1 288textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2018.
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28 359Propositions · Communications · Initiatives
82 754Accord international · PESC · Traité
22 943Budget · Avis · Résolution · Divers
163 117L'arrêt du Tribunal de l'UE du 20 avril 2018 (affaire T-439/16) précise les conditions d'appréciation du risque de confusion entre une marque verbale complexe et une marque antérieure plus courte. Il confirme que le public pertinent peut percevoir l'élément commun "HOLY" comme l'élément dominant de la marque contestée "holyGhost", créant ainsi un risque de confusion avec la marque antérieure "HOLY". Cette décision rappelle l'importance de l'analyse de la perception globale des signes par le consommateur moyen dans le cadre de l'article 8, §1, b) du règlement sur la marque de l'UE.
20 avril 2018
Cet arrêt du Tribunal de l'UE confirme le rejet de l'opposition formée par le titulaire de la marque verbale antérieure « HOLY » contre l'enregistrement de la marque verbale « holyGhost ». Le Tribunal juge qu'il n'existe pas de risque de confusion au sens de l'article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement sur la marque de l'Union européenne, en raison des différences conceptuelles et visuelles entre les signes, le terme « Ghost » apportant une distinction suffisante. Cette décision précise les critères d'appréciation du risque de confusion pour les marques composées d'un élément commun faiblement distinctif.
20 avril 2018
La Cour de justice de l'Union européenne, dans l'affaire C-645/16, a jugé que la directive 86/653/CEE s'oppose à une clause contractuelle qui exclut le droit de l'agent commercial à une indemnité de clientèle en cas de résiliation du contrat pendant une période d'essai. Pour un professionnel du droit français, cet arrêt précise que les dispositions impératives de l'article 17 de la directive, relatives à l'indemnité de fin de contrat, ne peuvent être écartées par une simple stipulation d'une période d'essai, renforçant ainsi la protection de l'agent commercial.
19 avril 2018
Cet arrêt de la CJUE précise les conditions de l'exonération de TVA pour les opérations triangulaires (articles 42 et 141 de la directive TVA). Il juge qu'une rectification de l'état récapitulatif, même tardive, peut permettre de bénéficier de cette exonération si les conditions matérielles sont remplies, mais que l'absence d'attribution d'un numéro d'identification TVA par l'État membre de destination fait obstacle à l'application du régime de simplification.
19 avril 2018
Le Tribunal de l'Union européenne a déclaré irrecevable le recours en annulation introduit par Allergopharma contre une décision de la Commission européenne approuvant un régime d'aides d'État allemand prévoyant une dérogation au rabais obligatoire sur certains médicaments. La société n'a pas démontré être individuellement concernée par cette décision, dès lors que le régime d'aides comportait des mesures d'exécution nationales. Cette ordonnance rappelle les conditions strictes de recevabilité des recours en annulation des concurrents contre les décisions de la Commission autorisant des régimes d'aides.
19 avril 2018
19 avril 2018
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours d'Asia Leader International, confirmant la légalité du règlement (UE) 2015/776 qui étend le droit antidumping sur les bicyclettes chinoises aux importations en provenance du Cambodge. La Cour a jugé que la Commission avait correctement établi l'existence d'un contournement par transbordement, conformément à l'article 13 du règlement antidumping de base. Cet arrêt précise les conditions de preuve du contournement et la charge de la preuve incombant aux exportateurs pour bénéficier d'une exemption.
19 avril 2018
Le Tribunal de l'Union européenne a déclaré irrecevable le recours en annulation introduit par Allergopharma GmbH & Co. KG contre la décision de la Commission européenne déclarant compatible avec le marché intérieur un régime d'aides allemand prévoyant une dérogation au rabais obligatoire sur certains produits pharmaceutiques. La société n'a pas démontré être individuellement concernée par la décision, car elle n'appartenait pas à un cercle fermé d'opérateurs identifiable au moment de l'adoption de l'acte, et l'existence de mesures d'exécution au niveau national empêchait tout recours direct. En conséquence, le recours a été jugé irrecevable faute pour la requérante de justifier d'un intérêt direct et individuel au sens de l'article 263 TFUE.
19 avril 2018
La Cour de justice précise l'interprétation de l'article 76, paragraphe 2, du règlement (CE) n° 207/2009 sur la marque de l'Union européenne, combiné à la règle 50, paragraphe 1, troisième alinéa, du règlement d'exécution n° 2868/95. Elle juge que la chambre de recours de l'EUIPO dispose d'un pouvoir discrétionnaire pour admettre des preuves nouvelles ou supplémentaires présentées tardivement, même si elles ne sont pas limitées à des faits ou preuves déjà soumis à la division d'opposition. Cet arrêt clarifie la marge d'appréciation des chambres de recours dans le cadre des oppositions fondées sur des marques non enregistrées ou des signes utilisés dans la vie des affaires.
19 avril 2018
La Cour de justice de l'Union européenne a précisé les conditions d'application de l'article 12, paragraphe 3, sous b), du règlement (CE) n° 2201/2003 (Bruxelles II bis) concernant la prorogation de compétence en matière de responsabilité parentale. Dans cette affaire, la Cour a jugé que la compétence d'une juridiction d'un État membre pour statuer sur une demande d'autorisation de renonciation à une succession pour le compte d'un enfant mineur ne peut être établie sur le seul fondement de l'acceptation tacite de cette compétence par les parties. L'arrêt impose que l'acceptation de la compétence par toutes les parties au litige soit expresse et non équivoque, renforçant ainsi les exigences procédurales pour la prorogation de compétence en matière parentale.
19 avril 2018
La Cour de justice de l'Union européenne précise les conditions d'application de l'exonération de TVA pour les opérations triangulaires (article 141 de la directive TVA) et les mesures de simplification associées. Elle juge que l'absence de rectification de l'état récapitulatif par l'assujetti intermédiaire, bien que constituant une irrégularité formelle, ne remet pas en cause le droit à l'exonération si les conditions matérielles sont remplies. Cet arrêt clarifie ainsi l'articulation entre les articles 42 et 141 de la directive 2006/112/CE pour les acquisitions intracommunautaires suivies d'une livraison subséquente.
19 avril 2018
19 avril 2018
Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne précise les conditions dans lesquelles la chambre de recours de l'EUIPO peut prendre en compte des preuves nouvelles ou supplémentaires présentées pour la première fois devant elle, dans le cadre d'une opposition fondée sur une marque non enregistrée ou un autre signe utilisé dans la vie des affaires. Il interprète l'article 76, paragraphe 2, du règlement (CE) n° 207/2009 et la règle 50, paragraphe 1, troisième alinéa, du règlement (CE) n° 2868/95, en rappelant que la chambre de recours dispose d'un pouvoir d'appréciation pour admettre ces preuves, mais qu'elle doit motiver sa décision. Pour le praticien français, cet arrêt confirme la flexibilité procédurale devant l'EUIPO tout en imposant une obligation de motivation renforcée.
19 avril 2018
Cet arrêt de la CJUE précise la notion de « désavantage dans la concurrence » au sens de l'article 102, second alinéa, sous c), TFUE, dans le cadre de pratiques de prix discriminatoires sur un marché aval. La Cour juge que l'existence d'un désavantage concurrentiel ne saurait être déduite du seul constat d'une différence de prix, mais doit être appréciée concrètement, en tenant compte de l'ensemble des circonstances pertinentes, notamment de l'impact de cette différence sur la position concurrentielle de l'entreprise défavorisée.
19 avril 2018
Cet arrêt de la CJUE précise que l'article 17 de la directive 86/653/CEE s'oppose à une réglementation nationale qui exclut automatiquement le droit à indemnité de l'agent commercial lorsque le contrat est résilié pendant une période d'essai. La Cour juge que cette exclusion est contraire au système harmonisé de protection de l'agent, car elle prive ce dernier de toute réparation pour les clients apportés, même si la période d'essai est courte. En conséquence, le juge national doit vérifier si, en l'espèce, l'agent a apporté une clientèle nouvelle ou développé les affaires avec la clientèle existante pour déterminer son droit à indemnité.
19 avril 2018
La Cour de justice de l'Union européenne précise les conditions de prorogation de compétence en matière de responsabilité parentale au titre de l'article 12, paragraphe 3, sous b), du règlement (CE) n° 2201/2003 (Bruxelles II bis). Elle juge que la compétence d'une juridiction d'un État membre pour statuer sur une demande d'autorisation judiciaire de renonciation à une succession pour un enfant mineur ne peut être établie par la seule acceptation tacite des parties, mais requiert une acceptation expresse ou un comportement non équivoque des titulaires de la responsabilité parentale. Cette décision clarifie les critères stricts de validité de la prorogation volontaire de compétence dans le cadre des litiges parentaux transfrontaliers.
19 avril 2018
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de Şölen Çikolata contre le refus d'enregistrement de sa marque figurative "BOBO cornet" en raison d'une opposition fondée sur la marque antérieure "OZMO cornet". L'arrêt confirme l'absence de risque de confusion entre les signes, malgré la similarité des produits (cornets de glace), en raison des différences visuelles et phonétiques prédominantes. Cette décision illustre l'application stricte du critère de l'appréciation globale du risque de confusion, où des similitudes partielles ne suffisent pas à caractériser un risque si les différences d'ensemble l'emportent.
17 avril 2018
L'arrêt Egenberger précise que les dérogations permettant aux Églises d'exiger une appartenance religieuse pour leurs salariés doivent être strictement contrôlées par un juge national, au regard de la directive 2000/78/CE et de la Charte des droits fondamentaux. La Cour impose que l'exigence professionnelle soit objectivement nécessaire et proportionnée, en fonction de la nature et du contexte de l'activité, et non laissée à la seule appréciation de l'organisation religieuse. Cette décision renforce le contrôle juridictionnel sur les discriminations fondées sur la religion dans les relations de travail, même au sein des communautés religieuses.
17 avril 2018
17 avril 2018
Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne (grande chambre) précise les conditions de la protection renforcée contre l'éloignement des citoyens de l'Union prévue à l'article 28, paragraphe 3, sous a), de la directive 2004/38/CE. Il clarifie que le séjour de dix années requis pour bénéficier de cette protection doit être continu et que les périodes d'emprisonnement interrompent ce calcul, sans pour autant exclure définitivement la protection, laquelle doit alors être appréciée au regard d'une évaluation globale du lien d'intégration de l'intéressé avec l'État membre d'accueil.
17 avril 2018