1 288textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2018.
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Avec texte intégral
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En vigueur
Règlement · Directive · Décision · Recommandation
86 834Arrêt CJUE · Ordonnance · Conclusions
45 517Versions consolidées des textes
28 359Propositions · Communications · Initiatives
82 754Accord international · PESC · Traité
22 943Budget · Avis · Résolution · Divers
163 117Le Tribunal de l'Union européenne a annulé le règlement du Conseil modifiant le droit antidumping définitif sur les importations d'acide tartrique originaire de Chine, saisi par des producteurs de l'UE. L'arrêt précise les conditions de recevabilité d'un recours en annulation pour les producteurs communautaires et les exigences de motivation lors d'un changement de méthode de calcul de la valeur normale dans le cadre d'un réexamen intermédiaire partiel, notamment au regard de l'article 2, paragraphe 7, sous a), et de l'article 11, paragraphe 9, du règlement de base antidumping.
3 mai 2018
3 mai 2018
Le Tribunal de l'Union européenne, dans l'affaire T-47/16, a statué sur un litige opposant Sigma Orionis à l'Agence exécutive pour la recherche (REA) concernant la suspension des paiements d'une subvention dans le cadre du programme Horizon 2020. L'arrêt précise les conditions dans lesquelles une agence exécutive peut suspendre des paiements à la suite d'un audit financier, en interprétant la clause compromissoire de la convention. Cette décision clarifie les obligations contractuelles et les droits des bénéficiaires de subventions européennes face aux contrôles financiers.
3 mai 2018
Cet arrêt de la CJUE précise les obligations de motivation des décisions de rejet d'offres dans les marchés publics européens, notamment en procédure en cascade. Il rappelle que le juge ne peut statuer ultra petita et que l'absence de motivation d'un rejet peut ouvrir droit à réparation pour perte de chance, même en l'absence de faute établie sur le fond.
3 mai 2018
Le Tribunal de l'Union européenne, dans son arrêt du 3 mai 2018 (affaire T-168/16), a rejeté le recours de Grizzly Tools contre la décision de la Commission européenne validant une mesure nationale allemande interdisant la mise sur le marché d'un nettoyeur haute pression. La décision confirme qu'une mesure de sauvegarde nationale peut être justifiée si le produit ne respecte pas les exigences essentielles de santé et de sécurité de la directive 2006/42/CE, même en l'absence de normes harmonisées spécifiques. Pour le professionnel du droit français, cet arrêt précise les conditions de mise en œuvre de la clause de sauvegarde et rappelle l'importance de l'obligation de motivation de la Commission, tout en écartant le moyen tiré d'une violation du principe d'égalité de traitement.
3 mai 2018
L'arrêt du Tribunal de l'UE (affaire T-168/16) confirme la légalité de la décision de la Commission européenne qui a jugé justifiée une mesure nationale d'interdiction de mise sur le marché d'un nettoyeur haute pression prise par un État membre au titre de la clause de sauvegarde de la directive "Machines" (2006/42/CE). Le Tribunal rejette les arguments de la société Grizzly Tools, estimant que la Commission a suffisamment motivé sa décision et que le principe d'égalité de traitement n'a pas été violé, validant ainsi la protection des exigences essentielles de santé et de sécurité des consommateurs et des travailleurs.
3 mai 2018
L'avocat général propose à la Cour de préciser que l'accès des autorités nationales, comme le ministère public, aux données de connexion (adresse IP, horodatage) conservées par les fournisseurs d'accès à internet, en vue d'identifier l'auteur d'une infraction, constitue une ingérence dans les droits fondamentaux au respect de la vie privée et à la protection des données. Cet accès doit être limité aux seules enquêtes portant sur des infractions graves, et non pour toute infraction, afin de respecter le principe de proportionnalité garanti par la Charte des droits fondamentaux de l'UE.
3 mai 2018
L'arrêt du Tribunal de l'UE du 3 mai 2018 (affaire T-48/16, Sigma Orionis/Commission) porte sur un litige contractuel et extracontractuel opposant une société à la Commission européenne. Le Tribunal a examiné la légalité de la suspension des paiements et de la résiliation de contrats de subvention conclus dans le cadre des programmes-cadres de recherche (7e PCRD et Horizon 2020), suite à un audit financier. Il a rejeté la demande de la requérante visant à obtenir le paiement des sommes dues et sa demande en responsabilité non contractuelle, confirmant ainsi la marge d'appréciation de la Commission dans la gestion de ces subventions.
3 mai 2018
Cet arrêt du Tribunal de l'UE, rendu dans le cadre d'une clause compromissoire, précise les conditions dans lesquelles l'Agence exécutive pour la recherche (REA) peut légalement suspendre les paiements d'une subvention "Horizon 2020" à la suite d'un audit financier. Le juge a rejeté la demande de Sigma Orionis, estimant que la suspension était justifiée par des doutes sérieux sur l'éligibilité des coûts déclarés, sans que cela constitue une violation des obligations contractuelles de l'Agence. En pratique, cet arrêt confirme le large pouvoir d'appréciation des agences de l'UE pour suspendre des paiements en attendant les conclusions d'un audit, même en l'absence de fraude avérée.
3 mai 2018
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que le simple fait qu'un ressortissant d'un pays tiers ait vu sa demande de protection internationale refusée en raison de l'exclusion prévue à l'article 1er, section F, de la Convention de Genève (crimes graves) ne constitue pas, en soi, une menace réelle, actuelle et suffisamment grave pour un intérêt fondamental de la société justifiant son éloignement. L'autorité nationale doit procéder à une évaluation individuelle de la menace actuelle que représente la personne. Par ailleurs, pour les citoyens de l'Union bénéficiant d'une protection renforcée contre l'éloignement après dix ans de séjour, la notion de "raisons impérieuses de sécurité publique" est interprétée strictement et ne saurait être automatiquement déduite de l'existence d'une condamnation pénale antérieure.
2 mai 2018
Dans l'arrêt Scialdone (C-574/15), la Cour de justice de l'Union européenne a jugé que le droit de l'Union, en particulier l'article 325 TFUE et la convention PIF, ne s'oppose pas à une réglementation nationale qui fixe un seuil d'incrimination pour l'omission de versement de la TVA, même si ce seuil est plus élevé que celui applicable à l'omission de versement des retenues à la source sur le revenu. Toutefois, il incombe à la juridiction nationale de vérifier que ce seuil n'est pas fixé à un niveau tel qu'il compromet le caractère effectif et dissuasif des sanctions pénales en matière de TVA, au regard du principe d'effectivité.
2 mai 2018
2 mai 2018
2 mai 2018
27 avril 2018
L'arrêt ANGED (C-236/16 et C-237/16) du 26 avril 2018 porte sur la compatibilité avec le droit de l'Union d'un impôt régional aragonais frappant les grands établissements commerciaux. La Cour juge qu'une telle taxe, bien que potentiellement justifiée par des objectifs d'aménagement du territoire et de protection de l'environnement, constitue une restriction à la liberté d'établissement si elle désavantage indirectement les opérateurs d'autres États membres. En revanche, elle n'est pas qualifiée d'aide d'État sélective, car la différence de traitement entre grands et petits commerces est justifiée par la nature et l'économie du système fiscal.
26 avril 2018
L'arrêt du Tribunal de l'UE du 26 avril 2018 (affaire T-251/15) rejette le recours d'Espírito Santo Financial (Portugal) contre le refus implicite puis explicite de la BCE de lui donner accès à des documents relatifs à la décision du 1er août 2014 concernant la banque Banco Espírito Santo SA. Le Tribunal valide les exceptions invoquées par la BCE, notamment la confidentialité des délibérations de ses organes de décision, la protection de la stabilité financière et des intérêts commerciaux, ainsi que la protection des avis internes. Pour un professionnel du droit français, cet arrêt confirme la large marge d'appréciation de la BCE pour restreindre l'accès aux documents dans le cadre de ses missions de surveillance prudentielle et de gestion de crise bancaire.
26 avril 2018
Cet arrêt du Tribunal de l'UE confirme l'enregistrement de la marque figurative "MESSI" pour le footballeur Lionel Messi, en rejetant l'opposition fondée sur les marques antérieures "MASSI". Le Tribunal juge qu'en dépit d'une similitude phonétique et visuelle partielle, le risque de confusion est écarté en raison de la notoriété mondiale du patronyme "Messi", qui permet au public pertinent de distinguer clairement les signes. Cette décision illustre l'importance de la renommée d'une marque pour neutraliser le risque de confusion avec des marques antérieures similaires.
26 avril 2018
L'arrêt du Tribunal de l'UE du 26 avril 2018 (affaire T-752/15) rejette le recours de la société European Dynamics Luxembourg contre la Commission européenne concernant un marché public de services informatiques (STIS IV). Le Tribunal confirme la légalité du rejet de l'offre de la requérante, jugeant que la Commission a suffisamment motivé sa décision, notamment en ce qui concerne le caractère anormalement bas de l'offre et l'application des critères d'attribution, sans commettre d'erreur manifeste d'appréciation. Pour un professionnel du droit français, cet arrêt illustre l'étendue du contrôle juridictionnel sur les procédures de passation des marchés publics européens et rappelle l'importance pour les soumissionnaires de démontrer le sérieux de leurs offres face à une suspicion d'anormalité.
26 avril 2018
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que l'impôt régional espagnol sur les grands établissements commerciaux, frappant les surfaces de vente supérieures à un certain seuil, n'est pas contraire à la liberté d'établissement. Elle a également estimé qu'un tel impôt ne constitue pas une aide d'État sélective, dès lors que sa justification par des objectifs de protection de l'environnement et d'aménagement du territoire est cohérente et proportionnée.
26 avril 2018
Cet arrêt du Tribunal de l'UE précise les limites du droit d'accès aux documents de la Banque centrale européenne (BCE) dans le cadre de la résolution d'un établissement de crédit (Banco Espírito Santo). Il confirme que la BCE peut opposer un refus d'accès, même partiel, à des documents relatifs à ses délibérations et décisions de politique monétaire et financière, notamment pour préserver la stabilité du système financier et protéger les intérêts commerciaux des entités concernées. Pour le professionnel du droit français, cette décision illustre l'étendue des exceptions au principe de transparence applicables aux actes de la BCE, renforçant la protection de la confidentialité dans le cadre des procédures de résolution bancaire.
26 avril 2018