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AccueilDroit européen

Droit européen — EUR-Lex

1 288textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2018.

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Jurisprudence UEAnnée 2018Effacer tout
Jurisprudence CJUE62016CA0575

Affaire C-575/16: Arrêt de la Cour (sixième chambre) du 15 mars 2018 — Commission européenne / République tchèque (Manquement d’État — Article 49 TFUE — Liberté d’établissement — Notaires — Condition de nationalité — Article 51 TFUE — Participation à l’exercice de l’autorité publique)

La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la République tchèque a manqué à ses obligations en imposant une condition de nationalité pour l'accès à la profession de notaire, considérant que cette activité ne constitue pas une participation à l'exercice de l'autorité publique au sens de l'article 51 TFUE. Cet arrêt précise la portée de la liberté d'établissement (article 49 TFUE) pour les professions juridiques réglementées, en excluant les notaires du champ de l'exception prévue pour les activités participant à l'exercice de l'autorité publique. Pour un professionnel du droit français, cette décision confirme que la condition de nationalité imposée aux notaires est contraire au droit de l'UE, ce qui a des implications directes sur l'accès à cette profession dans les États membres.

15 mars 2018

Détail →
Jurisprudence CJUE62016CJ0256

Jurisprudence CJUE — 62016CJ0256

15 mars 2018

Détail →
Jurisprudence CJUE62015TA0507

Affaire T-507/15: Arrêt du Tribunal du 15 mars 2018 — Pologne/Commission [«FEAGA — Dépenses exclues du financement — Règlement (CE) n° 2200/96, directive 2002/55/CE, règlements (CE) n° 1432/2003, (CE) n° 1433/2003, (CE) n° 1290/2005, (CE) n° 885/2006, (CE) n° 1182/2007, (CE) n° 1234/2007, (CE) n° 1580/2007 et (UE) n° 1306/2013 — Dépenses effectuées par la Pologne — Risque pour le FEAGA — Contrôles sur place — Critères de reconnaissance d’une organisation de producteurs — Divergences des versions linguistiques — Correction financière»]

Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de la Pologne contre la décision de la Commission excluant certaines dépenses du financement du FEAGA. La Pologne contestait les corrections financières appliquées en raison de manquements dans les contrôles sur place et dans la reconnaissance des organisations de producteurs dans le secteur des fruits et légumes. L'arrêt confirme la rigueur des exigences de la Commission en matière de gestion et de contrôle des fonds agricoles, notamment face aux divergences entre versions linguistiques des textes applicables.

15 mars 2018

Détail →
Jurisprudence CJUE62016CJ0355

Arrêt de la Cour (première chambre) du 15 mars 2018.#Christian Picart contre Ministre des Finances et des Comptes publics.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le Conseil d'État (France).#Renvoi préjudiciel – Accord entre la Communauté européenne et ses États membres, d’une part, et la Confédération suisse, d’autre part, sur la libre circulation des personnes – Fiscalité directe – Transfert du lieu de résidence d’un État membre vers la Suisse – Imposition des plus-values latentes afférentes aux participations substantielles dans le capital de sociétés établies dans l’État membre d’origine à l’occasion d’un tel transfert – Champ d’application de l’accord.#Affaire C-355/16.

Cet arrêt de la CJUE précise le champ d'application de l'accord sur la libre circulation des personnes entre l'UE et la Suisse en matière de fiscalité directe. Il juge que cet accord ne s'oppose pas à une législation nationale qui impose les plus-values latentes sur des participations substantielles lors du transfert de résidence d'un État membre vers la Suisse, pour autant que cette imposition ne constitue pas une restriction injustifiée à la libre circulation. En substance, la Cour valide le mécanisme de sortie français sous réserve de sa proportionnalité.

15 mars 2018

Détail →
Jurisprudence CJUE62016CJ0470

Arrêt de la Cour (première chambre) du 15 mars 2018.#North East Pylon Pressure Campaign Ltd et Maura Sheehy contre An Bord Pleanála e.a.#Demande de décision préjudicielle, introduite par la High Court (Irlande).#Renvoi préjudiciel – Évaluation des incidences de certains projets sur l’environnement – Directive 2011/92/UE – Droit de recours des membres du public concerné – Recours prématuré – Notions de coût non prohibitif et de décisions, actes ou omissions relevant des dispositions de la directive relatives à la participation du public – Applicabilité de la convention d’Aarhus.#Affaire C-470/16.

Cet arrêt de la CJUE précise que le droit à un recours non prohibitif, garanti par la directive 2011/92/UE et la convention d'Aarhus, s'oppose à ce qu'un recours formé prématurément contre une décision d'autorisation d'un projet soit systématiquement rejeté comme irrecevable, sans examen au fond, lorsque ce rejet impose au requérant de supporter des coûts et des délais supplémentaires excessifs. La Cour juge qu'un tel rejet prématuré peut rendre le recours prohibitivement coûteux en pratique, violant ainsi l'obligation de garantir un accès effectif à la justice en matière environnementale.

15 mars 2018

Détail →
Jurisprudence CJUE62016CJ0575

Arrêt de la Cour (sixième chambre) du 15 mars 2018.#Commission européenne contre République tchèque.#Manquement d’État – Article 49 TFUE – Liberté d’établissement – Notaires – Condition de nationalité – Article 51 TFUE – Participation à l’exercice de l’autorité publique.#Affaire C-575/16.

La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la République tchèque a manqué à ses obligations en imposant une condition de nationalité pour l'accès à la profession de notaire, en violation de l'article 49 TFUE sur la liberté d'établissement. Elle a précisé que l'activité notariale, telle qu'exercée en République tchèque, ne constitue pas une participation à l'exercice de l'autorité publique au sens de l'article 51 TFUE, excluant ainsi l'exception à la libre circulation. Cet arrêt confirme la jurisprudence constante de la Cour sur l'incompatibilité des conditions de nationalité pour les professions juridiques réglementées avec le droit de l'Union.

15 mars 2018

Détail →
Jurisprudence CJUE62015TJ0507

Arrêt du Tribunal (neuvième chambre) du 15 mars 2018.#République de Pologne contre Commission européenne.#FEAGA – Dépenses exclues du financement – Règlement (CE) no 2200/96, directive 2002/55/CE, règlements (CE) no 1432/2003, (CE) no 1433/2003, (CE) no 1290/2005, (CE) no 885/2006, (CE) no 1182/2007, (CE) no 1234/2007, (CE) no 1580/2007 et (UE) no 1306/2013 – Dépenses effectuées par la Pologne – Risque pour le FEAGA – Contrôles sur place – Critères de reconnaissance d’une organisation de producteurs – Divergences des versions linguistiques – Correction financière.#Affaire T-507/15.

Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de la Pologne contre la décision de la Commission excluant certaines dépenses du financement du FEAGA, en raison de défaillances dans les contrôles sur place et dans l'application des critères de reconnaissance des organisations de producteurs. L'arrêt confirme que les États membres doivent garantir des contrôles rigoureux et une interprétation uniforme des règles agricoles, même en cas de divergences linguistiques, sous peine de corrections financières.

15 mars 2018

Détail →
Jurisprudence CJUE62016TJ0211

Jurisprudence CJUE — 62016TJ0211

15 mars 2018

Détail →
Jurisprudence CJUE62016TJ0108

Arrêt du Tribunal (neuvième chambre) du 15 mars 2018.#Naviera Armas, SA contre Commission européenne.#Aides d’État – Conditions d’utilisation de l’infrastructure portuaire de Puerto de Las Nieves par une compagnie de transport maritime – Utilisation exclusive d’infrastructures financées par des fonds publics, en dehors d’un contrat de concession – Exonération d’une partie des taxes portuaires – Plainte d’une concurrente – Décision constatant l’absence d’aides d’État au terme de la procédure d’examen préliminaire – Difficultés sérieuses lors de l’examen des mesures concernées – Évolution de la situation en cause au cours de la procédure administrative – Notion d’avantage accordé au moyen de ressources d’État – Erreurs d’appréciation des faits et erreurs de droit – Décision d’une juridiction nationale suspendant les effets d’un appel d’offres – Exigence d’examen diligent et impartial de la plainte.#Affaire T-108/16.

Le Tribunal de l'UE annule la décision de la Commission européenne qui avait conclu à l'absence d'aides d'État dans le cadre de l'utilisation exclusive d'infrastructures portuaires publiques par Naviera Armas et de l'exonération partielle de taxes portuaires. L'arrêt retient que la Commission aurait dû ouvrir une procédure formelle d'examen en raison de difficultés sérieuses, notamment pour apprécier correctement l'avantage économique et l'imputabilité des ressources d'État, compte tenu de l'évolution du contexte juridique (décision de justice nationale suspendant un appel d'offres). Pour le praticien français, cette décision rappelle l'obligation pour la Commission d'examiner avec diligence et impartialité les plaintes en matière d'aides d'État, et de ne pas clore l'examen préliminaire en présence de doutes sérieux sur la qualification d'aide.

15 mars 2018

Détail →
Jurisprudence CJUE62016CA0431

Affaire C-431/16: Arrêt de la Cour (dixième chambre) du 15 mars 2018 (demande de décision préjudicielle du Tribunal Superior de Justicia de Castilla y León — Espagne) — Instituto Nacional de la Seguridad Social (INSS), Tesorería General de la Seguridad Social (TGSS) / José Blanco Marqués (Renvoi préjudiciel — Sécurité sociale des travailleurs migrants — Règlement (CEE) no 1408/71 — Articles 12, 46 bis à 46 quater — Prestations de même nature — Notion — Règle anticumul — Notion — Conditions — Règle nationale prévoyant un complément de pension d’incapacité permanente totale pour les travailleurs âgés de 55 ans au moins — Suspension du complément en cas d’emploi ou de perception d’une pension de retraite)

La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que le complément de pension d'incapacité permanente totale pour les travailleurs âgés d'au moins 55 ans, prévu par la législation espagnole, constitue une prestation de même nature que la pension de retraite. Par conséquent, la règle nationale qui suspend le versement de ce complément en cas d'emploi ou de perception d'une pension de retraite est compatible avec les règles anticumul du règlement n° 1408/71, dès lors qu'elle s'applique de manière non discriminatoire aux travailleurs nationaux et migrants.

15 mars 2018

Détail →
Jurisprudence CJUE62016TA0108

Affaire T-108/16: Arrêt du Tribunal du 15 mars 2018 — Naviera Armas/Commission («Aides d’État — Conditions d’utilisation de l’infrastructure portuaire de Puerto de Las Nieves par une compagnie de transport maritime — Utilisation exclusive d’infrastructures financées par des fonds publics, en dehors d’un contrat de concession — Exonération d’une partie des taxes portuaires — Plainte d’une concurrente — Décision constatant l’absence d’aides d’État au terme de la procédure d’examen préliminaire — Difficultés sérieuses lors de l’examen des mesures concernées — Évolution de la situation en cause au cours de la procédure administrative — Notion d’avantage accordé au moyen de ressources d’État — Erreurs d’appréciation des faits et erreurs de droit — Décision d’une juridiction nationale suspendant les effets d’un appel d’offres — Exigence d’examen diligent et impartial de la plainte»)

Le Tribunal de l'Union européenne annule la décision de la Commission européenne qui avait conclu à l'absence d'aides d'État concernant l'utilisation exclusive d'infrastructures portuaires publiques par Naviera Armas et l'exonération partielle de taxes portuaires. La Commission n'a pas examiné avec diligence et impartialité la plainte d'un concurrent, en raison de difficultés sérieuses nécessitant l'ouverture d'une procédure formelle d'examen. L'arrêt rappelle l'obligation pour la Commission de vérifier si des mesures accordées au moyen de ressources d'État confèrent un avantage sélectif à une entreprise, et ce même en présence d'une décision de justice nationale suspendant un appel d'offres.

15 mars 2018

Détail →
Jurisprudence CJUE62016CA0256

Affaire C-256/16: Arrêt de la Cour (troisième chambre) du 15 mars 2018 (demande de décision préjudicielle du Finanzgericht Düsseldorf — Allemagne) — Deichmann SE / Hauptzollamt Duisburg (Renvoi préjudiciel — Recevabilité — Antidumping — Validité d’un règlement visant à exécuter un arrêt de la Cour ayant déclaré des règlements antérieurs invalides — Obligation d’exécution — Base juridique — Règlement (CE) no 1225/2009 — Article 14 — Fixation des éléments de perception des droits antidumping par les États membres — Injonction de suspension du remboursement de droits antidumping par les autorités douanières nationales — Reprise de la procédure ayant précédé les règlements déclarés invalides — Article 10 — Non-rétroactivité — Code des douanes communautaire — Article 221 — Prescription — Article 236 — Remboursement de droits non dus)

La Cour de justice de l'Union européenne a jugé valide le règlement d'exécution adopté par la Commission pour se conformer à un arrêt antérieur ayant invalidé des règlements antidumping. Elle précise que la Commission peut, sur le fondement de l'article 14 du règlement de base antidumping, enjoindre aux autorités nationales de suspendre le remboursement de droits perçus en application des règlements invalidés, dans l'attente de l'adoption de nouvelles mesures. L'arrêt confirme également que la reprise de la procédure administrative n'est pas entachée de rétroactivité illicite et que les règles de prescription douanière n'ont pas été violées.

15 mars 2018

Détail →
Jurisprudence CJUE62016TA0211

Affaire T-211/16: Arrêt du Tribunal du 15 mars 2018 — Caviro Distillerie e.a./Commission [«Dumping — Importation d’acide tartrique originaire de Chine et fabriqué par Hangzhou Bioking Biochemical Engineering Co., Ltd — Décision d’exécution (UE) 2016/176 — Absence d’institution d’un droit antidumping définitif — Article 3, paragraphes 2, 3 et 5, et article 17, paragraphes 1 et 2, du règlement (CE) n° 1225/2009 — Échantillonnage — Absence d’un préjudice important — Erreur manifeste d’appréciation — Détermination du préjudice — Rentabilité de l’industrie de l’Union»]

Le Tribunal de l'Union européenne annule la décision de la Commission de ne pas imposer de droits antidumping définitifs sur les importations d'acide tartrique chinois. Il juge que la Commission a commis une erreur manifeste d'appréciation en concluant à l'absence de préjudice important pour l'industrie de l'Union, notamment en raison d'une analyse erronée de la rentabilité de cette industrie et d'une application contestable des règles d'échantillonnage.

15 mars 2018

Détail →
Jurisprudence CJUE62016CJ0431

Arrêt de la Cour (dixième chambre) du 15 mars 2018.#Instituto Nacional de la Seguridad Social (INSS) et Tesorería General de la Seguridad Social (TGSS) contre José Blanco Marqués.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le Tribunal Superior de Justicia de Castilla y León.#Renvoi préjudiciel – Sécurité sociale des travailleurs migrants – Règlement (CEE) no 1408/71 – Articles 12, 46 bis à 46 quater – Prestations de même nature – Notion – Règle anticumul – Notion – Conditions – Règle nationale prévoyant un complément de pension d’incapacité permanente totale pour les travailleurs âgés de 55 ans au moins – Suspension du complément en cas d’emploi ou de perception d’une pension de retraite.#Affaire C-431/16.

Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne précise la notion de « prestations de même nature » et de « règle anticumul » au sens du règlement n° 1408/71. Il juge qu'un complément de pension d'incapacité permanente totale, accordé aux travailleurs âgés d'au moins 55 ans et suspendu en cas d'emploi ou de perception d'une pension de retraite, constitue une prestation de même nature que la pension de retraite. En conséquence, une règle nationale qui suspend ce complément en raison de la perception d'une pension de retraite d'un autre État membre est compatible avec le droit de l'Union, dès lors qu'elle ne désavantage pas les travailleurs migrants.

15 mars 2018

Détail →
Jurisprudence CJUE62016CA0355

Affaire C-355/16: Arrêt de la Cour (première chambre) du 15 mars 2018 (demande de décision préjudicielle du Conseil d'État — France) — Christian Picart / Ministre des Finances et des Comptes publics (Renvoi préjudiciel — Accord entre la Communauté européenne et ses États membres, d’une part, et la Confédération suisse, d’autre part, sur la libre circulation des personnes — Fiscalité directe — Transfert du lieu de résidence d’un État membre vers la Suisse — Imposition des plus-values latentes afférentes aux participations substantielles dans le capital de sociétés établies dans l’État membre d’origine à l’occasion d’un tel transfert — Champ d’application de l’accord)

Dans l'arrêt Picart (C-355/16), la Cour de justice de l'Union européenne a jugé que l'Accord sur la libre circulation des personnes (ALCP) entre l'UE et la Suisse ne s'oppose pas à une législation nationale française qui impose, lors du transfert de résidence fiscale d'un contribuable vers la Suisse, les plus-values latentes sur des participations substantielles dans des sociétés françaises. La Cour a considéré que cette imposition immédiate au départ, sans possibilité de report, est compatible avec la libre circulation garantie par l'ALCP, car elle vise à préserver la répartition du pouvoir d'imposer entre les États.

15 mars 2018

Détail →
Jurisprudence CJUE62016TA0424

Affaire T-424/16: Arrêt du Tribunal du 14 mars 2018 — Gifi Diffusion/EUIPO — Crocs (Chaussures) [«Dessin ou modèle communautaire — Procédure de nullité — Dessin ou modèle communautaire enregistré représentant une chaussure — Dessin ou modèle communautaire antérieur — Motifs de nullité — Obligation de motivation — Article 62 du règlement (CE) n° 6/2002 — Relevé d’office d’un motif de nullité par la chambre de recours — Compétence de la chambre de recours — Article 63, paragraphe 1, du règlement n° 6/2002»]

L'arrêt du Tribunal de l'UE du 14 mars 2018 (affaire T-424/16) précise les limites de la compétence des chambres de recours de l'EUIPO dans le cadre d'une procédure en nullité d'un dessin ou modèle communautaire. Il juge que la chambre de recours ne peut relever d'office un nouveau motif de nullité non soulevé par les parties, car cela excéderait sa compétence telle que définie par l'article 63, paragraphe 1, du règlement n° 6/2002. Cette décision rappelle l'importance du respect du principe dispositif et de l'obligation de motivation prévue à l'article 62 du même règlement.

14 mars 2018

Détail →
Jurisprudence CJUE62016TJ0424

Arrêt du Tribunal (septième chambre) du 14 mars 2018.#Gifi Diffusion contre Office de l’Union européenne pour la propriété intellectuelle.#Dessin ou modèle communautaire – Procédure de nullité – Dessin ou modèle communautaire enregistré représentant une chaussure – Dessin ou modèle communautaire antérieur – Motifs de nullité – Obligation de motivation – Article 62 du règlement (CE) no 6/2002 – Relevé d’office d’un motif de nullité par la chambre de recours – Compétence de la chambre de recours – Article 63, paragraphe 1, du règlement no 6/2002.#Affaire T-424/16.

Cet arrêt du Tribunal de l'UE précise que, dans le cadre d'une procédure en nullité d'un dessin ou modèle communautaire, la chambre de recours de l'EUIPO peut relever d'office un motif de nullité non soulevé par le demandeur, sans violer l'obligation de motivation (article 62 du règlement n° 6/2002). Il confirme également que la chambre de recours dispose, en vertu de l'article 63, paragraphe 1, du même règlement, d'une compétence pour examiner de tels motifs, ce qui élargit son pouvoir de contrôle au-delà des seuls arguments des parties.

14 mars 2018

Détail →
Jurisprudence CJUE62016CA0482

Affaire C-482/16: Arrêt de la Cour (première chambre) du 14 mars 2018 (demande de décision préjudicielle de l’Oberlandesgericht Innsbruck — Autriche) — Georg Stollwitzer / ÖBB Personenverkehr AG (Renvoi préjudiciel — Politique sociale — Article 45 TFUE — Principe de non-discrimination en fonction de l’âge — Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne — Article 21, paragraphe 1 — Directive 2000/78/CE — Articles 2, 6 et 16 — Date de référence aux fins de l’avancement — Réglementation discriminatoire d’un État membre excluant la prise en compte de périodes d’activité accomplies avant d’avoir atteint l’âge de 18 ans aux fins de la détermination de la rémunération — Suppression des dispositions contraires au principe de l’égalité de traitement)

La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la réglementation autrichienne excluant, pour le calcul de l'ancienneté et de l'avancement, les périodes d'activité accomplies avant l'âge de 18 ans constitue une discrimination directe fondée sur l'âge, contraire à l'article 21 de la Charte et à la directive 2000/78. Cette exclusion ne peut être justifiée par un objectif légitime de politique de l'emploi ou du marché du travail. Pour un professionnel du droit français, cet arrêt confirme que les États membres doivent supprimer les dispositions discriminatoires et que les périodes d'activité antérieures à 18 ans doivent être prises en compte pour la détermination de la rémunération et de l'avancement, sous réserve de justifications objectives et proportionnées.

14 mars 2018

Détail →
Jurisprudence CJUE62016CA0557

Affaire C-557/16: Arrêt de la Cour (deuxième chambre) du 14 mars 2018 (demande de décision préjudicielle du Korkein hallinto-oikeus — Finlande) — Procédure engagée par Astellas Pharma GmbH (Renvoi préjudiciel — Directive 2001/83/CE — Médicaments à usage humain — Articles 28 et 29 — Procédure décentralisée d’autorisation de mise sur le marché d’un médicament — Article 10 — Médicament générique — Période de protection des données du médicament de référence — Pouvoir des autorités compétentes des États membres concernés de déterminer le point de départ de la période de protection — Compétence des juridictions des États membres concernés pour contrôler la détermination du point de départ de la période de protection — Protection juridictionnelle effective — Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne — Article 47)

L'arrêt Astellas Pharma (C-557/16) précise que, dans le cadre de la procédure décentralisée, l'autorité compétente de l'État membre de référence détermine souverainement le point de départ de la période de protection des données du médicament de référence, et que cette détermination lie les autres États membres concernés. Il consacre également la compétence des juridictions de l'État membre de référence pour contrôler cette décision, au titre du droit à une protection juridictionnelle effective (article 47 de la Charte), excluant ainsi un contrôle parallèle par les juridictions des autres États membres.

14 mars 2018

Détail →
Jurisprudence CJUE62016CJ0557

Jurisprudence CJUE — 62016CJ0557

14 mars 2018

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