1 288textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2018.
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Avec texte intégral
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Résumés IA
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En vigueur
Règlement · Directive · Décision · Recommandation
86 834Arrêt CJUE · Ordonnance · Conclusions
45 517Versions consolidées des textes
28 359Propositions · Communications · Initiatives
82 754Accord international · PESC · Traité
22 943Budget · Avis · Résolution · Divers
163 117Dans l'arrêt Gmina Wrocław (C-665/16), la Cour de justice de l'Union européenne a jugé que le transfert forcé de propriété d'un bien communal au Trésor public polonais, en échange d'une indemnité fixée par la loi pour la construction d'une route nationale, constitue une livraison de biens à titre onéreux soumise à la TVA. La Cour précise que l'indemnité versée représente la contrepartie de cette transmission, ce qui entre dans le champ d'application de la directive TVA, même en l'absence de consentement du vendeur. Cette décision clarifie la qualification fiscale des expropriations et transferts forcés de biens entre entités publiques.
13 juin 2018
La Cour de justice de l'Union européenne a condamné la Pologne pour manquement à ses obligations en vertu de la directive 2004/49 relative à la sécurité ferroviaire, en raison de l'absence d'indépendance de son organisme national d'enquête sur les accidents ferroviaires. Cet arrêt rappelle aux États membres l'obligation stricte de garantir la séparation fonctionnelle et organisationnelle de cet organisme par rapport aux autorités régulatrices et aux exploitants ferroviaires. Pour un professionnel du droit français, cette décision confirme que le simple respect formel des textes ne suffit pas et que l'indépendance réelle de l'organisme d'enquête est une condition essentielle de la conformité au droit de l'Union.
13 juin 2018
13 juin 2018
La Cour de justice de l'Union européenne a condamné la Pologne pour manquement à ses obligations en vertu de la directive 2004/49/CE relative à la sécurité ferroviaire, en raison de l'absence d'indépendance de son organisme national d'enquête sur les accidents ferroviaires. Pour un professionnel du droit français, cet arrêt rappelle l'exigence stricte de séparation fonctionnelle et organisationnelle de l'autorité chargée des enquêtes de sécurité, qui ne doit être soumise à aucune influence des autorités régulatrices ou gestionnaires d'infrastructure. Il confirme que le simple respect formel des textes ne suffit pas et que l'indépendance doit être effective et garantie dans la pratique.
13 juin 2018
13 juin 2018
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé, dans l'affaire C-163/16, qu'un signe consistant en la couleur rouge appliquée à la semelle d'une chaussure à talon haut ne constitue pas une « forme » au sens de la directive 2008/95/CE. Par conséquent, un tel signe n'entre pas dans le motif absolu de nullité prévu pour les signes constitués exclusivement par la forme du produit. Cette décision précise la notion de forme et ouvre la voie à la protection par le droit des marques de signes de position associant une couleur à une partie spécifique d'un produit, sous réserve du caractère distinctif.
12 juin 2018
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la législation danoise, qui permet à une société résidente de déduire les pertes de ses établissements stables nationaux mais exclut cette déduction pour ceux situés dans un autre État membre, constitue une restriction à la liberté d'établissement (article 49 TFUE). Cette restriction n'est pas justifiée par la nécessité de préserver la répartition équilibrée du pouvoir d'imposition, car la réglementation danoise prévoit une exception optionnelle (régime d'intégration fiscale internationale) qui n'est pas accessible dans des conditions équivalentes. En conséquence, une telle différence de traitement est contraire au droit de l'Union.
12 juin 2018
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé qu'une marque consistant en une couleur appliquée sur une partie spécifique d'un produit (en l'espèce, la semelle rouge d'un soulier à talon haut) n'est pas nécessairement constituée exclusivement par la "forme" du produit au sens de l'article 3, paragraphe 1, sous e), iii), de la directive 2008/95/CE. Cette disposition, qui interdit l'enregistrement des signes constitués exclusivement par la forme du produit, ne s'applique pas à un signe qui ne porte pas sur la forme du produit en tant que telle, mais sur l'apposition d'une couleur sur une partie de celui-ci. L'arrêt précise ainsi les limites de la notion de "forme" dans le cadre des motifs absolus de nullité des marques.
12 juin 2018
L'avocat général Bobek examine la portée de l'obligation de secret professionnel des autorités de surveillance bancaire (article 53, §1, directive 2013/36/UE) dans le cadre d'une procédure civile. Il conclut que cette obligation ne fait pas obstacle à la communication d'informations confidentielles à un particulier, lorsque cela est nécessaire pour lui permettre d'exercer ses droits dans le cadre d'une action en responsabilité contre l'autorité de surveillance, notamment en cas de liquidation forcée de l'établissement de crédit.
12 juin 2018
Dans l'arrêt Bevola (C-650/16), la CJUE a jugé que la législation danoise, qui permettait à une société résidente de déduire les pertes de ses établissements stables nationaux mais excluait cette déduction pour ceux situés dans un autre État membre (sauf option pour un régime d'intégration fiscale internationale), constitue une restriction à la liberté d'établissement (article 49 TFUE). Cette restriction n'est pas justifiée par la nécessité de préserver la répartition équilibrée du pouvoir d'imposition, car la société démontrait que les pertes de l'établissement stable étranger ne pouvaient plus être utilisées dans son État d'implantation. Pour un professionnel du droit français, cet arrêt confirme que les États membres ne peuvent refuser la déduction des pertes définitives d'un établissement stable étranger sans violer le droit de l'Union, ce qui peut avoir un impact sur les règles françaises d'intégration fiscale et de traitement des pertes transfrontalières.
12 juin 2018
Le Tribunal de l'Union européenne rejette comme manifestement irrecevable et infondé le recours d'un candidat contestant son non-inscription sur la liste de réserve d'un concours général EPSO. L'ordonnance rappelle que l'évaluation des compétences linguistiques par le jury relève d'un large pouvoir d'appréciation et que le juge de l'Union ne peut substituer son appréciation à celle du jury, sauf en cas d'erreur manifeste. Cette décision confirme la marge de manœuvre des institutions dans l'organisation des concours et les limites du contrôle juridictionnel en matière de fonction publique européenne.
8 juin 2018
Cette ordonnance du Tribunal de l'Union européenne rejette le recours d'un candidat contestant sa non-inscription sur la liste de réserve d'un concours général EPSO, au motif que la décision litigieuse relevait de la procédure de recrutement de la fonction publique européenne. Le Tribunal se déclare incompétent et juge le recours manifestement infondé, rappelant les limites du contrôle juridictionnel sur les évaluations des concours organisés par l'Office européen de sélection du personnel (EPSO).
8 juin 2018
La Cour déclare irrecevable la demande de décision préjudicielle du Landesverwaltungsgericht Oberösterreich, faute pour la juridiction de renvoi d'avoir fourni des précisions suffisantes sur le contexte factuel et réglementaire du litige au principal et sur les raisons justifiant la nécessité d'une réponse. Cette ordonnance rappelle l'exigence de motivation stricte imposée par l'article 94 du règlement de procédure de la Cour pour la recevabilité des renvois préjudiciels.
7 juin 2018
La Cour de justice de l'Union européenne précise la notion de « plans et programmes » au sens de la directive 2001/42/CE (directive « plans et programmes » ou « EES »), en jugeant qu'un règlement régional d'urbanisme, tel que celui relatif au quartier européen de Bruxelles, constitue un plan ou programme soumis à évaluation environnementale dès lors qu'il fixe un cadre de référence pour la délivrance d'autorisations ultérieures. Cet arrêt clarifie la portée de l'obligation d'évaluation environnementale pour les actes réglementaires d'urbanisme, même lorsqu'ils ne sont pas formellement qualifiés de « plans » par le droit national.
7 juin 2018
Le président de la Cour de justice de l'Union européenne a radié l'affaire C-675/16 P, opposant Guccio Gucci SpA à l'Office de l'Union européenne pour la propriété intellectuelle (EUIPO). Cette ordonnance met fin à la procédure de pourvoi introduite par Guccio Gucci contre une décision du Tribunal de l'Union européenne relative à un litige en matière de marque de l'Union européenne.
7 juin 2018
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de MIP Metro contre la décision de l'EUIPO, confirmant l'absence de risque de confusion entre la marque verbale "N & NF TRADING" et la marque figurative antérieure "NF ENVIRONNEMENT". L'arrêt précise que le caractère distinctif accru de la marque antérieure n'a pas été démontré, et que les différences visuelles et conceptuelles entre les signes excluent tout risque de confusion au sens de l'article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement (CE) n° 207/2009. Cette décision rappelle les critères stricts d'appréciation du risque de confusion, notamment l'importance de l'impression d'ensemble et l'absence de renforcement du caractère distinctif par l'usage.
7 juin 2018
La Cour de justice de l'Union européenne précise la notion de "plans et programmes" au sens de la directive 2001/42/CE relative à l'évaluation des incidences sur l'environnement. Elle juge qu'un règlement régional d'urbanisme, tel que celui concernant le quartier européen de Bruxelles, constitue un "plan ou programme" soumis à évaluation environnementale, dès lors qu'il définit un cadre pour les autorisations d'aménagement et d'urbanisme. Cette décision impose donc aux États membres de soumettre à une évaluation environnementale les actes réglementaires d'urbanisme qui fixent des règles générales applicables à une zone spécifique.
7 juin 2018
Le président de la Cour de justice de l'Union européenne a radié l'affaire C-674/16 P, opposant Guccio Gucci SpA à l'Office de l'Union européenne pour la propriété intellectuelle (EUIPO). Cette ordonnance met fin à la procédure de pourvoi engagée par Guccio Gucci, sans qu'une décision au fond ne soit rendue sur la validité de la marque contestée. Pour le praticien français, cette décision illustre la possibilité de clôture anticipée d'un litige devant la CJUE, notamment en cas de désistement ou de disparition de l'objet du litige.
7 juin 2018
Cet arrêt du Tribunal de l'UE annule la décision de l'Agence européenne de la sécurité aérienne (AESA) de muter un agent temporaire dans l'intérêt du service. Le Tribunal juge que l'AESA a commis une erreur manifeste d'appréciation en ne démontrant pas que ce transfert était justifié par un intérêt de service réel et en ne respectant pas son obligation de motivation. Pour un professionnel du droit français, cette décision rappelle que les institutions et agences de l'UE doivent motiver précisément leurs décisions de mutation et ne peuvent se contenter d'affirmations générales, sous peine d'annulation pour violation des droits de la défense.
7 juin 2018
7 juin 2018