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AccueilDroit européen

Droit européen — EUR-Lex

1 288textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2018.

1 288

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Avec texte intégral

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Jurisprudence UE

Arrêt CJUE · Ordonnance · Conclusions

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En vigueurAbrogé
Jurisprudence UEAnnée 2018Effacer tout
Jurisprudence CJUE62017CA0027

Affaire C-27/17: Arrêt de la Cour (deuxième chambre) du 5 juillet 2018 (demande de décision préjudicielle du Lietuvos apeliacinis teismas — Lituanie) — AB «flyLAL-Lithuanian Airlines», en liquidation / Starptautiskā lidosta «Rīga» VAS, «Air Baltic Corporation» AS (Renvoi préjudiciel — Coopération judiciaire en matière civile — Règlement (CE) no 44/2001 — Compétences spéciales — Article 5, point 3 — Matière délictuelle ou quasi délictuelle — Lieu où le fait dommageable s’est produit — Lieu de la matérialisation du dommage et lieu de l’évènement causal à l’origine du dommage — Demande en réparation du préjudice prétendument causé par des comportements anticoncurrentiels commis dans différents États membres — Article 5, point 5 — Exploitation d’une succursale — Notion)

Dans l'affaire C-27/17, la Cour de justice de l'Union européenne interprète les règles de compétence spéciale du règlement Bruxelles I (n° 44/2001) en matière délictuelle (article 5, point 3) pour les actions en réparation de préjudices résultant de pratiques anticoncurrentielles transfrontalières. Elle précise que le "lieu où le fait dommageable s'est produit" peut être soit celui de l'événement causal, soit celui de la matérialisation du dommage, et que pour un préjudice purement financier, ce dernier lieu est celui du siège social de la victime lorsque le dommage s'y est directement produit. L'arrêt examine également la notion de "succursale" (article 5, point 5) dans ce contexte.

5 juillet 2018

Détail →
Jurisprudence CJUE62016CJ0626

Jurisprudence CJUE — 62016CJ0626

4 juillet 2018

Détail →
Jurisprudence CJUE62016CA0626

Affaire C-626/16: Arrêt de la Cour (quatrième chambre) du 4 juillet 2018 — Commission européenne / République slovaque (Manquement d’État — Environnement — Mise en décharge des déchets — Directive 1999/31/CE — Décharges existantes — Article 14 — Décision définitive quant à la poursuite ou non de l’exploitation — Article 13 — Procédure de désaffectation — Arrêt de la Cour constatant un manquement — Inexécution — Article 260, paragraphe 2, TFUE — Sanctions pécuniaires — Astreinte et somme forfaitaire)

La Cour de justice de l'UE condamne la Slovaquie pour manquement à ses obligations environnementales, en raison de l'absence de mise en conformité de décharges existantes avec la directive 1999/31/CE (absence de décision définitive sur leur exploitation et de désaffectation). Pour inexécution d'un premier arrêt, la Cour impose une astreinte et une somme forfaitaire en application de l'article 260, paragraphe 2, TFUE. Cette décision illustre le régime des sanctions pécuniaires en cas de manquement persistant d'un État membre.

4 juillet 2018

Détail →
Jurisprudence CJUE62017CA0028

Affaire C-28/17: Arrêt de la Cour (première chambre) du 4 juillet 2018 (demande de décision préjudicielle de l’Østre Landsret — Danemark) — NN A/S / Skatteministeriet (Renvoi préjudiciel — Article 49 TFUE — Impôt sur les sociétés — Réglementation fiscale nationale soumettant le transfert des pertes subies par un établissement stable, situé sur le territoire national, d’une société établie dans un autre État membre, à destination d’une société résidente faisant partie du même groupe, à une condition tenant à l’impossibilité d’utiliser les pertes pour les besoins d’un impôt étranger)

Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne (C-28/17) du 4 juillet 2018 interprète l'article 49 TFUE (liberté d'établissement) en matière fiscale. Il juge qu'une réglementation nationale qui subordonne le transfert des pertes d'un établissement stable situé dans l'État membre à une société résidente du même groupe à la condition que ces pertes ne puissent pas être utilisées pour les besoins d'un impôt étranger constitue une restriction à la liberté d'établissement. Cette restriction n'est pas justifiée, car elle traite défavorablement une situation transfrontalière par rapport à une situation purement interne, sans que cette différence de traitement ne soit proportionnée à un objectif impérieux d'intérêt général.

4 juillet 2018

Détail →
Jurisprudence CJUE62014TJ0222(01)

Arrêt du Tribunal (sixième chambre) du 4 juillet 2018.#Deluxe Entertainment Services Group Inc. contre Office de l’Union européenne pour la propriété intellectuelle.#Marque de l’Union européenne – Demande de marque de l’Union européenne figurative deluxe – Motif absolu de refus – Absence de caractère distinctif – Article 7, paragraphe 1, sous b), du règlement (CE) no 207/2009 [devenu article 7, paragraphe 1, sous b), du règlement (UE) 2017/1001] – Obligation de motivation – Article 75 du règlement no 207/2009 (devenu article 94 du règlement 2017/1001).#Affaire T-222/14 RENV.

Le Tribunal de l'UE a annulé la décision de l'EUIPO refusant l'enregistrement de la marque figurative "deluxe" pour des services de divertissement, estimant que l'Office n'avait pas suffisamment motivé son appréciation du caractère distinctif au sens de l'article 7, paragraphe 1, sous b), du règlement n° 207/2009. L'arrêt rappelle l'obligation de motivation de l'EUIPO, qui doit expliquer concrètement en quoi le signe est perçu par le public pertinent comme une simple indication descriptive ou promotionnelle, et non comme une indication d'origine commerciale. Cette décision précise les critères d'appréciation du caractère distinctif pour les marques composées de termes laudatifs ou évocateurs.

4 juillet 2018

Détail →
Jurisprudence CJUE62014TA0222(01)

Affaire T-222/14 RENV: Arrêt du Tribunal du 4 juillet 2018 — Deluxe Entertainment Services Group/EUIPO (deluxe) [«Marque de l’Union européenne — Demande de marque de l’Union européenne figurative deluxe — Motif absolu de refus — Absence de caractère distinctif — Article 7, paragraphe 1, sous b), du règlement (CE) n° 207/2009 [devenu article 7, paragraphe 1, sous b), du règlement (UE) 2017/1001] — Obligation de motivation — Article 75 du règlement n° 207/2009 (devenu article 94 du règlement 2017/1001)»]

Le Tribunal de l'Union européenne a confirmé le refus d'enregistrement de la marque figurative "deluxe" pour des services de divertissement, estimant que ce terme est dépourvu de caractère distinctif car il sera perçu par le public comme un simple message promotionnel vantant la qualité supérieure des services. L'arrêt rappelle l'application stricte de l'article 7, paragraphe 1, sous b), du règlement sur la marque de l'Union européenne et souligne l'obligation de motivation de l'EUIPO, tout en précisant que le caractère distinctif d'une marque doit être apprécié in concreto par rapport aux produits ou services visés.

4 juillet 2018

Détail →
Jurisprudence CJUE62010TJ0379(01)

Arrêt du Tribunal (première chambre) du 3 juillet 2018.#Keramag Keramische Werke GmbH, anciennement Keramag Keramische Werke AG e.a. contre Commission européenne.#Concurrence – Ententes – Marché français des installations sanitaires pour salles de bains – Décision constatant une infraction à l’article 101 TFUE et à l’article 53 de l’accord EEE – Participation à l’entente de certaines entités – Réévaluation des éléments de preuve.#Affaires jointes T-379/10 RENV et T-381/10 RENV.

Le Tribunal de l'UE annule partiellement la décision de la Commission concernant une entente sur le marché français des installations sanitaires, en réévaluant les preuves de participation de certaines sociétés. Il précise les conditions de mise en jeu de la responsabilité des sociétés mères pour les infractions commises par leurs filiales, notamment en matière de présomption d'influence déterminante. Cette décision clarifie le régime probatoire applicable en matière d'ententes et les limites de l'imputation des comportements infractionnels au sein des groupes de sociétés.

3 juillet 2018

Détail →
Jurisprudence CJUE62010TA0379(01)

Affaires jointes T-379/10 RENV et T-381/10 RENV: Arrêt du Tribunal du 3 juillet 2018 — Keramag Keramische Werke e.a./Commission («Concurrence — Ententes — Marché français des installations sanitaires pour salles de bains — Décision constatant une infraction à l’article 101 TFUE et à l’article 53 de l’accord EEE — Participation à l’entente de certaines entités — Réévaluation des éléments de preuve»)

Le Tribunal de l'Union européenne, dans son arrêt du 3 juillet 2018, réexamine la participation de certaines entités à l'entente sur le marché français des installations sanitaires pour salles de bains, suite à un renvoi après annulation partielle. Il procède à une réévaluation approfondie des éléments de preuve pour déterminer si les sociétés requérantes peuvent être tenues pour responsables de l'infraction à l'article 101 TFUE. Cette décision précise les conditions d'imputation d'une pratique anticoncurrentielle au sein d'un groupe de sociétés et l'étendue du contrôle juridictionnel sur les preuves en matière d'ententes.

3 juillet 2018

Détail →
Jurisprudence CJUE62015TJ0616

Arrêt du Tribunal (première chambre) du 3 juillet 2018.#Transtec contre Commission européenne.#FED – Pays ACP – Accord de Cotonou – Programme d’appui aux initiatives culturelles dans les pays africains de langue portugaise – Sommes versées par la Commission à l’entité chargée de l’exécution financière du programme en Guinée-Bissau – Recouvrement à la suite d’un audit financier – Compensation de créances – Proportionnalité – Enrichissement sans cause – Responsabilité non contractuelle.#Affaire T-616/15.

Cet arrêt du Tribunal de l'UE concerne un litige entre la société Transtec et la Commission européenne relatif au recouvrement de fonds du Fonds européen de développement (FED) versés dans le cadre d'un programme d'appui aux initiatives culturelles dans les pays africains de langue portugaise. La Commission avait procédé à une compensation de créances à la suite d'un audit financier ayant révélé des irrégularités dans l'exécution du programme en Guinée-Bissau. Le Tribunal rejette le recours de Transtec, jugeant que la compensation est proportionnée et ne constitue pas un enrichissement sans cause, et écarte la demande en responsabilité non contractuelle.

3 juillet 2018

Détail →
Jurisprudence CJUE62015TA0616

Affaire T-616/15: Arrêt du Tribunal du 3 juillet 2018 — Transtec/Commission («FED — Pays ACP — Accord de Cotonou — Programme d’appui aux initiatives culturelles dans les pays africains de langue portugaise — Sommes versées par la Commission à l’entité chargée de l’exécution financière du programme en Guinée-Bissau — Recouvrement à la suite d’un audit financier — Compensation de créances — Proportionnalité — Enrichissement sans cause — Responsabilité non contractuelle»)

Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de la société Transtec, contestant la décision de la Commission européenne de recouvrer des sommes versées dans le cadre d'un programme d'appui culturel financé par le Fonds européen de développement (FED) en Guinée-Bissau. La Commission avait procédé à une compensation de créances après qu'un audit a révélé des irrégularités financières imputables à Transtec, entité chargée de l'exécution financière du programme. L'arrêt confirme la validité de la compensation et écarte les moyens tirés de la violation du principe de proportionnalité, de l'enrichissement sans cause et de la responsabilité non contractuelle de l'Union.

3 juillet 2018

Détail →
Jurisprudence CJUE62016CA0208

Affaire C-208/16 P: Arrêt de la Cour (deuxième chambre) du 28 juin 2018 — République fédérale d'Allemagne / Dirk Andres (curateur à la faillite de Heitkamp BauHolding GmbH), Commission européenne (Pourvoi — Aides d’État — Législation fiscale allemande concernant certains reports de pertes sur les années fiscales futures («clause d’assainissement») — Décision déclarant le régime d’aide incompatible avec le marché intérieur — Recours en annulation — Recevabilité — Article 263, quatrième alinéa, TFUE — Personne individuellement concernée — Article 107, paragraphe 1, TFUE — Notion d’«aide d’État» — Condition relative à la sélectivité — Détermination du cadre de référence — Qualification juridique des faits)

La Cour de justice de l'Union européenne a annulé l'arrêt du Tribunal qui avait rejeté le recours de l'Allemagne contre la décision de la Commission qualifiant la "clause d'assainissement" du droit fiscal allemand d'aide d'État incompatible. L'arrêt précise les conditions de recevabilité d'un recours en annulation formé par un État membre et clarifie la méthode de détermination du cadre de référence pour apprécier la sélectivité d'une mesure fiscale, en rappelant que celle-ci doit s'effectuer au regard du système fiscal national dans son ensemble.

28 juin 2018

Détail →
Jurisprudence CJUE62015TB0147

Affaire T-147/15: Ordonnance du Tribunal du 28 juin 2018 — République tchèque/Commission («Recours en annulation — Ressources propres de l’Union européenne — Responsabilité financière des États membres — Demande de dispense de la mise à disposition des ressources propres — Lettre de la Commission — Acte non susceptible de recours — Irrecevabilité»)

Le Tribunal de l'Union européenne a déclaré irrecevable le recours en annulation introduit par la République tchèque contre une lettre de la Commission européenne. Cette lettre, qui rejetait une demande de dispense de mise à disposition de ressources propres, a été jugée comme un acte non susceptible de recours, car elle ne produisait pas d'effets juridiques obligatoires. Cette ordonnance confirme la distinction entre les actes préparatoires ou de simple information et les décisions attaquables, limitant ainsi les voies de recours des États membres en matière de responsabilité financière liée aux ressources propres de l'UE.

28 juin 2018

Détail →
Jurisprudence CJUE62016CJ0203

Arrêt de la Cour (deuxième chambre) du 28 juin 2018.#Dirk Andres contre Commission européenne.#Pourvoi – Aides d’État – Législation fiscale allemande concernant certains reports de pertes sur les années fiscales futures (“clause d’assainissement”) – Décision déclarant le régime d’aide incompatible avec le marché intérieur – Recours en annulation – Recevabilité – Article 263, quatrième alinéa, TFUE – Personne individuellement concernée – Article 107, paragraphe 1, TFUE – Notion d’“aide d’État” – Condition relative à la sélectivité – Détermination du cadre de référence – Qualification juridique des faits.#Affaire C-203/16 P.

Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne (C-203/16 P) précise les conditions de recevabilité d'un recours en annulation formé par un particulier contre une décision de la Commission déclarant un régime d'aides d'État incompatible avec le marché intérieur. La Cour confirme que le requérant, en tant que liquidateur d'une société bénéficiaire de la clause d'assainissement allemande, n'est pas individuellement concerné par la décision attaquée, car celle-ci ne l'affecte pas en raison d'attributs qui lui sont propres ou d'une situation de fait qui le caractérise par rapport à tout autre opérateur économique. Sur le fond, l'arrêt apporte des éclaircissements majeurs sur la notion de sélectivité en matière d'aides d'État, en précisant la méthode de détermination du cadre de référence et en rappelant que le juge de l'Union exerce un contrôle entier sur la qualification juridique des faits opérée par la Commission.

28 juin 2018

Détail →
Arrêt CJUE62016CC0652

Arrêt CJUE — 62016CC0652

28 juin 2018

Détail →
Jurisprudence CJUE62015TO0478(01)

Ordonnance du Tribunal (septième chambre) du 28 juin 2018.#Roumanie contre Commission européenne.#Recours en annulation – Ressources propres de l’Union européenne – Responsabilité financière des États membres – Obligation de verser à la Commission le montant correspondant à une perte de ressources propres – Lettre de la Commission – Acte non susceptible de recours – Irrecevabilité.#Affaire T-478/15.

Cette ordonnance du Tribunal de l'UE déclare irrecevable le recours en annulation introduit par la Roumanie contre une lettre de la Commission européenne relative à sa responsabilité financière pour une perte de ressources propres. Le Tribunal considère que cette lettre ne constitue pas un acte attaquable au sens de l'article 263 TFUE, car elle ne produit pas d'effets juridiques obligatoires. En conséquence, la décision rappelle que seuls les actes définitifs et contraignants des institutions peuvent faire l'objet d'un recours direct devant le juge de l'Union.

28 juin 2018

Détail →
Jurisprudence CJUE62016CJ0208

Arrêt de la Cour (deuxième chambre) du 28 juin 2018.#République fédérale d'Allemagne contre Commission européenne.#Pourvoi – Aides d’État – Législation fiscale allemande concernant certains reports de pertes sur les années fiscales futures (“clause d’assainissement”) – Décision déclarant le régime d’aide incompatible avec le marché intérieur – Recours en annulation – Recevabilité – Article 263, quatrième alinéa, TFUE – Personne individuellement concernée – Article 107, paragraphe 1, TFUE – Notion d’“aide d’État” – Condition relative à la sélectivité – Détermination du cadre de référence – Qualification juridique des faits.#Affaire C-208/16 P.

La Cour de justice de l'Union européenne a rejeté le pourvoi de l'Allemagne contre l'arrêt du Tribunal confirmant la qualification d'aide d'État incompatible de la "clause d'assainissement" allemande. Cette clause permettait le report de pertes fiscales pour les entreprises en difficulté, et la Cour a validé l'analyse de la Commission européenne selon laquelle elle constituait une mesure sélective. L'arrêt précise la méthode de détermination du cadre de référence pour apprécier la sélectivité d'une mesure fiscale, confirmant que le droit commun de l'impôt sur les sociétés constitue ce cadre.

28 juin 2018

Détail →
Jurisprudence CJUE62016CA0219

Affaire C-219/16 P: Arrêt de la Cour (deuxième chambre) du 28 juin 2018 — Lowell Financial Services GmbH, anciennement GFKL Financial Services AG / Commission européenne, République fédérale d'Allemagne (Pourvoi — Aides d’État — Législation fiscale allemande concernant certains reports de pertes sur les années fiscales futures («clause d’assainissement») — Décision déclarant le régime d’aide incompatible avec le marché intérieur — Recours en annulation — Recevabilité — Article 263, quatrième alinéa, TFUE — Personne individuellement concernée — Article 107, paragraphe 1, TFUE — Notion d’«aide d’État» — Condition relative à la sélectivité — Détermination du cadre de référence — Qualification juridique des faits)

La Cour de justice de l'Union européenne a rejeté le pourvoi de Lowell Financial Services contre l'arrêt du Tribunal confirmant la qualification d'aide d'État de la clause d'assainissement allemande. L'arrêt précise les conditions de recevabilité d'un recours en annulation formé par une entreprise non bénéficiaire directe du régime, en application de l'article 263, 4e alinéa, TFUE. Il clarifie également la méthode de détermination du cadre de référence pour apprécier la sélectivité d'une mesure fiscale, en confirmant que le droit commun de l'impôt constitue ce cadre.

28 juin 2018

Détail →
Jurisprudence CJUE62017CA0002

Affaire C-2/17: Arrêt de la Cour (dixième chambre) du 28 juin 2018 (demande de décision préjudicielle du Tribunal Superior de Justicia de Galicia — Espagne) — Instituto Nacional de la Seguridad Social / Jesús Crespo Rey (Renvoi préjudiciel — Accord entre la Communauté européenne et ses États membres, d’une part, et la Confédération suisse, d’autre part, sur la libre circulation des personnes — Sécurité sociale des travailleurs migrants — Règlement (CE) no 883/2004 — Annexe XI, rubrique «Espagne», point 2 — Pension de retraite — Mode de calcul — Montant théorique — Base de cotisation pertinente — Convention spéciale — Choix de la base de cotisation — Réglementation nationale obligeant le travailleur à cotiser sur le fondement de la base de cotisation minimale)

L'arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne (C-2/17) du 28 juin 2018 interprète l'annexe XI, rubrique « Espagne », point 2, du règlement (CE) n° 883/2004, relatif à la coordination des systèmes de sécurité sociale. Il précise que, pour le calcul de la pension de retraite d'un travailleur migrant ayant cotisé en Suisse et en Espagne, la réglementation espagnole peut imposer à un travailleur ayant conclu une convention spéciale de cotiser sur la base de la base de cotisation minimale, et non sur une base supérieure de son choix. Cette solution vise à garantir l'équilibre financier du système et à éviter une rupture d'égalité de traitement entre les travailleurs migrants et les travailleurs nationaux.

28 juin 2018

Détail →
Jurisprudence CJUE62016CA0209

Affaire C-209/16 P: Arrêt de la Cour (deuxième chambre) du 28 juin 2018 — République fédérale d'Allemagne / Lowell Financial Services GmbH, anciennement GFKL Financial Services AG, Commission européenne (Pourvoi — Aides d’État — Législation fiscale allemande concernant certains reports de pertes sur les années fiscales futures («clause d’assainissement») — Décision déclarant le régime d’aide incompatible avec le marché intérieur — Recours en annulation — Recevabilité — Article 263, quatrième alinéa, TFUE — Personne individuellement concernée — Article 107, paragraphe 1, TFUE — Notion d’«aide d’État» — Condition relative à la sélectivité — Détermination du cadre de référence — Qualification juridique des faits)

Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne (C-209/16 P) confirme la qualification d'aide d'État de la clause d'assainissement allemande, qui permettait le report de pertes fiscales malgré un changement d'actionnaire. La Cour précise la notion de sélectivité en matière fiscale, en insistant sur la nécessité de définir correctement le cadre de référence pour apprécier une dérogation. Pour le praticien français, cette décision renforce la rigueur dans l'analyse des régimes fiscaux dérogatoires au regard du droit des aides d'État, notamment lors de restructurations d'entreprises.

28 juin 2018

Détail →
Jurisprudence CJUE62016CA0564

Affaire C-564/16 P: Arrêt de la Cour (deuxième chambre) du 28 juin 2018 — Office de l'Union européenne pour la propriété intellectuelle (EUIPO) / Puma SE (Pourvoi — Marque de l’Union européenne — Règlement (CE) n° 207/2009 — Article 8, paragraphe 5 — Article 76 — Procédure d’opposition — Motifs relatifs de refus — Règlement (CE) n° 2868/95 — Règle 19 — Règle 50, paragraphe 1 — Existence de décisions antérieures de l’Office de l’Union européenne pour la propriété intellectuelle (EUIPO) reconnaissant la renommée de la marque antérieure — Principe de bonne administration — Prise en compte de ces décisions dans des procédures d’opposition ultérieures — Obligation de motivation — Obligations procédurales des chambres de recours de l’EUIPO)

Cet arrêt de la Cour de justice précise que, dans le cadre d'une procédure d'opposition fondée sur l'article 8, paragraphe 5, du règlement n° 207/2009, les chambres de recours de l'EUIPO sont tenues, en vertu du principe de bonne administration, de prendre en compte les décisions antérieures de l'Office ayant reconnu la renommée de la marque antérieure, sans pouvoir exiger la preuve systématique de cette renommée. Il impose ainsi à l'EUIPO une obligation de motivation renforcée lorsqu'il s'écarte de sa pratique décisionnelle antérieure.

28 juin 2018

Détail →
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