1 288textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2018.
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Avec texte intégral
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Résumés IA
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En vigueur
Règlement · Directive · Décision · Recommandation
86 834Arrêt CJUE · Ordonnance · Conclusions
45 517Versions consolidées des textes
28 359Propositions · Communications · Initiatives
82 754Accord international · PESC · Traité
22 943Budget · Avis · Résolution · Divers
163 117La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que, dans le cadre de l'examen d'une demande de protection internationale, les autorités nationales doivent prendre en compte, lors de l'évaluation individuelle de la situation d'un demandeur, les menaces spécifiques pesant sur un membre de sa famille, même si ce dernier a introduit sa propre demande séparément. L'arrêt précise également que le juge national, saisi d'un recours contre une décision de rejet, est tenu de procéder à un examen complet et actualisé des faits, y compris des motifs de persécution ou des éléments que le demandeur n'avait pas invoqués devant l'autorité administrative compétente. Enfin, la Cour rappelle que les États membres peuvent maintenir ou adopter des normes plus favorables pour étendre la protection aux membres de la famille d'un bénéficiaire d'une protection internationale, sans pour autant être tenus de le faire.
4 octobre 2018
Cet arrêt du Tribunal de l'UE, rendu dans une affaire de fonction publique, déclare irrecevable le recours d'une fonctionnaire contestant l'adaptation de ses rémunérations. La requérante, Marina Tataram, avait attaqué le règlement (UE) n° 423/2014 et son bulletin de rémunération, mais le Tribunal a jugé que le délai de recours était expiré, entraînant la forclusion. En conséquence, la décision confirme le principe de sécurité juridique en matière de contestation des actes individuels de la fonction publique européenne.
4 octobre 2018
L'arrêt du Tribunal de l'UE (affaire T-546/16) déclare irrecevable le recours d'un fonctionnaire contestant son bulletin de rémunération, au motif que le délai de recours de trois mois prévu par le statut était expiré. Il précise que la publication au Journal officiel du règlement (UE) n° 423/2014 adaptant les rémunérations ne constitue pas un fait nouveau ouvrant un nouveau délai pour contester un acte individuel antérieur. Cette décision rappelle la rigueur des règles de forclusion en matière de fonction publique européenne.
4 octobre 2018
Cet arrêt de la CJUE précise la notion de "dépôt indisponible" au sens de la directive 94/19/CE sur les systèmes de garantie des dépôts, en jugeant que l'indisponibilité peut résulter d'une décision de l'autorité de surveillance bancaire même en l'absence de constatation formelle de l'insolvabilité de l'établissement de crédit. Il établit également les conditions de mise en jeu de la responsabilité de l'État membre pour violation suffisamment caractérisée du droit de l'Union en cas de retard dans le remboursement des déposants, tout en rappelant que les modalités procédurales des actions en indemnité relèvent de l'autonomie procédurale des États membres, sous réserve du respect des principes d'équivalence et d'effectivité.
4 octobre 2018
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de Proof IT contre l'Institut européen pour l'égalité entre les hommes et les femmes (EIGE) concernant un marché public de services. L'affaire porte sur le rejet de l'offre de Proof IT pour des prestations de conseil en gestion et de maintenance d'outils statistiques, et le Tribunal a examiné les griefs relatifs au manque de transparence, à la violation de l'égalité de traitement et à une erreur manifeste d'appréciation dans l'application des critères d'attribution. Cet arrêt rappelle l'importance pour les pouvoirs adjudicateurs de motiver leurs décisions et de respecter les principes de transparence et d'égalité de traitement dans les procédures de passation des marchés publics de l'UE.
4 octobre 2018
Cet arrêt de la CJUE précise la notion de « dépôt indisponible » au sens de la directive 94/19/CE relative aux systèmes de garantie des dépôts. La Cour juge qu'un État membre peut engager sa responsabilité pour violation suffisamment caractérisée du droit de l'Union si la banque nationale n'a pas reconnu l'indisponibilité des dépôts dans le délai imparti, et ce, même en l'absence de décision formelle de l'autorité administrative. L'arrêt rappelle également que les règles procédurales nationales ne doivent pas rendre impossible ou excessivement difficile l'exercice des droits conférés par le droit de l'Union (principes d'équivalence et d'effectivité).
4 octobre 2018
Cet arrêt du Tribunal de l'UE précise les conditions d'application de l'article 8, paragraphe 4, du règlement sur la marque de l'Union européenne, relatif à l'opposition fondée sur une marque non enregistrée. Il statue que, pour invoquer le droit anglais de l'action en usurpation d'appellation (*passing off*), l'opposant doit démontrer l'existence d'un achalandage (*goodwill*) sur le territoire où ce droit est protégé. En l'espèce, la demande d'opposition a été déclarée irrecevable faute pour le requérant d'avoir apporté la preuve de cet achalandage au Royaume-Uni.
4 octobre 2018
Cet arrêt du Tribunal de l'UE rejette le recours de la Grèce contre les corrections financières appliquées par la Commission européenne au titre du FEAGA et du Feader. Il précise les conditions d'imposition de corrections forfaitaires (25 %, 10 % et 5 %) en cas de défaillance des contrôles clés et secondaires, notamment concernant la définition des pâturages permanents et la gestion des projets pluriannuels. Pour le praticien français, cette décision confirme la rigueur exigée dans la mise en œuvre des régimes d'aides à la surface et la proportionnalité des sanctions financières en cas de carence dans les systèmes de contrôle nationaux.
4 octobre 2018
L'arrêt du Tribunal de l'UE du 4 octobre 2018 (affaire T-328/16) précise les conditions de protection d'une marque non enregistrée invoquée sur le fondement du droit anglais de l'action en usurpation d'appellation (passing off). Il juge que, pour bénéficier de cette protection dans le cadre d'une opposition à l'enregistrement d'une marque de l'UE, le demandeur doit démontrer un risque de présentation trompeuse, ce qui n'était pas établi en l'espèce, faute de preuve d'une appropriation de la réputation ou d'un risque de confusion pour le public pertinent.
4 octobre 2018
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de M. Blackmore contre la décision de l'EUIPO qui avait refusé son opposition à l'enregistrement de la marque verbale "DEEP PURPLE". Il a jugé que, pour invoquer la protection d'une marque non enregistrée au titre du droit anglais de l'action en usurpation d'appellation (passing off), il est nécessaire de démontrer un risque de présentation trompeuse, ce qui n'était pas établi en l'espèce. Cet arrêt précise les conditions strictes de preuve requises pour se prévaloir d'un droit antérieur non enregistré sur le fondement de l'article 8, paragraphe 4, du règlement sur la marque de l'Union européenne.
4 octobre 2018
La Cour de justice rejette le pourvoi contre l'arrêt du Tribunal confirmant le refus de la Commission d'enregistrer l'initiative citoyenne européenne « Politique de cohésion pour l'égalité des régions et le maintien des cultures régionales ». L'avocat général conclut que la Commission n'a pas commis d'erreur en estimant que la proposition, visant à modifier la politique de cohésion pour favoriser les régions présentant des spécificités ethniques, culturelles ou linguistiques, sortait manifestement du cadre de ses attributions au sens de l'article 4, paragraphe 2, sous b), du règlement n° 211/2011. En substance, l'initiative ne relevait pas des compétences que les traités confèrent à la Commission pour proposer des actes juridiques.
4 octobre 2018
Cet arrêt du Tribunal de l'UE, rendu dans l'affaire T-914/16, porte sur un recours introduit par la société Proof IT SIA contre l'Institut européen pour l'égalité entre les hommes et les femmes (EIGE) concernant un marché public de services. Le Tribunal a examiné la légalité du rejet de l'offre de la requérante au regard des principes de transparence et d'égalité de traitement, ainsi que l'absence d'erreur manifeste d'appréciation dans l'évaluation des offres. La décision précise les obligations du pouvoir adjudicateur en matière de motivation et de respect des critères d'attribution dans le cadre des procédures de passation des marchés publics de l'Union.
4 octobre 2018
Le Tribunal de l'Union européenne rejette comme irrecevable le recours de Spliethoff’s Bevrachtingskantoor contre l’Agence exécutive pour l’innovation et les réseaux (INEA), faute d’acte attaquable au sens de l’article 263 TFUE. L’ordonnance précise que les décisions de l’INEA concernant l’évaluation de projets de transport ne constituent pas des actes définitifs produisant des effets juridiques obligatoires à l’égard du requérant. Cette décision rappelle les strictes conditions de recevabilité des recours en annulation contre les actes des agences de l’Union.
3 octobre 2018
Dans ses conclusions sur le pourvoi C-465/16 P, l'avocat général Mengozzi propose à la Cour de justice d'annuler l'arrêt du Tribunal ayant déclaré recevable le recours en annulation d'associations américaines contre le règlement antidumping sur le bioéthanol. Il estime que ces associations, représentant des producteurs non exportateurs et des négociants, ne sont pas individuellement concernées par le règlement litigieux, car la marge de dumping a été établie à l'échelle nationale et non pour leurs membres spécifiques. Cette affaire précise ainsi les conditions strictes de recevabilité des recours en annulation pour les associations professionnelles en matière de défense commerciale.
3 octobre 2018
La Cour de justice, dans les conclusions de l'avocat général Mengozzi, examine le pourvoi du Conseil contre l'annulation du règlement antidumping sur le bioéthanol américain. L'avocat général propose d'accueillir le pourvoi en jugeant que Marquis Energy, en tant que simple producteur non exportateur, n'est pas directement concerné par le règlement litigieux, car son affectation économique dépend de décisions d'opérateurs tiers. Cette affaire précise les conditions de recevabilité des recours en annulation intentés par des producteurs non exportateurs contre des règlements antidumping.
3 octobre 2018
La Cour de justice de l'Union européenne fixe, dans cette ordonnance, le montant des dépens récupérables par la Commission européenne dans le cadre de l'affaire C-486/15 P opposant Orange SA à la Commission. Elle détermine les frais de représentation et de déplacement exposés par la Commission, en application des règles de procédure de la Cour. Cette décision précise les critères de taxation des dépens dans un litige en matière de droit de la concurrence.
3 octobre 2018
Cette ordonnance de la CJUE rectifie une erreur matérielle dans une décision antérieure du Tribunal dans l'affaire T-616/15 opposant Transtec à la Commission européenne. Elle vise à corriger une inexactitude formelle sans modifier le fond du jugement initial. Pour le praticien français, cette rectification garantit la sécurité juridique et la précision des décisions de justice européennes.
3 octobre 2018
L'arrêt de la CJUE (grande chambre) du 2 octobre 2018 (affaire C-207/16, Ministerio Fiscal) précise que l'accès des autorités nationales aux données de communications électroniques conservées par les fournisseurs de services constitue une ingérence dans les droits fondamentaux au respect de la vie privée et à la protection des données (articles 7 et 8 de la Charte). La Cour juge qu'un tel accès ne peut être justifié, au titre de l'article 15, paragraphe 1, de la directive 2002/58/CE, que pour lutter contre la criminalité grave, et non pour des infractions simples, même si la finalité est la prévention, la détection ou la poursuite d'infractions pénales. Pour le professionnel du droit français, cet arrêt impose un seuil de gravité élevé pour l'accès aux données de connexion par les autorités judiciaires, excluant les infractions mineures.
2 octobre 2018
L'arrêt de la Cour de justice (grande chambre) du 2 octobre 2018 (affaire C-207/16) précise le champ d'application de la directive 2002/58/CE concernant l'accès des autorités nationales aux données de communications électroniques à des fins d'enquête. Il établit que cet accès, même pour des infractions moins graves, constitue une ingérence dans les droits fondamentaux au respect de la vie privée et à la protection des données (articles 7 et 8 de la Charte), et qu'il doit être strictement encadré par la loi, sans pouvoir être généralisé et indifférencié. Pour le professionnel du droit français, cet arrêt impose de vérifier que les dispositions nationales, notamment celles issues de la loi pour une République numérique, respectent un seuil de gravité suffisant de l'infraction pour justifier un accès aux données, et que cet accès est proportionné et limité aux objectifs poursuivis.
2 octobre 2018
Le Tribunal de l'Union européenne rejette comme manifestement irrecevable le recours d'un agent de la Banque européenne d'investissement (BEI) contestant le montant transféré de ses droits à pension. La décision rappelle que le non-respect du délai raisonnable pour engager la procédure précontentieuse et de conciliation interne à la BEI rend le recours irrecevable. Cette ordonnance précise les conditions de recevabilité des actions en responsabilité non contractuelle contre la BEI en matière de fonction publique.
27 septembre 2018