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AccueilDroit européen

Droit européen — EUR-Lex

1 288textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2018.

1 288

Total documents

429 524

Avec texte intégral

275 256

Résumés IA

0

En vigueur

Grandes catégories

Législation

Règlement · Directive · Décision · Recommandation

86 834

Jurisprudence UE

Arrêt CJUE · Ordonnance · Conclusions

45 517

Textes consolidés

Versions consolidées des textes

28 359

Actes préparatoires

Propositions · Communications · Initiatives

82 754

Par année

202420232022202120202019201820172016201520142013
En vigueurAbrogé
Jurisprudence UEAnnée 2018Effacer tout
Jurisprudence CJUE62015CA0356

Affaire C-356/15: Arrêt de la Cour (cinquième chambre) du 11 juillet 2018 — Commission européenne / Royaume de Belgique (Manquement d’État — Sécurité sociale — Règlement (CE) no 883/2004 — Articles 11 et 12 ainsi que article 76, paragraphe 6 — Règlement (CE) no 987/2009 — Article 5 — Détachement de travailleur — Affiliation à un régime de sécurité sociale — Lutte contre la fraude — Certificat A 1 — Refus de reconnaissance par l’État membre de l’exercice de l’activité professionnelle en cas de fraude ou d’abus)

La Cour de justice de l'Union européenne a condamné la Belgique pour manquement à ses obligations en refusant de reconnaître les certificats A1 délivrés par d'autres États membres, au motif d'une fraude ou d'un abus présumé dans le détachement de travailleurs. L'arrêt rappelle que seul l'État membre d'origine peut contrôler la validité de ces certificats et que l'État d'accueil ne peut les écarter unilatéralement, même en cas de soupçon de fraude, sans suivre la procédure de dialogue et de conciliation prévue par les règlements européens. Cette décision renforce le principe de coopération loyale et la primauté des règles de coordination en matière de sécurité sociale.

11 juillet 2018

Détail →
Jurisprudence CJUE62015CJ0356

Arrêt de la Cour (cinquième chambre) du 11 juillet 2018.#Commission européenne contre Royaume de Belgique.#Manquement d’État – Sécurité sociale – Règlement (CE) no 883/2004 – Articles 11 et 12 ainsi que article 76, paragraphe 6 – Règlement (CE) no 987/2009 – Article 5 – Détachement de travailleur – Affiliation à un régime de sécurité sociale – Lutte contre la fraude – Certificat A 1 – Refus de reconnaissance par l’État membre de l’exercice de l’activité professionnelle en cas de fraude ou d’abus.#Affaire C-356/15.

La Cour de justice de l'Union européenne a condamné la Belgique pour manquement à ses obligations en refusant de reconnaître les certificats A1 délivrés par d'autres États membres, au motif d'une fraude ou d'un abus présumé dans le détachement de travailleurs. L'arrêt rappelle que seul l'État membre d'envoi peut vérifier la validité de ces certificats et, le cas échéant, les retirer, et que l'État membre d'accueil ne peut unilatéralement les écarter. Cette décision précise les limites du contrôle de la fraude en matière de détachement et renforce le principe de coopération loyale entre États membres.

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Relations extérieures

Accord international · PESC · Traité

22 943

Autres

Budget · Avis · Résolution · Divers

163 117

11 juillet 2018

Détail →
Jurisprudence CJUE62016TJ0707

Arrêt du Tribunal (troisième chambre) du 11 juillet 2018.#Enoitalia SpA contre Office de l’Union européenne pour la propriété intellectuelle.#Marque de l’Union européenne – Procédure de nullité – Marque de l’Union européenne verbale ANTONIO RUBINI – Marque de l’Union européenne figurative antérieure RUTINI – Motif relatif de refus – Risque de confusion – Similitude des signes – Article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement (CE) no 207/2009 [devenu article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement (UE) 2017/1001].#Affaire T-707/16.

Le Tribunal de l'Union européenne rejette le recours d'Enoitalia SpA contre la décision de l'EUIPO annulant sa marque verbale ANTONIO RUBINI pour des vins. Il confirme l'existence d'un risque de confusion avec la marque figurative antérieure RUTINI, en raison de la similitude visuelle et phonétique des signes, notamment par la reprise de la séquence "RUTINI" dans "RUBINI". Cette décision illustre l'appréciation stricte du risque de confusion pour les marques de l'UE, où la présence d'un élément commun fort peut l'emporter sur les différences.

11 juillet 2018

Détail →
Jurisprudence CJUE62015TJ0186

Arrêt du Tribunal (deuxième chambre) du 11 juillet 2018.#CSTP Azienda della Mobilità SpA contre Commission européenne.#Aides d’État – Entreprise exploitant des réseaux de liaisons par autobus dans la Regione Campania – Avantage – Service d’intérêt économique général – Compensation tarifaire pour des obligations de service public versée à la suite d’une décision d’une juridiction statuant en dernier ressort – Décision déclarant l’aide incompatible avec le marché intérieur – Aides existantes et aides nouvelles – Règlement (CEE) no 1191/69 – Conditions d’exemption de l’obligation de notification – Article 4, paragraphe 5, et article 7, paragraphe 6, du règlement (CE) no 659/99 – Compétences respectives de la Commission et des juridictions nationales en matière de contrôle des aides d’État – Autorité de la chose jugée d’un jugement d’une juridiction nationale supérieure – Application dans le temps des règles de droit matériel – Confiance légitime – Sécurité juridique.#Affaire T-186/15.

Cet arrêt du Tribunal de l'UE précise que la Commission européenne conserve la compétence exclusive pour qualifier une mesure d'aide d'État, même après une décision irrévocable d'une juridiction nationale ordonnant le versement d'une compensation tarifaire. Il rappelle que l'autorité de la chose jugée d'un jugement national ne peut pas empêcher la Commission de constater l'incompatibilité d'une aide avec le marché intérieur, ni de conclure à l'absence de confiance légitime lorsque les conditions du règlement n° 1191/69 n'étaient pas remplies.

11 juillet 2018

Détail →
Jurisprudence CJUE62016TJ0644

Arrêt du Tribunal (huitième chambre) du 11 juillet 2018.#ClientEarth contre Commission européenne.#Accès aux documents – Règlement (CE) no 1049/2001 – Documents de la Commission concernant la compatibilité avec le droit de l’Union du mécanisme de règlement des différends entre investisseurs et États et du système juridictionnel des investissements présents dans les accords commerciaux de l’Union – Refus partiel d’accès – Exception relative à la protection de l’intérêt public en ce qui concerne les relations internationales – Exception relative à la protection des avis juridiques – Exception relative à la protection du processus décisionnel – Intérêt public supérieur.#Affaire T-644/16.

Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de l'ONG ClientEarth contre le refus partiel de la Commission d'accorder l'accès à des documents juridiques internes relatifs à la compatibilité des mécanismes de règlement des différends entre investisseurs et États (ISDS) et du système juridictionnel des investissements (ICS) avec le droit de l'UE. Il a jugé que la Commission pouvait légitimement invoquer les exceptions liées à la protection des relations internationales et des avis juridiques pour refuser l'accès, sans qu'un intérêt public supérieur ne justifie la divulgation. Cette décision confirme la large marge d'appréciation de la Commission pour protéger la confidentialité de ses analyses juridiques dans le cadre des négociations commerciales internationales.

11 juillet 2018

Détail →
Jurisprudence CJUE62015TA0185

Affaire T-185/15: Arrêt du Tribunal du 11 juillet 2018 — Buonotourist/Commission («Aides d’État — Entreprise exploitant des réseaux de liaisons par autobus dans la Regione Campania — Avantage — Service d’intérêt économique général — Compensation tarifaire pour des obligations de service public versée à la suite d’une décision d’une juridiction statuant en dernier ressort — Décision déclarant l’aide incompatible avec le marché intérieur — Aides existantes et aides nouvelles — Règlement (CEE) n° 1191/69 — Conditions d’exemption de l’obligation de notification — Article 4, paragraphe 5, et article 7, paragraphe 6, du règlement (CE) n° 659/99 — Compétences respectives de la Commission et des juridictions nationales en matière de contrôle des aides d’État — Autorité de la chose jugée d’un jugement d’une juridiction nationale supérieure — Application dans le temps des règles de droit matériel — Confiance légitime — Sécurité juridique»)

L'arrêt du Tribunal de l'UE du 11 juillet 2018 (affaire T-185/15, *Buonotourist/Commission*) précise que le versement d'une compensation tarifaire pour obligations de service public, ordonné par une décision de justice nationale passée en force de chose jugée, peut constituer une aide d'État nouvelle et non une aide existante, soumise à notification. Le Tribunal rappelle que l'autorité de la chose jugée d'une décision nationale ne saurait empêcher la Commission de qualifier une mesure d'aide et d'en ordonner la récupération, et que le bénéficiaire ne peut invoquer une confiance légitime dans la légalité d'une aide versée en violation du droit de l'Union.

11 juillet 2018

Détail →
Jurisprudence CJUE62017CA0015

Affaire C-15/17: Arrêt de la Cour (troisième chambre) du 11 juillet 2018 (demande de décision préjudicielle du Korkein oikeus — Finlande) — Bosphorus Queen Shipping Ltd Corp. / Rajavartiolaitos (Renvoi préjudiciel — Convention de Montego Bay — Article 220, paragraphe 6 — Pouvoirs de l’État côtier — Compétence de la Cour pour interpréter des dispositions du droit international — Directive 2005/35/CE — Pollution causée par les navires — Article 7, paragraphe 2 — Convention Marpol 73/78 — Rejet d’hydrocarbures par un navire étranger en transit dans la zone économique exclusive — Circonstances dans lesquelles l’État côtier peut intenter une action contre un navire étranger — Liberté de navigation — Protection de l’environnement marin — Dommages importants ou risque de dommages importants causés au littoral, aux intérêts connexes ou à toutes ressources de la mer territoriale ou de la zone économique exclusive — Preuve manifeste)

Dans l'arrêt Bosphorus Queen (C-15/17), la CJUE interprète l'article 7, paragraphe 2, de la directive 2005/35/CE relative à la pollution par les navires, à la lumière de l'article 220, paragraphe 6, de la Convention de Montego Bay (UNCLOS). Elle précise que l'État côtier ne peut intenter une action contre un navire étranger en transit dans sa zone économique exclusive pour un rejet d'hydrocarbures que s'il existe une preuve manifeste que ce rejet cause ou risque de causer des dommages importants au littoral, aux intérêts connexes ou aux ressources marines. Cette décision encadre strictement les pouvoirs de l'État côtier, conciliant liberté de navigation et protection de l'environnement marin.

11 juillet 2018

Détail →
Jurisprudence CJUE62016TA0240

Affaire T-240/16: Arrêt du Tribunal du 11 juillet 2018 — Klyuyev/Conseil («Politique étrangère et de sécurité commune — Mesures restrictives prises au regard de la situation en Ukraine — Gel des fonds — Liste des personnes, entités et organismes auxquels s’applique le gel des fonds et des ressources économiques — Maintien du nom du requérant sur la liste — Base juridique — Erreur manifeste d’appréciation — Droits de la défense — Droit à une protection juridictionnelle effective — Droit de propriété — Droit à la réputation — Exception d’illégalité»)

L'arrêt du Tribunal de l'UE (affaire T-240/16) rejette le recours de M. Klyuyev contre son maintien sur la liste des personnes visées par des mesures restrictives liées à la situation en Ukraine. Le Tribunal valide la base juridique de ces mesures et écarte les moyens tirés d'une erreur d'appréciation, d'une violation des droits de la défense et du droit à une protection juridictionnelle effective. Cette décision confirme la large marge d'appréciation du Conseil pour maintenir le gel des fonds d'une personne impliquée dans le détournement de fonds publics ukrainiens.

11 juillet 2018

Détail →
Jurisprudence CJUE62016CJ0629

Jurisprudence CJUE — 62016CJ0629

11 juillet 2018

Détail →
Jurisprudence CJUE62013TJ0643

Arrêt du Tribunal (cinquième chambre) du 11 juillet 2018.#Rogesa Roheisengesellschaft Saar mbH contre Commission européenne.#Accès aux documents – Règlement (CE) no 1049/2001 – Système d’échanges de quotas d’émission de gaz à effet de serre – Demande d’accès aux informations relatives à la détermination des 10 % d’installations les plus efficaces de l’industrie de l’acier – Refus d’accès – Exception relative à la protection des intérêts commerciaux d’un tiers – Intérêt public supérieur – Règlement (CE) no 1367/2006 – Notion d’informations ayant trait à des émissions dans l’environnement – Respect des délais.#Affaire T-643/13.

Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de Rogesa contre le refus de la Commission de lui donner accès à des informations sur les 10 % d'installations sidérurgiques les plus efficaces, utilisées pour le calcul des quotas d'émission. Il a jugé que ces données relèvent de la protection des intérêts commerciaux des tiers, sans qu'un intérêt public supérieur justifie leur divulgation, et qu'elles ne constituent pas des informations ayant trait à des émissions dans l'environnement au sens du règlement d'Aarhus.

11 juillet 2018

Détail →
Jurisprudence CJUE62016TA0707

Affaire T-707/16: Arrêt du Tribunal du 11 juillet 2018 — Enoitalia/EUIPO — La Rural Viñedos y Bodegas (ANTONIO RUBINI) [«Marque de l’Union européenne — Procédure de nullité — Marque de l’Union européenne verbale ANTONIO RUBINI — Marque de l’Union européenne figurative antérieure RUTINI — Motif relatif de refus — Risque de confusion — Similitude des signes — Article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement (CE) n° 207/2009 [devenu article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement (UE) 2017/1001]»]

Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours d'Enoitalia contre la décision de l'EUIPO annulant sa marque verbale "ANTONIO RUBINI" pour des vins. Il a confirmé l'existence d'un risque de confusion avec la marque figurative antérieure "RUTINI", en raison de la similitude visuelle et phonétique des signes, malgré la présence du prénom "Antonio". Cette décision rappelle l'importance d'une appréciation globale du risque de confusion, où la différence conceptuelle ne suffit pas à écarter le risque si les signes sont globalement similaires.

11 juillet 2018

Détail →
Jurisprudence CJUE62016TJ0240

Arrêt du Tribunal (sixième chambre) du 11 juillet 2018.#Andriy Klyuyev contre Conseil de l'Union européenne.#Politique étrangère et de sécurité commune – Mesures restrictives prises au regard de la situation en Ukraine – Gel des fonds – Liste des personnes, entités et organismes auxquels s’applique le gel des fonds et des ressources économiques – Maintien du nom du requérant sur la liste – Base juridique – Erreur manifeste d’appréciation – Droits de la défense – Droit à une protection juridictionnelle effective – Droit de propriété – Droit à la réputation – Exception d’illégalité.#Affaire T-240/16.

Le Tribunal de l'UE rejette le recours d'Andriy Klyuyev, ancien haut responsable ukrainien, contestant son maintien sur la liste des personnes visées par des mesures restrictives (gel des fonds) en raison de la situation en Ukraine. La décision confirme la validité de ces mesures, estimant que le Conseil n'a pas commis d'erreur d'appréciation en considérant que l'intéressé était impliqué dans des détournements de fonds publics. Pour le praticien français, cet arrêt illustre l'étendue du contrôle juridictionnel sur les critères d'inscription et la marge d'appréciation du Conseil en matière de PESC.

11 juillet 2018

Détail →
Jurisprudence CJUE62016TA0644

Affaire T-644/16: Arrêt du Tribunal du 11 juillet 2018 — ClientEarth/Commission [«Accès aux documents — Règlement (CE) n° 1049/2001 — Documents de la Commission concernant la compatibilité avec le droit de l’Union du mécanisme de règlement des différends entre investisseurs et États et du système juridictionnel des investissements présents dans les accords commerciaux de l’Union — Refus partiel d’accès — Exception relative à la protection de l’intérêt public en ce qui concerne les relations internationales — Exception relative à la protection des avis juridiques — Exception relative à la protection du processus décisionnel — Intérêt public supérieur»]

Dans l'arrêt T-644/16, le Tribunal de l'UE a partiellement annulé la décision de la Commission refusant l'accès à des documents relatifs à la compatibilité des mécanismes de règlement des différends entre investisseurs et États (ISDS) et du système juridictionnel des investissements (ICS) avec le droit de l'Union. Le Tribunal a jugé que la Commission n'avait pas suffisamment motivé le refus fondé sur la protection des relations internationales et des avis juridiques, et a précisé les conditions dans lesquelles un intérêt public supérieur peut justifier la divulgation de tels documents.

11 juillet 2018

Détail →
Jurisprudence CJUE62015TB0514

Affaire T-514/15: Ordonnance du Tribunal du 10 juillet 2018 — Izba Gospodarcza Producentów i Operatorów Urządzeń Rozrywkowych/Commission [«Accès aux documents — Règlement (CE) n° 1049/2001 — Demande d’accès à des avis circonstanciés émis dans le cadre d’une procédure de notification sur la base de la directive 98/34/CE — Documents afférents à une procédure en manquement — Refus d’accès — Divulgation après l’introduction du recours — Non-lieu à statuer»]

Le Tribunal de l'Union européenne a jugé qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur le recours d'une association polonaise contre le refus de la Commission d'accorder l'accès à des avis circonstanciés émis dans le cadre d'une procédure de notification de normes techniques (directive 98/34/CE), car la Commission avait divulgué les documents après l'introduction du recours. Cette ordonnance rappelle que l'intérêt à agir doit perdurer jusqu'au prononcé de la décision et que la divulgation en cours d'instance peut éteindre cet intérêt.

10 juillet 2018

Détail →
Jurisprudence CJUE62017CA0025

Affaire C-25/17: Arrêt de la Cour (Grande chambre) du 10 juillet 2018 (demande de décision préjudicielle du Korkein hallinto-oikeus — Finlande) — procédure engagée par Tietosuojavaltuutettu (Renvoi préjudiciel — Protection des personnes physiques à l’égard du traitement des données à caractère personnel — Directive 95/46/CE — Champ d’application de ladite directive — Article 3 — Collecte de données à caractère personnel par les membres d’une communauté religieuse dans le cadre de leur activité de prédication de porte-à-porte — Article 2, sous c) — Notion de «fichier de données à caractère personnel» — Article 2, sous d) — Notion de «responsable du traitement» — Article 10, paragraphe 1, de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne)

La Cour de justice de l'Union européenne, dans l'affaire C-25/17, a jugé que la collecte de données à caractère personnel par les membres d'une communauté religieuse lors de prédications de porte-à-porte relève du champ d'application de la directive 95/46/CE, même si cette activité est exercée dans un cadre religieux. Elle a précisé que ces données constituent un "fichier" et que la communauté religieuse peut être considérée comme "responsable du traitement", sous réserve des limitations liées à la liberté de religion garantie par l'article 10 de la Charte des droits fondamentaux. Pour un professionnel du droit français, cet arrêt clarifie que les activités religieuses ne sont pas automatiquement exclues du droit des données, mais doivent concilier protection des données et liberté religieuse.

10 juillet 2018

Détail →
Jurisprudence CJUE62016CJ0390

Arrêt de la Cour (deuxième chambre) du 5 juillet 2018.#Procédure pénale contre Dániel Bertold Lada.#Demande de décision préjudicielle, introduite par la Szombathelyi Törvényszék.#Renvoi préjudiciel – Coopération judiciaire en matière pénale – Décision‑cadre 2008/675/JAI – Prise en compte, à l’occasion d’une nouvelle procédure pénale, d’une décision de condamnation prononcée antérieurement dans un autre État membre – Procédure spéciale de reconnaissance d’une condamnation pénale prononcée dans un autre État membre – Réexamen et requalification juridique de la décision antérieure – Principe de reconnaissance mutuelle – Article 82, paragraphe 1, TFUE.#Affaire C-390/16.

Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne interprète la décision-cadre 2008/675/JAI relative à la prise en compte des condamnations pénales entre États membres. Il précise que cette décision-cadre s'oppose à une procédure nationale de reconnaissance formelle qui imposerait un réexamen ou une requalification juridique d'une condamnation prononcée dans un autre État membre, au-delà de la simple prise en compte des effets de cette condamnation. En conséquence, pour un professionnel du droit français, cet arrêt interdit de soumettre la prise en compte d'une condamnation européenne antérieure à une procédure de reconnaissance qui en modifierait la nature ou la qualification juridique.

5 juillet 2018

Détail →
Jurisprudence CJUE62017CA0043

Affaire C-43/17 P: Arrêt de la Cour (première chambre) du 5 juillet 2018 — Liam Jenkinson / Service européen pour l'action extérieure, Conseil de l'Union européenne, Commission européenne, Eulex Kosovo (Pourvoi — Clause compromissoire — Personnel des missions internationales de l’Union européenne — Compétence pour statuer sur les litiges concernant les contrats de travail — Contrats d’engagement à durée déterminée successifs — Clauses compromissoires désignant, dans le dernier contrat, les juridictions de l’Union et, dans les contrats antérieurs, les tribunaux de Bruxelles (Belgique) — Décision de ne pas renouveler le dernier contrat — Demande de requalification de l’ensemble des relations contractuelles en «contrat à durée indéterminée» — Demandes d’indemnisation pour licenciement abusif — Prise en compte les relations contractuelles antérieures au dernier contrat — Compétence du Tribunal de l’Union européenne)

La Cour de justice de l'Union européenne a précisé sa compétence pour connaître des litiges relatifs aux contrats de travail des personnels des missions internationales de l'UE, comme Eulex Kosovo. Elle a jugé que le Tribunal de l'UE peut examiner l'ensemble des relations contractuelles antérieures, même si les contrats plus anciens contenaient des clauses compromissoires désignant les juridictions belges, dès lors que le dernier contrat en litige relève de la compétence de l'Union. Cet arrêt clarifie ainsi l'étendue de la compétence du juge de l'Union pour requalifier une succession de contrats à durée déterminée en contrat à durée indéterminée et pour statuer sur les demandes indemnitaires afférentes.

5 juillet 2018

Détail →
Jurisprudence CJUE62016CJ0544

Jurisprudence CJUE — 62016CJ0544

5 juillet 2018

Détail →
Jurisprudence CJUE62016CA0390

Affaire C-390/16: Arrêt de la Cour (deuxième chambre) du 5 juillet 2018 (demande de décision préjudicielle de la Szombathelyi Törvényszék — Hongrie) — procédure engagée contre Dániel Bertold Lada (Renvoi préjudiciel — Coopération judiciaire en matière pénale — Décision-cadre 2008/675/JAI — Prise en compte, à l’occasion d’une nouvelle procédure pénale, d’une décision de condamnation prononcée antérieurement dans un autre État membre — Procédure spéciale de reconnaissance d’une condamnation pénale prononcée dans un autre État membre — Réexamen et requalification juridique de la décision antérieure — Principe de reconnaissance mutuelle — Article 82, paragraphe 1, TFUE)

La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la décision-cadre 2008/675/JAI s'oppose à une procédure nationale de reconnaissance préalable d'une condamnation pénale prononcée dans un autre État membre, lorsque cette procédure conduit à un réexamen ou à une requalification juridique de cette décision. Pour un professionnel du droit français, cet arrêt confirme que les juridictions nationales doivent prendre en compte les condamnations antérieures prononcées dans d'autres États membres sans imposer de formalités supplémentaires qui porteraient atteinte au principe de reconnaissance mutuelle.

5 juillet 2018

Détail →
Jurisprudence CJUE62017CA0027

Affaire C-27/17: Arrêt de la Cour (deuxième chambre) du 5 juillet 2018 (demande de décision préjudicielle du Lietuvos apeliacinis teismas — Lituanie) — AB «flyLAL-Lithuanian Airlines», en liquidation / Starptautiskā lidosta «Rīga» VAS, «Air Baltic Corporation» AS (Renvoi préjudiciel — Coopération judiciaire en matière civile — Règlement (CE) no 44/2001 — Compétences spéciales — Article 5, point 3 — Matière délictuelle ou quasi délictuelle — Lieu où le fait dommageable s’est produit — Lieu de la matérialisation du dommage et lieu de l’évènement causal à l’origine du dommage — Demande en réparation du préjudice prétendument causé par des comportements anticoncurrentiels commis dans différents États membres — Article 5, point 5 — Exploitation d’une succursale — Notion)

Dans l'affaire C-27/17, la Cour de justice de l'Union européenne interprète les règles de compétence spéciale du règlement Bruxelles I (n° 44/2001) en matière délictuelle (article 5, point 3) pour les actions en réparation de préjudices résultant de pratiques anticoncurrentielles transfrontalières. Elle précise que le "lieu où le fait dommageable s'est produit" peut être soit celui de l'événement causal, soit celui de la matérialisation du dommage, et que pour un préjudice purement financier, ce dernier lieu est celui du siège social de la victime lorsque le dommage s'y est directement produit. L'arrêt examine également la notion de "succursale" (article 5, point 5) dans ce contexte.

5 juillet 2018

Détail →