1 288textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2018.
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Règlement · Directive · Décision · Recommandation
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28 549Propositions · Communications · Initiatives
83 358Accord international · PESC · Traité
23 110Budget · Avis · Résolution · Divers
164 281La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que le droit de l'Union, et notamment la clause 4 de l'accord-cadre sur le travail à durée déterminée, ne s'oppose pas à une réglementation nationale qui ne prévoit pas d'indemnité pour un travailleur en contrat d'interim à durée déterminée à l'échéance de son contrat, alors qu'une telle indemnité est accordée aux travailleurs en contrat à durée indéterminée en cas de licenciement pour motif objectif. La différence de traitement est justifiée par la nature spécifique de la mission d'interim et par l'objectif légitime de remplacer temporairement un travailleur.
5 juin 2018
Cet arrêt de la Grande chambre de la CJUE précise que l'obligation pour les États membres de lutter efficacement contre la fraude portant atteinte aux intérêts financiers de l'Union (article 325 TFUE) ne s'oppose pas à la clôture d'une procédure pénale pour non-respect du délai raisonnable, sous réserve que cette clôture ne rende pas impossible ou excessivement difficile la sanction des infractions graves. Il interprète également les directives 2012/13 et 2013/48 en matière de droits de la défense, notamment le droit d'être informé de l'accusation et d'accéder au dossier, dans le cadre d'une procédure pénale nationale.
5 juin 2018
L'arrêt de la CJUE (grande chambre) du 5 juin 2018 (affaire C-677/16, Montero Mateos) précise que la clause 4 de l'accord-cadre sur le travail à durée déterminée ne s'oppose pas à une réglementation nationale qui ne prévoit aucune indemnité de fin de contrat pour les travailleurs en contrat d'interim (remplacement), alors qu'une telle indemnité est versée aux travailleurs permanents en cas de licenciement pour motif objectif. La Cour estime que ces deux situations ne sont pas comparables, car la rupture du contrat d'interim à son terme résulte de l'exécution normale du contrat, tandis que le licenciement pour motif objectif met fin de manière anticipée à un contrat à durée indéterminée.
5 juin 2018
L'arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne (grande chambre) du 5 juin 2018, rendu sur renvoi préjudiciel du Spetsializiran nakazatelen sad bulgare, précise les obligations des États membres en matière de poursuites pénales pour fraude douanière portant atteinte aux intérêts financiers de l'UE. Il établit que le droit à un délai raisonnable de jugement, garanti par la Charte des droits fondamentaux, ne saurait justifier la clôture systématique d'une procédure pénale lorsque cela compromet l'effectivité des poursuites requise par l'article 325 TFUE. En outre, il interprète les directives 2012/13/UE et 2013/48/UE, en rappelant que le droit d'être informé de l'accusation et d'accéder au dossier, ainsi que le droit à l'assistance d'un avocat, doivent être garantis dès le début de la procédure, y compris en matière douanière.
5 juin 2018
Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne (grande chambre) du 5 juin 2018 précise la notion de "responsable conjoint du traitement" au sens de la directive 95/46/CE. Il juge que l'administrateur d'une page Facebook (fan page) est co-responsable avec Facebook Ireland du traitement des données personnelles des visiteurs, ce qui permet à une autorité de contrôle nationale d'adopter une injonction à son encontre pour faire cesser ce traitement, même si le responsable principal est établi dans un autre État membre. La décision clarifie ainsi l'étendue des pouvoirs des autorités nationales de protection des données et les critères de détermination de la responsabilité dans le cadre des réseaux sociaux.
5 juin 2018
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de Prada contre la décision de l'EUIPO ayant refusé l'enregistrement de la marque verbale "THE RICH PRADA". Il a jugé que, pour l'application de l'article 8, paragraphe 5, du règlement n° 207/2009, le demandeur doit démontrer un risque de profit indu ou d'atteinte à la renommée de la marque antérieure, ce qui n'était pas établi en l'espèce. L'arrêt précise également que le risque de confusion au sens de l'article 8, paragraphe 1, sous b), était inexistant en raison des différences visuelles, phonétiques et conceptuelles entre les signes.
5 juin 2018
Dans l'arrêt Grupo Norte (C-574/16), la Cour de justice de l'Union européenne juge que l'indemnité versée à l'échéance d'un contrat de travail à durée déterminée de "relève" constitue une "condition d'emploi" au sens de la clause 4 de l'accord-cadre sur le travail à durée déterminée. Elle précise que le fait de verser à ce titulaire une indemnité inférieure à celle accordée à un travailleur en CDI en cas de licenciement pour motif objectif constitue une discrimination injustifiée, sauf si une raison objective le justifie.
5 juin 2018
Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne (grande chambre) interprète la notion de "conjoint" au sens de la directive 2004/38/CE. Il juge qu'un État membre ne peut refuser le droit de séjour à un ressortissant d'un pays tiers, conjoint de même sexe d'un citoyen de l'Union, au motif que sa législation nationale n'autorise pas le mariage homosexuel. Cette décision impose aux États membres de reconnaître, aux seules fins de l'octroi d'un droit de séjour dérivé, le mariage homosexuel valablement célébré dans un autre État membre.
5 juin 2018
Dans l'arrêt C-210/16 (Wirtschaftsakademie Schleswig-Holstein), la Cour de justice de l'Union européenne a jugé que l'administrateur d'une page fan Facebook est co-responsable du traitement des données personnelles des visiteurs avec Facebook, au sens de la directive 95/46/CE. Elle a précisé que les autorités nationales de contrôle peuvent ordonner à cet administrateur, même s'il n'est pas l'éditeur du réseau social, de désactiver sa page pour mettre fin à un traitement illicite. Cette décision élargit la notion de responsable de traitement et renforce les pouvoirs d'injonction des autorités de protection des données à l'égard des utilisateurs professionnels de plateformes.
5 juin 2018
Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne (grande chambre) précise que la clause 4 de l'accord-cadre sur le travail à durée déterminée s'oppose à une réglementation nationale qui accorde une indemnité moindre à l'échéance d'un contrat à durée déterminée de "relève" par rapport à celle versée en cas de résiliation d'un contrat à durée indéterminée pour un motif objectif. La Cour juge que la seule nature temporaire du contrat ne constitue pas une "raison objective" justifiant une telle différence de traitement, dès lors que les deux situations sont comparables au regard de l'indemnité.
5 juin 2018
L'arrêt Coman de la CJUE (grande chambre) du 5 juin 2018 interprète la notion de « conjoint » au sens de la directive 2004/38/CE comme incluant le conjoint de même sexe d'un citoyen de l'Union, lorsque ce mariage a été légalement célébré dans un État membre. Il en découle que l'État membre d'accueil ne peut refuser le droit de séjour à ce conjoint au seul motif que son droit national ne reconnaît pas le mariage homosexuel, sous peine de porter atteinte à la liberté de circulation du citoyen de l'Union consacrée à l'article 21 TFUE.
5 juin 2018
Le Tribunal de l'UE a rejeté le recours de Prada SA contre la décision de l'EUIPO refusant l'enregistrement de la marque verbale "THE RICH PRADA". Il a confirmé que l'usage de cette marque pour des vêtements et accessoires tirerait indûment profit de la renommée de la marque antérieure PRADA, sans qu'il soit nécessaire de démontrer un risque de confusion ou un préjudice spécifique. Cette décision illustre l'application extensive de l'article 8, paragraphe 5, du règlement sur la marque de l'Union européenne, protégeant les marques de renommée contre toute association non autorisée.
5 juin 2018
Cet arrêt du Tribunal de l'UE précise les conditions d'application de l'article 8, paragraphe 5, du règlement sur la marque de l'UE (protection des marques renommées). Il confirme que l'opposition fondée sur la renommée d'une marque antérieure nécessite la démonstration d'un risque de profit indu, et non une simple similarité entre les signes.
1 juin 2018
L'arrêt du Tribunal de l'UE du 1er juin 2018 (affaire T-900/16) précise les conditions d'application de l'article 8, paragraphe 5, du règlement sur la marque de l'UE, relatif à la protection des marques renommées. Il juge que pour qu'une opposition fondée sur ce motif soit accueillie, le titulaire de la marque antérieure doit démontrer un risque de profit indu tiré du caractère distinctif ou de la renommée de celle-ci, et non une simple similarité entre les signes. En l'espèce, le Tribunal a rejeté l'opposition de Casual Dreams faute de preuve suffisante d'un tel risque.
1 juin 2018
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que le droit de l'Union, notamment l'article 7, paragraphe 1, de la directive 93/13/CEE, lu à la lumière de l'article 47 de la Charte des droits fondamentaux, s'oppose à une réglementation nationale qui impose au consommateur, pour contester le caractère abusif d'une clause dans un contrat de prêt en devise étrangère, de se conformer à des exigences procédurales spécifiques et plus contraignantes que celles applicables aux actions similaires fondées sur le droit interne. Cette décision garantit l'effectivité de la protection des consommateurs et le principe d'équivalence procédurale.
31 mai 2018
La Cour de justice de l'Union européenne, dans ses conclusions présentées par l'avocat général Kokott, examine la compatibilité d'une réglementation nationale avec le droit de l'Union, probablement en matière de libre circulation ou de concurrence. Ces conclusions, bien que non contraignantes, éclairent la position juridique de la CJUE sur l'interprétation des traités et des directives européennes. Pour un professionnel du droit français, elles anticipent le sens probable de l'arrêt à venir et offrent une analyse doctrinale utile pour la transposition ou l'application du droit européen en droit interne.
31 mai 2018
L'arrêt du Tribunal de l'UE du 31 mai 2018 (affaire T-770/16, Korwin-Mikke/Parlement) valide les sanctions disciplinaires infligées à un député européen pour des propos tenus en séance plénière, jugés contraires à la dignité du Parlement. Il précise que la liberté d'expression des parlementaires n'est pas absolue et peut être limitée par le règlement intérieur pour préserver le bon déroulement des travaux et la dignité de l'institution. Pour un professionnel du droit français, cet arrêt confirme la marge d'appréciation du Parlement dans la qualification des comportements fautifs et le prononcé de sanctions, sous réserve d'une motivation adéquate.
31 mai 2018
Le Tribunal de l'Union européenne rejette comme irrecevable le recours introduit par QD contre une décision de l'EUIPO, faute de qualité pour agir. Cette ordonnance rappelle les conditions strictes de recevabilité des recours directs devant le juge de l'Union, notamment l'exigence d'un intérêt personnel et actuel à agir pour les particuliers.
31 mai 2018
31 mai 2018
Dans l'arrêt Ernst & Young (C-633/16), la Cour de justice de l'Union européenne précise la notion de « concentration » au sens du règlement (CE) n° 139/2004, en jugeant que la résiliation d'un accord de coopération avec un tiers par l'une des entreprises parties à l'opération peut constituer un élément de cette concentration. Cette décision éclaire la portée de l'interdiction de réaliser une concentration avant notification et autorisation, en incluant dans l'analyse les actes préparatoires qui modifient de manière durable la structure du marché.
31 mai 2018