue autre que celle de la procédure d'opposition, conformément à la règle 22 du règlement d'exécution.
24 janvier 2017
Cet arrêt du Tribunal de l'UE précise les conditions de recevabilité des preuves d'usage sérieux d'une marque antérieure dans le cadre d'une procédure d'opposition. Il rappelle que, conformément à la règle 22, paragraphe 4, du règlement n° 2868/95, les pièces justificatives doivent être produites dans la langue de procédure ou accompagnées d'une traduction, faute de quoi l'Office peut ne pas en tenir compte. En l'espèce, le Tribunal a annulé la décision de l'EUIPO qui avait écarté des preuves pour défaut de traduction, jugeant que l'Office aurait dû impartir un délai à l'opposant pour remédier à cette irrégularité.
24 janvier 2017
Cet arrêt du Tribunal de l'UE rejette le recours en responsabilité non contractuelle de deux banques françaises contre la BCE. Les requérantes contestaient les modalités de la restructuration de la dette grecque (PSI) et le programme d'achat de titres (SMP), estimant que l'exclusion des créanciers privés du traitement réservé aux banques centrales de l'Eurosystème violait leur confiance légitime et le principe d'égalité de traitement. Le Tribunal juge que la BCE n'a pas commis de violation suffisamment caractérisée d'une règle de droit conférant des droits aux particuliers, faute pour les requérantes de démontrer un droit acquis au maintien de la valeur de leurs titres ou à un traitement identique à celui des banques centrales.
24 janvier 2017
Le Tribunal de l'UE a rejeté le recours de l'ONG Justice & Environment contre le refus de la Commission de lui donner accès à des documents relatifs à une procédure en manquement contre la République tchèque. Il confirme que la Commission peut opposer une présomption générale de confidentialité pour ce type de documents, fondée sur l'exception de protection des activités d'enquête, sans avoir à examiner individuellement chaque document. L'arrêt précise que ni la Convention d'Aarhus ni la Convention européenne des droits de l'homme ne font primer un intérêt public supérieur justifiant la divulgation en l'espèce.
23 janvier 2017
Cet arrêt du Tribunal de l'UE confirme que la Commission peut opposer un refus d'accès aux documents relatifs à une procédure en manquement (précontentieuse) sur le fondement d'une présomption générale de confidentialité, sans examen individuel de chaque document. Pour le professionnel du droit français, cette décision précise que l'invocation de la Convention d'Aarhus ou de la CEDH ne constitue pas un intérêt public supérieur justifiant la divulgation de tels documents.
23 janvier 2017