1 288textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2018.
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Règlement · Directive · Décision · Recommandation
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28 359Propositions · Communications · Initiatives
82 754Accord international · PESC · Traité
22 943Budget · Avis · Résolution · Divers
163 117La Cour de justice de l'Union européenne a rejeté le pourvoi de l'Allemagne contre l'annulation de son régime fiscal dit "clause d'assainissement", confirmant que ce dispositif constituait une aide d'État incompatible avec le marché intérieur. L'arrêt précise la méthode de détermination du cadre de référence pour apprécier la sélectivité d'une mesure fiscale, en distinguant les exceptions générales du système de référence des dérogations sélectives. Il rappelle également les conditions de recevabilité d'un recours en annulation formé par un État membre contre une décision de la Commission.
28 juin 2018
La Cour de justice de l'Union européenne a rejeté le pourvoi de Lowell Financial Services GmbH contre l'arrêt du Tribunal confirmant la décision de la Commission qualifiant la "clause d'assainissement" du droit fiscal allemand d'aide d'État incompatible avec le marché intérieur. L'arrêt précise les conditions de recevabilité d'un recours en annulation formé par une entreprise non bénéficiaire directe du régime, en application de l'article 263, quatrième alinéa, TFUE, et confirme la méthode de détermination du cadre de référence pour apprécier la sélectivité d'une mesure fiscale.
28 juin 2018
La Cour de justice de l'Union européenne a annulé l'arrêt du Tribunal dans l'affaire concernant la législation fiscale allemande sur la clause d'assainissement, qui permettait le report de pertes fiscales en cas de restructuration. La Cour a jugé que le Tribunal avait commis une erreur de droit en qualifiant la mesure de sélective, car il n'avait pas correctement défini le cadre de référence, à savoir le régime fiscal général allemand. Cette décision précise les conditions de la sélectivité d'une mesure fiscale au regard des aides d'État, en insistant sur la nécessité de déterminer le cadre de référence pertinent avant d'apprécier une éventuelle dérogation.
28 juin 2018
Le Tribunal de l'Union européenne a déclaré irrecevable le recours en annulation introduit par la République tchèque contre une lettre de la Commission européenne. Cette lettre, qui rejetait une demande de dispense de mise à disposition de ressources propres, a été jugée comme un acte non susceptible de recours, car elle ne produisait pas d'effets juridiques obligatoires. Cette ordonnance confirme la distinction entre les actes préparatoires ou de simple information et les décisions attaquables, limitant ainsi les voies de recours des États membres en matière de responsabilité financière liée aux ressources propres de l'UE.
28 juin 2018
La Cour de justice de l'Union européenne a rejeté le pourvoi de l'Allemagne contre l'arrêt du Tribunal confirmant la qualification d'aide d'État incompatible de la "clause d'assainissement" allemande. Cette clause permettait le report de pertes fiscales pour les entreprises en difficulté, et la Cour a validé l'analyse de la Commission européenne selon laquelle elle constituait une mesure sélective. L'arrêt précise la méthode de détermination du cadre de référence pour apprécier la sélectivité d'une mesure fiscale, confirmant que le droit commun de l'impôt sur les sociétés constitue ce cadre.
28 juin 2018
Cet arrêt de la CJUE précise que, dans le cadre d’une procédure d’opposition fondée sur l’article 8, paragraphe 5, du règlement (CE) n° 207/2009, l’EUIPO et ses chambres de recours sont tenus, en vertu du principe de bonne administration, de prendre en compte les décisions antérieures de l’Office ayant reconnu la renommée de la marque antérieure, même si la partie opposante ne les a pas expressément invoquées. Il impose à l’EUIPO une obligation procédurale d’examiner d’office ces éléments lorsqu’ils sont contenus dans ses propres archives, sous peine de violer son devoir de motivation et le principe d’efficacité de la procédure.
28 juin 2018
Cet arrêt de la Cour de justice précise les conditions de recevabilité d'un recours en annulation contre une décision de rejet d'une proposition dans le cadre du mécanisme pour l'interconnexion en Europe (MIE). La Cour juge qu'un courriel informel de l'Agence exécutive (INEA) ne constitue pas un acte attaquable, seul l'étant la décision formelle de la Commission établissant la liste des propositions sélectionnées. Cette décision clarifie ainsi le point de départ du délai de recours pour les candidats évincés.
28 juin 2018
Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne (C-203/16 P) précise les conditions de recevabilité d'un recours en annulation formé par un particulier contre une décision de la Commission déclarant un régime d'aides d'État incompatible avec le marché intérieur. La Cour confirme que le requérant, en tant que liquidateur d'une société bénéficiaire de la clause d'assainissement allemande, n'est pas individuellement concerné par la décision attaquée, car celle-ci ne l'affecte pas en raison d'attributs qui lui sont propres ou d'une situation de fait qui le caractérise par rapport à tout autre opérateur économique. Sur le fond, l'arrêt apporte des éclaircissements majeurs sur la notion de sélectivité en matière d'aides d'État, en précisant la méthode de détermination du cadre de référence et en rappelant que le juge de l'Union exerce un contrôle entier sur la qualification juridique des faits opérée par la Commission.
28 juin 2018
L'arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne (C-2/17) du 28 juin 2018 interprète l'annexe XI, rubrique « Espagne », point 2, du règlement (CE) n° 883/2004, relatif à la coordination des systèmes de sécurité sociale. Il précise que, pour le calcul de la pension de retraite d'un travailleur migrant ayant cotisé en Suisse et en Espagne, la réglementation espagnole peut imposer à un travailleur ayant conclu une convention spéciale de cotiser sur la base de la base de cotisation minimale, et non sur une base supérieure de son choix. Cette solution vise à garantir l'équilibre financier du système et à éviter une rupture d'égalité de traitement entre les travailleurs migrants et les travailleurs nationaux.
28 juin 2018
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de M. Sicignano contre la décision de l'EUIPO refusant l'enregistrement de la marque figurative « GiCapri “a giacchett’e capri” » en raison d'un risque de confusion avec la marque antérieure « CAPRI ». L'arrêt confirme l'appréciation de l'EUIPO sur la similitude visuelle, phonétique et conceptuelle des signes, ainsi que sur le caractère distinctif moyen de la marque antérieure, justifiant le refus d'enregistrement pour les produits visés.
26 juin 2018
La Cour de justice de l'Union européenne, dans l'affaire C-451/16, a jugé que la réglementation britannique qui subordonnait la reconnaissance du changement de sexe à l'annulation d'un mariage antérieur constituait une discrimination directe fondée sur le sexe, contraire à la directive 79/7/CEE. En conséquence, le refus d'octroyer une pension de retraite de l'État à une personne transgenre à partir de l'âge légal de départ à la retraite correspondant à son sexe acquis est illégal. Cet arrêt impose aux États membres de garantir l'égalité de traitement en matière de sécurité sociale sans condition discriminatoire liée à l'état civil.
26 juin 2018
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de Deutsche Post contre les décisions de l'EUIPO, confirmant l'absence de risque de confusion entre la marque figurative demandée "InPost" et les marques antérieures "INFOPOST", "ePOST" et "POST". Il a jugé que les différences visuelles et conceptuelles entre les signes étaient suffisantes pour écarter tout risque de confusion, même en tenant compte du caractère distinctif accru des marques antérieures. En outre, le Tribunal a rejeté l'argument fondé sur l'article 8, paragraphe 5, du règlement, faute de preuve d'un préjudice à la renommée ou d'une dilution.
26 juin 2018
26 juin 2018
Cet arrêt du Tribunal de l’UE confirme le rejet de l’opposition formée par le titulaire de la marque figurative antérieure « CAPRI » contre l’enregistrement de la marque figurative « GiCapri “a giacchett’e capri” ». Le Tribunal juge qu’il n’existe pas de risque de confusion au sens de l’article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement (CE) n° 207/2009, en raison des différences visuelles, phonétiques et conceptuelles d’ensemble entre les signes, malgré la présence de l’élément commun « capri ». Cette décision précise les critères d’appréciation globale du risque de confusion, notamment l’importance de l’impression d’ensemble produite par les marques.
26 juin 2018
Cet arrêt du Tribunal de l'UE confirme le rejet de l'opposition de Deutsche Post AG contre la marque figurative de l'UE "InPost". Il précise que, malgré la renommée des marques antérieures "INFOPOST", "ePOST" et "POST", il n'existe pas de risque de confusion ni d'atteinte à la renommée (dilution) au sens des articles 8, §1 b) et 8, §5 du règlement sur la marque de l'UE, en raison des différences visuelles, phonétiques et conceptuelles entre les signes.
26 juin 2018
26 juin 2018
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours contre la décision de l'EUIPO refusant l'enregistrement de la marque verbale "COSIMO" pour des produits de revêtement de sol et muraux. Il a confirmé l'existence d'un risque de confusion avec la marque antérieure "COSIFLOR" en raison de la similitude visuelle et phonétique des signes, et de la similarité des produits visés. L'arrêt précise les conditions de l'appréciation globale du risque de confusion et rappelle que la preuve de l'usage sérieux de la marque antérieure doit être examinée pour l'ensemble des produits pour lesquels elle est enregistrée.
26 juin 2018
Le Tribunal de l'UE rejette le recours contre la décision de l'EUIPO ayant refusé l'enregistrement de la marque verbale "COSIMO" pour des produits cosmétiques, en raison d'un risque de confusion avec la marque antérieure "COSIFLOR". Il confirme l'appréciation de l'EUIPO sur le caractère distinctif moyen de "COSIFLOR" et la similarité visuelle et phonétique des signes, ainsi que la preuve d'usage sérieux de la marque antérieure. Cette décision illustre l'application stricte des critères de comparaison globale pour apprécier le risque de confusion au sens de l'article 8, §1, b) du règlement 2017/1001.
26 juin 2018
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de la France contre la correction financière forfaitaire de 10 % appliquée par la Commission européenne aux dépenses du FEAGA et du FEADER pour les années de demande 2007 à 2009. La Commission avait estimé que les contrôles sur place français dans les zones de handicaps naturels étaient insuffisants, notamment en raison d'une application incorrecte du critère de chargement, ce qui exposait le Fonds à un risque de pertes. L'arrêt confirme que la France n'a pas démontré que ses systèmes de contrôle étaient efficaces et proportionnés pour garantir la régularité des aides.
26 juin 2018
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de la France contre une correction financière forfaitaire de 10 % appliquée par la Commission européenne. Cette correction concernait les aides au développement rural versées dans les zones de handicaps naturels, en raison de l'insuffisance des contrôles sur place effectués par les autorités françaises pour vérifier le critère de chargement (densité animale). L'arrêt confirme que la Commission peut appliquer une correction forfaitaire lorsque les contrôles clés ne sont pas réalisés de manière adéquate, même en l'absence de preuve de préjudice financier précis.
26 juin 2018