1 288textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2018.
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Avec texte intégral
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En vigueur
Règlement · Directive · Décision · Recommandation
86 834Arrêt CJUE · Ordonnance · Conclusions
45 517Versions consolidées des textes
28 359Propositions · Communications · Initiatives
82 754Accord international · PESC · Traité
22 943Budget · Avis · Résolution · Divers
163 117Le Tribunal de l'Union européenne annule le règlement délégué de la Commission sur l'étiquetage énergétique des aspirateurs, estimant que la Commission a outrepassé les limites de l'habilitation qui lui était conférée par la directive-cadre. L'arrêt précise que la méthode de mesure de la performance énergétique constitue un élément essentiel de l'acte d'habilitation, qui ne pouvait être défini par la Commission sans une délégation expresse du législateur. Cette décision rappelle l'importance du contrôle juridictionnel sur les actes délégués et la nécessité de respecter la répartition des compétences entre le législateur et l'exécutif européen.
8 novembre 2018
Cet arrêt du Tribunal de l'Union européenne (affaire T-724/16 P) porte sur le pourvoi formé par des fonctionnaires de l'Union contre une ordonnance du Tribunal de la fonction publique ayant constaté un non-lieu à statuer. Le Tribunal confirme que le devoir d'assistance de l'Union (article 24 du statut) n'implique pas une obligation de résultat en matière de transfert de droits à pension nationaux, et que la perte d'intérêt à agir des requérants en cours de procédure justifie le non-lieu à statuer, faute de lien de causalité direct entre le préjudice allégué et le comportement de la Commission.
8 novembre 2018
Cet arrêt du Tribunal de l'UE annule la décision de la Cour des comptes de ne pas promouvoir un fonctionnaire au grade AD 11, faute de rapport de notation. Il précise que l'absence de ce document, imputable à l'administration, ne peut être compensée par une simple comparaison des mérites fondée sur d'autres éléments. La décision rappelle l'obligation de l'institution de garantir un processus d'évaluation régulier et complet pour chaque agent.
8 novembre 2018
8 novembre 2018
Le Tribunal de l'Union européenne a annulé la décision de l'EUIPO qui avait prononcé la déchéance partielle de la marque verbale « SPINNING » pour certains services. Il a jugé que l'EUIPO avait commis une erreur en considérant que cette marque était devenue la désignation usuelle dans le commerce pour des services de fitness, sans avoir suffisamment démontré que le terme était perçu par le public pertinent comme une dénomination générique et non comme une indication d'origine. Cette décision rappelle la rigueur probatoire exigée pour établir la déchéance d'une marque pour dégénérescence.
8 novembre 2018
Cet arrêt du Tribunal de l'UE annule le rapport d'évaluation 2015 d'un agent de la BCE et la décision refusant sa progression salariale, en raison du refus de l'administration de permettre à l'agent d'être accompagné par un représentant syndical lors de son entretien d'évaluation, ce qui constitue une violation des droits de la défense. Il précise également que l'évaluateur doit respecter une stricte objectivité et impartialité, et que des échanges électroniques professionnels entre un agent et son "coach" peuvent être recevables comme preuve sous conditions.
8 novembre 2018
Cet arrêt du Tribunal de l'UE rejette le recours de la Lituanie contre la décision de la Commission européenne d'exclure certaines dépenses du financement du FEAGA. La Commission avait appliqué une correction forfaitaire en raison de l'insuffisance des contrôles sur place, notamment des vérifications physiques des animaux, dans le cadre du soutien spécifique aux secteurs de la viande bovine et ovine. Le Tribunal confirme que la Lituanie n'a pas démontré la fiabilité de ses contrôles et que la correction forfaitaire de 5% était proportionnée, tout en rejetant le moyen tiré d'un défaut de motivation.
8 novembre 2018
Cet arrêt du Tribunal de l'Union européenne précise les conditions du devoir d'assistance de l'Union (article 24 du statut) en matière de transfert des droits à pension nationaux des fonctionnaires. Il juge que la perte d'intérêt à agir des requérants en cours de procédure entraîne un non-lieu à statuer, et examine le lien de causalité nécessaire entre le manquement allégué et le préjudice invoqué. Pour le praticien français, cette décision rappelle l'importance de démontrer un préjudice actuel et certain pour engager la responsabilité de l'administration européenne.
8 novembre 2018
Cette ordonnance du Tribunal de l'UE déclare irrecevable le recours d'un membre du personnel de la Banque européenne d'investissement (BEI) contestant le montant transféré de ses droits à pension. La décision se fonde sur l'irrecevabilité manifeste du recours, en raison du non-respect de la procédure précontentieuse obligatoire et du délai raisonnable pour agir devant la BEI. Pour un professionnel du droit français, cette affaire rappelle l'importance du respect strict des voies de recours internes spécifiques aux institutions européennes avant tout recours juridictionnel.
8 novembre 2018
Cet arrêt de la Cour de justice précise les conditions de recevabilité des recours en annulation formés par des concurrents contre des décisions de la Commission en matière d'aides d'État. Il juge que la décision constatant l'absence d'aide d'État ou l'impossibilité absolue de récupérer une aide incompatible constitue un acte réglementaire ne comportant pas de mesures d'exécution, ce qui ouvre un recours direct devant le juge de l'Union. L'arrêt clarifie également la notion d'« impossibilité absolue » de récupération et les critères de qualification d'« entreprise » et d'« activité économique » au sens du droit des aides d'État.
6 novembre 2018
Dans les affaires jointes C-569/16 et C-570/16, la Cour de justice de l'Union européenne (grande chambre) a jugé que le droit au congé annuel payé, garanti par l'article 31, paragraphe 2, de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, est un droit social fondamental qui ne s'éteint pas avec le décès du travailleur. En conséquence, les ayants droit du travailleur décédé peuvent prétendre à une indemnité financière pour les congés annuels payés non pris, même dans un litige entre particuliers, et ce, nonobstant une réglementation nationale contraire. Cet arrêt impose donc au juge national d'écarter toute disposition nationale incompatible avec ce droit fondamental, y compris dans les relations de travail privées.
6 novembre 2018
6 novembre 2018
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que le droit au congé annuel payé, garanti par l'article 7 de la directive 2003/88/CE, ne peut être perdu automatiquement à la cessation de la relation de travail si le travailleur n'a pas été mis en mesure d'exercer effectivement ce droit. Une réglementation nationale qui impose au travailleur de demander lui-même ses congés, sous peine de les perdre, est contraire au droit de l'Union, sauf si l'employeur a préalablement informé le travailleur de manière adéquate.
6 novembre 2018
6 novembre 2018
6 novembre 2018
Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne (grande chambre) précise que le droit au congé annuel payé, garanti par l'article 7 de la directive 2003/88 et l'article 31, paragraphe 2, de la Charte des droits fondamentaux, s'oppose à une réglementation nationale qui prévoit la perte automatique des congés non pris et de l'indemnité financière correspondante à la cessation du contrat de travail, au seul motif que le travailleur n'a pas formulé de demande de congé. La Cour affirme que le juge national doit interpréter son droit interne de manière conforme à la directive et, si cela n'est pas possible, peut écarter la disposition nationale contraire en s'appuyant directement sur l'article 31, paragraphe 2, de la Charte, même dans un litige entre particuliers.
6 novembre 2018
6 novembre 2018
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le pourvoi formé par des agents temporaires du CEPOL contre la décision de transférer le siège de l'agence de Bramshill à Budapest. Il a confirmé que la réaffectation du personnel consécutive à ce transfert ne constitue pas un acte faisant grief susceptible de recours, car elle relève de l'organisation interne du service. En conséquence, le recours initial devant le Tribunal de la fonction publique a été déclaré irrecevable.
25 octobre 2018
Cet arrêt du Tribunal de l'UE précise les limites de la compétence des juridictions de l'Union pour contrôler les actes du Centre satellitaire de l'Union européenne (CSUE), une agence relevant de la Politique étrangère et de sécurité commune (PESC). Il confirme que, malgré les restrictions de l'article 24 TUE et 275 TFUE, le juge de l'Union est compétent pour connaître des litiges relatifs au personnel du CSUE, notamment en matière de recours en annulation et en indemnité, afin de garantir un contrôle juridictionnel effectif conformément à l'article 47 de la Charte.
25 octobre 2018
Le Tribunal de l'Union européenne a constaté un non-lieu à statuer dans l'affaire T-627/11, opposant ATMvision à la Commission européenne, concernant une aide d'État sous forme d'une clause fiscale allemande (Sanierungsklausel) permettant le report de pertes. Cette décision fait suite à l'annulation par la Cour de justice de l'acte attaqué, entraînant la disparition de l'objet du litige. Pour le praticien français, cette ordonnance illustre l'effet procédural d'une annulation par la Cour sur les recours pendants devant le Tribunal, privant ces derniers de leur objet.
25 octobre 2018