1 288textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2018.
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Avec texte intégral
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En vigueur
Règlement · Directive · Décision · Recommandation
86 834Arrêt CJUE · Ordonnance · Conclusions
45 505Versions consolidées des textes
28 359Propositions · Communications · Initiatives
82 754Accord international · PESC · Traité
22 943Budget · Avis · Résolution · Divers
163 117Le Tribunal de l'Union européenne, dans l'affaire T-165/16, a rejeté le recours de Ryanair et de sa filiale Airport Marketing Services contre la décision de la Commission européenne qualifiant d'aides d'État incompatibles les accords conclus avec des aéroports régionaux. L'arrêt précise l'application du critère de l'investisseur privé en économie de marché pour évaluer les avantages consentis, et confirme l'obligation de récupération des aides. Il rappelle également les droits procéduraux des parties, notamment l'accès au dossier et le droit d'être entendu, sans que leur violation n'entraîne automatiquement l'annulation de la décision.
13 décembre 2018
L'arrêt du Tribunal de l'UE (affaire T-290/16) rejette le recours en responsabilité non contractuelle de la société Fruits de Ponent contre la Commission européenne. Le Tribunal juge que les mesures exceptionnelles adoptées par la Commission en 2014 pour soutenir les producteurs de pêches et nectarines suite à l'embargo russe ne constituent pas une violation suffisamment caractérisée du devoir de diligence ou du principe de bonne administration, et qu'aucun lien de causalité direct n'est établi entre le préjudice allégué et le comportement de l'institution.
13 décembre 2018
Le Tribunal de l'Union européenne a déclaré irrecevable le recours en annulation introduit par Scandlines Danmark et Scandlines Deutschland contre la Commission européenne concernant le financement public de la liaison fixe du détroit de Fehmarn. La décision attaquée a été qualifiée d'acte purement confirmatif et d'acte préparatoire, non susceptible de recours. Cette ordonnance rappelle les conditions strictes de recevabilité des recours en annulation contre les décisions de la Commission en matière d'aides d'État.
13 décembre 2018
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté les recours de fonctionnaires italiens contestant les adaptations limitées de leurs rémunérations et pensions pour 2011 et 2012, fixées par les règlements (UE) n° 422/2014 et 423/2014. Il a jugé que le Conseil avait suffisamment motivé ces mesures, qu'elles n'étaient pas disproportionnées au regard de la situation économique et qu'elles ne violaient ni la confiance légitime des requérants ni les règles du dialogue social. Cet arrêt confirme la large marge d'appréciation du législateur de l'Union en matière de politique salariale dans la fonction publique européenne.
13 décembre 2018
Cet arrêt du Tribunal de l'Union européenne, rendu dans les affaires jointes T-641/16 RENV et T-137/17, porte sur le refus de la Commission d'admettre un fonctionnaire à un concours général, malgré sa réussite antérieure à un concours similaire. Le Tribunal examine la recevabilité du recours, notamment au regard de la règle de concordance entre la requête et la réclamation préalable, et précise les conditions dans lesquelles un acte préparatoire, comme la décision de non-admission à un centre d'évaluation, constitue un acte faisant grief. Il rejette également la demande indemnitaire, faute de démonstration d'une faute de l'administration.
13 décembre 2018
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de C=Holdings contre la décision de l'EUIPO ayant partiellement annulé les effets de l'enregistrement international de la marque figurative "C=commodore" pour défaut d'usage sérieux pour certains produits et services. L'arrêt précise les conditions d'application de l'article 158, paragraphe 2, du règlement n° 207/2009 (devenu article 198, paragraphe 2, du règlement 2017/1001) concernant la procédure de déchéance des enregistrements internationaux désignant l'UE, et rappelle que les justes motifs de non-usage doivent être indépendants de la volonté du titulaire et constituer un obstacle suffisamment direct à l'exploitation de la marque.
13 décembre 2018
Cet arrêt du Tribunal de l'Union européenne (affaire T-743/16 RENV) concerne un fonctionnaire de la Commission européenne qui conteste sa révocation pour faute disciplinaire. Le Tribunal rappelle l'importance des droits de la défense et du devoir de sollicitude de l'administration, en précisant les conditions de mise en œuvre de l'article 22, paragraphe 1, de l'annexe IX du statut, à la lumière des articles 41 et 52 de la Charte des droits fondamentaux. Il rejette la demande d'indemnisation pour défaut de preuve d'un lien de causalité direct entre la faute alléguée et le préjudice invoqué.
13 décembre 2018
Cet arrêt du Tribunal de l'UE rejette les recours de fonctionnaires contestant les adaptations limitées de leurs rémunérations et pensions pour 2011 et 2012, opérées par les règlements nos 422/2014 et 423/2014. Le Tribunal juge que la Commission n'a pas violé son obligation de motivation ni le principe de proportionnalité, en raison du contexte de crise économique et de la situation financière difficile de l'Union. Il écarte également les moyens tirés de la violation de la confiance légitime et des règles relatives au dialogue social.
13 décembre 2018
Cet arrêt du Tribunal de l'Union européenne rejette les recours de fonctionnaires contestant les adaptations limitées de leurs rémunérations et pensions pour 2011 et 2012, fixées par les règlements 422/2014 et 423/2014. Le Tribunal juge que le Conseil a suffisamment motivé ces mesures, qu'elles ne violent pas le principe de proportionnalité au regard de la situation économique et budgétaire de l'Union, et qu'elles ne portent pas atteinte à la confiance légitime des requérants ni aux règles du dialogue social.
13 décembre 2018
Cet arrêt du Tribunal de l'UE concerne un fonctionnaire européen contestant une décision d'affectation rétroactive prise par une autorité incompétente. Le Tribunal précise les conditions d'application de l'article 22 bis du statut relatif à la protection des fonctionnaires signalant des irrégularités, et rejette la demande de réparation des préjudices matériel et moral. Cette décision rappelle les limites de la responsabilité de la Commission en matière de gestion des carrières et de protection des lanceurs d'alerte.
13 décembre 2018
Le Tribunal de l'UE annule la décision de la Commission européenne qui avait rendu obligatoires les engagements de Paramount, interdisant les clauses d'exclusivité territoriale dans les contrats de licence de droits audiovisuels. La Commission a violé le principe de proportionnalité en imposant des engagements affectant directement les droits contractuels de Groupe Canal+, un tiers non partie à la procédure, sans avoir démontré que ces clauses constituaient une restriction de concurrence par objet. Cet arrêt précise les limites du pouvoir de la Commission d'accepter des engagements dans le cadre de l'article 9 du règlement 1/2003, en soulignant la nécessité de respecter les droits des tiers et de justifier l'atteinte à leurs intérêts légitimes.
12 décembre 2018
Cet arrêt du Tribunal de l'UE annule partiellement les mesures restrictives (gel des fonds et restrictions de voyage) imposées à Razan Othman, une avocate syrienne, au motif que le Conseil n'a pas suffisamment motivé son inscription sur la liste des personnes sanctionnées en lien avec le régime syrien. Le Tribunal juge que l'inscription de la requérante, fondée sur des allégations générales de soutien au régime, viole les droits de la défense et l'obligation de motivation, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens.
12 décembre 2018
Cet arrêt du Tribunal de l'UE annule la décision de la Commission de ne pas inscrire Caroline Colin sur la liste de réserve d'un concours général, au motif que l'expérience professionnelle acquise dans le cadre d'un doctorat n'avait pas été correctement prise en compte. Il précise les conditions de prise en compte de l'expérience professionnelle pour l'accès aux concours de la fonction publique européenne, notamment en ce qui concerne la nature et la durée des activités exercées.
12 décembre 2018
Cet arrêt du Tribunal de l'UE annule partiellement les mesures restrictives (gel des fonds et restriction d'entrée) imposées à M. Makhlouf, un ressortissant syrien, en raison de son lien familial avec une personne influente en Syrie. Le Tribunal juge que le Conseil n'a pas suffisamment motivé l'inscription du requérant sur les listes et a commis une erreur manifeste d'appréciation en se fondant uniquement sur ce lien familial pour le considérer comme bénéficiant du régime syrien. Cette décision précise les exigences de motivation et de preuve pour l'adoption de mesures restrictives individuelles dans le cadre de la politique étrangère et de sécurité commune.
12 décembre 2018
L'arrêt du Tribunal de l'UE (affaire T-614/16) précise les conditions de recevabilité d'un recours en annulation contre une décision de non-inscription sur une liste de réserve de concours général. Il rappelle que le juge de l'Union exerce un contrôle strict sur l'appréciation de l'expérience professionnelle et des diplômes par l'administration, notamment lorsque le candidat conteste la qualification juridique des faits retenue par le jury. Cette décision confirme que l'administration doit motiver de manière précise et individualisée le rejet d'une candidature au regard des conditions de l'avis de concours.
12 décembre 2018
Cet arrêt du Tribunal de l'UE confirme la qualification d'entente anticoncurrentielle par objet pour un accord de règlement amiable de litige en matière de brevets (accord « pay-for-delay ») conclu entre un laboratoire princeps et un fabricant de génériques. Il précise les critères d'appréciation de la restriction de concurrence dans le cadre de la conciliation entre le droit des brevets et le droit de la concurrence, et valide le calcul de l'amende infligée par la Commission.
12 décembre 2018
Le Tribunal de l'Union européenne confirme la décision de la Commission sanctionnant Servier pour avoir conclu des accords de règlement de litiges en matière de brevets (notamment des accords de licence et d'achat exclusif) avec des fabricants de génériques, ces accords étant qualifiés de restriction de concurrence par objet et par effet sur le marché du périndopril. L'arrêt précise les critères de qualification de concurrence potentielle entre le laboratoire princeps et les génériqueurs, et valide le cumul d'amendes au titre des articles 101 et 102 TFUE pour des infractions distinctes mais connexes, tout en rejetant les moyens tirés de la violation du principe d'impartialité et du droit à un recours effectif.
12 décembre 2018
L'arrêt du Tribunal de l'UE confirme la qualification d'infraction à l'article 101 TFUE pour des accords de règlement amiable de litiges en matière de brevets conclus entre un laboratoire princeps et un fabricant de génériques. Le Tribunal juge que ces accords, combinant des transferts de valeur et des limitations à l'entrée sur le marché, constituent des restrictions de concurrence par objet et par effet, en ce qu'ils retardent l'arrivée des génériques. Cette décision précise les limites de la conciliation entre le droit des brevets et le droit de la concurrence, en sanctionnant les accords "pay-for-delay" qui ne sont pas justifiés par des considérations légitimes de propriété intellectuelle.
12 décembre 2018
L'arrêt du Tribunal de l'UE annule partiellement la décision de la Commission refusant l'accès à des documents relatifs à la correspondance avec des constructeurs automobiles sur le réfrigérant R1234yf. Il précise que la présomption générale de non-divulgation ne s'applique pas lorsqu'il s'agit d'informations environnementales ou liées aux émissions, pour lesquelles un intérêt public supérieur à la divulgation doit être reconnu. La décision souligne l'obligation de la Commission de procéder à une mise en balance concrète entre la protection des intérêts commerciaux et le droit du public à l'information environnementale.
12 décembre 2018
L'arrêt du Tribunal de l'UE (affaire T-701/14, Niche Generics/Commission) valide la qualification d'entente anticoncurrentielle par objet pour un accord de règlement amiable de litiges en matière de brevets pharmaceutiques, conclu entre un laboratoire princeps et un fabricant de génériques. Le Tribunal confirme que de tels accords, incluant des clauses de non-contestation et de non-commercialisation, peuvent constituer une restriction de concurrence au sens de l'article 101 TFUE, et précise les critères d'appréciation de la concurrence potentielle et de la nécessité objective de la restriction. Pour le praticien français, cet arrêt est fondamental car il clarifie la frontière entre le droit des brevets et le droit de la concurrence dans le secteur pharmaceutique, notamment pour les accords dits "pay-for-delay".
12 décembre 2018