1 288textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2018.
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En vigueur
Règlement · Directive · Décision · Recommandation
86 834Arrêt CJUE · Ordonnance · Conclusions
45 517Versions consolidées des textes
28 359Propositions · Communications · Initiatives
82 754Accord international · PESC · Traité
22 943Budget · Avis · Résolution · Divers
163 117Cet arrêt du Tribunal de l’UE précise les conditions de recevabilité d’une demande en nullité fondée sur une marque antérieure, notamment l’obligation pour le demandeur de prouver l’usage sérieux de sa marque nationale dès lors que le titulaire de la marque contestée le soulève. Il rappelle que l’objet du litige devant la chambre de recours est circonscrit par les actes attaqués et les moyens soulevés, et que le risque de confusion doit être apprécié globalement en tenant compte de la similitude des signes et des produits.
29 mai 2018
Le président de la Cour de justice de l'Union européenne a ordonné la radiation de l'affaire C-538/16, relative à une demande de décision préjudicielle du Landgericht Frankfurt am Main. Cette affaire concernait l'interprétation du règlement (CE) n° 261/2004 sur les droits des passagers aériens, dans le cadre d'un litige entre un passager et la compagnie Air Nostrum. La radiation intervient avant tout examen au fond, mettant fin à la procédure sans qu'aucune précision juridique sur le règlement ne soit apportée.
18 mai 2018
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de la Lituanie contre la décision de la Commission européenne de réduire le concours financier du Fonds de cohésion pour des dépenses de soutien technique, au motif que la TVA déclarée n'était pas éligible conformément à l'article 11, paragraphes 1 et 3, du règlement (CE) n° 16/2003. L'arrêt précise les conditions strictes d'éligibilité de la TVA dans le cadre des projets cofinancés par les fonds structurels, notamment l'obligation pour l'État membre de démontrer que la TVA n'est pas récupérable en droit interne. Cette décision confirme la rigueur de la Commission dans le contrôle des dépenses et les conséquences financières pour les États membres en cas de non-respect des règles d'éligibilité.
17 mai 2018
L'arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne (C-30/17) du 17 mai 2018 précise le mode de calcul du degré Plato pour la bière aromatisée aux fins de l'application du droit d'accise réduit prévu à l'article 3, paragraphe 1, de la directive 92/83/CEE. La Cour juge que le degré Plato doit être déterminé exclusivement à partir du moût initial, avant l'ajout d'arômes et de sucres après fermentation, et non sur la base du produit fini. Cette interprétation a une portée pratique importante pour les brasseurs français, car elle conditionne le bénéfice du taux réduit d'accise sur les bières aromatisées.
17 mai 2018
La Cour de justice de l'Union européenne précise les obligations des soumissionnaires et du pouvoir adjudicateur en cas de liens entre des entreprises soumettant des offres distinctes pour un même marché public. Elle juge que le pouvoir adjudicateur doit vérifier l'existence de tels liens et exiger des soumissionnaires qu'ils fournissent des informations sur leurs relations, sans pour autant imposer une exclusion automatique. La décision encadre le rôle du juge national dans l'appréciation de l'atteinte à la concurrence.
17 mai 2018
Le Tribunal de l'UE a rejeté le recours de BASF et d'autres entreprises contre la décision de la Commission européenne de ne pas approuver le fipronil et d'interdire les semences traitées avec cette substance active. La décision confirme la large marge d'appréciation de la Commission pour appliquer le principe de précaution et l'article 21 du règlement n° 1107/2009, même en l'absence d'une analyse d'impact formelle, dès lors que des risques inacceptables pour les abeilles sont identifiés. Cet arrêt précise les conditions du réexamen d'une substance active approuvée et les limites du contrôle juridictionnel sur les évaluations scientifiques complexes.
17 mai 2018
L'arrêt du Tribunal de l'UE du 17 mai 2018 (affaire T-760/16) précise les conditions de recevabilité d'une demande en nullité d'un dessin ou modèle communautaire, en application des articles 52 et 86 du règlement n° 6/2002. Il rappelle que le demandeur en nullité doit démontrer la divulgation du dessin antérieur et établir que le dessin contesté produit une impression globale différente sur l'utilisateur averti, conformément aux articles 6 et 25 du même règlement. Cette décision clarifie notamment l'appréciation du caractère individuel pour les paniers spéciaux pour cycles.
17 mai 2018
Cet arrêt de la CJUE précise la notion de « professionnel » au sens de la directive 93/13/CEE concernant les clauses abusives. Il juge qu'un établissement d'enseignement supérieur, même majoritairement financé par des fonds publics, peut être qualifié de professionnel lorsqu'il conclut avec un consommateur un contrat de plan d'apurement pour des droits d'inscription et frais de voyage. Le juge national doit donc examiner d'office si un tel contrat relève du champ d'application de la directive.
17 mai 2018
Le Tribunal de l'Union européenne a annulé la décision du Parlement européen de licencier un agent temporaire, estimant que l'institution avait commis une erreur manifeste d'appréciation en se fondant sur une perte de confiance insuffisamment étayée. L'arrêt rappelle que le licenciement sur le fondement de l'article 47, sous c), i), du RAA exige une motivation précise et objective, et que le droit d'être entendu ainsi que le devoir de sollicitude doivent être rigoureusement respectés. Pour un professionnel du droit français, cette décision précise les conditions de validité du licenciement des agents temporaires de l'UE, en renforçant les garanties procédurales et le contrôle juridictionnel sur l'appréciation de l'intérêt du service.
17 mai 2018
17 mai 2018
L'arrêt du Tribunal de l'UE (17 mai 2018, affaire T-701/16 P) porte sur un pourvoi en matière de fonction publique européenne. Il précise les conditions dans lesquelles la Commission peut appliquer rétroactivement une réserve médicale à un agent temporaire, suite à des déclarations incomplètes lors de l'examen médical d'embauche, et en tire les conséquences sur le droit à l'allocation d'invalidité. La décision clarifie les limites de l'exécution d'un arrêt d'annulation du Tribunal de la fonction publique.
17 mai 2018
Le Tribunal de l'Union européenne statue sur une demande d'interprétation de son arrêt antérieur dans l'affaire T-393/10, concernant des amendes infligées par la Commission dans le secteur de l'acier. L'ordonnance précise la portée de l'arrêt initial, notamment en ce qui concerne le calcul des sanctions et les obligations de paiement des entreprises requérantes, tout en rejetant certaines demandes de rectification et en constatant une omission de statuer sur un point spécifique. Cette décision clarifie les conséquences juridiques de l'arrêt pour les parties, sans en modifier le dispositif principal.
17 mai 2018
Cet arrêt de la CJUE précise les obligations du pouvoir adjudicateur et des soumissionnaires en cas de liens entre des entreprises soumissionnant de manière distincte à un même marché public. Il clarifie que le pouvoir adjudicateur doit examiner ces liens pour détecter un risque d'atteinte à la concurrence, sans pour autant imposer une obligation systématique d'exclure les offres. La décision encadre également le rôle du juge national dans l'appréciation de ces situations.
17 mai 2018
L'arrêt du Tribunal de l'UE (affaire T-566/16) précise les conditions de licenciement d'un agent temporaire de l'UE titulaire d'un contrat à durée indéterminée, en application de l'article 47, sous c), i), du RAA. Il rappelle que l'institution doit respecter le droit d'être entendu et le devoir de sollicitude, et que le juge contrôle l'absence d'erreur manifeste d'appréciation dans la décision de licenciement. Pour un professionnel du droit français, cet arrêt illustre l'application des principes généraux du droit de l'Union (bonne administration, proportionnalité) en matière de rupture du contrat de travail des agents publics européens.
17 mai 2018
Cet arrêt du Tribunal de l'UE, rendu sur pourvoi, précise les conditions de l'application rétroactive d'une réserve médicale pour un agent temporaire ayant fait des déclarations incomplètes lors de la visite médicale d'embauche. Il confirme que la Commission peut, sur le fondement de ces omissions, refuser le bénéfice de l'allocation d'invalidité, même après l'annulation d'une première décision de rejet par le juge de la fonction publique.
17 mai 2018
Cet arrêt de la CJUE précise les conditions d'épuisement du droit de marque pour les dispositifs médicaux importés parallèlement dans l'EEE. Il juge que le réétiquetage ou le reconditionnement du produit par l'importateur parallèle est licite s'il est nécessaire pour accéder au marché de l'État membre d'importation, et si les conditions de l'arrêt Bristol-Myers Squibb sont remplies, notamment la non-atteinte à la réputation de la marque et l'information préalable du titulaire.
17 mai 2018
La Cour de justice de l'Union européenne, dans l'affaire C-325/16, précise que le délai de réexamen des produits phytopharmaceutiques autorisés, prévu à l'article 3, paragraphe 1, de la directive 2010/28/UE, est impératif et ne peut être prorogé par les États membres. Cette interprétation stricte vise à garantir la sécurité juridique et la protection de la santé publique dans le cadre de la directive 91/414/CEE.
17 mai 2018
Dans l'arrêt C-642/16 du 17 mai 2018, la Cour de justice de l'Union européenne précise les conditions d'épuisement du droit de marque pour les importations parallèles de dispositifs médicaux. Elle juge que le titulaire de la marque peut s'opposer à la commercialisation par un importateur parallèle de produits reconditionnés avec un nouvel étiquetage, sauf si cet étiquetage est nécessaire pour accéder au marché de l'État membre d'importation et si les droits du titulaire ne sont pas lésés. Cet arrêt clarifie l'application de la jurisprudence classique sur le reconditionnement (arrêts Bristol-Myers Squibb et Boehringer) au secteur spécifique des dispositifs médicaux.
17 mai 2018
Le Tribunal de l'Union européenne a annulé la décision de la Commission imposant des restrictions à l'utilisation du fipronil, estimant que l'analyse d'impact était insuffisante au regard du principe de précaution. Cette annulation porte sur l'interdiction de semences traitées, mais ne remet pas en cause le réexamen de l'approbation de la substance active. Pour un professionnel du droit français, cet arrêt rappelle l'exigence d'une évaluation rigoureuse des risques et des impacts avant toute mesure restrictive fondée sur l'article 21 du règlement n° 1107/2009.
17 mai 2018
Le Tribunal de l'Union européenne statue sur une demande d'interprétation et de rectification de son arrêt initial dans l'affaire T-393/10. Il précise la portée de ses décisions antérieures concernant les amendes infligées à Westfälische Drahtindustrie pour entente sur le marché du treillis soudé, en clarifiant les modalités de calcul et les conséquences juridiques pour les requérantes. Cette ordonnance confirme et ajuste les obligations de la Commission européenne en matière de recouvrement des sanctions.
17 mai 2018