1 288textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2018.
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Avec texte intégral
275 256
Résumés IA
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En vigueur
Règlement · Directive · Décision · Recommandation
86 834Arrêt CJUE · Ordonnance · Conclusions
45 517Versions consolidées des textes
28 359Propositions · Communications · Initiatives
82 754Accord international · PESC · Traité
22 943Budget · Avis · Résolution · Divers
163 117Cet arrêt du Tribunal de l'UE précise les limites du pouvoir discrétionnaire du chef de mission de la Police de l'Union européenne (MPUE) en Bosnie-Herzégovine concernant la réaffectation d'un agent national détaché. Il rappelle que toute décision de réaffectation doit être motivée et ne peut résulter d'un détournement de pouvoir ou d'une erreur manifeste d'appréciation, notamment en cas d'allégation de harcèlement moral. Pour le professionnel du droit français, cette décision illustre l'application des principes généraux du droit de l'Union (motivation, proportionnalité) aux actes de gestion des ressources humaines dans le cadre de la PESC.
11 avril 2018
Le Tribunal de l'Union européenne a déclaré irrecevable le recours en annulation introduit par Abes contre la décision de la Commission européenne de ne pas ouvrir la procédure formelle d'examen concernant des subsides portugais en faveur de services sociaux pour personnes âgées. Le Tribunal a jugé que la requérante n'avait pas démontré une affectation substantielle de sa position concurrentielle sur le marché pertinent, condition nécessaire pour être recevable à contester le bien-fondé de la mesure en tant qu'aide d'État. Cette ordonnance rappelle la rigueur des conditions de recevabilité pour les concurrents contestant des décisions de la Commission en matière d'aides d'État.
11 avril 2018
11 avril 2018
L'avocat général Wathelet propose à la Cour de préciser les conditions de recevabilité des recours en annulation formés par des concurrents contre des décisions de la Commission en matière d'aides d'État. Il examine notamment la notion d'acte réglementaire ne comportant pas de mesures d'exécution et celle d'affectation directe, ainsi que les concepts d'impossibilité absolue de récupération d'une aide illégale et de qualification d'activité économique pour déterminer l'existence d'une aide d'État.
11 avril 2018
Dans l'arrêt SEB bankas (C-532/16), la Cour de justice de l'Union européenne précise les conditions de régularisation de la TVA initialement déduite lorsqu'une opération immobilière est requalifiée d'exonérée. Elle juge qu'un assujetti peut régulariser la déduction opérée de bonne foi sur une facture mentionnant indûment la TVA, mais que cette régularisation ne peut être refusée au seul motif que le fournisseur n'a pas modifié sa facture initiale. Cet arrêt clarifie les limites du droit à déduction et les obligations formelles en matière de rectification des factures en droit fiscal français.
11 avril 2018
Le Tribunal de l'Union européenne a déclaré irrecevable le recours en annulation introduit par une association contre une décision de la Commission constatant l'absence d'aide d'État dans le cadre de subsides portugais pour des services sociaux aux personnes âgées. La décision souligne que pour être recevable, un concurrent doit démontrer une affectation substantielle de sa position concurrentielle sur le marché, et non simplement contester le bien-fondé de la mesure litigieuse. Cette ordonnance rappelle les conditions strictes de recevabilité des recours des tiers en matière d'aides d'État, notamment l'exigence d'un préjudice concurrentiel concret et individualisé.
11 avril 2018
10 avril 2018
Cet arrêt du Tribunal de l'UE précise les limites du contrôle juridictionnel sur les actes préparatoires de la Commission en matière de concurrence. Il juge irrecevable le recours contre le refus de la Commission de suspendre une procédure d'infraction, cet acte n'étant pas un acte attaquable au sens de l'article 263 TFUE. L'affaire aborde également la portée de la protection de la confidentialité des communications entre avocats et clients dans le cadre d'une inspection.
10 avril 2018
L'arrêt du Tribunal de l'UE du 10 avril 2018 (affaire T-274/15) rejette comme irrecevable le recours d'Alcogroup et Alcodis contre la Commission européenne. Il confirme que le refus de la Commission de suspendre une procédure d'infraction en matière de concurrence ne constitue pas un acte attaquable, et précise la portée des pouvoirs de vérification de la Commission ainsi que la protection de la confidentialité des communications entre avocats et clients dans le cadre d'une inspection.
10 avril 2018
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que le service d'intermédiation d'Uber, qui met en relation des chauffeurs non professionnels avec des passagers via une application, relève du domaine des transports et non des services de la société de l'information. Par conséquent, ce service n'est pas soumis à la procédure de notification prévue par la directive 98/34/CE, et les États membres peuvent imposer des sanctions pénales pour son exercice sans autorisation préalable. Cet arrêt clarifie la qualification juridique des plateformes numériques de transport et leur encadrement réglementaire au sein de l'Union européenne.
10 avril 2018
La Cour de justice de l'Union européenne (grande chambre) a jugé, dans l'affaire C-320/16, qu'un service d'intermédiation comme Uber, qui met en relation des chauffeurs non professionnels avec des passagers via une application, ne relève pas de la directive 2006/123/CE relative aux services dans le marché intérieur, mais constitue un service dans le domaine des transports. Par conséquent, ce service n'est pas soumis à la directive 98/34/CE concernant les services de la société de l'information, et les États membres peuvent imposer des sanctions pénales pour son exercice sans autorisation préalable.
10 avril 2018
Dans l'arrêt Pisciotti (C-191/16), la Cour de justice de l'Union européenne a jugé que le droit de l'Union, notamment les articles 18 et 21 TFUE, s'oppose à ce qu'un État membre applique une clause de non-extradition de ses seuls ressortissants sans étendre cette protection aux citoyens de l'Union résidant sur son territoire, sauf si cette différence de traitement est justifiée par un objectif légitime, comme la prévention de l'impunité, et proportionnée. En l'espèce, la Cour a estimé que l'extradition d'un citoyen italien vers les États-Unis par l'Allemagne était proportionnée car l'Italie, informée, n'avait pas exercé son droit de poursuivre la personne pour les mêmes faits.
10 avril 2018
Le Tribunal de l'Union européenne a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer dans l'affaire T-185/16, opposant Make up for ever à l'EUIPO et à L'Oréal, suite au retrait par la requérante de sa demande en nullité de la marque de l'UE "MAKE UP FOR EVER PROFESSIONAL". Cette ordonnance illustre la procédure de clôture d'une instance en matière de marques lorsque l'acte introductif d'instance est retiré, entraînant l'extinction de l'action sans examen au fond.
9 avril 2018
Le Tribunal de l'Union européenne a constaté qu'il n'y a plus lieu de statuer sur le recours introduit par Make up for ever contre une décision de l'EUIPO, suite au retrait de la demande en nullité de la marque de l'Union européenne « MAKE UP FOR EVER » par L'Oréal. Cette ordonnance met fin à la procédure sans examen au fond, le litige ayant perdu son objet. Pour un praticien français, cette décision illustre l'effet procédural du désistement unilatéral d'une demande en nullité devant l'EUIPO.
9 avril 2018
Cet arrêt du Tribunal de l'UE précise les conditions de requalification d'un contrat d'agent temporaire à durée déterminée en contrat à durée indéterminée, en application de l'article 8 du RAA. Il rappelle que l'administration ne peut refuser un tel renouvellement sans motif valable, sous peine d'erreur manifeste d'appréciation et de violation du devoir de sollicitude. La décision souligne également l'importance du droit d'être entendu et de l'obligation de motivation dans le cadre de la gestion des carrières des agents temporaires de l'Union.
22 mars 2018
L'arrêt du Tribunal de l'UE du 22 mars 2018 (affaire T-806/16) précise les critères d'appréciation du risque de confusion au sens de l'article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement sur la marque de l'Union européenne. Il confirme le rejet de la demande de marque verbale "CLOS DE LA TORRE" en raison de la similitude visuelle et phonétique avec la marque antérieure "TORRES", jugeant que le consommateur pertinent peut croire que les produits proviennent de la même entreprise. Cette décision illustre l'importance de l'élément dominant dans une marque complexe pour le risque de confusion.
22 mars 2018
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que l'exploitation de terminaux multifonction permettant le retrait d'espèces dans des salles de jeux de hasard ne relève pas du champ d'application de la directive 2007/64/CE sur les services de paiement, car ces opérations constituent une activité accessoire à l'activité principale de jeux de hasard. Par conséquent, les autorités nationales peuvent appliquer leur droit pénal pour réprimer cette activité et confisquer les sommes obtenues, sans que cela ne contrevienne au droit de l'Union, notamment au droit de propriété garanti par l'article 17 de la Charte des droits fondamentaux.
22 mars 2018
Le Tribunal de l'Union européenne a annulé la décision du Parlement refusant l'accès à des tableaux à quatre colonnes issus de trilogues législatifs. Il a jugé qu'aucune présomption générale de confidentialité ne s'applique à ces documents, même en cours de procédure, et que le refus doit être examiné au cas par cas. Cet arrêt renforce la transparence du processus législatif européen en ouvrant un droit d'accès aux documents préparatoires des trilogues, sous réserve d'une atteinte concrète et sérieuse au processus décisionnel.
22 mars 2018
Le président du Tribunal de l'Union européenne a rejeté la demande de sursis à exécution de la décision de la Commission déclarant une aide d'État accordée par l'Espagne au Valencia Club de Fútbol incompatible avec le marché intérieur. La demande a été jugée irrecevable faute d'urgence, le club n'ayant pas démontré un préjudice grave et irréparable en l'absence de mesures provisoires. Cette ordonnance rappelle la rigueur avec laquelle le juge des référés apprécie la condition d'urgence dans le contentieux des aides d'État.
22 mars 2018
22 mars 2018