1 288textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2018.
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En vigueur
Règlement · Directive · Décision · Recommandation
87 431Arrêt CJUE · Ordonnance · Conclusions
46 207Versions consolidées des textes
28 549Propositions · Communications · Initiatives
83 358Accord international · PESC · Traité
23 110Budget · Avis · Résolution · Divers
164 281La Cour de justice de l'Union européenne a constaté un manquement de la Pologne pour avoir exclu systématiquement de l'obligation d'évaluation des incidences sur l'environnement les projets de forages de prospection ou d'exploration du gaz de schiste, en violation de la directive 2011/92/UE. L'arrêt précise que les États membres ne peuvent pas fixer des seuils de profondeur ou de durée qui dispensent automatiquement ces projets d'une évaluation, sans tenir compte de leurs caractéristiques et de leur localisation. Cette décision rappelle l'obligation pour le droit français de soumettre chaque projet à un examen au cas par cas ou à des seuils nationaux respectant les critères de sélection de la directive.
31 mai 2018
L'arrêt du Tribunal de l'UE annule les mesures restrictives (gel des fonds) imposées à M. Kaddour, un homme d'affaires syrien, en raison d'une erreur manifeste d'appréciation du Conseil. Le juge estime que les éléments de preuve fournis ne démontrent pas suffisamment le lien de l'intéressé avec le régime syrien pour justifier son maintien sur la liste des personnes sanctionnées. Cette décision rappelle l'obligation pour le Conseil de fonder ses actes sur des indices concrets et précis, et réaffirme le contrôle juridictionnel strict exercé sur les motifs des sanctions individuelles.
31 mai 2018
Cet arrêt de la CJUE précise que le droit de l'Union, notamment l'article 7, paragraphe 1, de la directive 93/13/CEE et l'article 47 de la Charte des droits fondamentaux, s'oppose à une législation nationale qui impose des exigences procédurales spécifiques et restrictives pour contester le caractère abusif de clauses dans des contrats de prêt en devise étrangère, lorsque ces exigences rendent en pratique impossible ou excessivement difficile l'exercice des droits conférés par la directive. Il consacre le principe selon lequel le juge national doit pouvoir examiner d'office le caractère abusif d'une clause, même en présence de dispositions procédurales nationales contraires, afin d'assurer une protection juridictionnelle effective du consommateur.
31 mai 2018
Cet arrêt de la CJUE précise que les conseils donnés par un intermédiaire d'assurance sur le placement d'un capital dans le cadre d'un contrat d'assurance-vie en capital relèvent de la directive sur l'intermédiation en assurance (2002/92/CE) et non de la directive sur les marchés d'instruments financiers (2004/39/CE), même si l'intermédiaire n'a pas l'intention de conclure un véritable contrat d'assurance. La qualification de l'activité dépend de la nature du contrat d'assurance sous-jacent envisagé.
31 mai 2018
La Cour de justice de l'Union européenne précise la qualification juridique des conseils donnés par un intermédiaire d'assurance lors du placement d'un capital dans le cadre d'une assurance vie en capital. Elle distingue l'activité d'intermédiation en assurance (directive 2002/92/CE) du conseil en investissement (directive 2004/39/CE), en jugeant que des conseils portant sur la répartition du capital ne relèvent pas nécessairement de la directive sur les marchés d'instruments financiers. L'arrêt clarifie également que l'absence d'intention de conclure un contrat d'assurance n'exclut pas l'application de la directive sur l'intermédiation en assurance.
31 mai 2018
Dans l'arrêt Hassan (C-647/16), la CJUE interprète l'article 26, paragraphe 1, du règlement Dublin III. Elle juge qu'un État membre ne peut adopter et notifier une décision de transfert à un demandeur d'asile avant que l'État membre requis n'ait accepté la requête aux fins de reprise en charge. Cette décision clarifie la chronologie procédurale obligatoire pour garantir les droits du demandeur.
31 mai 2018
La Cour de justice de l'Union européenne précise les conditions de déduction de la TVA sur un acompte lorsque la livraison du bien n'a pas eu lieu en raison d'une escroquerie des représentants légaux du fournisseur, suivie de l'insolvabilité de ce dernier. Elle juge que le droit à déduction naît au moment du paiement de l'acompte, mais que l'autorité fiscale nationale peut exiger une régularisation si la livraison n'intervient pas, sous réserve que cette régularisation ne soit pas disproportionnée et tienne compte de l'absence de fraude de l'acquéreur.
31 mai 2018
L'arrêt du Tribunal de l'UE du 31 mai 2018 (affaire T-340/16) précise les critères d'appréciation de la mauvaise foi lors du dépôt d'une marque de l'Union européenne, au sens de l'article 52, paragraphe 1, sous b), du règlement n° 207/2009. Il confirme que la mauvaise foi peut être caractérisée lorsque le déposant avait l'intention de profiter indûment de la réputation d'un tiers ou de le priver de la possibilité d'enregistrer son propre signe, même si la marque contestée n'est pas identique ou similaire à un signe antérieur protégé. Pour le praticien français, cet arrêt rappelle que la preuve de la mauvaise foi doit reposer sur un faisceau d'indices objectifs, incluant l'origine du signe, la stratégie commerciale du déposant et la chronologie des faits.
31 mai 2018
Dans l'arrêt Hornbach-Baumarkt (C-382/16), la Cour de justice de l'Union européenne a jugé qu'une législation nationale qui permet de rectifier le revenu imposable d'une société résidente lorsqu'elle accorde un avantage à titre gracieux à une société non-résidente liée, mais pas dans une situation purement interne, constitue une restriction à la liberté d'établissement. Cette restriction n'est justifiée que si elle vise à lutter contre des montages artificiels, ce qui suppose que le contribuable puisse apporter la preuve de raisons commerciales valables.
31 mai 2018
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que les entreprises de transport routier, de fret et de courrier exprès qui assurent la levée, le tri, l'acheminement et la distribution d'envois postaux sont des "prestataires de services postaux" au sens de la directive 97/67/CE. En conséquence, ces opérateurs peuvent être soumis à une autorisation préalable et à une contribution financière aux coûts du service universel, même s'ils ne proposent pas l'ensemble des services postaux. Cet arrêt clarifie le champ d'application des obligations pesant sur les opérateurs de messagerie et de logistique en droit postal européen.
31 mai 2018
31 mai 2018
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de Groningen Seaports et d'autres ports publics néerlandais contre la décision de la Commission européenne qualifiant l'exonération de l'impôt sur les sociétés dont ils bénéficiaient d'aide d'État incompatible avec le marché intérieur. La juridiction a jugé que la Commission avait suffisamment motivé sa décision et que le traitement différencié entre ports publics et privés était justifié par la nature et l'économie du système fiscal néerlandais. Cet arrêt confirme la large marge d'appréciation de la Commission pour qualifier des mesures fiscales sélectives d'aides d'État, même en l'absence de distorsion de concurrence démontrée.
31 mai 2018
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de Groningen Seaports et d'autres ports publics néerlandais contre la décision de la Commission qualifiant d'aide d'État incompatible l'exonération de l'impôt sur les sociétés dont ils bénéficiaient. La décision confirme que cette exonération fiscale sélective constitue une aide d'État, et le Tribunal valide l'analyse de la Commission quant à son incompatibilité avec le marché intérieur, sans retenir les moyens tirés d'une violation de l'obligation de motivation ou du principe d'égalité de traitement.
31 mai 2018
La Cour de justice de l'Union européenne a condamné la Pologne pour manquement à la directive 2011/92/UE concernant l'évaluation des incidences sur l'environnement (EIE) des forages de prospection ou d'exploration du gaz de schiste. Elle a jugé que la législation polonaise, en excluant systématiquement de l'obligation d'EIE les forages en profondeur inférieurs à 5 000 mètres, fixait des seuils trop restrictifs qui ne permettaient pas une appréciation au cas par cas des incidences environnementales. Cette décision rappelle aux États membres qu'ils ne peuvent pas définir des critères de sélection (seuils) qui videraient de leur substance l'obligation de soumettre à évaluation les projets susceptibles d'avoir des incidences notables sur l'environnement.
31 mai 2018
Cet arrêt de la CJUE précise les conditions de déduction de la TVA sur un acompte lorsque la livraison du bien n'a pas eu lieu en raison d'une escroquerie des représentants légaux du fournisseur, suivie de l'insolvabilité de ce dernier. Il juge que le droit à déduction naît au paiement de l'acompte, mais que l'administration fiscale peut exiger une régularisation si la livraison n'intervient pas, sauf si l'absence de livraison est due à une fraude du fournisseur que l'acquéreur ne pouvait raisonnablement déceler.
31 mai 2018
L'arrêt Hornbach-Baumarkt (C-382/16) juge que la législation allemande permettant de rectifier les revenus imposables d'une société résidente lorsqu'elle accorde un avantage à titre gracieux à une société non-résidente liée, mais pas en cas d'avantage identique à une société résidente liée, constitue une restriction à la liberté d'établissement. Cette différence de traitement n'est pas justifiée par la nécessité de lutter contre les pratiques abusives si la société contribuable démontre que l'opération repose sur des motifs économiques réels, même en l'absence de transaction comparable sur le marché.
31 mai 2018
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de Janusz Korwin-Mikke, député européen, contre les sanctions disciplinaires (perte de l'indemnité de séjour et suspension temporaire de ses activités) que lui avait infligées le Parlement européen pour des propos sexistes et racistes tenus en séance plénière. La décision confirme que la liberté d'expression des parlementaires n'est pas absolue et peut être limitée par le règlement intérieur du Parlement afin de préserver sa dignité et le bon déroulement de ses travaux, sans que cela constitue une erreur de droit ou un défaut de motivation.
31 mai 2018
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la décision de transfert d'un demandeur d'asile vers l'État membre responsable de sa demande ne peut être adoptée et notifiée avant que cet État n'ait accepté la requête aux fins de reprise en charge. Cette interprétation de l'article 26, paragraphe 1, du règlement Dublin III impose aux autorités françaises de respecter un ordre chronologique strict dans la procédure, garantissant les droits procéduraux du demandeur avant tout transfert.
31 mai 2018
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de Flatworld Solutions Pvt. Ltd contre la décision de l'EUIPO annulant sa marque figurative "Outsource 2 India" pour mauvaise foi. L'arrêt précise que la mauvaise foi, au sens de l'article 52, paragraphe 1, sous b), du règlement n° 207/2009, s'apprécie au regard de l'intention du déposant de porter atteinte aux intérêts de tiers sans objectif économique légitime. Cette décision confirme que le dépôt d'une marque dans le seul but de bloquer un concurrent peut constituer un acte de mauvaise foi, même si la marque n'est pas identique à un signe antérieur protégé.
31 mai 2018
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que les entreprises de transport routier, de fret et de courrier exprès qui assurent la levée, le tri, l'acheminement et la distribution d'envois postaux sont des "prestataires de services postaux" au sens de la directive 97/67. Elles peuvent donc être soumises à une autorisation préalable et à une contribution financière au financement du service universel, sous réserve que ces obligations respectent les principes de proportionnalité et de non-discrimination. Cet arrêt clarifie le champ d'application des obligations réglementaires applicables aux opérateurs alternatifs dans le secteur postal libéralisé.
31 mai 2018