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AccueilDroit européen

Droit européen — EUR-Lex

1 288textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2018.

1 288

Total documents

429 524

Avec texte intégral

275 256

Résumés IA

0

En vigueur

Grandes catégories

Législation

Règlement · Directive · Décision · Recommandation

86 834

Jurisprudence UE

Arrêt CJUE · Ordonnance · Conclusions

45 517

Textes consolidés

Versions consolidées des textes

28 359

Actes préparatoires

Propositions · Communications · Initiatives

82 754

Relations extérieures

Accord international · PESC · Traité

22 943

Autres

Budget · Avis · Résolution · Divers

163 117

Par année

202420232022202120202019201820172016201520142013
En vigueurAbrogé
Jurisprudence UEAnnée 2018Effacer tout
Jurisprudence CJUE62016TO0904

Ordonnance du Tribunal (troisième chambre) du 12 juillet 2018.#Vassiliki Labiri contre Comité économique et social européen et Comité des régions.#Fonction publique – Fonctionnaires – Harcèlement moral – Règlement amiable – Exécution de l’accord – [confidentiel] – Détournement de pouvoir – Recours manifestement dépourvu de tout fondement en droit.#Affaire T-904/16.

Le Tribunal de l'Union européenne rejette comme manifestement infondé le recours d'une fonctionnaire, Mme Labiri, qui contestait l'exécution d'un accord amiable conclu avec le Comité économique et social européen et le Comité des régions suite à des allégations de harcèlement moral. L'ordonnance précise que l'accord amiable, qui prévoyait des mesures spécifiques, a été correctement exécuté par l'administration, et écarte les griefs de détournement de pouvoir. Cette décision rappelle les limites du contrôle juridictionnel sur l'exécution des transactions administratives et la nécessité pour le requérant de démontrer un lien précis entre les mesures contestées et un prétendu détournement de pouvoir.

12 juillet 2018

Détail →
Jurisprudence CJUE62014TJ0439

Arrêt du Tribunal (huitième chambre) du 12 juillet 2018.#LS Cable & System Ltd contre Commission européenne.#Concurrence – Ententes – Marché européen des câbles électriques – Infraction unique et continue – Preuve suffisante – Contribution à l’objectif unique de l’infraction – Connaissance des éléments principaux de l’infraction – Calcul du montant de l’amende – Montant de base – Paragraphe 18 des lignes directrices – Gravité de l’infraction – Proportionnalité – Circonstances atténuantes – Compétence de pleine juridiction.#Affaire T-439/14.

L'arrêt du Tribunal de l'UE confirme la condamnation de LS Cable & System pour sa participation à une entente sur le marché des câbles électriques, en précisant les critères de preuve d'une infraction unique et continue. Il clarifie notamment les conditions de contribution à l'objectif anticoncurrentiel commun et la connaissance des éléments essentiels de l'infraction par l'entreprise. En matière de sanction, le Tribunal valide l'approche de la Commission sur le calcul de l'amende, tout en exerçant sa compétence de pleine juridiction pour en apprécier la proportionnalité.

12 juillet 2018

Détail →
Jurisprudence CJUE62016TJ0774

Arrêt du Tribunal (première chambre) du 12 juillet 2018.#Consejo Regulador del Cava contre Office de l’Union européenne pour la propriété intellectuelle.#Marque de l’Union européenne – Procédure de nullité – Marque de l’Union européenne figurative CAVE DE TAIN – Appellation d’origine antérieure “cava” – Notion d’“évocation” d’une appellation d’origine protégée – Article 103, paragraphe 2, sous b), du règlement (UE) no 1308/2013.#Affaire T-774/16.

Cet arrêt du Tribunal de l'UE précise la notion d'« évocation » d'une appellation d'origine protégée (AOP) au sens de l'article 103, paragraphe 2, sous b), du règlement (UE) n° 1308/2013. Il juge que l'utilisation de la marque figurative CAVE DE TAIN pour du vin ne constitue pas une évocation de l'AOP « cava », car le consommateur moyen n'établit pas un lien direct et immédiat entre les deux signes, malgré la présence du terme « cave ». Pour le praticien français, cet arrêt rappelle que l'évocation d'une AOP nécessite une proximité phonétique, visuelle ou conceptuelle suffisamment forte pour créer une association d'idées dans l'esprit du public pertinent.

12 juillet 2018

Détail →
Jurisprudence CJUE62016CJ0540

Arrêt de la Cour (cinquième chambre) du 12 juillet 2018.#« Spika » UAB e.a. contre Žuvininkystės tarnyba prie Lietuvos Respublikos žemės ūkio ministerijos.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le Lietuvos vyriausiasis administracinis teismas.#Renvoi préjudiciel – Politique commune de la pêche – Règlement (UE) no 1380/2013 – Article 16, paragraphe 6, et article 17 – Attribution des possibilités de pêche – Législation nationale prévoyant une méthode fondée sur des critères objectifs et transparents – Conditions de concurrence inégales entre les opérateurs du secteur – Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne – Articles 16 et 20 – Liberté d’entreprise – Égalité de traitement – Proportionnalité.#Affaire C-540/16.

Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne interprète les articles 16, paragraphe 6, et 17 du règlement (UE) n° 1380/2013 sur la politique commune de la pêche. Il précise que les États membres peuvent établir des critères objectifs et transparents pour l'attribution des possibilités de pêche, même si cela crée des conditions de concurrence inégales entre opérateurs, à condition que ces critères soient proportionnés et ne portent pas une atteinte disproportionnée à la liberté d'entreprise et au principe d'égalité de traitement.

12 juillet 2018

Détail →
Jurisprudence CJUE62014TJ0451

Arrêt du Tribunal (huitième chambre) du 12 juillet 2018.#Fujikura Ltd contre Commission européenne.#Concurrence – Ententes – Marché européen des câbles électriques – Décision constatant une infraction à l’article 101 TFUE – Infraction unique et continue – Preuve de l’infraction – Durée de la participation – Calcul du montant de l’amende – Gravité de l’infraction – Compétence de pleine juridiction.#Affaire T-451/14.

Cet arrêt du Tribunal de l'UE rejette le recours de Fujikura Ltd contre la décision de la Commission européenne lui infligeant une amende pour participation à une entente sur le marché européen des câbles électriques. Le Tribunal confirme l'existence d'une infraction unique et continue à l'article 101 TFUE, valide la durée de participation retenue et le calcul de l'amende fondé sur la gravité de l'infraction, tout en exerçant sa compétence de pleine juridiction.

12 juillet 2018

Détail →
Jurisprudence CJUE62017CA0014

Affaire C-14/17: Arrêt de la Cour (quatrième chambre) du 12 juillet 2018 (demande de décision préjudicielle du Consiglio di Stato — Italie) — VAR, Srl, Azienda Trasporti Milanesi SpA (ATM) / Iveco Orecchia SpA (Renvoi préjudiciel — Marchés publics — Directive 2004/17/CE — Article 34 — Fourniture de pièces de rechange pour bus et trolleybus — Spécifications techniques — Produits équivalents — Possibilité de fournir la preuve de l’équivalence après l’adjudication du marché)

Cet arrêt de la CJUE interprète l'article 34 de la directive 2004/17/CE relative aux marchés publics dans les secteurs de l'eau, de l'énergie, des transports et des services postaux. La Cour précise qu'un pouvoir adjudicateur ne peut pas exiger la preuve de l'équivalence d'un produit proposé en variante après l'attribution du marché, cette vérification devant impérativement intervenir avant la conclusion du contrat.

12 juillet 2018

Détail →
Jurisprudence CJUE62014TJ0450

Arrêt du Tribunal (huitième chambre) du 12 juillet 2018.#Sumitomo Electric Industries Ltd et J-Power Systems Corp. contre Commission européenne.#Concurrence – Ententes – Marché européen des câbles électriques – Décision constatant une infraction à l’article 101 TFUE – Infraction unique et continue – Preuve de l’infraction – Durée de la participation – Distanciation publique – Calcul du montant de l’amende – Gravité de l’infraction – Compétence de pleine juridiction.#Affaire T-450/14.

Cet arrêt du Tribunal de l'UE annule partiellement la décision de la Commission concernant l'entente sur les câbles électriques, en réduisant l'amende infligée à Sumitomo Electric Industries et J-Power Systems. Le Tribunal précise les conditions de preuve d'une infraction unique et continue, notamment l'exigence d'une distanciation publique claire pour échapper à la responsabilité, et réévalue la gravité de l'infraction pour le calcul de la sanction.

12 juillet 2018

Détail →
Jurisprudence CJUE62016TB0904

Affaire T-904/16: Ordonnance du Tribunal du 12 juillet 2018 — Labiri/CESE et Comité des régions («Fonction publique — Fonctionnaires — Harcèlement moral — Règlement amiable — Exécution de l’accord — [confidentiel] — Détournement de pouvoir — Recours manifestement dépourvu de tout fondement en droit»)

Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté comme manifestement infondé le recours d'une fonctionnaire, Mme Labiri, contre le Comité économique et social européen (CESE) et le Comité des régions. La requérante contestait l'exécution d'un accord transactionnel conclu à la suite d'une procédure de règlement amiable pour harcèlement moral, invoquant notamment un détournement de pouvoir. L'ordonnance confirme que l'accord avait été correctement exécuté par l'administration et que les griefs soulevés ne révélaient aucune violation de droit justifiant une annulation ou des dommages-intérêts.

12 juillet 2018

Détail →
Jurisprudence CJUE62014TJ0447

Arrêt du Tribunal (huitième chambre) du 12 juillet 2018.#NKT Verwaltungs GmbH, anciennement nkt cables GmbH et NKT A/S, anciennement NKT Holding A/S contre Commission européenne.#Concurrence – Ententes – Marché européen des câbles électriques – Décision constatant une infraction à l’article 101 TFUE – Infraction unique et continue – Preuve de l’infraction – Durée de la participation – Distanciation publique – Calcul du montant de l’amende – Gravité de l’infraction – Compétence de pleine juridiction.#Affaire T-447/14.

Cet arrêt du Tribunal de l'UE confirme la décision de la Commission sanctionnant une entente sur le marché des câbles électriques, tout en réduisant le montant de l'amende infligée à NKT. Le Tribunal précise les conditions de preuve d'une infraction unique et continue, notamment la nécessité d'une distanciation publique claire pour interrompre la participation, et rappelle les critères de fixation de l'amende, en particulier l'appréciation de la gravité de l'infraction.

12 juillet 2018

Détail →
Jurisprudence CJUE62014TJ0455

Arrêt du Tribunal (huitième chambre) du 12 juillet 2018.#Pirelli & C. SpA contre Commission européenne.#Concurrence – Ententes – Marché européen des câbles électriques – Décision constatant une infraction à l’article 101 TFUE – Infraction unique et continue – Imputabilité de l’infraction – Présomption – Obligation de motivation – Droits fondamentaux – Proportionnalité – Égalité de traitement – Bénéfice d’ordre ou de discussion – Compétence de pleine juridiction.#Affaire T-455/14.

Cet arrêt du Tribunal de l'UE confirme la décision de la Commission infligeant une amende à Pirelli pour sa participation à une entente sur le marché des câbles électriques, en application de l'article 101 TFUE. Le Tribunal valide la qualification d'infraction unique et continue et l'imputabilité à la société mère via la présomption d'exercice d'une influence déterminante sur sa filiale. Il rejette les moyens tirés de la violation des droits fondamentaux, du principe de proportionnalité et d'égalité de traitement, tout en exerçant sa compétence de pleine juridiction pour réduire le montant de l'amende.

12 juillet 2018

Détail →
Jurisprudence CJUE62014TJ0422

Arrêt du Tribunal (huitième chambre) du 12 juillet 2018.#Viscas Corp. contre Commission européenne.#Concurrence – Ententes – Marché européen des câbles électriques – Décision constatant une infraction à l’article 101 TFUE – Infraction unique et continue – Preuve de l’infraction – Durée de la participation – Distanciation publique – Calcul du montant de l’amende – Gravité de l’infraction – Compétence de pleine juridiction.#Affaire T-422/14.

Cet arrêt du Tribunal de l'UE confirme la décision de la Commission condamnant Viscas Corp. pour sa participation à une entente sur le marché des câbles électriques, en précisant les conditions de preuve d'une infraction unique et continue et les critères de distanciation publique. Il apporte des précisions sur le calcul de l'amende, notamment sur l'appréciation de la gravité de l'infraction, et illustre l'étendue du contrôle de pleine juridiction du juge européen en matière de concurrence.

12 juillet 2018

Détail →
Jurisprudence CJUE62014TJ0448

Arrêt du Tribunal (huitième chambre) du 12 juillet 2018.#Hitachi Metals Ltd contre Commission européenne.#Concurrence – Ententes – Marché européen des câbles électriques – Décision constatant une infraction à l’article 101 TFUE – Infraction unique et continue – Preuve de l’infraction – Durée de la participation – Distanciation publique – Calcul du montant de l’amende – Gravité de l’infraction – Compétence de pleine juridiction.#Affaire T-448/14.

Cet arrêt du Tribunal de l'UE annule partiellement la décision de la Commission concernant l'entente sur les câbles électriques, en réduisant l'amende infligée à Hitachi Metals. Le juge retient que la Commission n'a pas suffisamment prouvé la participation de l'entreprise à l'infraction unique et continue pendant toute la période retenue, et qu'elle n'a pas tenu compte de sa distanciation publique. Cette décision précise les conditions de preuve de la participation à une infraction complexe et les critères de calcul de la gravité de l'amende.

12 juillet 2018

Détail →
Jurisprudence CJUE62014TA0475

Affaire T-475/14: Arrêt du Tribunal du 12 juillet 2018 — Prysmian et Prysmian cavi e sistemi/Commission («Concurrence — Ententes — Marché européen des câbles électriques — Décision constatant une infraction à l’article 101 TFUE — Infraction unique et continue — Illégalité de la décision d’inspection — Délai raisonnable — Principe de bonne administration — Principe de responsabilité personnelle — Responsabilité solidaire pour le paiement de l’amende — Preuve suffisante de l’infraction — Durée de l’infraction — Amendes — Proportionnalité — Égalité de traitement — Compétence de pleine juridiction»)

Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de Prysmian et Prysmian cavi e sistemi contre la décision de la Commission les ayant condamnées pour leur participation à une entente sur le marché des câbles électriques. L'arrêt confirme l'approche de la Commission concernant la qualification d'infraction unique et continue, la responsabilité solidaire pour le paiement de l'amende et le niveau des sanctions, tout en écartant les moyens tirés de l'illégalité de l'inspection et de la violation du délai raisonnable. Pour un professionnel du droit français, cette décision illustre la rigueur avec laquelle le juge de l'Union apprécie la preuve de l'infraction et la proportionnalité des amendes dans les contentieux concurrentiels complexes.

12 juillet 2018

Détail →
Jurisprudence CJUE62014TA0446

Affaire T-446/14: Arrêt du Tribunal du 12 juillet 2018 — Taihan Electric Wire/Commission («Concurrence — Ententes — Marché européen des câbles électriques — Décision constatant une infraction à l’article 101 TFUE — Infraction unique et continue — Barrières insurmontables — Inapplicabilité de l’article 101 TFUE — Durée de la participation — Égalité de traitement — Calcul du montant de l’amende — Valeur des ventes — Gravité de l’infraction — Circonstances atténuantes — Compétence de pleine juridiction»)

Le Tribunal de l'Union européenne a annulé la décision de la Commission infligeant une amende à Taihan Electric Wire pour sa participation à l'entente sur les câbles électriques, estimant que la Commission n'avait pas démontré que l'entreprise avait participé à l'infraction unique et continue après une certaine date. L'arrêt précise les conditions de preuve d'une participation à une infraction unique et continue et rappelle les limites du pouvoir de la Commission en matière de calcul des amendes, notamment concernant la valeur des ventes et les circonstances atténuantes.

12 juillet 2018

Détail →
Jurisprudence CJUE62016CA0540

Affaire C-540/16: Arrêt de la Cour (cinquième chambre) du 12 juillet 2018 (demande de décision préjudicielle du Lietuvos vyriausiasis administracinis teismas — Lituanie) — «Spika» UAB, «Senoji Baltija» AB, «Stekutis» UAB, «Prekybos namai Aistra» UAB / Žuvininkystės tarnyba prie Lietuvos Respublikos žemės ūkio ministerijos (Renvoi préjudiciel — Politique commune de la pêche — Règlement (UE) no 1380/2013 — Article 16, paragraphe 6, et article 17 — Attribution des possibilités de pêche — Législation nationale prévoyant une méthode fondée sur des critères objectifs et transparents — Conditions de concurrence inégales entre les opérateurs du secteur — Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne — Articles 16 et 20 — Liberté d’entreprise — Égalité de traitement — Proportionnalité)

La Cour de justice de l'Union européenne, dans son arrêt du 12 juillet 2018 (affaire C-540/16), précise les conditions d'attribution des possibilités de pêche par les États membres. Elle juge que le droit de l'Union, notamment les articles 16 et 17 du règlement (UE) n° 1380/2013, ne s'oppose pas à une législation nationale qui, pour répartir les quotas, utilise une méthode fondée sur des critères objectifs et transparents, même si celle-ci crée des inégalités de concurrence entre opérateurs. Toutefois, une telle méthode doit respecter les principes de proportionnalité, d'égalité de traitement et la liberté d'entreprise garantis par la Charte des droits fondamentaux.

12 juillet 2018

Détail →
Jurisprudence CJUE62016TA0774

Affaire T-774/16: Arrêt du Tribunal du 12 juillet 2018 — Consejo Regulador del Cava/EUIPO — Cave de Tain-L’Hermitage, union des propriétaires (CAVE DE TAIN) [«Marque de l’Union européenne — Procédure de nullité — Marque de l’Union européenne figurative CAVE DE TAIN — Appellation d’origine antérieure “cava” — Notion d’“évocation” d’une appellation d’origine protégée — Article 103, paragraphe 2, sous b), du règlement (UE) n° 1308/2013»]

Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours du Consejo Regulador del Cava, qui contestait la validité de la marque figurative de l'Union européenne "CAVE DE TAIN". L'arrêt précise la notion d'"évocation" d'une appellation d'origine protégée au sens de l'article 103, paragraphe 2, sous b), du règlement (UE) n° 1308/2013, en jugeant que la simple présence du terme "cave" dans la marque ne suffit pas à créer un lien conceptuel direct avec l'appellation "cava" pour le consommateur européen. Cette décision est importante pour les praticiens français en droit des marques et des indications géographiques, car elle clarifie les conditions strictes de l'évocation et limite la protection des AOP contre des marques comportant des similitudes partielles.

12 juillet 2018

Détail →
Jurisprudence CJUE62016CA0629

Affaire C-629/16: Arrêt de la Cour (deuxième chambre) du 11 juillet 2018 (demande de décision préjudicielle du Verwaltungsgerichtshof — Autriche) — procédure engagée par CX (Renvoi préjudiciel — Transports internationaux par route — Accord créant une association entre la Communauté économique européenne et la Turquie — Article 9 — Protocole additionnel — Articles 41 et 42 — Libre prestation des services — Clause de standstill — Décision no 1/95 du Conseil d’association CE-Turquie — Articles 5 et 7 — Libre circulation des marchandises — Réglementation nationale restreignant le droit des entreprises de transport de marchandises ayant leur siège en Turquie de faire circuler leurs véhicules sur le territoire de l’État membre concerné — Obligation d’obtenir soit une autorisation octroyée dans les limites d’un contingent fixé au titre d’un accord bilatéral conclu entre ledit État membre et la Turquie, soit un permis délivré pour un seul transport présentant un intérêt public majeur)

La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la réglementation autrichienne imposant un contingent d'autorisations aux transporteurs turcs pour circuler sur son territoire constitue une restriction à la libre prestation des services et à la libre circulation des marchandises, prohibée par la clause de standstill de l'article 41 du Protocole additionnel à l'accord d'association CEE-Turquie. Cette décision précise que l'introduction de nouvelles limitations, postérieures à l'entrée en vigueur de ce protocole, est interdite, même si elles sont prévues par un accord bilatéral. Pour le professionnel du droit français, cet arrêt confirme l'opposabilité des clauses de standstill aux États membres et leur effet direct, permettant à un opérateur turc de contester des restrictions nationales plus sévères que celles en vigueur à la date de référence.

11 juillet 2018

Détail →
Jurisprudence CJUE62013TA0643

Affaire T-643/13: Arrêt du Tribunal du 11 juillet 2018 — Rogesa/Commission [«Accès aux documents — Règlement (CE) n° 1049/2001 — Système d’échanges de quotas d’émission de gaz à effet de serre — Demande d’accès aux informations relatives à la détermination des 10 % d’installations les plus efficaces de l’industrie de l’acier — Refus d’accès — Exception relative à la protection des intérêts commerciaux d’un tiers — Intérêt public supérieur — Règlement (CE) n° 1367/2006 — Notion d’informations ayant trait à des émissions dans l’environnement — Respect des délais»]

Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de Rogesa contre le refus de la Commission d'accorder l'accès à des données relatives aux 10 % d'installations sidérurgiques les plus efficaces, utilisées pour le calcul des quotas d'émission. Il a jugé que ces informations étaient couvertes par l'exception de protection des intérêts commerciaux d'un tiers et qu'aucun intérêt public supérieur ne justifiait leur divulgation, ces données ne constituant pas des "informations ayant trait à des émissions dans l'environnement" au sens du règlement Aarhus. Cette décision précise les limites de l'accès aux données environnementales dans le cadre du système d'échange de quotas d'émission.

11 juillet 2018

Détail →
Jurisprudence CJUE62015CA0356

Affaire C-356/15: Arrêt de la Cour (cinquième chambre) du 11 juillet 2018 — Commission européenne / Royaume de Belgique (Manquement d’État — Sécurité sociale — Règlement (CE) no 883/2004 — Articles 11 et 12 ainsi que article 76, paragraphe 6 — Règlement (CE) no 987/2009 — Article 5 — Détachement de travailleur — Affiliation à un régime de sécurité sociale — Lutte contre la fraude — Certificat A 1 — Refus de reconnaissance par l’État membre de l’exercice de l’activité professionnelle en cas de fraude ou d’abus)

La Cour de justice de l'Union européenne a condamné la Belgique pour manquement à ses obligations en refusant de reconnaître les certificats A1 délivrés par d'autres États membres, au motif d'une fraude ou d'un abus présumé dans le détachement de travailleurs. L'arrêt rappelle que seul l'État membre d'origine peut contrôler la validité de ces certificats et que l'État d'accueil ne peut les écarter unilatéralement, même en cas de soupçon de fraude, sans suivre la procédure de dialogue et de conciliation prévue par les règlements européens. Cette décision renforce le principe de coopération loyale et la primauté des règles de coordination en matière de sécurité sociale.

11 juillet 2018

Détail →
Jurisprudence CJUE62015CJ0356

Arrêt de la Cour (cinquième chambre) du 11 juillet 2018.#Commission européenne contre Royaume de Belgique.#Manquement d’État – Sécurité sociale – Règlement (CE) no 883/2004 – Articles 11 et 12 ainsi que article 76, paragraphe 6 – Règlement (CE) no 987/2009 – Article 5 – Détachement de travailleur – Affiliation à un régime de sécurité sociale – Lutte contre la fraude – Certificat A 1 – Refus de reconnaissance par l’État membre de l’exercice de l’activité professionnelle en cas de fraude ou d’abus.#Affaire C-356/15.

La Cour de justice de l'Union européenne a condamné la Belgique pour manquement à ses obligations en refusant de reconnaître les certificats A1 délivrés par d'autres États membres, au motif d'une fraude ou d'un abus présumé dans le détachement de travailleurs. L'arrêt rappelle que seul l'État membre d'envoi peut vérifier la validité de ces certificats et, le cas échéant, les retirer, et que l'État membre d'accueil ne peut unilatéralement les écarter. Cette décision précise les limites du contrôle de la fraude en matière de détachement et renforce le principe de coopération loyale entre États membres.

11 juillet 2018

Détail →
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